Shouro Jidai

L'époque des clochers
 
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Prenons congé [PV Noah]

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Mailyanne Folks
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MessageSujet: Prenons congé [PV Noah] Sam 1 Mar - 23:47

Alors qu’elle était sur le toit, comme elle le faisait toujours pendant ses moments libres, comme aujourd’hui (car aujourd’hui elle ne donnait pas de cours), la secrétaire arriva et ouvrit la porte, tenant ses cheveux d’une main et la poignée de l’autre. (Elle était un peu trop au courant de ces habitudes cette secrétaire…) Une secrétaire assez typique, (si vous voulez son avis) une coupe carrée arrivant aux épaules, dans la trentaine avancée, chemise blanche, jupe crayon et des talons hauts carrées qui n’avantagent pas du tout les pieds de qui que se soit. (Ah l’horreur!) Pas qu’elle était vraiment très bonne au niveau de la mode, mais ça… Ça c’était vraiment moche. (Ce devait être des souliers appartenant à sa grand-mère!) Elle l’aurait bien dit, mais la secrétaire lui parla à voix haute vu la bourrasque de vent qui semblait vraiment la déranger (plutôt, la décoiffer).

Et voilà, sa journée de congé n’allait pas être de tout repos aujourd’hui. Il (Doc, comme elle aimait l’appeler) la convoquait dans son bureau. Pour être plus précise, le il était en fait son patron. Dans les deux sens du terme, elle était enseignante et lui le directeur de l’école, mais elle le considérait aussi comme son maître. (Et ouais, elle était son esclave.) Ainsi, ça paraît un peu poussé ou on pourrait croire qu’elle dit cela, car il est un patron exigeant, mais ce n’était pas du tout cela. Il lui avait sauvé la vie alors qu’elle était une esclave et comme le voulait la règle (non-écrite, mais bien ancrée profondément dans sa tête) elle était donc devenue son esclave. Et alors qu’elle avait pensé qu’elle ne serait qu’une esclave, il lui avait offert un travail respectable.

Ça faisait aujourd’hui une année qu’elle avait été prit en charge par Noah. Elle lui en était reconnaissante. Elle acquiesça donc et vit la secrétaire lui faire un signe de bien vouloir la suivre dans les escaliers qui donnait accès au toit de l’école. (Pff, elle n’avait pas besoin d’escorte, elle avait ces propres raccourcis.) Alors qu’elle avait son harnais bien en place, elle fit un signe d’au revoir à la dame, avant de descendre en travers de l’édifice grâce à l’aide de sa corde attaché à un sillon d’aération. Elle aimait bien ce nouveau jouet qu’elle c’était acheté. Pendant qu’elle descendait en marchant sur la façade de l’établissement, elle se demandait bien pourquoi il l’avait convoquée. Elle était peut-être là depuis un an, mais elle ne savait pas trop à quoi leur relation s’en tenait. Elle s’en fichait un peu, étant habituée d’avoir de mauvaises relations. Elle avait disons des fâcheuses habitudes qui n’étaient jamais appréciés des gens en général (trop sérieux et normaux).

Aussitôt qu’elle vit le dos de Noah, elle sut que c’était son bureau, alors elle regarda (et par pur hasard) la fenêtre était ouverte. (Bon, il faisait vraiment chaud en cette journée de printemps…) Elle entra donc dans le bureau, défit la corde accroché à son harnais avant d’attendre qu’il se retourne vers elle. Elle savait bien que la porte lui garantissait aussitôt l’attention de Noah, mais en fait, elle n’aimait pas entrer de façon conventionnelle dans une pièce. Une petite folie de temps à autre ne lui ferait pas de mal (sans dire qu’il allait devoir s’y habituer). Et alors qu’elle aurait put arrêter son petit jeu à ce moment, rester sagement sur le côté de la fenêtre jusqu’à ce qu’il daigne vouloir se retourner vers elle, les mains derrière le dos à se balancer d’avant en arrière, elle prit les choses en main. Certes elle n’était pas du genre à faire du bruit en entrant dans une pièce, mais elle ne pouvait croire qu’il n’ait rien entendu. Elle n’en fit pas un cas et de ses deux mains, elle tassa tous les papiers encombrants le bureau et les fit valser dans la pièce avant de s’asseoir (nonchalamment) sur le bureau du concerné. Elle croisa ses jambes, se penchant vers l’arrière et s’appuya sur ses paumes avant de prendre la parole.

-Ah ce fameux bureau. Il a dut en voir des choses, non? Elle laissa un petit silence, lui fit un petit sourire en mettant sa tête de côté, avant d’ajouter ceci. Sinon Doc, vous me convoquiez pourquoi?

Elle essayait bien de trouver une raison à cette convocation, mais elle ne voyait pas. Elle espérait que ça ne l’ait pas rapport avec sa blessure qui la brûlait (et qui la faisait grincer des dents) juste en se rappelant lorsqu’il l’avait soigné. Elle se disait bien que ça l’avait rapport avec le travail, mais elle n’avait pas blessé personne ni insulter aucuns élèves au courant de l’année. (Elle leur avait juste fait signer une feuille de consentement et de garanti pour s’ils se blessaient durant son cours, mais… Mais c’était normal, non?) Elle décida donc de parler la première avant qu’il la chicane le premier.

-Si c’est pour un mauvais comportement, ce n’était pas moi. Je suis toujours très sage, dit-elle (sans plaisanterie, aucune). Sinon, si c’est pour mes méthodes un peu rudes, et bien, j’en suis sincèrement désolée.

Non, mais même si elle le voulait, elle ne pouvait empêcher ses étudiants de se blesser, c’était des cours d’assassins. S’ils espéraient un jour devenir de grands assassins, ce n’était pas la peine de se plaindre au directeur pour la rudesse dont elle utilisait pour les former. (Elle ne serait que plus rude avec l’étudiant concerné lorsqu’elle aurait fait sa petite enquête…) Elle le regardait droit dans les yeux, sans même se soucier que présentement, elle était assise sur le bureau (de son patron) et qu’elle le regardait droit dans les yeux (comme si de rien n’était), balançant un peu le pied gauche, alors que sa semelle droite était posé sur le dit bureau.
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Noah Amshford
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MessageSujet: Re: Prenons congé [PV Noah] Mar 4 Mar - 2:01


Prenons Congé




Cette jeune femme, Noah l'avait rencontré... Dans un événement insolite. Le vieux métamorphe l'avait trouvé devant son école, une plaie béante dans le dos. La seule excuse qu'il trouva pour justifier le fait de la ramener dans son bureau fut "-Je n'ai pas envie de justifier la présence d'un cadavre devant mon école auprès des médias." Certes, cela se valait, mais de là à la soigner lui-même sur son bureau avec les moyens du bord, c'était quelque peu excessif. Surtout que l'Académie avait une infirmerie digne d'un petit hôpital vu le nombre d'élèves blessés lors de travaux pratiques. En tout cas, grâce à son expérience sur le terrain, il réussit à soigner la jeune femme. Enfin, quand je dis que ça c'est étrange... Je ne m'attendais pas du tout à ce que la personne que mon protégé aie soigné soit une assassin, mais de là à ce qu'il lui propose de devenir professeur ... Il y avait tout un gouffre. Certes le corps enseignant était quelque peu parsemé de trous en tout genre, principalement à cause de lui d'ailleurs, mais Noah avait engagé une tueuse . Ses coups de têtes excentriques me mettaient toujours hors de moi, enfin, je devenais hystérique plutôt. Ne songeait-il donc jamais aux conséquences ? En tout cas, c'est ce que j'ai songé sur le coup car maintenant... Maintenant je me demande s'il n'avait pas une idée derrière la tête.

En tout cas, ce matin même, Noah demanda à sa secrétaire - une femme cette fois tout à fait honorable et n'ayant commit aucun crime - de faire convoquer la fameuse lycane. Car oui, en plus d'être une tueuse sanguinaire, elle était aussi un loup à la soif de sang inopposable dès que la lune devenait pleine. Noah avait déjà revêtit de nombreuses fois cette forme, mais je n'avais jamais été très à l'aise avec cette... Race-là. Je préférais de loin sa forme angélique ou elfique, bien plus gracieuse et harmonieuse. En tout cas, cette femme n’entra pas dans mes bonnes grâces... Malheureusement, je ne pouvais pas intervenir dans la vie de Noah pour le lui dire, et encore qu'il s'en ficherait... Bref, tôt ce matin, le directeur convoqua la professeur dans son bureau pour la fin de l'après-midi. Il devait savoir ses heures de fourches, apparemment.

Le reste de la journée se passe normalement, Noah commençant par déjeuner avec "quelques" tranches de pains garnies de confitures, chocolats, jambons et autres choses, du moment que cela se met sur une tartine. Après avoir mangé ce petit déjeuner frugal, il s'était mit en quête d'un moyen de ne pas travailler, comme il le faisait chaque jours. Après avoir songer que se cacher sur le toit pour potiner un bouquin était une bien meilleure idée que d'éplucher de la documentation barbante et s'être fait prendre par sa secrétaire - qui devenait sacrément douée à ce jeu - le directeur songea que l'heure de la collation arrivait. Souhaitant assouvir son appétit insatiable, il descendit en cuisine chercher quelques barres chocolatées. Prenant enfin le chemin de son bureau -pourtant annexe à sa chambre- et s'être assis sur son fauteuil, il demanda à sa chère secrétaire d'aller lui préparer un thé. Légèrement sur les nerfs - comme chaque jours à vrai dire - elle lui expliqua "gentiment" que la paperasse était obligatoire et que cela faisait partie de son boulot. À peu près à la moitié de ce discours que Noah devait trouver long, celui-ci c'était endormi. Après tout, il avait -encore- passé sa soirée à aller visiter les bars de la ville.

Quand sa secrétaire s'en rendu compte, elle jeta l'eau bouillante sur son patron. S'éveillant en sursaut, il éclata de rire en se rendant compte que le sommeil l'avait terrassé. Menaçant -comme chaque matin- le directeur de quitter ses fonctions, la secrétaire lui donna finalement les papiers à remplir. Râlant dans sa barbe mais s'attelant à la tâche, Noah réussit - et cela fut presque un exploit - à finir une bonne partie de la pile de papier sans s'enfuir/partir/s'endormir/... Quand vint l'heure tant attendue du midi, l'ex-guerrier se rendit à la cafétéria. Habituellement, sa secrétaire arrivait à le prendre en sandwich et à l'obliger à manger dans son bureau, mais aujourd'hui - et fort "étrangement" - un groupe de jeunes adolescents vinrent la bombarder de questions, permettant au directeur d'habilement se déguiser en étudiant pour pouvoir profiter de la convivialité d'un repas partagé. Une fois installé tranquillement à une table, seul, Noah songea à tout ces repas passé auprès de ses anciens compagnons... Fermant les yeux quelques instants, il fut vite chassé de sa nostalgie par la bonne odeur d'un steak accompagnée d'une sauce aux champignons avec de la crème et des frites. Certes en ce temps-là il ne mangeait pas d'aussi bonnes choses, mais bon... Allant se servir, il observa un peu ses étudiants, cherchant dans leurs visages la réponse à quelques unes de leurs questions, et des siennes par la même occasion.

Une fois ce dîner terminé, Noah partir fumer une cigarette dans la cour, quand sa secrétaire vint l'accoster pour lui dire de retourner travailler immédiatement, les deux poings serrés sur les hanches. Acquiesçant gentiment, Noah la nargua quelque peu en se transformant en étourneau pour rejoindre son bureau par la fenêtre ouverte. La pauvre allait devoir monter tout les escaliers. Le directeur sourit à cette pensée, avant de sortir quelques formulaires. Il en remplit un demandant à ce que les douches du quatrième étage soit réparé, lorsqu'il était allé dîner il avait entendu pas mal d'élèves rechigner à propos de canalisations bouchées. Comme aucune demande ne lui avait été envoyé, il en avait déduit que les étudiants avaient peur de se faire gronder par les professeurs, ils devaient penser que la faute leur reviendrait puisqu'ils n'y avaient qu'eux pour boucher ces canalisations. Y apportant son sceau, il la rangea dans une enveloppe avant de passer au deuxième formulaire. Y inscrivant que de nouvelles fenêtres devant être construite dans l'aile ouest de l'école, il la signa elle aussi avant de cacheter la lettre. Il avait remarqué que tous les élèves ayant la majorité de leur cours là-bas étaient plus pâles que les autres. Cela pouvait amener à une baisse de moral chez eux, ainsi qu'un apport de vitamines D moindre. Terminant sa "mission furtive", il demanda à ce que la cantine offre plus de choix aux étudiants. Cette demande était certes plus général, mais l'estomac du directeur affirmait que seulement deux choix, c'était peu. Terminant tout ceci, il les amena dans la boite à courrier qui devait être envoyé avant de reprendre son travail.

Juste à temps car à peine posait-il son stylo plume que sa secrétaire entrait dans la pièce. Feignant être en pleine concentration sur son boulot, sa secrétaire lui jeta un regard soupçonneux avant d'aller dans la pièce annexe qu'était son bureau. L'après-midi se déroula tranquillement, Noah faisant semblant de travailler, sa secrétaire passant de temps en temps voir où il en était et le directeur qui tentait de trouver des excuses un peu vaseuse. Habitué à ce petit jeu, je songeai à ce qu'avait été la vie de Noah. Alors que ça vie avait commencée tranquillement, il avait rapidement prit le mauvais chemin, enfin... Pas exactement non plus. Il avait toujours - ou presque- prit les décisions les plus justes, et cela l'avait amené sans cesse à des situations de pis et pis. La vie du Directeur n'avait pas été rose... Ses caprices d'enfants étaient compréhensibles une fois son histoire connue, mais qui y avait jamais songé ? De plus, il détestait en parler. Ce ne devait pas être facile pour lui, de vivre comme ça alors que cette vie aurait pu être celle de nombreux de ses compagnons tombés au combat. Songeant nostalgiquement à Gutherfield, mon humeur s'assombrit quelque peu. Je fus rapidement sortit de ma rêverie par le clocher de la ville qui annonçait cinq heures.

Annonçant par la même occasion la venue de Maylainne, cela ne sembla pas gêner Noah outre mesure puisque celui-ci restait penché sur ses feuilles. À moins que... Après vérification de ma part, il s'avéra que le Directeur s’était endormi sur son dossier, et profondément. Un léger bruit métallique contre la roche me fit me retourner, et quelques minutes plus tard à peine, son visage apparaissait. Grimpant silencieusement par la fenêtre, elle se balança quelques instants sur ses pieds. Sa mission prenait fin ! Elle était rentrée par effraction pour tuer le directeur et s'enfuir avec la caisse de l'école ! S'en était fini de Noah ! Je voulu l'alerter, mais le seul moyen aurait été de me montrer, ce qui était hors de question. Quel dilemme. Et alors que je trépignais sur place, la demoiselle me passa aux travers - quelle horrible sensation -. Certes, elle n'avait rien senti mais moi... Je frémis devant les visions de son passé. Si seulement j'avais su dissuader Noah...

Alors que je m'attendais à la voir sortir un poignard et tuer cette innocente personne - si on omettait ses crimes - qu'était mon protégé, elle se contenta... De prendre la paperasse pour la poser à terre. Le temps de s'abaisser, Noah avait sortit sa petite arbalète de poing qu'il avait pointé sur la silhouette baissée. Quand l'assassine se releva et que le directeur constata son identité, il cacha rapidement son arme sur ses genoux et, l'air de rien, s'appuya sur ses coudes et croisa les mains devant son visages dans un air très sérieux.
La demoiselle s'assit alors, sans honte aucune, sur le bureau du directeur. Provocatrice ! Croisant les jambes, elle s'appuya sur les mains, dans son dos, tout en lui parlant. N'éprouvait-elle donc aucun... Ressentit ? Quel boulot se serait que de ranger tout ces papiers en plus ! -Bien que Noah y voyait certainement une bonne excuse-. Avant qu'il ne reprenne la parole, elle commença la conversation, et de manière versatile :

-Ah ce fameux bureau. Il a dut en voir des choses, non ? Et, heureusement, un ange passa. Le silence ne dura pas longtemps, car elle continua après lu avoir gratifié un sourire, Sinon Doc, vous me convoquiez pourquoi?

Elle n'en perdait pas une pour continuer... Et Noah qui... Que faisait-il d'ailleurs ? Je jeta un coup d’œil dans sa direction pour vérifier et constater... Le bougre dormait les yeux ouverts ! Il n'avait donc plus aucun respect ? À moins qu'il n'y voit un moyen de lui montrer que son manège ne l'affectait pas ? Ou est-ce qu'il cuvait encore ? Peut-être faisait-il juste semblant ? Raaah, avec toutes ses interrogations, on peut comprendre que je ne m'en sorte plus parfois, non ? Je ne savais jamais avec lui s'il bluffait ou pas, s'il testait ou analysait. Passer toute une vie avec lui m'avait certes aidé à le connaître mais... Son esprit était si complexe qu'il m'arrivait de me faire prendre au jeu moi aussi. En tout cas, la professeur continua son quasi-monologue :

-Si c’est pour un mauvais comportement, ce n’était pas moi. Je suis toujours très sage. Sinon, si c’est pour mes méthodes un peu rudes, et bien, j’en suis sincèrement désolée.

Noah sembla enfin réagir à quelque chose. Était-ce ce qu'elle avait dit ? J'avais beau réfléchir, rien ne me venait à l'esprit. Se relevant précipitamment, il montra son index à Maylainne, l'air de lui dire "Attend, deux secondes et je reviens" et de partir vers sa chambre. Le suivant, son comportement m'intrigua au plus haut point. Qu'est-ce qui l'avait donc frappé ain... D'accord. Là, le très célèbre directeur de l'Académie Amshford... Se mit à vomir au toilette. Très glamour, cela allait peut-être faire fuir... L'autre. Toussotant un peu suite à cela, il se débarbouilla le visage, se lava les mains et tira la chasse avant de revenir l'air de rien. Souriant à sa sous-fifre et collègue, Noah lui dit enfin ses premiers mots en souriant, la main droite levée en signe de "salut" :

-Désolé pour le vomi.

Incorrigible ! Intenable ! Avait-il réellement cinquante-deux ans ? Bon sang, un de ces jours il me rendra dingue... Même devant une lycane, on... On ne s'excusait pas pour son vomi ! J'avais parfois du mal à croire qu'il s'agissait bien d'un adulte responsable de millier de morts et enseignant à toute la future génération de l'île. Du moins se rattrapa-t-il ensuite :

-Sinon, pourriez vous vous asseoir sur une chaise ? J'aurais besoin de ce bureau -aux multiples tâches autres que celle de bureau, vous le savez - car celui-ci doit occasionnellement servir pour ce qu'il est : Un bureau. Excusez-moi pour l'étrangeté de mes propos, par la même occasion.


Et, évidemment, tout cela sur un ton badin. Il avait l'art d'énoncer les choses clairement, bien que cela puisse paraître étrange aux yeux de certains. Une fois cela effectué, il se rendit dans l'un des placards incrustés dans le mur et se servant de ses pouvoirs de métamorphe allongea son cou ainsi que ses bras pour prendre un grand document assez vieux qui se trouvait au sommet. Revenant s'installer sur son bien-aimé fauteuil-lit, il déploya se qui s'avéra être une carte. Après analyse, on pouvait très bien reconnaître la carte de l'établissement scolaire, avec chaque étage représenté. Pointant son bureau du doigt, il lui dit alors :

-Bon, j'aimerai que vous tuiez l'homme qui se trouve dans cette pièce.

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Mailyanne Folks
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MessageSujet: Re: Prenons congé [PV Noah] Mer 5 Mar - 22:13

À son entrée dans le bureau de Noah, rien ne semblait se passer jusqu’à ce qu’elle pousse les piles de papiers sur le sol (pour son simple plaisir). Et alors qu’elle était penchée et avait les cheveux dans le visage, elle entrevit du mouvement. Elle n’en prêta pas (tellement) attention avant de s’installer aisément (car la dureté du bureau laissait le confort à désirer) en face du directeur. Elle entrevit pourtant ce que l’homme avait (essayé de lui) cacher, une arbalète de poing qu’il avait mis sur ses genoux (c’est qu’il y avait pleins d’autres endroits plus appropriés et moins visible selon la lycan), croisant ses bras pour dissimuler (en vain) l’arme. Croyait-il vraiment pouvoir cacher cela à un assassin? Elle était sceptique, mais bon, elle n’en ferait pas de cas (ou si).

Et alors qu’il avait eu un réflexe de défense il n’y avait pas si longtemps il semblait (complètement) déconnectée de la réalité. Elle prit donc la parole en premier avec une blague (blague qu’elle ne réussit pas (comme d’habitude)). Elle enchaîna sur la raison de ce ''rendez-vous'', mais encore, l’homme en face d’elle semblait absent (pour ne pas dire mort). Elle continua donc en parlant de la possible raison pour laquelle elle était au bureau du directeur, car à part lui reprocher des choses, ses maîtres ne lui avaient jamais demander de se présenter à leur bureau (et ne l’avait jamais convoqué par leur petite secrétaire un peu trop (elle avait peut-être trop de mots qui lui venaient en tête pour la décrire (sérieuse, coincée, idiote, fouineuse) et encore, la liste ne s’arrêtait pas là). Cette petite bonne femme l’exaspérait et (HEUREUSEMENT) c’était réciproque (quoi qu’il fût assez rare que les autres l’aimaient).

Et alors qu’elle essayait d’arrêter ses pensées de tourner et de ruminer contre cette femme, il fit acte de présence (et bien, finalement il n’était pas mort (pas que ça lui aurait fait quelque chose, mais peut-être (un peu, un tout petit peu, une infime désolation de ne plus avoir de maître, imagina-t-elle)). Son maître s’était précipitamment levé, index dans les airs, lui indiquant de l’attendre (ce qu’elle fit (de toute façon, elle n’avait que cela à faire)). Alors qu’elle aurait pu être dégoûtée, les sons passèrent un peu à travers les murs mal isolés entre le bureau et la chambre en annexe du directeur. (Vraiment, ce choix devait faire frémir plus d’un parent (quoiqu’il devait y avoir bien trop de choix à remettre en question lorsqu’il s’agissait de cet homme (même Mailyanne ne savait pas sur quel pied danser avec lui (alors que ce n’était que la deuxième fois qu’elle le voyait))). Elle ne se méfiait pas de l’homme, croyant juste qu’il était peut-être un peu fou (et c’était bien ce côté fou qui rendait le côté taquin de Mailya’ plus intensifié).

Pendant que l’homme faisait ses petites choses (soit vomir, car l’homme ne semblait tolérer trop la boisson), Mailyanne ne fit que dire à voix basse :        

- Charmant…

Pas qu’elle le jugeait, mais elle le jugeait. Elle restait tout bonnement assise sur ce bureau (ou presque allongée) alors que Noah revenait en souriant, avec l’air de rien alors qu’elle venait juste de l’entendre être malade. (Vraiment chouette comme deuxième rencontre!) Il leva la main droite pour la saluer. Elle ne fit absolument rien, sauf changer un peu de position, s’appuyant maintenant avec ses coudes, renversa la tête vers l’arrière pour le regarder. Aussitôt qu’elle posa son regard sur le visage de Noah, son regard bleu se planta dans le regard bleu (beaucoup plus foncé que les siens) de Noah. C’est à ce moment qu’il s’excusa. S’excuser de s’avoir absenté… Non de vomir. Et alors qu’elle aurait pu avoir ce visage dégoûté (celui que tout le monde aurait fait), elle eut ce froncement de sourcil montrant un peu son incompréhension.

Était-ce une blague? Était-ce vraiment une sorte d’humour? Des fois on pouvait dire qu’elle semblait n’avoir aucune émotion, mais en fait, c’est que les humains agissaient tout simplement selon des codes (qu’elle ne saisissait tout simplement pas). Elle aurait put feindre un rire, mais l’humour n’était pas du tout une chose qu’elle maîtrisait (ou qu’elle avait vraiment l’envie de comprendre lorsqu’on lui sortait ce genre de blague (si du moins c’en était une)). Et alors que ses sourcils se détendirent à nouveau et qu’elle trouvait cela assez confortable comme endroit pour se percher, il (monsieur-le-directeur-sérieux) lui demanda de s’asseoir sur une chaise. Il avait besoin de ce bureau (elle aussi il lui servait… Il lui servait très bien de perchoir en ce moment). Elle n’insista pas et laissa (un peu) raison à Noah. Elle ne comprenait pas pourquoi ce simple grand bloc de rectangle de bois ne pouvait pas être pris au même titre qu’une chaise (c’était le même matériau, sans le petit coussin ''supposément confortable'' du siège). Elle pouvait prendre moins de place et ce bureau serait encore plus multitâche. Quoiqu’elle préféra enlever son corps de sur celui-ci avant qu’elle ne se remémore trop bien de l’intervention (très (peu) professionnelle et chirurgicale) de Noah.

Lentement, elle décroisa ses jambes, se remit le dos droit, tourna à l’aide de ses mains sur le bureau avant de glisser jusqu’à son rebord et de se mettre dans une chaise, les bras croisés (pour montrer son mécontentement (accentuant ce geste à un soupir exagéré (telle une gamine)). Pendant tout ce temps, Doc lui présenta ses excuses à propos de l’étrangeté de ces mots. Sérieusement? (Sérieusement, elle s’en moquait.) Il aurait bien pu dire bien pire selon elle (quoique pour l’instant elle n’ait pas d’exemple en tête). Et alors qu’il se retourna finalement pour faire face à une armoire, elle se mit à l’envers sur sa chaise. Sa tête se retrouvant à se balancer dans le vide, son dos était sur le siège et ses rotules étaient sur le dessus du dossier. Elle essayait bien d’imaginer la tête que tirerait Noah en faisait face à ses jambes plutôt qu’à elle (sans dire qu’elle ne tenait que très rarement en place (surtout lorsqu’on ne lui disait pas ce qu’on lui voulait (ça devrait être dans les normes sociales, ça non? De ne pas faire patienter les assassins payés assez minablement (bon, ça c’était selon elle) pour faire une tâche que chacun refusait de faire pour des raisons débiles doublés d’une enseignante au salaire convenable (un peu sous ses tarifs d’assassin), mais ayant aussi ses défauts, comme des heures de disponibilités hors des cours pour passer encore plus de temps avec ces arrogants (ça aussi ça devait être ce qu’on appelait un stéréotype de décrire les futurs assassins ainsi, mais rentrer dans un seul de ses cours lui avaient bien vite ouvert les yeux sur cette nouvelle génération)))).

Et bien, la patience était une vertu à acquérir (et le plus vite serait le mieux) pour la lycan. Elle ne pouvait pas (ou peut-être bien, si elle essayait du moins d’y mettre réellement de la volonté à) rester en place. Même qu’elle prit un crayon qui traînait dans le pot à crayon, le roulant entre ses doigts, le faisant faire des tours sur lui-même (concentré dans son ouvrage) à l’aide que de son index, son majeur et son annuaire (non, mais c’est pas aussi évident qu’elle le pensait (sans parler qu’elle était à l’envers encore)). Alors qu’elle avait la langue sortie, il y avait à peine quelque minute, elle décida de reporter son attention sur le directeur. Elle ne fit que pivoter sa tête en sa direction (c’est que le crayon avait tombé et ça ne lui tentait pas d’aller le chercher sous le bureau). Elle eut droit à tout un spectacle (si du moins l’allongement d’un cou et de bras en était un). Elle ne pouvait pas réellement dire qu’est-ce que c’était, mais elle n’eut qu’une comparaison (celle d’un long coup avec une tête humaine). Et pendant deux secondes, elle lâcha un petit rire (le sang lui montant à la tête ne devant pas l’aider non plus à rester totalement lucide). Elle s’était couvert la bouche de sa main alors que son autre main s’était automatiquement mise sur son ventre qui se soulevait au rythme de ses ricanements. Pas un ricanement mauvais, juste un ricanement enfantin.

Elle reprit un peu de son sérieux que lorsqu’elle releva un peu la tête pour regarder ce que le métamorphe sortait de son armoire. Voilà, un grand document à l’allure vieillotte. Il la convoquait pour lui faire un cours d’histoire sur l’Académie? (Nouveau froncement de sourcil.) Si c’était le cas, elle préférait vraiment retourner à ses occupations. Il lui parlerait d’un fantôme qui hanterait cet institut ou quoi? Disons que l’allure de ce document n’aidait en rien la femme à savoir pourquoi le directeur l’avait convoqué ici. Alors que le directeur (ou plutôt cette race bien étrange qui rendait son corps élastique (métamorphe, le vrai mot)) dépliait le document, elle essaya de voir elle aussi. Comme si elle avait eut un choc électrique qui lui avait passé à travers le corps, elle s’assit correctement (cette fois) sur la chaise, avançant celle-ci vers le bureau où la carte avait été déposée. Il avait réussit à piqué la curiosité de Mai’ (quelque chose d’assez facile lorsqu’on y repense à deux fois).

Alors que son regard se portait là où le doigt de Noah pointait, elle essaya de comprendre de quoi il s’agissait. Rapidement, elle comprit que ce qu’il pointait était en fait son bureau à lui. Qu’est-ce que son bureau avait affaire dans toute l’histoire? Qu’est-ce que ça l’avait avoir avec elle? Il voulait des rénovations? Ce n’est pas parce qu’elle était esclave (et qu’elle avait deux métiers) que nécessairement elle avait aussi des connaissances dans la matière. Son sourire rigolo s’effaça pourtant lorsque Noah fit enfin la demande d’un service (cette fois dans ces cordes). Tuer l’homme dans cette pièce… (Elle devrait faire une croix sur l’espoir que ça l’ait pu être la secrétaire dont il était question. Dommage.) Et alors qu’on pourrait croire qu’elle acquiescerait sans la moindre question envers son maître, elle fit le tour de la salle des yeux avant de prendre la parole.                      

-Mais il n’y a personne… Je ne peux tuer les vieux fantômes qui vous hantent Doc. Ah moins que ce soit de vous qu’on parle… Si vous vouliez vous tuez, vous pouviez faire affaire à bien d’autres gens qui n’ont pas de liens direct avec cette école. Vous pourriez aussi essayer la voie du suicide, d’ailleurs vous aviez une très belle arbalète, à moins que ce ne soit pas assez glorieux pour vous? Ce n’est pas comme si vraiment il y aurait des parents que ça choquerait vous savez.

Sans même sans rendre réellement compte, elle venait juste de dire des mots qui provoqueraient bien n’importe qui. Sur ce point elle était ignorante et de toute façon, elle s’en sortait souvent grâce à sa vitesse de lycan et aussi en disant que c’était une blague (méthode rudiment pratique (méthode qu’elle ne sous estimerait plus jamais (les gens étaient (presque) toujours prêt à gober n’importe quoi lorsqu’il s’agissait de l’humour))).

- Alors, en ce qui s’agit du mode d’emploi, je dois vous expliquez ou… Vous savez exactement tout ce que cela comporte? Mes tarifs sont assez élevés pour un simple directeur, vous en êtes aussi conscient? À moins que vous vouliez un prix d’ami car j’étais enseignante, que vous m’ayez sauvé la vie et ce genre de trucs? Le côté sentimental lorsqu’il s’agit de travail ne m’importe peu. Tant qu’on paye, avant et que j’ai ma permission et le contrat sur écrit avec mon client, surtout quand c’est lui qui demande sa propre exécution… Vraiment, vous pourriez épargnez beaucoup en vous tuant vous-même…

Elle approcha son visage de l’homme (à l’haleine un peu douteuse).

-Sans être indiscrète, (bon elle l’était au plus au point et elle le savait, mais bon, si les autres le disaient, il ne l’accuserait pas d’être indiscrète, n’est-ce pas?) vous manquez de nerfs, de tripes ou de couilles? On ne m’a jamais dit lequel des trois étaient à l’origine de cette peur de la Mort. Le travail de directeur est si pénible que cela? Vous avez perdu quelqu’un? Vous avez des remords d’avoir tués quelqu’un? Vous auriez commis quelque chose qui vous vaudrait autant de tourment pour accéder à l’autre monde? J’aime bien savoir.

Quel charisme et quel soin elle pouvait avoir pour l’homme. Elle semblait presque aux soins avec lui. (Ironie, pure et dure (comme quoi elle comprenait un moindrement l’humour (l’humour noir seulement))). Alors que jamais (au grand jamais) elle demandait des informations sur ces victimes, elle ne pouvait concevoir que cet homme qui semblait avoir une vie très monotone puis accéder à ce choix. Elle, elle ne voulait pour rien au monde perdre la vie, alors oui, oui elle ce demandait bien pourquoi Noah, son nouveau maître lui demandait de mettre fin à ces jours (car il n’y avait aucun autre homme dans cette pièce (à moins que la folie de Noah soit beaucoup plus grave que ce que les étudiants disaient… (Quoiqu’elle ne se fiait pas tellement aux propos complètement inventés, exagérés ou tout simplement illogiques de ces gamins (même si elle s’amusait bien à tendre l’oreille lorsqu’on parlait de son ''grand'' sauveur)))).
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Noah Amshford
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MessageSujet: Re: Prenons congé [PV Noah] Jeu 6 Mar - 3:11


Prenons Congé




Cet homme était devenu fou. Voilà ce qui m'avait frappé à l'esprit lorsque Noah prononça ces paroles. Il ne pouvait donc pas... Faire comme tous les patrons ? Après tout, ça ne pouvait être qu'un test, non ? Pourquoi aurait-il souhaité mourir, et de sa main en plus. En tout cas, il faut que je vous relate les événements plus en détail :

La "demoiselle" était donc entrée par la fenêtre, certainement parce que ça "claque" plus. J'eus un instant peur qu'elle ne tente d'assassiner Noah, qui ne faisait rien d'autre que dormir à ce moment-là d'ailleurs, mais elle avait finalement préféré saccager le bureau du directeur. S'installant dans une pose outrageuse sur ledit bureau, il sembla que Noah avait tout de même réagi en armant une petite arbalète de poing. Ces années de guerres n'avaient finalement pas été vaines... Mailyanne lui avait alors demandé quel était la raison de sa convocation, alors que mon protégé écoutait attentivement, les mains jointes devant son menton.

Suite à ce petit dialogue -s'il pouvait porter ce nom - Noah partit très glorieusement se vider les intestins dans la salle de bains toute proche. Et -évidemment, sinon ça n'aurait pas été drôle...-les bruits fort ragoûtants étaient entendu du bureau. Étant resté dans celui-ci, je pus entendre la lycane marmonner un "Charmant" qui en disait long. Tout du moins n'était-elle pas dégoûtée comme l'eut été d'autres femmes.

Une fois revenu, Noah daigna enfin la saluer - Même si je n'aimais pas cette femme, il eut été la moindre des politesses que de lui dire le bonjour - et s'excusa. Il n'avait vraiment rien de mieux à faire. Quand il le fut, je pus voir la jeune demoiselle froncer les sourcils l'air de se dire "Mais Bon Dieu, qu'est-ce qu'il lui passe par la tête". Mais BON DIEU, qu'est ce qu'il se passait dans la tête de cet homme ? Un stratège réduit à... ça.

Noah lui demanda alors -enfin- de s'asseoir sur une chaise. Malheureusement ce ne fut par pour une leçon de politesse mais uniquement parce qu'il en avait besoin. Alors à lui aussi cela lui semblait normal que les gens s'assoient sur des bureaux ? En tout cas, il se détourna rapidement d'elle pour aller chercher quelque chose dans les armoires. Pendant ce temps-là, l'autre
se résolut à poser son postérieur sur une chaise, bien que ses bras croisés ainsi que son soupir, montrant une attitude puérile, montrâmes son mécontentement.

Tandis que le directeur s'amusait à quelques transformations inutiles vu qu’un tabouret ce trouvait à quelques dizaines de centimètres de lui, Mailyanne sembla trouver le temps long. Heureusement qu'elle n'était jamais devenue élève ici... En effet, celle-ci se retourna sur sa chaise, sa tête se retrouvant près du sol et ses pieds pendus dans le vide. Parfois, je me demandais comment ferait les jeunes d’aujourd’hui pour évoluer si les enfants d'hier était si... Enfantin. Comment pourrait-il évoluer auprès d'adulte qui se comportait comme tel ? Même si Noah était normalement quelqu'un de censé, celui-ci avait une attitude plutôt immature. Certainement cela lui servait-il à rester lucide au quotidien, mais cela reflétait une image un peu folle aux autres, enfantine. Quelqu'un qui avait vu autant de choses horribles -s'il n'aurait pas été Noah- serait certainement devenu fou - comme il failli le devenir à une époque -.

Pendant ce temps, l'assassine s'amusait à faire tournoyer un crayon, qui finit par tomber- Pas aussi habile de ses doigts que l'on pu le croire, celle-là - en dessous du bureau. Jetant un coup d’œil au directeur qui avait allongé et son cou et son bras, elle pouffa de rire. Elle couvrit rapidement sa bouche pour couvrir le bruit, et se tint l'estomac. Un bruit qui ne devait pas avoir échappé à Noah qui ne put s'empêcher... D'onduler.

Finalement, il sortit le document -une carte à l'allure ancienne- et l'installa sur le fameux bureau - qui d'ailleurs était encore parsemé de sang - Noah avait fait passé ça pour du vin - -. Le document prenait toute la place, et j'eus envie de ricaner, elle n'aurait pas eu d'autre choix. Mais quel aurait-été mon intérêt à parler ou émettre un son ? Je n'étais entendu de personne. Je le contentai donc de sourire.

Le directeur pointa du doigt une pièce - car la carte représentait l'Académie - qui s'avéra être son bureau. Il prononça alors la phrase fatidique, celle qui annonçait sa propre mort.

Mailyanne parut un moment se demander "Mais qu'est-ce qu'il lui passe par la tête à ce vieux fou ?", et -encore une fois - je me posais les mêmes questions - Et c'était agaçant que de penser de la même manière-. Le caractère imprévisible de Noah, même pour quelqu'un qui le côtoyait depuis toujours, était incontrôlable. Parfois, il agissait "normalement" et parfois il faisait des choses déraisonnables au pas possible. En tout cas, la Dame jeta un regard circulaire à la pièce, s'attendant peut-être à voir apparaître quelqu'un comme par magie. Comme ce ne fut pas le cas apparent -Bon sang, pourquoi personne n'est apparu par un quelconque sortilège ?- celle-ci répliqua :

-Mais il n’y a personne… Je ne peux tuer les vieux fantômes qui vous hantent Doc. Ah moins que ce soit de vous qu’on parle… Si vous vouliez vous tuez, vous pouviez faire affaire à bien d’autres gens qui n’ont pas de liens direct avec cette école. Vous pourriez aussi essayer la voie du suicide, d’ailleurs vous aviez une très belle arbalète, à moins que ce ne soit pas assez glorieux pour vous? Ce n’est pas comme si vraiment il y aurait des parents que ça choquerait vous savez.

Et Noah restait de marbre, ces paroles semblant ricocher sur lui. Certes il avait l'habitude des engueulades/réprimandes/disputes/remontrances/etc ... Mais comment pouvait-il la laisser-elle qui était sa sous-fifre - lui parler d'une tel manière ? En tout cas, il la laissait faire. Je dois bien avouer que lorsqu'il y avait des -prétendues- négociations et qu'il se faisait insulter de tous les noms, il gardait un sang froid incomparable, mais je l'avais vu de nombreuses fois réagir au quart de tour pour quelque chose de dit allant à l'encontre d'un de ses hommes. Cet homme était quasiment imprévisible. Elle enchaîna :

[b]- Alors, en ce qui s’agit du mode d’emploi, je dois vous expliquez ou… Vous savez exactement tout ce que cela comporte? Mes tarifs sont assez élevés pour un simple directeur, vous en êtes aussi conscient? À moins que vous vouliez un prix d’ami car j’étais enseignante, que vous m’ayez sauvé la vie et ce genre de trucs? Le côté sentimental lorsqu’il s’agit de travail ne m’importe peu. Tant qu’on paye, avant et que j’ai ma permission et le contrat sur écrit avec mon client, surtout quand c’est lui qui demande sa propre exécution… Vraiment, vous pourriez épargnez beaucoup en vous tuant vous-même…


Est-ce qu'elle s'avait les risques qu'elle prenait, à faire enrager cet homme ? Le voir en colère était rare, et le voir en colère sans être l'un de ses alliés signifiaient une mort certaine. Son sang-froid surprenant pouvait se briser n'importe quand, même s'il avait l'habitude des discours injuriant des parents, ou ceux plus anciens de ses ennemis mortels. Avant de continuer à lui parler de la sorte, Mailyanne approcha le visage -fermé- de Noah.

-Sans être indiscrète, (bon elle l’était au plus au point et elle le savait, mais bon, si les autres le disaient, il ne l’accuserait pas d’être indiscrète, n’est-ce pas?) vous manquez de nerfs, de tripes ou de couilles? On ne m’a jamais dit lequel des trois étaient à l’origine de cette peur de la Mort. Le travail de directeur est si pénible que cela? Vous avez perdu quelqu’un? Vous avez des remords d’avoir tués quelqu’un? Vous auriez commis quelque chose qui vous vaudrait autant de tourment pour accéder à l’autre monde? J’aime bien savoir.

Elle aimait le danger ou quoi ? Noah ne pourrait pas rester éternellement impassible avec toutes ses insinuations douteuses. Même s'il ne l'avait jamais révélé à quiconque, je savais que la mort de Peter lui pesait toujours sur les épaules, certains qu'il était d'être la cause de la mort. Alors qu'il s'agissait d'un simple accident. Et pour lui, oui, cet acte méritait la mort. Oui, cela lui causait du tourment. Et ce qu'elle faisait n'était rien d'autre que de retourner le couteau dans la plaie.

C'était peut-être ce qu'il cherchait : Se repentir de son crime passé. Peut-être qu'un cheminement obscur au fin fond de son esprit était arrivé à cette conclusion : Malgré tout ce qu'il ferait, le seul moyen qu'il avait pour expier ce crime serait de mourir à son tour. Était-ce pour cela qu'il l'avait recueillie, elle ? Est-ce que ce petit plan était déjà dans sa tête depuis de nombreuses années, guettant l'occasion ? Il en était capable.

En tout cas, un silence s'installa. Pesant et lourd. Le soleil traversait la grande fenêtre ouverte derrière Noah, illuminant la pièce de sa couleur d'or. Pour les personnes qui y prêtaient attention - c'est à dire moi, après tout qu'est-ce que les deux autres auraient pu en faire ?- on pouvait voir la poussière descendre doucement, guidée par un vent léger qui faisait osciller légèrement les tentures. La plume de Noah - Qui avait toute son histoire aussi, que je vous compterais certainement un jour - ressortait encore plus de sa chevelure noire avec le contraste saisissant du soleil en arrière-plan. On aurait pu peindre un tableau de la scène, les deux protagonistes ne bougeant pas d'un poil.

Puis Noah se décida -enfin- à bouger - et donc - à réagir. Se levant, il posa les deux paumes sur le bureau, d'un air solennel. Solennel et imposant. Ce n'était que debout qu'on se rendait compte de combien cet homme était impressionnant. Dominant tout le monde de sa hauteur.


Il prononça alors de nouvelles paroles, encore une fois annonçant quelques choses... D'inattendu.

-Alors s'il vous faut une raison...

Et là, ça dégénéra. Complètement. Littéralement. Sans véritable raison apparente. Comme ça. D'un seul coup.

Bondissant par dessus son bureau, Noah allongea ses oreilles pour les rendre elfique, augmenta sa force en changeant de race, devenant à son tour Lycan, et augmenta ses sens en augmentant la capacité sensoriel de son cerveau, tout cela en dégainant un poignard caché dans sa ceinture, carrément "incrustée" dans le cuir.

Tentant de trancher la femme en face de lui, il exécuta un coup latéral rapide, de sa main droite. Sa main gauche appuyée sur le bureau, il s'en servit ensuite pour se propulser directement sur Mailyanne. Là, et surement en espérant ne pas lui laisser le temps de réagir, il se transforma en loup et tenta de maintenir la seconde lycane en place - clouée sur le sol quoi-.
Ses deux pattes avant sur les épaules de la demoiselle, Noah pointant son museau velu vers son cou, comme s'il était près à le déchiqueter à la moindre occasion. La fixant de ses yeux bleus resté azur, il bondit soudainement en arrière, la libérant, pour reprendre forme humaine. Ouvrant un tiroir dans son dos d'une main sûre et tout en regardant fixement son adversaire, ce fameux tiroir se révéla être une sorte de mini-armurerie à lui tout seul, regroupant de nombreuses armes. Y rangeant son poignard, il y prit deux épées longues - toujours sans regarder dans son dos, à croire qu'il avait des yeux derrière la tête -.

S'équipant des ses épées -une dans chaque mains- il s'éloigna du tiroir puis, en le désignant du menton lui dit :

-À moins que tu ne portes pas une arme, ce qui ne m’étonnerait pas, je te permets d'en prendre une des miennes.

Voilà donc la raison du pourquoi il s'était bougé... Il souhaitait un combat -donc on se demandait toujours le pourquoi- équitable. Il lui semblait normal que son adversaire aie les mêmes chances que lui. Ce qui était étrange, c'était qu'il s'arme lui aussi. Était-ce par acquis de conscience ? Ne pas faire culpabiliser celle qui lui ôterait la vie parce qu'il était désarmé ? Ou parce qu'il s'avait que son corps réagirait par réflexe à cause de ses nombreuses batailles ? En tout cas, il lui donnait l'occasion de s'armer...

Était-ce donc la fin tragique dont-il avait toujours souhaité, ou un simple coup de tête ?


Ps: Pour les armes tu n'as qu'à regarder dans mon équipement : il y a tout sauf les arcs, l'arbalète de poing et le naginata (et les armures). ^^
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MessageSujet: Re: Prenons congé [PV Noah] Sam 8 Mar - 22:41

Elle aurait bien voulut qu’il n’y ait plus de trace de son épisode d’il y a un an, mais encore sur le bureau de Noah, il y avait son sang (comme une marque indélébile). Alors que le sang sur le trottoir de l’allée était partit avec toutes les intempéries de la météo, il restait encore trop de traces de tout cela. Elle voyait sa marque dans le dos à chaque jour, la caressait du bout des doigts de tant en temps devant son miroir, et maintenant elle avait fait une nouvelle découverte (qu’elle aurait préféré ignorée (pour le restant de ses jours)).

Et alors que tout cet épisode la rendait un peu confuse, elle le fut encore plus devant ce qui se passa par la suite (comment ne pas l’être?). Elle préférait vraiment lorsqu’il restait de marbre ou qu’il avait ce visage fermé, alors qu’elle le provoquait (comme le dirait certain) au lieu de quoi c’était simplement de la curiosité (mal placée elle devait avouer, mais de la simple curiosité). Elle aurait bien voulu partager son point avec le directeur, mais…

Suite à ses insinuations douteuses, le silence était trop lourd. Alors qu’elle maintenait son regard, elle se demandait pourquoi elle faisait cela. (Pour le défier? Elle ne savait pas trop elle-même.) C’était tout de même un peu bizarre de la part d’un homme comme lui de lui demander la mort. Elle avait eu des contrats d’hommes qui voulaient se donner la mort, mais il n’avait pas cet air désespéré comme eux. Ils étaient beaucoup plus désespérés que l’homme qui ne bougeait pas d’un poil devant elle, un homme trop déterminé pour demander un tel châtiment. Elle ne pouvait y croire. Il l’avait sauvé et maintenant il lui demandait qu’elle lui enlève la vie? (Bien qu’elle ne connaissait (ou plutôt n’aimait pas appliquer) les normes sociales, elle ne pouvait acquiescer face à la demande de Noah (elle ne pouvait lui donner ce qu’il lui demandait sans penser aux conséquences qui pèserait sur elle (après tout, qui était assez fou pour mettre un assassin professeur? Qui était assez (doublement) fou pour mettre ce genre de matière à enseigner? Peut-être personne, sauf lui))).

Elle n’osait rien dire, le silence la faisait se remettre en question. (Elle? Se remettre en question, ce devait vraiment être du sérieux.) Elle n’osait rien faire, sauf continuer à le regarder comme si par magie cette situation cesserait, qu’ils allaient rire un bon coup avant qu’il puisse lui dire la (vraie) raison de sa présence ici (car il ne pouvait y avoir d’autre option que celle-ci dans sa tête (elle ne voulait pas qu’il y ait d’autre option que celle-là)). Tout cela remettait toute la foi qu’elle avait mise en cet homme en question. L’avait-il engagé pour simplement pouvoir avoir une mort assistée assurée? Était-ce un prétexte? Lui avait-il fait croire qu’elle pourrait devenir une enseignante pour le lui retirer ensuite? Elle ne comprenait rien à rien à cette situation. Elle avait simplement envie de lui crier d’aller voir ailleurs si elle y était avant de s’en aller. (Non, mais ce n’est pas parce qu’il était son patron, son maître ou celui qui lui avait sauvé la vie qu’elle devait automatiquement mettre son mode de vie en péril pour son bonheur à lui d’être six pieds sous terre tout de même!) C’était égoïste (elle le savait), mais lui aussi il était égoïste, il ne voulait qu’en finir pour une raison qui lui échappait (et (presque) rien ne lui échappait, à elle, Mailyanne Folks, assassin de renom (ajoutons aussi à cela une femme avec un bon sens de l’observation, une capacité à s’infiltrer hors pair et des jeux d’actrices plus que convaincants)).

Son regard se portait sur Noah, mais son esprit divaguait un peu (comme pour la faire se sentir moins mal (alors qu’elle n’avait rien fait selon elle car pour elle, elle ne venait pas juste de le provoquer ou de même le dénigrer en posant ce genre de question (après tout, pour elle tuer des gens étant rendu quelque chose de normal, de quotidien et de tâches qu’elle faisait sans éprouver des remords))). Son regard s’arrêtait sur la plume accrochée dans la chevelure de Noah. Elle se demandait bien pourquoi l’homme agrémentait sa chevelure avec cette accessoire, elle ne lui savait aucunement des origines amérindiennes, mais bon, elle ne lui posa pas la question tout simplement.

Pas parce que ce n’était pas un moment propice, (car même dans des moments aussi tendues, elle posait toujours la moindre question (idiote ou non) à ses interlocuteurs), non simplement car elle se disait qu’elle lui en parlerait après l’avoir dissuadé de cette idée folle de vouloir la mort. N’était-elle pas bien placée pour aider quelqu’un à lui faire aimer la vie? Elle n’était pas sure, mais elle devait faire croire à Noah qu’elle serait en mesure de lui faire aimer la vie assez pour laisser tout ce mal entendu de côté (car non elle ne s’attendait pas à ce que l’homme aille gambader dans les champs avec un panier rempli de fleurs sur le bras en envoyant des fleurs partout (il y avait tout de même des limites à son pouvoir de persuasion (et sans parler qu’elle était tout de même réaliste, bien qu’elle aimait bien imaginer l’homme faire quelque chose d’aussi ridicule (ça le rendait plus sympathique à ses yeux)))).  

Elle allait enfin mettre un terme à ce silence qu’elle avait elle aussi tenue (étonnamment), quand il posa ces mains aux deux extrémités du bureau. Elle avait toujours son visage là où se tenait précédemment le visage de l’homme (ayant maintenant une vue imprenable sur le torse de l’homme). Elle se redressa à son tour, mais elle n’était pas aussi grande que lui. Il savait d’ailleurs imposer sa personne (d’ailleurs, elle le regarda instinctivement méchamment). Ce fut lui qui coupa le silence le premier.

Les mots qu’il dit ne laissèrent rien présagé de bon, (du moins, c’est ce qu’elle aurait pensé s’il n’avait pas déjà bondit par-dessus le bureau) changeant la forme de ses oreilles pour des oreilles elfiques (super utile pour agresser quelqu’un, il fallait se le dire, pensa la lycan ironiquement), et  se transformant en lycan tout en sortant un poignard qui semblait être incrusté dans le cuir de sa ceinture (vraiment, elle allait devoir se renseigner à savoir où elle pourrait trouver une chose aussi merveilleuse(car bien entendu, même si elle était attaquée et qu’elle n’avait pas vu venir la menace, elle trouva le temps d’avoir des idées lucides)).

Elle dut cependant rapidement se ressaisir, car de sa main droite, l’homme fit un coup latéral (qu’elle évita en s’enfargeant presque dans les chaises en face du bureau). En voyant son équilibre précaire, le directeur avait finalement décidé de se propulser vers elle (faisant un vacarme (lorsqu’elle envoya les deux chaises aux extrémités de la pièce) qui l’espérait-elle alerterait quelqu’un (mais bon, c’état toujours dans ces moments là que personne venait à sa rescousse (pas qu’elle ne savait pas se défendre, au contraire, seulement, elle avait peur de la tournure des évènements)). Alors qu’elle se sentit tomber lourdement au sol, rapidement, deux pattes vinrent l’immobiliser au sol (les pattes du lycan étant en plein dans le creux des épaules de Mai’ qui ne put retenir une petite inspiration entre ses dents). Bien qu’elle avait peur, elle essayait de se rappeler qu’il avait besoin d’elle, qu’il avait fait appel à elle en premier et qu’il ne pouvait pas la tuer sans mettre à l’eau sa propre mort.

Cependant, elle ne pouvait rester de marbre alors que le museau de l’animal approcha de sa jugulaire. Tout cela lui rappelait que trop cette fois où elle s’était retrouvée dans l’arène avec ses chiens affamés. Et alors qu’il la regarda dans les yeux, elle détourna la tête (par pur orgueil). Elle détestait savoir que la peur pouvait paraître dans ses pupilles. Elle détestait savoir que quelqu’un puisse utiliser cette peur à son avantage (bon, elle pourrait aussi dire qu’elle n’aimait pas qu’on utilise son instinct de survie à des fins lucratives ou même pour commettre un meurtre, mais bon elle ne pensait pas tellement que Noah ferait cela à son tour). Elle avait préparé le coup, levant le genou venant alors combler le vide entre son corps et celui de l’animal (en fait le but de cette manœuvre était tout simplement défensif. S’il avait fait quoi que se soit, elle lui aurait asséné un coup violent dans l’estomac).

Heureusement, Noah ne fit rien d’aussi stupide. Est-ce parce qu’il s’était rendu compte qu’elle avait eut peur? Elle ne le sut pas, mais elle aurait (presque) lâché un soupir de soulagement en n’ayant pas de nouveau une paire de dents qui s’enfonceraient dans sa chair. Bien qu’elle fût soulagée, elle devenait en colère (contre lui et contre elle). En colère, car elle ne réussissait pas à se calmer. Elle ne voulait pas lui donner ce qu’il voulait. Pas ainsi, pas sous ses conditions à lui (s’il voulait qu’elle l’exécute, il allait devoir rédiger de sa propre main que l’ordre venait de lui (il ne salirait pas ses années de travail pour simplement pouvoir arrêter de souffrir (quel lâche doublé d’égoïste et de pauvre taré (comme quoi elle avait vraiment une belle vision de Noah)))).

Elle inspirait et expirait en espérant pouvoir calmer la colère en elle et chasser la peur qui l’aurait presque ramené au meurtre ou à sa transformation. Elle regarda donc devant elle, jeter un œil à ce que faisait Noah (elle l’imaginait très bien rire dans sa barbe à ce moment, mais non). Noah était justement en train de s’armer, la regardant toujours dans les yeux (alors que le tiroir était dans son dos (ce qui ne l’empêcha pas le moindrement de prendre deux épées dans celui-ci)). Elle se demandait bien pourquoi il prenait des armes, alors qu’il lui avait demandé de le tuer (vraiment, c’était illogique pour la lycan). Elle était presque contente de se retrouver dans ce genre de situation, mais (et il y avait un gros mais) cela mettait sa carrière en jeu (pas seulement une, mais c’est deux carrières). Elle regardait Noah (avec un profond mépris) qui lui montrait le tiroir du menton en prononçant des mots qui la firent rire (après tout, depuis quand un assassin ne serait pas armé?). Il lui donnait d’ailleurs l’occasion de s’armer s’étant éloigner du (mini-entrepôt d’arme qu’était ce) tiroir, elle s’avança donc vers le dit tiroir (mais pas pour s’armer (même s’il y avait une lame courbe à deux mains, un bouclier en bois, une fronde, une rapière et deux poignards)).

Sans mot dire, elle retirait toutes les armes qu’elle avait dissimulées sur elle (soit une pochette replié sur elle-même assez mince qu’elle fit dérouler pour montrer les 5 shurikens qu’elle avait dissimulé dans son soutif’, deux diacras qu’elle avait insérer dans les semelles de ses bottes et ses deux poignards qu’elle avait glissé à l’intérieur de ses bottes). Elle mit tous ses armes dans le tiroir (sachant très bien que les garder sur elle ne ferait qu’augmenter le risque qu’elle fasse l’irréparable (bien que la peur au fond de son estomac la tiraille toujours). Elle referma alors le tiroir et le regarda dans les yeux.

-Poser ses épées immédiatement. (dit-elle sans expression) Je ne vous tuerais pas, que vous m’attaquiez ou non, ça ne changeras rien au fait que vous avez l’air ridicule en ce moment. Comment voulez-vous que je vous tues si vous essayez de me tuer le premier? Et aussi, vous croyiez vraiment que j’aurais accepté? Vous me croyez aussi sans cœur?

Ça elle ne le disait que pour toucher l’homme, car si sa carrière n’avait pas été en jeu, elle aurait déjà abrégé les tourments de l’homme (bien que son air attristé fût tellement réel qu’il semblait naturel)

-Qui sait, peut-être qu’en me laissant savoir vos motivations, vous pourriez être en mesure de vous repentir? Qui n’a rien à perdre ne perd rien en parlant, non? Je suis une femme qui a beaucoup de sang sur les mains, alors je saurais partager votre ressenti si vous voulez bien arrêter ce petit jeu de combattant. Ce n’est pas une bonne idée de jouer cela avec moi alors que j’essaye d’être clémente et raisonnée.

Elle aimait de plus en plus enfiler ce rôle de prêtre il fallait croire. Pas qu’elle n’était pas croyante, car en fait (même si on pouvait penser le contraire) elle l’était un tant soit peu. Alors qu’elle semblait être totalement sereine, dans sa tête c’était tout un casse-tête. Elle voulait calmer les jeux, mais pas à n’importe quel prix. Elle voulait une confession de la part de l’homme et peut-être qu’après elle lui donnerait ce qu’il voulait tant encore maintenant. Elle resta les bras croiser devant l’homme avant de lui dire qu’elle ne bougerait pas, qu’elle ne ferait rien tant qu’il ne voudrait rien dire de son côté.
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Noah Amshford
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MessageSujet: Re: Prenons congé [PV Noah] Dim 23 Mar - 0:53


Prenons Congé




Qu'il veuille trouver la mort était, en soit, un comportement normal pour Noah. Enfin, pas tout à fait non plus, après tout qui souhaiterait mourir ? Réellement ? Mis à part les gens dépressifs, ce qu'il n'était pas, ou les suicidaires, qu'il n'était également pas. Et se fut pourtant sa demande explicite : mourir de la main de celle qu'il avait sauvée il y a de cela un an. Noah... Cet être polymorphe des plus brillants. Un cerveau exemplaire mais apparemment devenu un peu trop tordu. Parce qu'il fallait bien l'être pour faire une telle demande non ? Peut-être qu'en lui avait germé un petit grain de folie qui avait finalement prit le contrôle de son cerveau via ses racines farfelues.

Est-ce que Noah avait des hallucinations ? Le problème venait peut-être de là ? Mais à ce moment, comment les arrêter ? Après tout il avait pu confondre la lycane avec son vieil ami et lui demander de prendre sa vie. Mais dès lors, comment les stopper ? Après tout, même si l'on disait de soigner le Mal par le Mal, ça m'étonnerait que prendre des substances illicites l'aident à y voir plus clair... En tout cas, il avait fait cette demande étrange, Mailyanne avait -heureusement- décliné -gentiment... -entre autre-- mais Noah ne semblait pas l'avoir entendu de cette oreille puisqu'il voulut donner une "raison" à l'assassin professionnel. L'attaquer semblait être l'acte le plus apte à provoquer sa colère, car c'est ce que fit Noah.

Bondissant par-dessus son bureau, il immobilisa sa future meurtrière en devenant à son tour lycan, l'écrasant sous le -lourd- poids de sa forme canine. Se rendant -peut-être - compte que s'il gagnait le duel qu'il venait de provoquer, il n'y aurait plus moyen de mourir, il se dégagea pour ouvrir son tiroir-magique, comme il se plaisait à le nommer. Étrangement, il prit des armes, l'air de se dire que quitte à mourir, autant mourir en se battant. Mais -encore- à ce niveau-là, le métamorphe était quasiment certain de gagner... Après tout, c'était une petit quarantaine d'années qu'il avait passé à se battre, alors que son adversaire... C'était incongru.

Je ne pus de m'empêcher de remarquer le stress sous-jacent de la jeune demoiselle à avoir une gueule remplie de canines proche de sa jugulaire. Il était certes normal de ressentir de la peur à cet instant... Pour quelqu'un qui n'était pas formé à être une personne qui n'hésite pas à tuer pour de l'argent. En tout cas, c'était intriguant, et j'espérais pouvoir en apprendre plus sur cette peur... Des loups. C'était encore plus surprenant du faites que cette femme soit elle aussi un loup, et en l'occurrence une louve.

Noah la fixa un instant dans ses yeux de fauves, mais la encore Mailyanne se déroba et tourna la tête pour éviter son regard. Était-ce la démence dans le regard de Noah qui l'avait fait exécuter ce geste ? Ou une peur - ou un gène - plus ancien ? En tout cas, je me positionnai " à sa place " -bref, j'étais incrusté dans le sol et je l'a traversais, oui.- et observai attentivement Noah.

Sa fourrure noire, identique à la couleur de ses cheveux, était épaisse et brillante - C'est qu'il avait une bonne alimentation le toutou -, tandis que -pour qui était tranquillement en train d'observer et non de subir cette pression- l'on pouvait remarquer qu'il retenait ses griffes de manières à ne pas la blesser. C'est vrai que sans bras, c'était dur de tuer. Quoi que, en tenant l'arme dans sa bouche... Mais là n'était pas la question. Ses dents étaient aussi luisantes que ce à quoi l'on pouvait s'attendre, mais je ne m'y attardais pas -Qui l'aurait fait, franchement ? À part un dentiste - et je finis par -finalement- voir ses yeux qu'elle cherchait tant à éviter.

Ses yeux de loups, ses pupilles azures si étrangères aux animaux... Ces yeux m’avaient toujours évoqué la mer : Calme ou déchaînée, comme lui. Aujourd'hui, en ce jour et en cet instant, si j'aurais dû -et je le dois de vous le préciser- les yeux de Noah ne reflétaient plus la bienveillance, il ne reflétait plus la gentillesse ni la bonhomie qui le caractérisait en tant que professeur et directeur auprès de ses élèves. Non, en ce moment même je redécouvrais sa soif de sang, de meurtre, de mort, de combats, d'actions. Un frisson me parcourut le dos. Ces yeux-là auraient terrifié plus d'un vétéran. Les yeux d'un fou, d'un dément. Était-ce ce qu'il était devenu ? Une bête sanguinaire, un loup affamé ?

Mais il finit par finalement le détourner, ce regard, pour ensuite se relever et reprendre sa forme - bien plus appréciable - humaine. Et ses yeux qui étaient redevenu deux Océans que le vent agite légèrement, mais sans plus de soucis. Qu'était devenue cette pulsion meurtrière ? Était-ce le fait d'avoir enfin "agit" pour de vrai ? Autrement que dans une compétition, sous la tutelle de quelqu'un, sous le regard écrasant de ses élèves. Du moins c'était-il apaiser.

Tandis que Noah chipotait pour changer d'armes, je vis la lycane expirer et inspirer bruyamment, cherchant certainement à se calmer. C'était typique de sa race, des lycans. Des êtres aux sangs chauds qui démarraient au quart de tour. C'était certainement pour cela que Noah jouait la carte de la provocation : La jeune femme aurait sûrement une peine moins élevé si elle avait agit à cause d'un soubresaut d'émotions violentes. Il lui suffirait de dire que le directeur l'avait poussé à bout, et le tour était joué. Après tout Noah avait de nombreux ennemis qui n’hésiteraient pas à salir son image. Mais il ne devait pas mourir.

Après s'être armé sans se tourner, Noah intima à la demoiselle de s'armer s'il elle ne portait pas d'armes. Or un assassin était toujours armé, pour prévoir l'imprévisible. Je ne pus réprimer un soupir d'agacement en voyant Noah se la "péter" -comme dirait les jeunes- en ne se tournant pas pour prendre ses armes mais simplement - pour un métamorphe - en se faisant pousser un troisième oeil dans la nuque. Ce qui était assez... Dégoûtant en soit - mais utile au fond, surtout lorsque cela l'avait sauvé de nombreuses fois -.

Il s'éloigna ensuite pour lancer la place à la demoiselle, qui s'y rendit. Voulant voir son choix - cela pouvait être révélateur - je pus voir que Mailyanne de son nom Folks ne prit pas d'armes mais au contraire se débarrassa de celles qu'elle portait. Dans le tiroir, cinq shurikens, deux diacras et deux poignards vinrent rejoindre les autres armes qui encombraient ce tiroir.

Refermant celui-ci, fixant - et me traversant - Noah dans les yeux, Mailyanne recommença un petit discours certainement moralisateur.

-Poser ses épées immédiatement. Je ne vous tuerais pas, que vous m’attaquiez ou non, ça ne changeras rien au fait que vous avez l’air ridicule en ce moment. Comment voulez-vous que je vous tues si vous essayez de me tuer le premier? Et aussi, vous croyiez vraiment que j’aurais accepté? Vous me croyez aussi sans cœur?

Noah se contenta -certainement pour la provoquer - de faire tourner ses épées, fendant l'air d'une main experte, ce qui provoquait un petit bruit agaçant. La demoiselle affichait quant à elle un air faussement attristé - du moins, c'est ce qu'il me parut. L'était-elle vraiment, ce pouvait être possible-.

-Qui sait, peut-être qu’en me laissant savoir vos motivations, vous pourriez être en mesure de vous repentir? Qui n’a rien à perdre ne perd rien en parlant, non? Je suis une femme qui a beaucoup de sang sur les mains, alors je saurais partager votre ressenti si vous voulez bien arrêter ce petit jeu de combattant. Ce n’est pas une bonne idée de jouer cela avec moi alors que j’essaye d’être clémente et raisonnée.

Mailyanne affichait un air serein, comme si tout cela n'avait été qu'un malheureux malentendu, les bras croisés, l'air d'attendre que Noah s'explique. Celui-ci secoua la tête négativement, l'air désolé - Non pas le genre de désolé pleurnichard, non, plus dans le genre désolé de ce qu'il allait faire, désolé que son interlocutrice n'aie pas agit comme il le souhaitait -.

C'est d'un geste violent qu'il planta ses deux lames dans le parquet flambant neuf - c'était la femme de ménage qui allait être contente - avant d'enfin dire quelque chose, quelque chose qui permettrait de savoir ce qu'il pensait.

-Mauvaise réponse... Navré.

Et là, il fonça - à nouveau, cela allait donc devenir une fichue manie ? - vers Mailyanne. La plaquant contre l'armoire en refermant le tiroir par la même occasion - ça n'allait pas faire du bien à son ancienne blessure ça... J'en arrive presque à avoir de la compassion dites donc-, il croisa les bras pour maintenir sa tête contre le bois alors que de son genoux il s'assurait qu'aucun mouvement ne lui échappe, comprimant celui-ci dans le ventre de la jeune femme.

-Alors Damoiselle Mailyanne ? Est-ce votre blessure qui vous a empêché d'agir ? La douleur se fait-elle encore ressentir ? Ou est-ce le remord ? Non non non, le remord ne vous atteint pas, je me trompe. Ce n'est pas la culpabilité non plus. Est-ce parce que vous avez peur d'être poursuivie en Justice ? Je sais que vous êtes habituée à vous cacher, ce ne serait pas un souci pour vous. Votre poste de professeur ne vous satisfait pas non plus, alors qu'est-ce, qu'est-ce ? Allons allons, la soif de sang, ça vous connait non ? Vous devriez être habituée.

Oh. En définitive... Tout cela n'était encore qu'un de ses plans foireux et tordus pour savoir ce qui tourmentait les gens... Je fus un peu déçu de lui, habituellement il y avait plus de... Brio. En tout cas, il faisait ressortir un côté dément, certainement ce qu'il avait décelé chez Mailyanne comme étant son point de vue sur sa personne. Il renforçait toujours ce point de vue-là avant de la briser en mille morceaux en redevenant simplement "Noah". Du moins, Mailyanne ne devait pas se sentir à l'aise. Le directeur ne s'arrêta pas là.

-Donc donc donc, faut-il croire que vous ne soyez pas totalement réfractaire à ma mort ? Tout du moins ne voulez-vous pas que se soit votre poignard qui transperce ce cœur. Mais êtes-vous sûre que ce n'était pas la bonne solution ? Après tout, je suis en train de vous tenir en respect. Même si vous pourriez penser le contraire.

Attrapant les deux poignets du professeur d'assassinat, il tordit les bras de la demoiselle pour que ceux-ci se retrouvent dans son dos. Il lui susurra quelques mots à l'oreille.

-Maintenant direction la salle de bain. Ayez l'air un minimum terrifiée je vous prie.

La salle de bain ? Mais pourquoi ? Enfin, oui cela semblait évident mais... Pourquoi ? Je les suivis, intrigué par la suite de sa tactique plus qu'énervante pour celui qui en était la cible, principalement lorsqu'il était au courant à la fin. Une fois qu'ils eurent franchi la porte, Noah la lâcha et referma soigneusement la porte, comme s'il se sentait observé. Il se tourna alors vers Mailyanne et avec un grand sourire, tout en prenant une pipe pour l'allumer, lui dit :

-Alors Damoiselle, comment allez-vous ? Excusez-moi, j'aurais dû demander par là. Veillez excuser également mon comportement plus que contradictoire : Cela était nécessaire. Si vous ressentez le besoin de faire claquer votre paume contre ma joue pour défoulé vos émotions, je vous en prie, faite. Il laissa un instant se passer, laissant à la jeune femme le temps de s’exécuter, avant de reprendre. Maintenant, laisser-moi vous expliquer clairement le pourquoi du comment. Il inspira un grand coup avant d'expirer la fumée vers le haut pour ne pas gêner la demoiselle. Il s'était appuyé contre la porte un avait croisé ses bras. Il affichait un air... Serein. Aaah... Je pense que mon péché mignon me sera fatal, un jour, dit-il en désignant sa pipe. Mais bon, vous n'en avez certainement cure et préféreriez connaître la vérité. Celle-ci n'est autre que j'ai été obligé de vous tester... Les parents mais aussi les politiciens ont fini par découvrir votre ancienne - et actuelle - profession. Évidemment, ils ont souhaité vous voir quitter votre poste, à moins que je ne prenne la responsabilité de mon choix. J'ai donc décidé de leur prouver votre bonne foi en exécutant le plan que je viens d'effectuer : Vous provoquer et demander ma mort. Je souhaitais ainsi montrer que malgré votre race, qui selon eux est aussi blasphématoire que votre boulot, et votre travail, vous ne viendrez jamais au meurtre dans mon établissement. J'avoue par contre m'être laisser emporté à un moment, et encore une fois je m'en excuse.

Alors je n'avais pas eu totalement tord en voyant un éclair de folie dans la tempête de ses yeux... Il avait bien eu un moment de folie passagère. On ne ressortait pas des champs de batailles indemnes. Mais Noah n'en resta pas là :

-Bon, nous allons maintenant être obligé de rester ici durant un petit moment, je vous en prie, prenez vos aises. Cette pièce est la seule dont je suis sûre que nous serons en paix pour discuter tranquillement. Désirez-vous un verre ? Ou quelque chose à grignoter ?

D'une armoire il sortit une bouteille d'hydromel et, ne tenant pas compte de la réponse de Mailyanne, sortit également deux verres qu'il remplit. Noah prit ensuite un paquet de petits biscuits qu'il installa au sol, tout comme les deux verres, avant de s'asseoir en indien. Toujours en train de fumer, il ne mangea ni ne bu quoi que se soit, laissant cela au bon soin de Mailyanne.

-Alors, souhaiteriez-vous savoir autre chose ? Je peux déjà essayer de vous aider un peu. Est-ce que j'ai des soucis mentaux ? Pas à ce que je sache, il me semble être totalement sain d'esprit. Ensuite... Est-ce que j'attaque souvent les gens comme cela, sans raison apparente... Et bien, comme la plupart des gens ne comprennent pas mes raisons premières, on peut dire que je peux "bousculer" quelques "personnes" sans raison "apparente" pour des personnes normales -ou écervelées-. Alors, qu'est-ce qui pourrait encore vous trotter comme question... J'ai cinquante-deux ans... Je ne suis pas humain... J'ai vécu les guerres... J'ai déjà tué, mais je n'ai jamais violé... J'ai déjà sauvé des gens, malheureusement moins que je ne l'aurais espéré - mais vous en faites partie -... Oui j'ai décelé le fait que votre blessure était encore douloureuse... Souhaiteriez-vous savoir comment je l'ai trouvé ? Ou préféreriez-vous le découvrir par vous même ?

Lorsqu'il s'y mettait, Noah était une vraie pipelette... Pire qu'une vieille femme. Il était toujours adossé contre la porte et semblait avoir oublié pourquoi tout deux s’étaient retrouvés dans cette pièce dans de telles circonstances. Comme si tout cela était normal.
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MessageSujet: Re: Prenons congé [PV Noah] Ven 28 Mar - 0:52

Vraiment, c’était lui le directeur de cette école? (Elle n’en revenait toujours pas.) Pour une fois, qu’elle prenait les bonnes décisions, on n’était ''navré'' pour elle et on essayait de la provoquer. (C’était lui l’adulte responsable, non? Qu’est-ce qu’il voulait? Un combat?) Elle lui avait demandé une (toute petite) chose. Poser ses épées (immédiatement (pas de les faire voler de façon (supposément) professionnelle (ou héroïque, allez savoir))). Elle aurait pu aussi lui montrer ses talents, mais bon, c’est assez dur de camoufler des épées (lorsqu’on porte simplement un soutif et des pantalons moulant (car sinon, elle aurait bien eut le plaisir de lui montrer la nouvelle pièce de sa collection (le (fameux) pique (très idolâtré par Mailyanne))).

Elle entendit ce petit son caractéristique, un son qui lui faisait toujours (un peu (juste un peu)) déglutir  péniblement. Ce n’était pas parce qu’elle était une assassin qu’elle n’avait pas cet instinct de survie, de fuite ou cette peur de la Mort. Elle n’aimait pas plus jouer avec celle-ci (même si on pouvait penser le contraire vu sa carrière (et sa race (et ses soudaines pulsions meurtrières))). Elle tuait seulement les personnes se trouvant écrite noir sur blanc sur ses contrats, les autres c’était tout simplement de leur (plein (ouais, on va dire)) gré. C’était toujours eux qui se jetait sur elle (désespérément) pour la tuer (car elle tuait tout simplement leur chef ou quelque chose du genre (quand même! (ils n’avaient pas tant de bonne raison…)) ou dans le cas présent, pour vouloir se donner la mort.

Elle revient finalement à ce qui se passait en ce moment. Elle ne lâcherait plus ce directeur des yeux si ça pouvait le tenir éloigné d’elle. Cependant, il n’était pas de ces personnes qui abandonnaient lorsque leurs victimes agissaient de façon civilisé (et qu’elle déposait les armes (tout de même c’était quelque chose (surtout lorsque la dite victime était en fait un assassin méfiant et (pour le moment) en désavantage numérique d’armes)). Et après on disait que c’était les lycanthropes qui s’emportaient pour rien? C’était bien lui en ce moment qui secouait la tête négativement en plantant ses épées dans le parquet (de toute façon, ce parquet devait déjà quémander sa mort en ayant un tel homme (ou plutôt vermine hypocrite) comme seule compagnie (non mais des plans pour devenir fou (elle pensait tout de même à la bonne santé mentale de ce parquet (comme quoi elle pouvait avoir de la compassion lorsqu’elle le voulait)))).

Tout ça pour (finalement) lui foncer dessus (une seconde fois (car oui, c’est important de le préciser)). Il essayait de la mettre hors d’elle, seulement il ne savait pas qu’elle était toujours (bon la plupart du temps, alors (d’accord quelques fois) en contrôle de sa bête intérieure. Elle ne pouvait la laisser mener les rênes. Elle devait faire cela pour des raisons plus évidentes que de (simplement) sauver la vie de ce directeur (qu’elle aurait bien tué, sans le moindre remords suite à son attitude (hypocrite (car oui, elle détestait les hypocrites)). Bien sur, mauvaise réponse, mais est-ce que le tuer aurait vraiment été la bonne réponse? (Nah. Pas du tout. (Du moins, pas une très bonne idée si elle pensait à son futur.) Était-il vraiment navré? (Nah. Surement pas non plus, hypocrite, l’insulta-t-elle mentalement.) Elle qui avait crut qu’elle serait enfin plus en sécurité en ayant un maître normal (car oui, elle remettait pas mal la ''normalité'' de l’homme qui la plaquait au sol ET dans une armoire (car elle ne le tuait pas) en question) avec un emploi normal. Après tout, elle se disait qu’un directeur d’école, ça devait être sain d’esprit et clément avec ses élèves ou étant un peu strict tout en restant quelqu’un d’agréable (mais bon, il s’avérait qu’elle était toujours prise avec des gens perfide).

Elle avait pourtant rien vu. Alors qu’il la rentrait dans l’armoire, elle se répétait qu’elle venait juste de dire qu’elle ne réagirait pas qu’il l’attaque ou non, mais bon, elle était sur le point de renoncer à sa parole (afin de lui mettre un bon droit en pleine mâchoire (ce qui en soit était assez raisonnable (peut-être même trop à son simple avis))). Elle sentit le coin du tiroir entrer en collision avec sa blessure près de ses reins (se qui fit changer ses plans). Elle essayait de se dire que tout allait bien avec elle, elle n’arrêtait pas de se le dire, mais… Mais la partie lycan semblait vraiment vouloir sortir. Cette partie d’elle n’arrêtait pas de se dire qu’il allait (tellement) le lui payer! Et alors qu’automatiquement son corps glissait sur l’armoire vu la douleur qui la faisait chanceler, de ses bras croisés, Noah maintient sa tête dans cet étau. Les paumes de Noah touchait le bois de l’armoire, alors qu’elle elle n’avait que ses pieds qui touchaient le sol sans grande conviction, son menton étant lâchement posé sur les bras croisés de Noah. Elle semblait totalement sereine, alors que sa poitrine se soulevait de façon complètement anormale (à se demander si ce ne serait pas son cœur qui allait lâcher avant que se soit la bête qui puisse l’incarner (et qu’elle se disait (aussi) mentalement qu’elle n’aurait qu’à lui mordre le bras pour qu’il la lâche. (Seulement, ce n’était pas une bonne idée (pas du tout même))). Des plans pour que le goût ferreux du sang d’autrui la fasses perdre le contrôle d’elle-même.    

Elle essayait du mieux qu’elle le pouvait de calmer cette boule meurtrière au fond de son estomac. Avait-elle quelque chose à lui prouver? Elle se disait bien qu’il la faisait venir dans son bureau pour quelque chose d’important, alors ce ne pouvait qu’être un test, un mal entendu. Elle n’avait pas passée pour qu’il réagisse comme cela? Tout de même ce n’était pas si grave, pensa-t-elle avec un rire aux lèvres. Son sourire disparut aussitôt qu’il fit pression sur son ventre avec son genou. Là c’était tout simplement du suicide de la part de l’homme (et c’était exactement ce qu’il voulait (malheureusement)). Elle se promettait de ne pas lui donner ce qu’il voulait et elle se retenait plus que jamais intérieurement (car en ce moment, elle essayait de se sortir de cette emprise, mais sans grand succès lorsque quelqu’un vous maintient ainsi et fait pression sur votre (ancienne) blessure (qui voulait-elle se convaincre ne lui faisait pas mal en ce moment). Et alors qu’elle allait pour prendre les poignées de l’armoire avec ses deux mains (pour ainsi pouvoir soulever ses pieds du sol pour donner des coups), il prit la parole pour la déstabiliser.

Alors qu’il ne faisait que dire ses premières phrases, elle tenta de rapprocher son visage de celui de Noah, le regard mauvais. Elle se disait qu’elle ne pouvait pas le tuer, mais… Mais c’était si tentant. Elle laisserait presque sortir son côté lycan pour une fois, mais elle ne pouvait (non, ne devait) pas.  Et voilà qu’il l’appelait damoiselle avant qu’il ne revienne à la charge, se donnant le droit de jouer avec son mental. Il allait (trop) loin. Parler de sa blessure comme  d’un handicap. Elle ne tient cependant pas à lui préciser qu’elle était très bien capable de le tuer encore malgré cela (car de un, il allait croire qu’elle lui donnerait ce qu’il voulait (ce qui était (encore) loin d’être le cas… ou du moins, pas encore sur le point de se faire et de deux, car, disons qu’elle manquait un peu de crédibilité en étant ainsi coincé sous lui)). Comme pour se rire encore plus de l’amérindienne, il lui demandait si elle ressentait encore la douleur. Elle lui aurait presque craché au visage. Elle avait presque le goût de lui dire qu’il pouvait bien aller se faire voir ou qu’elle pourrait toujours lui rentrer un poignard en argent dans le dos (lorsqu’il aurait sa forme de lycan, car au sinon, ça ne serait pas aussi douloureux), le recoudre, attendre un an pour le plaquer à travers une armoire s’il voulait tant faire croire qu’il compatissait à son sort ou (''réellement'') savoir si elle avait mal. (C’est certain qu’elle avait mal!)
   
Et voilà, qu’il essayait de la percer à jour avec toute son énumération d’idée (elle pouvait dire mauvaise réponse navré à son tour? Non? D’accord). Et alors qu’il disait toutes ces hypothèses, elle lui aurait bailler au visage pour lui faire comprendre qu’il était totalement à côté de la plaque, mais bon, disons qu’elle ne pouvait pas vraiment faire ce qu’elle voulait, car elle avait mal (un mal de chien qui lui déformait en ce moment même le visage, alors essayer de bailler en même temps, c’était assez laborieux)) et bien qu’elle aurait pu lui fournir toutes les réponses à ses questions, il préférait toujours parler, parler, parler (car il ne faisait que cela, répéter le mot ''non''. Trois fois même!). Il croyait vraiment pouvoir gagner au jeu des devinettes avec elle? Et alors qu’il avait un temps soit peu raison, elle se disait bien qu’elle pouvait avoir des remords (seulement pour les bonnes personnes). De la culpabilité, elle pouvait aussi en avoir, alors pourquoi se croyait-il le meilleur pour la juger? Le fait qu’il l’avait soigné (ou sauvé la vie, disons qu’elle minimisait un peu le geste de l’homme vu sa nouvelle rancœur envers celui-ci) une fois?

Et alors qu’elle aurait pu se lasser de garder tout ce qu’elle pensait en tête, elle s’amusait drôlement à mettre toutes les répliques de Noah sens dessus-dessous. Mentalement, elle était prête. Elle allait contrer la moindre chose qu’il disait… Ah mais deux instants, il était vraiment en train de la complimenter? Et bien merci, c’était vraiment apprécié d’entendre un compliment de la part d’un hypocrite, ou être au moins (pour une fois) félicité de ce talent à disparaître. Jusqu’à ce moment, elle confirmait quelques détails, mais elle se sentit interpellée lorsqu’il entra dans le sujet de son poste et de cette soif de sang.

Il remettait vraiment son envie d’enseigner en question (seulement si vraiment il avait raison, elle aurait fait ses bagages il y a déjà bien longtemps de cela si elle n’était pas intéressée, tout de même, n’était-ce pas lui qui semblait la connaître comme si elle avait toujours fait partie de sa vie il n’y a pas deux secondes encore)? Et maintenant il répétait encore, comme quoi elle se demandait s’il n’avait pas un problème de bégaiement. Il voulait donc savoir, mais il ne lui laissait pas le temps de répondre. C’est qu’il était impoli, mais bon, elle ne releva pas cette information comme crucial, car elle n’était pas plus polie en son genre. Pour continuer dans son monologue mental, elle se disait que c’était bien lui qui avait fait courir ses crocs proche de sa jugulaire, alors il ne pouvait se permettre de parler de sa soif de sang. Habituée… Elle dut prendre une grande bouffée d’air fraîche pour se calmer, car même intérieurement elle ne trouvait pas assez de mots pour l’insulter. Elle serrait tellement des dents, qu’elle en avait mal à la mâchoire.

Tout ce qu’il disait repassait dans sa tête, alors qu’elle était de plus en plus à bout (bien que sa répartie mentale l’aidait un peu à se calmer). Elle essayait quand même de se mouvoir, ne lui laissant pas une minute de répit devant toujours essayer de la contrôler (se qui était vraiment drôle à voir, mais tout de même bien épuisant autant pour elle que pour lui). Elle tentait comme un diable de se sortir de là. Et alors que ça semblait vraiment inutile, ça la faisait au moins se défouler (un moindrement) alors qu’elle se blessait tout à la fois, sentant sa blessure et la pression dans son ventre lui couper un peu le souffle. Elle cessait aussitôt que la voix de l’homme se fit de nouveau entendre (avec l’intention de faire souffrir (encore plus) ses (pauvres) tympans se disait-elle).

De plus belle, le directeur repartait avec son bégaiement idiot. Et en plus, il avançait des théories qui la faisaient vraiment désenchanter (car il avait raison (du moins, en partie)). Elle n’était pas très encline à vouloir le tuer, car… Elle lui était reconnaissante, mais c’est tout. Et puis, même à cela, elle ne l’aurait pas tué, car et bien, ses carrières ne méritaient pas d’être salit même s’il lui donnait toutes les raisons du monde pour le tuer en ce moment. Alors, oui, comme il le disait elle n’était pas réfractaire à sa mort… Non, c’est juste qu’elle n’avait pas tellement vu l’utilité de le tuer lorsqu’elle avait encore ses armes en main (soit avant qu’il s’amuse à la provoquer davantage en faisant resurgir la douleur de son ancienne blessure et en commençant une joute verbal).

Elle était entrée dans ce bureau avec son poignard propre et elle se disait bien que c’était mieux de ne pas s’en servir pour lui transpercer le cœur (comme il le stipulait) si elle avait à ressortir de ce bureau un jour (du moins, s’il arrêtait de s’obstiner à vouloir la plaquer sur toutes les surfaces dures possibles dans son bureau). Alors qu’il continuait à parler, il la faisait remettre en question sa décision précédente. Elle ne l’avait pas tué et elle avait crut que c’était la bonne solution, mais maintenant qu’il le disait… Pouvait-elle lui demander de la lâcher pour qu’elle fasse le sale boulot à sa place? Elle eut un sourire mauvais à cette pensée qui n’échappât surement pas à l’homme.
Et voilà qu’il disait bien la tenir… Vraiment, elle l’avait constaté sans même qu’il le dise, mais bon aussi bien lui faire croire qu’elle pouvait aussi avoir ses défauts de retardement elle aussi (ce ne devait tout de même pas être facile à vivre de toujours répéter ainsi deux ou trois fois les mêmes mots (vous voyez qu’elle peut avoir de la compassion lorsqu’elle le veut!). Seulement ce petit ajout verbal, était comme un coup dur à prendre pour l’orgueil (du moins, elle aurait pu mal le prendre, mais elle n’avait pas d’orgueil surdimensionnée, elle savait perdre de temps à autre sans qu’elle se sente démoralisée (après tout, son passé d’esclave avait laissé des traces)). Ensuite, il crut bon de la dissuader de penser qu’elle pourrait s’en sortir. Si elle pensait le contraire? Non, elle savait qu’en ce moment, il avait une poigne beaucoup trop importante pour qu’elle puisse s’échapper. Elle avait juste gesticulé ainsi pour au moins tenter de faire quelque chose en attendant qu’il fasse une erreur qui pourrait lui permettre de s’échapper pour de vrai.

Une fois toutes ses balivernes dites, elle le regarda dans les yeux de façon lasse (du moins, elle avait cette petite rancœur au fond des yeux tout de même), croyant qu’il la lâcherait et qu’elle aurait un moment de répit, au lieu de quoi il attrapa ses poignets et lui tordit les bras dans son dos. Il vient lui susurrer à l’oreille d’aller dans la salle de bain. (Non, elle n’entrerait pas dans cette pièce, ce n’était pas vrai! (Pas avec lui, c’était certain.)) Un minimum terrifié, pff. D’ailleurs elle fit ce soupir à haute voix avant d’agir (elle lui laisserait peut-être la vie, mais elle avait droit à sa petite vengeance, non? Et bien, elle se la donnait tout de même!). Elle souleva son pied droit et donna un coup assez puissant sur le tibia du (cher et ''admirable'') directeur. Elle ne voulait pas paraître terrifiée, elle ne voulait pas lui donner ce qu’il voulait, mais bon, ce n’est pas comme si elle pouvait vraiment fuir à ce stade, elle était beaucoup trop loin de la porte du bureau et de la fenêtre pour prendre ses jambes à son coup (car malheureusement, malgré qu’elle lui avait fait mal, il n’avait pas donné un peu plus de liberté à Mai’ (loin de là même)). Elle n’avait pourtant pas dit son dernier mot. Elle lui offrirait au moins un peu de résistance, pour montrer qu’elle n’irait pas dans cet endroit (seul avec lui) aussi facilement.

Après tout, peut-être que tout cela n’avait rien à voir avec l’école (elle voyait enfin qu’elle avait peut-être pu se tromper) et qu’il voulait enfin prendre ses droits en tant que maître. Elle ne pouvait s’empêcher de croire cela. Peut-être qu’il avait maintenant besoin d’un bouc-émissaire. Il n’était pas apprécié, donc il devait remettre sa colère sur quelqu’un d’autre (Pourquoi pas l’esclave, tiens?). Et maintenant… Que voulait-il lui faire (dans une salle de bain (qui plus est))? Et alors qu’ils étaient rendus devant le seuil de la salle de bain, elle mit ses pieds sur les deux côtés de la porte, en poussant avec son dos Noah qui la tenait encore. (Seulement… elle ne se fit que plus mal encore.) Elle ne pouvait le laisser faire. Il l’avait laissé libre pendant un an et maintenant (maintenant il la battait et voulait aller encore plus loin) il voulait la briser. Elle ne pouvait croire qu’elle avait crut un instant qu’il ne lui ferait jamais rien (elle avait été trop conne). Elle boulonnait en dedans d’elle-même. Elle était si enragée. Elle serait des dents, alors que quelques larmes de rage coulaient sur ses joues, avant qu’il mette encore plus de pression sur elle pour la faire entrer dans la salle de bain.

Aussitôt qu’ils entrèrent dans la salle de bain, il la relâcha. (Très mauvaise idée!) Il referma la porte, se tourna vers elle et alors qu’elle allait s’élancer pour lui mettre un bon coup du droit, elle vit qu’il alluma sa pipe. (Sérieusement? Elle aurait (presque) trouvé tout cela amusant, si elle n’était pas coincée avec un (possible) psychopathe pervers. (Il cachait bien son jeu le directeur (elle qui avait crut que les parents avaient peur de lui juste parce qu’il avait instauré des cours d’assassin et engagé une femme comme elle! Et bien maintenant elle savait.))) Il reprit alors la parole, comme si de rien n’était, comme s’il n’avait pas vu toute la colère qu’elle avait. Il lui parlait bien normalement, alors qu’il lui avait fait vivre (et lui faisait toujours vivre) le plus gros calvaire mental jamais connue.

Il avait joué avec ses nerfs, et encore en ce moment, alors qu’il allait lui expliquer son comportement, pour elle, il jouait encore. Il était vraiment un sadique dans l’âme, se disait-elle. Elle avait vraiment le goût de lui dire sa façon de penser, au lieu de quoi, elle plantait ses ongles dans les paumes de ses mains. Gardant une distance (respectable) entre elle et lui (deux tentatives d’agression sur sa personne, c’était déjà (bien) trop à son avis). Et alors qu’elle se contenait, il dit (de façon un peu trop poli) qu’elle pouvait bien le gifler si elle en sentait le besoin après s’être excusé. Wow, mais qu’était-ce donc cette norme sociale? Une sorte de norme lié à la vengeance? (Elle s’en fichait, tant qu’elle pouvait faire ce qu’elle voulait faire depuis un bon moment déjà.) Elle ne se gêna aucunement, pris son élan et du revers de la main (pour que ça pince un peu plus et pour montrer un certain je-m’en-foutisme digne d’elle) le gifla en souriant avec brio.

Aussitôt après, derechef, il reprit la parole. (Et elle là dedans ? Elle séchait, c’est ça?) Il voulait s’expliquer… Il voulait s’expliquer sur le fait qu’il venait de l’humilier et de lui causer plus de blessures qu’elle en avait déjà eu en effectuant le contrat d’hier et bien elle l’écoutait, elle n’avait que ça à faire. Elle restait appuyé sur le comptoir du lavabo, les bras croisés encore le regard mauvais. Encore plus lorsqu’il expira la fumée de sa pipe dans la pièce. Déjà qu’elle était confinée avec lui, il pourrait lui éviter de l’intoxiquer aussi, non? Elle prenait cela pour un non. De son côté aussi, Noah avait les bras croisés, appuyé sur la porte par exemple (et bien, à part cette porte, elle n’avait aucun issue (il savait vraiment rassurer ces hôtes!)). Il avait cet air serein sur le visage qui la faisait serrer ses bras encore plus contre elle. Alors qu’il parlait de son pêché mignon, elle se disait que si seulement celui-ci aurait pu venir à bout de lui plutôt, elle n’aurait pas autant d’ecchymoses demain, si du moins elle sortirait d’ici avant ce temps… Il crut bon de passer finalement au sujet de ce soudain changement de comportement en disant qu’elle devait surement se foutre de son pêché mignon. Elle lui répondit avec hochement de tête, ouvrant tout de même les oreilles à toutes informations impertinentes sur lui, après tout, elle pourrait peut-être s’en servir par la suite contre lui. D’ailleurs, elle imaginait bien trouver une utilité au pêché mignon de l’homme, s’il s’étouffait avec sa pipe, se pourrait passer pour une mort naturelle, non?  

Elle n’eut guère le temps d’élaborer plus longtemps une théorie qui ne tiendrait la route qu’il parla de LA vérité. Alors la vérité… Elle l’attendait et fut un peu hilare devant ce mensonge (aussi gros que l’île toute entière selon elle). Elle l’écoutait tout en ayant un air dubitatif sur le visage bien visible (elle n’était pas hypocrite et voulait lui montrer qu’il était un (très) mauvais menteur). Elle se disait bien que tout cela n’avait aucun sens. Elle ne pouvait croire cela. Et il faisait passer sa soudaine violence sur le dos des parents et des politiciens (il était encore plus perfide qu’elle ne l’avait crut). Il s’approcherait à nouveau d’elle et elle le neutraliserait peut importe si sa carrière était en jeu. Il la bombardait pourtant de plusieurs autres phrases qui auraient pu être plausible, comme quoi les parents avaient voulu qu’elle quitte son poste d’elle-même et tout le blabla administratif, (si le plus gros du mensonge avait été plausible en premier lieu, elle l’aurait (peut-être) crut). Et maintenant il voulait se faire passer pour le gentil de l’histoire. Il avait prit la responsabilité de ce choix (plus par folie et par excentrisme qu’autre chose, c’était certain (se disait Mailyanne)) et avait voulu prouver aux autres la bonne foi de Mailyanne en faisant tout cela. Bien oui, c’était facile de mettre le dos large à tous ses parents qui n’étaient pas là pour dire si l’homme disait vrai ou non. Et ce n’était certainement pas ses gens coincés qui diraient cela au visage d’un assassin. (Il y avait pensé, il était rusé, mais totalement con à la fois.) Et alors qu’elle avait crut que le jeu du surhomme s’arrêtait là, il décida aussi d’être un militant à la cause des lycanthropes et des assassins (surement en pensant que ça l’amadouerait et bien, elle n’était pas aussi stupide!). L’homme ne finissait plus de parler alors qu’elle commençait à se lasser de tout contenir. Après tout, pour une fois qu’elle avait pleins d’insultes au vocabulaire variés, elle voulait bien que cela en vaille la peine. Alors que sa phrase pouvait sonner comme une superbe phrase basée sur la confiance, elle prit cela pour une menace. Il la ferait taire. Il lui affligerait toutes sortes de tortures pour s’assurer qu’elle ne fasse aucun meurtre dans son établissement. Il avait surement détecté sa méfiance et son mouvement de côté, car il s’excusa encore tout en avouant s’être emporté. Il cherchait à se faire pardonner avant de lui sauter de nouveau dessus, c’est cela?

Elle ne le laisserait pas faire ce qu’il avait envie d’elle, car bien entendu, ils étaient obligés de rester dans cette pièce prétextant que c’était pour  ''discuter tranquillement''. Bien entendu, il l’avait amené ici pour ne pas se faire déranger pendant qu’il faisait sa petite affaire.
 
Malgré tout cela, il gardait sa politesse des grands jours (surement pour ne pas assumer à cent pour cent ce qu’il était, un pervers, un sadique et un fou) en la vouvoyant toujours en lui proposant un verre ou de quoi grignoter. Voilà, il voulait la droguer! Elle en eu même la preuve, mais il tentait d’être rusé (malgré le fait qu’elle l’ait vu venir). Il avait rempli deux verres au lieu d’un (et bien elle n’allait certainement pas croire que cette boisson n’était pas droguée s’il n’en buvait même pas lui-même. Pff)). Il sortit aussi des petits biscuits au quel il ne toucha pas non plus (Coïncidence? Nah. C’était un piège! Un piège qu’elle avait déjà remarqué pauvre petit qui se croyait (si) intelligent.) Il s’assit alors en indien et mit le tout devant lui. (Bien tenté, lui envoya-t-elle en message codé de par son regard (car oui, elle arrivait très bien à faire deviner les mots au fond de ses pupilles (bon, elle prenait tout simplement un air hautain aux yeux des autres (mais pour elle, il était indéniable qu’elle avait une variété monstre d’expression de yeux, au point que les gens y décèleraient des mots.))))

Elle ne pouvait vraiment rien faire d’autre que l’écouter et ça lui causait vraiment des problèmes. Elle ne pouvait rester très longtemps en place à écouter parler, parler et parler (et pourtant… Elle l’écouta parler, parler et parler.) Il était vraiment quelqu’un qui aimait être un bon orateur, ça se voyait.

Et alors qu’il se faisait une conversation à lui tout seul, elle tenta de s’asseoir sur le comptoir, elle décida finalement de laisser tomber vu la douleur qu’elle sentait. Elle était mieux d’être debout s’il essayait de lui foncer de nouveau dessus (quoique ça ne changeait pas tant la donne, sauf peut-être tombé de plus haut si elle restait debout…). Comme si l’ambiance dans laquelle ils se trouvaient était une ambiance chaleureuse et conviviale, l’homme lui demandait si elle voulait savoir autre chose. Même qu’il lui proposa son aide. Et c’est là qu’il commença à répondre à ses propres questions, en disant qu’il lui semblait être sain d’esprit. Juste sembler, et c’était bien lui qui faisait cette supposition, alors autant dire qu’il y avait des (nombreux) risques à ce qu’il soit dément. Comme pour essayer de prouver qu’il était sain d’esprit, il essaya de lui montrer qu’il n’avait pas l’habitude d’attaquer les gens sans raison apparente avec un raisonnement à deux balles comme quoi les gens ne comprenaient pas ses raisons premières. D’accord, c’était vrai qu’on pouvait se dire cela, mais bon, pour elle il était évident que cet homme disait tout cela pour essayer de calmer sa conscience et non car ce pouvait être le cas. Elle se disait tout simplement que les gens ne comprenaient pas les agissements de l’homme vu son image et son poste, que ces gens étaient trop naïfs pour pouvoir croire à la possibilité qu’un directeur pouvait être comme cet homme qui la dégoûtait. Car oui, même si elle n’avait pas tellement de normes, elle au moins, elle ne cachait pas ce qu’elle était avec un rôle bien vu. Et alors qu’il disait que les gens normaux et/ou écervelés ne le comprenaient pas, elle se demandait bien s’il essayait d’insinuer qu’elle était une folle.

Il continuait toujours son petit monologue, mais cette fois comme une présentation plus ou moins officielle de sa personne. (Pitié!) D’ailleurs, son âge l’impressionna. Cherchant pourquoi elle aurait voulut savoir son âge à cause de ce qu’il venait d’arriver, elle se dit qu’elle aurait certainement demandé un truc du genre ''Vous avez quel âge pour être aussi con?'' mais sinon, elle ne voyait pas tellement le lien à faire. Elle eut un peu de difficulté à retenir un rire et à ne pas ouvrir la bouche de surprise. Il rajouta plusieurs informations qu’elle prenait en note (mentalement (ce qui n’était pas un problème pour elle (mais bon, c’était surtout car dans cette salle de bain il n’y avait ni calepin, ni crayon))). Il n’était pas humain. (Surprise!) Il avait vécut les guerres, tué, mais jamais violé… Abordait-il le sujet, car son attaque (future) approchait (de plus en plus)? Ou qu’il voulait simplement lui spécifier qu’elle était la première qui aurait ce traitement? Non mais, c’est qu’elle ne le laisserait pas faire. Il essayait de l’adoucir, mais rien à faire mec, il se frottait à la mauvaise louve!, pensa-t-elle. Il lui rappela alors (subtilement (elle aurait surement roulé des yeux à tel point c’était maladroit)) qu’il lui avait sauvé la vie, avant de lui parler de sa soudaine révélation à propos qu’il savait que sa blessure lui faisait toujours mal avant de ne plus parler.

Ce ne fut qu’après avoir laissé un petit silence après tout ce blabla (inutile), sa semi-parano et ce jeu bien orchestré (il fallait se le dire, il avait tout de même mit un peu de temps à monter tout son manège), qu’elle prit enfin la parole.

-Bon, vous avez fini, je peux parler? (Elle ne lui laissa aucun temps de réponse) Bien. Vous permettez?, dit-elle en gardant ses yeux rivés sur Noah (pour se préparer à toutes sorte de coup bas) tout en se penchant pour attraper le verre le plus près d’elle.

Elle n’attendit pas et une fois le verre en main, elle versa son contenu sur la tête de Noah, avant de le faire se briser entre ses doigts en fermant le poing. Elle ne put s’empêcher de sourire en ouvrant la main, laissant juste quelques morceaux de verres tinter sur le carrelage de la salle de bain (quelques entailles de plus ou de moins, ça ne changeait plus grand-chose à ce stade).

-Alors voilà, c’est ça votre raison? Vous vous êtes emporté car vous me testez, car les parents et les politiciens de la ville étaient effrayés par moi. Vous êtes vraiment un saint monsieur le directeur, dit-elle en levant une petite jupette imaginaire en croisant les jambes et en pliant les genoux.

Elle reprit rapidement de son sérieux, plantant son regard mauvais dans celui (beaucoup plus bas du directeur).

- Bon… Par où commencer? Qui vous permet de me juger? Et bien, si vous me permettez, j’en ai fait autant, vous voulez entendre? Peu importe j’ai envie de vous le dire pour que vous sachiez à quoi vous en tenir. Alors de un, elle ria un peu. Cette manie de toujours répétez les mêmes mots ne vous énerve pas? C’est qu’on n’est pas dans une pièce de théâtre. De deux, vous essayez vraiment de me faire croire que pendant un an, une année entière les parents et les politiciens ne savaient pas mon autre profession? Après tout, je suis une enseignante qui donne des cours pour les assassins, alors c’était tout simplement logique que je sois moi-même un assassin! Vous auriez du réfléchir à votre mensonge plus longtemps que cela, Noah! (Et oui, elle se servait de son nom, comme d’une attaque.) Je n’aurais jamais crut cela de vous. Je suis en colère, mais je suis encore plus déçu de voir que… Que tout cela n’est qu’une façade. Vous vous faites toujours passez pour un héros avant d’écraser les gens? Vous essayez de me faire croire que toute la population me déteste, car vous croyiez que ça allait m’atteindre, pas vrai? Sinon, tant qu’à parlez de cela. Peut importe ce que tous ses gens pensent, ils ne savent strictement rien de moi, sinon ils n’auraient jamais fait cela, s’ils auraient fait des recherches, ils n’auraient jamais douté, si vous dites du moins la vérité. Sinon, je pourrais bien crier sur tous les toits mon passé, mais je m’en fous. Je me fous bien de toutes leurs opinions de gens coincés, car même si je sais que je pourrais les rendre compatissant envers moi, je ne le fais et ne le ferais jamais. Car après tout, est-ce que me faire voir comme la victime dans tout cela changerait vraiment quelque chose? Ils me jugeront et je les jugerais toujours. Mais vous…

Elle laissa un petit silence. Un silence lourd de sens. Elle avait crut en cet homme. Elle l’avait crut bon avec elle, mais encore une fois, c’était loin d’être vrai.

-Vous vous amusez bien j’espère! Vous avez vraiment crut en moi ou vous sentiez déjà le grand coup venir? Vous vous êtes dit que c’était votre chance d’avoir une esclave sans débourser un sous, avec vos maigres revenus de directeur? Vous avez certainement déjà fait le tour de ses enfants et vous lassiez de tout cela? Que personne ne vous tienne assez tête! C’est ça? EST-CE QUE C’EST BIEN ÇA?

Elle se mit alors, les mains sur le comptoir, se pencha et reprit son souffle. Tout était de trop en ce moment. Elle crut cependant juste que prendre le second verre qui se trouvait au sol soit une meilleure idée (drogué ou non, ce verre allait peut-être enfin faire cesser tout cet effondrement qu’il y avait dans sa tête). Elle prit alors en une seule gorgée l’hydromel se trouvant dans celui-ci avant de le faire rouler dans sa main et de le faire tomber au sol juste sous les yeux et tout près des pieds du cher directeur en le défiant du regard (sinon ce n’aurait pas été aussi exaltant). Il fallait bien qu’elle mette quelques obstacles entre elle et lui (dont des morceaux de verres qui pourrait lui être très utile (si bagarre s’en suivait)). Avant de reprendre la parole.

-Et je vous jure que si vous osez mettre votre main sale encore sur moi, je vous mettrez la pire des raclées que vous n’ayez jamais eu. C’est pas vos petites guéguerres ou vos cinquante-deux ans qui vont m’arrêter, croyez moi. Vous n'êtes pas intouchable, le demi-siècle. Après tout, je suis un assassin, doublé d’une lycan et sans parler que comme vous dites, je n’ai pas de remords et que je saurai me cacher si la Justice essaye de m’atteindre, car nous savons tout les deux que vous me connaissait trop bien pour que vous ayez tort là-dessus, non? Après tout, me sauver la vie vous donne vraiment tous les droits! (dit-elle ironiquement.) Non, mais sérieusement, revenons en au fait que je pourrais me renseigner sur n’importe qui ici en à peine une semaine, alors n’essayez pas de me faire croire que ça l’a prit un an à des politiciens… Vraiment, vous êtes un très mauvais menteur. N’est-ce pas pour tenter une fois dans votre vie un viol que vous essayer de me terrasser ainsi? Après tout, vous êtes dans l’âge critique, dit-elle accompagné d’un rire mauvais. Ah et au fait... Ça m'intéresse vraiment beaucoup de savoir comment vous avez décelé le fait que ma blessure me fait encore mal après m'avoir foncer dessus deux fois et m'avoir fait percutez un tiroir de plein fouet? Allez-y je suis toute interrogative et toute ouïe. (Cela pouvait bien paraître sarcastique, mais non, Mailya’ voulait vraiment le savoir.) Après tout, peut-être que vous m'espionnez aussi lors de vos temps libres? J'aimerais savoir.

Et alors qu’elle aurait pu continuer de parler pendant des heures (bon, pas tellement, car à un moment donné, dire toujours la même chose était ridicule), elle marcha de reculons, ayant déjà compté préalablement les pas jusqu’à la baignoire qui se trouvait à la totale extrémité de la pièce. Elle s’assit sur le rebord de celle-ci, mais elle s’assit un peu plus loin que prévu et tomba dans celle-ci (wow, comment ruiné un moment parfait!) les deux jambes en l’air. Elle réussit tout de même à rattraper le coup en croisant les jambes de façon élégante. Et alors qu’elle était dans la baignoire, son regard était (rivé et pile) à la même hauteur que celui de Noah qui était toujours adossé à la porte (la seule sortie). Elle releva sa main, et contempla les dégâts de celle-ci avant d’entreprendre sa propre guérison. Elle retira les quelques bouts de verres avant de retirer le (dernier et) plus gros morceau de verre, regardant le sang couler avant de lécher le sang qui était sur le bout de verre qu’elle venait de retirer lançant par la suite celui-ci comme un vulgaire bout de papier en replongeant son regard dans celui de Noah tout en léchant sa main. Après tout, c’était bien la façon des loups de se laver (et elle se disait bien que la personne la plus dérangée dans cette pièce entre elle et lui, c’était bien lui de toute façon). Et alors qu’on aurait pu croire qu’elle n’allait rien demander de plus et le bouder, elle parlait de nouveau.

-Sinon, il y a quelques questions auxquelles vous n’avez pas pensé et dont j’aimerais aussi avoir les réponses. Pourquoi êtes-vous devenu directeur? Comment croyez-vous pouvoir cacher votre côté fou, sadique et hypocrite à tous ces gens? Ils découvriront. Ils découvriront que vous vous cachez derrière un rôle honorable pour quelques raisons que ce soit. Je n’osais croire que vous puissiez être aussi perfide… Et dernier point, ce n’est pas parce que je suis votre esclave que vous êtes obligé d’en abuser et que je suis obligé de répondre à tous vos besoins  ou que je suis nécessairement votre souffre-douleur personnel assigné, pigé? Un esclave ça s'entretient.

Elle ne put s’empêcher de tirer le rideau de douche vers elle afin que visuellement ils soient séparés. Elle ne voulait pas voir la réaction de l’homme. Elle ne voulait pas voir s’il faisait un air de pitié ou s’il souriait d’un sourire carnassier. Elle voulait garder un peu de distance entre elle et tout ce que l’homme allait faire. Tout en profitant de son cachette (improvisée) pour cacher son air déconfit. Et comme pour être sur que l’homme ne croit pas qu’elle se cache derrière le rideau pour sembler moins abattue (comme elle le faisait), elle se rapprocha le visage du rideau, tassa un peu celui-ci pour montrer son visage et lui fit une grimace (comme une enfant le ferait si bien) avant de se remettre comme elle était, les bras croisés encore.

[HRP: Alors, voilà. Après bien du temps et bien de petites folies, voilà le big shot. Wink En espérant que tu vas aimer Noah. ^^ Une chance que t'aimes la lecture. Et j'aimerais prévenir avant qu'on me prenne pour une méchante et une folle, c'est Noah qui a dit que ça serait bien plus drôle si j'analysais en détails tout ce qu'il disait. Sans dire que je devrais surement m'attendre à un RP aussi gigantesque que le mien de sa part. >.> Je t'aime tout de même Noah. Voilà, j'ai mis un peu d'amour dans ce poste qui est totalement méchant envers ton personnage. Il faut bien se faire pardonner. xD]
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Noah Amshford
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MessageSujet: Re: Prenons congé [PV Noah] Jeu 10 Avr - 0:16


Prenons Congé





Alors que l'assassin commençait à, petit à petit, étape par étape, échelon par échelon -Et je pourrais encore en trouver beaucoup - perdre son sang-froid, Noah s'amusait à faire tournoyer ses deux épées. Enfin, quand je dis perdre son sang-froid... Par réellement, du moins, pas beaucoup. Un chouia. Elle avait eut cet instinct de déglutir au son singulier des épées fendants l'air. Que de souvenir... Il me suffirait de fermer les yeux pour me remémorer toute les fois où Noah avait usé de ce petit... Comme dire cela... De ce... De ce petit quelque chose - autant rester clair non ? -Un peu...--. Il utilisait souvent les souvenirs pénibles des gens pour exercer une pression sur ceux-ci. Qui aimerait réentendre le bruit de la guillotine alors que sa famille était morte décapité ? Qui apprécierait d'entendre des cris de personnes torturés alors que l'on s'est également retrouvé sur la table "d'opérations" ? Très peu je dirais.

En tout cas, ce petit bruit de déglutissement tout à fait naturel ne m'échappa pas. À vrai dire, peu de choses m'échappait avec cette... Apparence. Il n'est pas pour autant que je vous en révélerais d'avantage sur ma personne, je ne souhaiterais guère entacher l'Histoire de Noah, mais j'avais une capacité sensorielle exacerbée, une intuition développée, une mémoire étonnante et tout autres petits dons... De Mère Nature, allons-nous dire. Je pouvais dire qu'en ce moment même, un oiseau qui avait fait son nid - De paille, de blés et de branches de noisetiers - était actuellement en train de nourrir ses petits - cinq d'après le bruit de leurs piaillements - avec deux vers de terre qui s'étaient certainement retrouvé là à cause de la charrue des champs. Comment le savais-je ? Je le savais, c'est tout. Je pouvais également dire qu'une souris se baladait au-dessus de nos têtes, à la quête d'un repas ou que la secrétaire était partie... Faire ses affaires avec le jardinier, comme chaque jeudi.

Du moins, l'intérêt n'était actuellement pas à quelques broutilles de ce genre, Mailyanne fixant Noah d'un regard fixe semblant dire "Tu m'approches je t'explose". Ou quelque chose du même genre. Elle intima à Noah de ranger ses armes, après tout elle venait elle-même d'abandonnée les siennes. Peut-être de peur de -réellement- tuer Noah par réflexe ou simplement pour le provoquer et ne pas remplir sa "demande". À vrai dire si j'étais doué pour ce qui touchait au Matériel, le Spirituel m'était beaucoup moins connu. Les relations entre les personnes, les liens établit. C'était un peu flou dans ma tête. Un peu comme si... J'avais oublié ce que c'était. Et il était bien possible que se soient le cas.

Et l'être très civilisé qu'était Noah - La plupart du temps... vingt-trois heures sur vingt-quatre, allons nous dire.- ne trouva rien de mieux que de sauter sur la lycane pour -probablement- agrémenter un peu leur dialogue. Si réel dialogue il y avait... Totalement imprévisible et intenable, c'était agaçant sur les bords. Un peu comme un génie qui se pavanait devant son intelligence et faisait des plans tellement compliqués qu'au final il ne trouvait à redire qu'un "Je ne comprends pas, je m'étais excusé pourtant". Digne d'un idiot... Parfois, cet homme était plus doué que moi pour les relations humaines. C'était la majorité du temps, à vrai dire. Et pourtant, parfois, des choses évidentes comme le nez au milieu de la figure lui échappaient. Comme le fait que Mailyanne -s'il s'évertuait à continuer - allait commencer à s'énerver, et ce ne serait pas bon -encore une fois - pour le parquet. Les griffes de lycanthropes, ça a le don de le griffer. Le parquet, pas Noah. Enfin, en général...

Tout cela - et oui que de baratin pour si peu... Il faut dire qu'une fois lancé, mon esprit est -un peu - volatile...- pour vous dire le Directeur ne vint pas à l'aide de la demoiselle en lui enfonçant le tiroir dans sa blessure encore douloureuse. C'était sûrement pour lui le moyen de lui dire "Alors ? Si ça te fait mal, bon sang, pourquoi ne pas me l'avoir dit ! Merde ! " Car oui, voir les autres souffrir l'énervaient. Qui plus est quand la faute lui revenait. Après tout, c'était - de son point de vue - lui qui n'avait pas fait appel à Trafalgar -certes il était à Célèbes, mais bon - et qui avait décidé de soigner sa future collègue/esclave sur son bureau et avec les moyens du bord. Qui était bateau. Vraiment bateau. Et maintenant, c'était elle qui en payait le prix -douloureusement-.

Mailyanne semblait lutter contre cette douleur lancinante, ses forces l'abandonnant et son corps étant uniquement retenu par les bras croisées de Noah -Pose qui était globalement inutile, hormis pour l'étrangeté de la scène qui pouvait peut-être avec de la chance pouvoir un peu déstabiliser la lycane-. Le menton de celle-ci reposait dans le croisement des bras du Directeur, mais je me refusais à penser qu'il l'eut fait exprès. Qui, franchement, aurait poussé une analyse ou un plan aussi loin, dans les moindres détails. Bon, c'était le genre de Noah mais... De la à mesurer la douleur de sa "patiente", c'était jouer un peu trop haut niveau. Le professeur d'assassinat affichait un air serein alors que tout son corps la trahissait. Son métier l'avait vraiment forgée à mentir jusqu'au bout, jusqu'au limite. Son cœur battait anormalement, certainement dû au choc avec le meuble ouvert, soulevant sa poitrine à un rythme irrégulier.

Un sourire qui me parut étrange et fort peu approprié vint égayer les lèvres les lèvres de la supplicié, un sourire rapidement réfracté. Pourquoi, ou plutôt qu'est-ce qu'il l'avait donc fait sourire dans une situation si précaire ? Bon, il pouvait y avoir une multitude de raison -peut-être ? - mais ma non-connaissance des mœurs habituelles me coupaient la réponse à cette question. Les raisons pour lesquels Noah avait déjà sourit dans des circonstances incongrues étaient... Nombreuses. Il passait son temps à réfléchir, et dès que son esprit touchait ou effleurait une pensée positive dans les batailles ensanglantées où il faisait découvrir l'air libre aux tripes et au sang de ses ennemis cela le faisait sourire. Il était aussi courant - du moins s'il est courant de se faire capturer/esclavager-joli mot de mon invention-/emprisonner - que lorsqu'il était en état minoritaire vis-à-vis de ses ennemis, dans le cas d'une capture - je ne vais pas m'amuser à égayer les points que vous avez déjà lu quelques secondes plus tôt non ? Vraiment ? Bon, alors dans le cas d'une capture, d'une mise en esclavage, d'un emprisonnement,... Vous avez vraiment la mémoire courte non ? - par exemple, Noah sourie en trouvant un plan qui lui permettrait de se libérer ainsi que ses compagnons d'infortunes. Mais bon, se ne devait pas être le cas du commun des prisonniers. Surtout sous la torture.

En réalité, ce qui avait fait évanouir ce fameux sourire était le genou de Noah. Il était vraiment rancunier... Mais bon, c'était de leurs fautes mutuelles. Après tout, Noah aurait dû le lui dire dès le début, et Mailyanne... Aurait dû lui dire dès le début. Ce n'était pas comme s'ils vivaient dans la même bâtisse, travaillaient dans la même bâtisse, mangeait à la même bâtisse, dormaient dans la même bâtisse. Bref, la liste est longue. Et pourtant en un an ils ne s'étaient croisés qu'en coup de vent. Et là, tout ce que Noah trouvait à dire comme retrouvaille c'était, en somme et en gros : Tue-moi. Quel manque de savoir-vivre ! On ne revoyait pas une personne donc on suivait la vie en secret avec une déclaration suicidaire quand même. On demandait comment l'autre personne se portait, on discutait potin et autre discussion banale ET PUIS on faisait sa demande suicidaire. Du moins, c'est comme ça que je vois les choses.

Noah commença alors un petit discours qui me fit réaliser que Noah voulait juste que Mailyanne lui confesse ses problèmes. Du moins qu'elle lui dise qu'il ignorait encore... Ça avait toujours un côté agaçant pour les personnes, son côté "Monsieur Je-sais-tout", mais il était et sera toujours comme ça Noah... Un crâneur un peu niais et pourtant sympathique pour qui le connaissait. Et qui n'agissait pas comme les personnes ordinaires dans des situations telles que celle-ci par exemple. Mais bon, après une quarantaine d'années à se battre, on devait bien perdre -un peu- de savoir vivre non ? Du moins ici, j'ai l'impression que Noah ne montrait pas son bon côté non plus. Car il est aussi un gentleman distingué, comme certain peuvent souvent l'oublier. À force d'être invité dans des mondanités ou encore à devoir exercer une politique stricte et pourtant -dans un certain sens- laxiste - Un minimum-, il savait comment réagir, comment être courtois, bref, il pouvait agir comme un noble, et non -comme maintenant- comme un barbare. Ou un hypocrite. Ou un idiot. Enfin... Tout "ça", c'était Noah.

Donc lorsque Noah commença son discours, car à force d'être aussi long, s'en était un, l'assassine rapprocha son visage -dans la mesure de ses moyens- pour lui lancer un regard mauvais. Malheureusement celui-ci avait moins d'impact que prévu car la jeune Lycanne avait le visage tordu de douleur. Elle devait certainement tenter de le cacher, mais bon... Avoir un genou qui vous appuyait dans une blessure, ça faisait un mal de chien... Pas pratique pour un loup... -Oui oui, je me tais... - Les organes compresser qui devaient davantage appuyer sur sa blessure ne devait pas non plus êtres très appréciable sur le coup. Et je parle d'expériences vécues. Dans sa position précaire, Mailyanne tentait tout de même de s'échapper en se démenant, mais cela ne devait pas avoir des effets bienfaisants sur son organisme... C'était un peu comme un chat qui viendrait vous planter sa griffe ; Vous voyez ce moment délicat où vous avez le choix entre laisser le chat enlever sa griffe tout seul, mais sans savoir après combien de temps, ou bien tenter de vous l'enlever vous-même malgré la douleur - Et la blessure plus profonde qui en découle-. Et bien, Mailyanne avait choisit la seconde option : Celle qui dure moins longtemps mais fait plus mal. À la différence que Noah ne la lâchait pas.

Enfin, ou finalement, à vous de voir, Mailyanne redevint lucide - ou simplement épuisée- car elle stoppa ses mouvements qui lui causaient plus de tords que de bien. Et là, dans un certain élan de galanterie et de son côté gentleman - sarcasme, quand tu nous tiens- il tordit les bras de la lycanne pour lui susurrer des mots doux menaces. Enfin, pas vraiment des menaces. C'était plutôt une sorte d'humour vaseux qui ne faisait rire que lui. Après tout, son charmant "ayez l'air un minimum terrifié" était des plus... Réconfortant ? Tout comme le lieux de leur.. Hm... Destination ? Bref, la salle de bain. Je ne souhaitais vraiment pas à savoir ce qu'il entendait par là... Mais c'était Noah. Pas quelqu'un d'autre. C'est pour ça que je voulu connaître sa raison. Enfin, ses raisons.

Cet homme était rempli d'énigme, devenant à son tour une énigme bien ficelée... Tenez, cher lecteur, saviez-vous que vous perdez du poids -enfin de la masse -oui oui, on dit bien masse et pas poids, ignare-- en faisant des sudokus ou tout autres activités vous semblant principalement cérébrales ? D'une pierre deux coups non ? Bref, pourquoi est-ce que je dérive le sujet - la biographie de cet énergumène- pour parler de sudokus et d'énigmes et d'activités cérébrales ? Parce que je souhaite que ce récit vous rende plus intelligent ! Du moins, qu'il vous fasse un peu réfléchir. Donc je vais m'amuser à vous poser cet énigme : Comment faire un carré avec trois allumettes ? Évidemment, il n'est pas possible de casser/brûler ou détériorer les dîtes allumettes. Bon courage à vous.

Revenons donc à ce fabuleux récit, Noah demanda donc à Mailyanne de l'accompagner dans la salle de bain en ayant l'air un minimum terrifiée. Avait-il une idée derrière-la tête ? Je n'en eu pas la moindre illumination pour m'éclairer sur le sujet. Après tout, avec quelques siècles sur le dos, on est vite fatigué non ? Bref, je ne comprenais pas cette demande. Avait-il peur d'être surveillé ?

Rien ne se lisait sur son visage, mis à part de l'impassibilité. C'était réellement étrange... Mais peut-être était-ce là le "moyen de pression" de la jeune demoiselle. Un moyen de pression, c'est, ou se sont, les éléments de vies, les personnes ou autres, qui peuvent être utilisée pour avoir la personne sous sa coupe. Par exemple, le moyen de pression de quelqu'un de riche et d'avare serait de pouvoir maîtriser la banque qu'il utilise. On peut aussi appeler cela du chantage, mais moyen de pression, ça fait plus professionnel, selon mon humble avis.

Des moyens de pressions, Noah en avait subit, mais en avait aussi utilisé de nombreuses fois. Le plus dur et le plus long lors de l'utilisation de cette "technique" reste l'enquête sur la personne, pour connaître ses points forts et ses points faibles. La femme du mari, l'enfant de la femme. Si on tient l'enfant, on tient la femme. Et si l'on tient la femme, on tient l'homme. C'est une longue chaîne dangereusement instable, mais terriblement utiles si les mesures de précautions et l'anticipation est bien gérée.

Alors que Noah, suite à sa demande, joignait le geste à sa parole, la lycanne ne sembla pas tellement d'avis pour y être emmené - et je la comprenais fort bien-. Elle eut un soupir -de dédain me sembla-t-il - avant d'entreprendre une riposte. Soulevant son pied droit, elle l'envoya valser dans les tibias du directeur qui, habitué aux coups, fit mine de rien. Il me sembla pourtant déceler un léger boitillement tandis qu'il l'amenait dans la terrible pièce. Quand la porte fut ouverte, Mailyanne tenta une derrière fois d'échapper à la poigne de fer. Posant ses pieds sur les plinthes de la porte, elle appuya sur son dos pour essayer d'éloigner Noah - Et elle-même part la même occasion - de cette salle-de-bain. D'ailleurs, j'avais toujours trouvé étrange que Noah aie une salle de bain juste à côté de son bureau. Après tout, s'il s'y brossait les dents ou s'il y prenait des douches il aurait très bien pu le faire dans les thermes de l'école, avec les professeurs.

Des larmes - certainement de rage ou de désespoirs - coulaient le long de ses joues. Avait-il perdu toute fierté dans une partie de cartes ? Il n'avait jamais rien fait qui puise gêner ou mettre une femme mal à l'aise, et là, ici, d'un coup, il se mettait à faire tout ce cirque. Il y avait quelques choses de louche là-dessous. Appuyant finalement son genou - gauche - contre le dos -en évitant la blessure cette fois- de sa "captive», il parvint à la faire entrer. Pourquoi lui avoir fait volontairement mal avant pour ensuite faire attention ? C'était vraiment étrange.

Pénétrant enfin - sans mauvais jeu de mots pour une fois - dans la salle de bain, Noah la relâcha puis ferma la porte à clé. Allumant nonchalamment sa pipe - parce qu'il n'y avait rien de mieux à faire quand on retenait quelqu'un captif non ? - et engagea la conversation. Il lui demanda comment elle se portait... Ce qui, en soit, était assez idiot puisqu'il connaissait ses maux. À moins qu'il ne s'agisse d'une tactique pour détourner son attention ou lui taper sur les nerfs. Il s'excusa également pour son attitude qui, somme toute, avait été plus qu'insolente et inadmissible. Ensuite, Noah lui dit clairement que si elle ressentait le besoin de faire claquer sa paume sur sa joue, il se laisserait faire. Quel idiot, sur ce coup, évidemment qu'elle allait lui faire une claque monumentale.

Elle ne se fit d'ailleurs pas priée et la claque partit de haut pour résonner longuement entre les murs de la pièce. La joue du directeur se teinta d'un beau rouge vif, mais il poursuivit son long monologue comme si ce qu'il venait de se passer n'avait été que de moindre importance. Il commença alors l'explication concrète de son comportement, arguant que tout ceci n'avait été qu'une vaste machination pour blanchir Mailyanne et qu'il s'excusait. Il n'avait pourtant pas vraiment la tête de quelqu'un de peiné, il affichait plutôt son air serein, comme s'il était certain qu'une fois tout ceci mis au clair, la professeur éclaterait de rire pour ensuite aller boire le verre de l'amitié.

Il indiqua s'être emporté à un moment, et je ne pus m'empêcher de revoir mentalement pour revoir chaque scène, mais je ne parvins pas à trouver quel était ce fameux moment... C'était troublant.

Mailyanne quant à elle était actuellement en train de se passer les nerfs en silence, ses ongles fins pénétrant dans la peau de ses paumes. Elle s'était appuyée sur le rebord du lavabo, les bras croisés et le regard mauvais qui fusillait Noah - qui ne s’en souciait guère -. Son air de "sérénité" semblait agacer Mailyanne plus qu'autre chose, et c'était plus que compréhensible. Pour citer un ami anonyme "Tu à beau être un génie, tu peux vraiment être barbant des fois." C'était à peu près ce qu'il se passait actuellement.

Lorsque Noah évoqua son péché mignon pour finalement lui dire qu'elle devait sûrement n'en avoir cure, Mai' l'affirma d'un hochement de tête. Se fut après cet interlude qu'il commença à lui exposer les raisons de ce plain plus que foireux, ce à quoi la lycane réagit principalement vers la fin, effectuant un léger pas sur le côté. Je ne compris pas la véritable raison de cet acte, et cela me laissa perplexe.

Le directeur, toujours autant à l'Ouest fallait-il croire, proposa à sa captive de prendre le thé et des petits biscuits. Mais, franchement, qui irait accepter une proposition pareil en de tel circonstance ?! Et qui irait cacher des biscuits et de l'alcool dans sa salle de bain ?! En réalité, il avait de la nourriture et des boissons cachées dans diverses cachettes dans chaque pièce de sa suite, tout cela à cause d'un certain "régime" qu'il devait suivre pour garder la forme. Ce que je veux dire, c'est que sa secrétaire souhaitait absolument qu'il perdre du poids l'interdisait de manger entre les repas, ce contre quoi Noah était formellement contre. La pauvre devait ignorer que grâce à sa condition de Métamorphe, il pouvait aisément perdre ou prendre du poids.

Il remplit donc deux verres et ouvrit une petite boite de biscuits, bien qu'il ne but ni ne mangea rien. En même temps, on ne mange pas ni ne boit alors qu'on fume, mais bon, ce n'était pas le meilleur moyen pour la mettre en confiance. S'asseyant en indien, il tira une nouvelle bouffée d'air vicié qu'il ressortit en forme de rond.

Alors qu'il commença à se taper la discute en solitaire, il lui déballa des informations sans grande importance aux premiers abords mais qui pouvait s'avérer utile au fil du temps. Un peu comme des pièces d'un puzzle qui ne tenait pas encore assez bien que pour y déceler le résultat final. Tandis que Noah parlait un peu tout seul, elle tenta de s'asseoir sur le lavabo, certainement pour mieux s'installer mais opta finalement pour un position assise puisqu'elle se laissa choir sur le sol.

Lorsque Noah énonça son âge, Mailyanne eut l'air rieuse et sa mâchoire sembla sur le point de se décrocher, bien qu'elle se retenait. Évidemment, cela pouvait être surprenant puisqu'il se rajeunissait un peu, mais une fois le calcul fait entre sa fonction de directeur et l'âge où il commença à enseigner, on se rendait vite compte qu'il était dans la cinquantaine.

Quand - enfin - il termina son monologue/discours, la lycane laissa planer un petit silence avant de, à son tour, commencer un discours interminable. Ça devait être ma malédiction... Écouter les gens sans pouvoir répliquer. Elle commença cash directement, lui demandant s'il avait fini et si, elle aussi, elle pouvait commencer à parler au point d'en avoir la gorge sèche. Rivant son regard dans les yeux de Noah, elle prit le verre le plus proche en se penchant puis, d'un geste élégant et qui aurait mérité la photo, renversa le contenu du verre sur Noah, éteignant la pipe au passage. Celui-ci resta stoïque, ne la lâchant pas du regard.

Quelques instants plus tard à peine, en réalité directement après, elle le brisa grâce à sa force de louve, laissant le verre briser se coller aux cheveux mouillés de Noah. Rouvrant sa main, elle laissa tomber les quelques bouts de verres qui s'étaient incrustés dans sa main, la lui ouvrant un peu. Le bruit des bouts de ce qu'il restait dans la coupe émirent un petit tintement qui résonna dans la pièce exiguë.

Ironisant la situation, Mai' énuméra les raisons du directeur en soulevant une jupe imaginaire pour effectuer une révérence. C'était l’aboutissant normal de cette situation, je ne comprenais pas comment Noah n'avait pas pu prendre cela en compte lorsqu'il avait établit ce... "plan". Toute fois, elle reprit son sérieux à la vitesse de l'éclair pour planter un regard meurtrier et foudroyant vers son interlocuteur.

Se fut son tour d'énoncer des théories en tout genre puisqu'elle commença une énumération de ce qu'elle avait à juger sur le comportement du "saint-directeur" comme celle-ci le disait si bien. Elle commença avec cette apparente manie de répéter les mots. À vrai dire, quand il faisait cela c'était généralement parce qu'il s'adressait plus à lui même qu'à la personne en face de lui mais... Bon.

Elle énuméra ensuite le fait que les parents avaient été aveugles durant une année entière sur son compte. En réalité, je m'en souviens désormais, les parents étaient venus en parle il y avait de cela un peu plus de huit mois, mais Noah avait su les convaincre du contraire. Il avait ensuite reçu pas mal de courrier, mais je n'y avais jamais fait gère attention : il recevait tellement de lettres de menaces.

Vint ensuite la dématérialisation du personnage parfait qu'elle s'imaginait de Noah : Un Héros en qui elle avait confiance. Mais, ce n'était pas le cas. Il fut un temps où chaque soir, je le voyais sangloter dans son lit en pensant à son ami, à ses alliés, à ses compagnons de batailles. Même si son poste de Directeur lui avait mit un peu de baume au cœur, je voyais son regard désespéré pointé vers l'horizon, songeant certainement à la vie qu'ils auraient eu s'il n'avait pas été là ou si, au contraire, il serait venu plus tôt. Même si le pire restait derrière, il restait un être fragile et ébranlable.

Mailyanne énonça alors le fait qu'elle n'en avait strictement rien à faire de l'avis des gens, en tout sens. Peu importe ce qu'ils pensaient d'elle, du moment qu'elle vivait tranquillement en sommes. Et après lui avoir clairement affiché son dédain absolu envers les autres personnes, elle laissa un silence planer. Mais Noah n'avait pas quitté sa position d'un yota depuis qu'elle lui avait versé son verre - au sens propre et littéral - c'est-à-dire le regard planter vers elle, impassible.

Elle commença alors, indirectement, à lui dire ce qu'elle pensait actuellement de lui : Un Homme, un pur un vrai, remplit de testostérones et près à lui bondir dessus pour assouvir ses besoins animal, pour combler l’ennui de tout les jours grâce à une esclave "gratuite". Elle lui cria sa dernière phrase comme on plante un couteau : violemment.

Se calmant enfin - du moins oralement - elle posa ses mains sur le lavabo pour reprendre son souffle qui était assez désordonné. En même temps, à force de parler et de crier ainsi, on pourrait penser que tout deux avait des poumons infinis. Elle prit ensuite le dernier verre pour y boire une unique gorge d'hydromel pour finalement faire le verre à moitié plein rouler vers les pieds de Noah, tout en le défiant de ses yeux menaçants.

Mais il semblait qu'elle n'en eut pas finit puisqu'elle continua : Elle commença par le menacer s'il osait encore la toucher pour ensuite lui rappeler son âge plus que conséquent, comme elle l'expliqua si bien, un demi-siècle... Il était un pan de l'histoire à lui tout seul ! Tout du moins ses menaces ne s'arrêtèrent pas là puisqu'elle lui dit qu'après tout, elle aussi avait de l'expérience dans ce qui touchait le meurtre, c'était même son métier.

Déballant son sac, elle lui dit que lui avoir sauvé la vie ne lui valait aucun droit sur elle. Mai' évoqua ensuite le fait que dans l'Académie, elle pourrait se renseigner sur n'importe qui en à peine une semaine. Pourtant, elle n'avait pas fait de recherches sur son employeur... Personnellement, saurait été la première personne sur qui j'aurai jeté mes yeux curieux. Peut-être avait-elle tentée quelque chose mais que ceci était tombé à l'eau ? Il faudrait que j'aille creuser un peu, plus tard. La lycane lui rétorqua que les politiciens de la ville avait mit plus d'un an à le découvrir.

En réalité, ils étaient venus bien assez tôt, mais Noah les avait rassuré en sortant une histoire rocambolesque de tante malade dont la cousine de la nièce était en réalité la soeur d'un ami du comte qui était un très bon ami au barman d'un de ses anciens compagnons mort au combat. Un peu incertain - et après quelques menaces sous-jacente de là part de Noah - ils préférèrent lui faire confiance en la laissant occuper le poste...

Apparemment, elle n'avait rien gobé de ce que Noah lui avait dit. En même temps, elle avait raison, cela paraissait tiré par les cheveux à un degré plus que supérieur. Et elle avait cru qu'il l'avait emmené dans la salle de bain pour faire... Ses affaires pas toute justes. - Oui, je n'aime pas prononcer ce mot et préfère trouver de longue métaphore pour faire comprendre la chose, et alors ? -

Elle lui demanda finalement comment il avait réussi à savoir que sa blessure était encore douloureuse. La, ça devenait intéressant. Mais elle rajouta : "après m'avoir foncé dessus deux fois et m'avoir fait percutez un tiroir de plein fouet? Allez-y je suis toute interrogative et toute ouïe. " Ne saurais-je donc jamais comment ? Bon, je pourrais faire tout un tas compliqué de formules magiques, de rituels en tout genre et d'incantations inarticulable, mais c'était tellement plus croustillant de l'entendre de sa propre voix à lui.

Ce à quoi elle lui demanda s'il l'espionnait dans son temps libre. En réalité pas vraiment dans le sien, plutôt dans celui des apprentis-espions qui souhaitaient gagner un peu d'argent... Cela peu sembler pervers, mais il fallait bien les former ces petits gars là, et puis, surtout, il s’inquiétait souvent pour elle, craignant que l'une de ses missions ne se passent mal. Comme avant...


Terminant -enfin- son long discours, elle recula de plusieurs pas à reculons, certainement pour garder Noah dans son viseur. Tentant de s'asseoir sur le bord de la baignoire, elle rata son coup de quelques centimètres à peine, ce qui eut pour conséquence de la faire tomber à la renverse dans la baignoire. Inquiet, Noah réagit enfin en se levant pour voir si la demoiselle n'avait rien, après que Mailyanne l'aie regard furtivement et, avec une sorte de fascination pour le sang qui coulait, aie enlevé les bouts de verres de sa main. Elle lécha le plus ensanglanté d'entre eux - chacun ses passions morbides après tout - pour ensuite le lancer nonchalamment vers Noah.

Après cette courte - et marrante - petite interlude, elle recommença à parler. Elle posa enfin ses propres questions, plutôt que de répondre à celle de Noah. Elle remit son envie d'être Directeur en cause, lui demandant pourquoi, elle lui demanda comment croyait-il pouvoir cacher son côté " fou, sadique et hypocrite" - Je le trouvais pourtant honnête en tout point -, alors qu'il ne faisait aucun doute qu'un jour ceux-ci découvriront le pot-au-rose. Pourquoi croyait-elle donc que les parents voulaient le voir partir ? Du moins, ceux -ou la majorité- qui n'était pas venu à l'Académie. Et comme celle-ci était encore récente... Ce n'était peut-être pas parce qu'il état -soi-disant- sadique et hypocrite, mais peut-être bien à côté de cette facette de folie qu'il leur dévoilait.

Elle finit son questionnement par une non-question. Enfin, par une phrase normale quoi. Elle dit une phrase qui me fit bien rire. "Un esclave ça s'entretient." - Oui, j'a zappé tout le reste de ce qu'elle avait dit, et alors ? On est pas toujours obligé de tout dire, nous, narrateur -. Du moins n'étais-je pas d'accord sur tout, justement, un esclave était fait pour qu'on en fasse ce que l'on veut. C'était le principe même de la vente : Avoir un humanoïde qui exaucerait le moindre de nos désirs pour une poignée d'argent. Vous me trouverez peut-être vieux jeu ou -justement- hypocrite, mais je ne suis pas contre l'esclavage. Il n'avait qu'à ne pas se faire attraper après tout.  

Pour clore la discussion et échapper au regard de Noah, Mailyanne ferma le petit rideau de la douche. Elle l'écarta un court instant pour "menacer" l'homme d'une grimace sanguinaire, rabattant ensuite le rideau pour se terrer dans sa forteresse.

Noah réagit alors plus... Énergiquement. Jusqu'à lors, même lorsqu'il eut droit à une douche d'alcool, il était resté impassible, se contentant d'écouter sagement Mailyanne tout en examinant ses faits et gestes. Mais il devait bien y avoir un moment où il serait excédé, non ? En tout cas, il jeta un regard navré à sa pipe trempée et inutilisable avant de se relever et de la poser doucement sur le bord d'une armoire.

Utilisant de ses pouvoirs, il se sécha intégralement et en profita pour enlever les tâches sur ses vêtements - si sa secrétaire l'apprenait, il passerait un mauvais quart d'heures. -. Enfilant l'une de ses paires de lunettes posées sur le lavabo, il commença à enlever chaque bout de verre qui était rester coincé dans ses cheveux.

J'étais persuadé que derrière son air impassible, Noah réfléchissait au meilleur moyen de rétablir la situation. Qu'est-ce qui avait créé le lien initial, de confiance, entre eux deux ? Le fait de la soigner ou celui de l'héberger ? Il ne s'était jamais réellement posé la question, se contentant de regarder les choses en surfaces. Les petits morceaux de verres teintaient contre l'évier, et c'est un peu nostalgique que Noah regarda le sang couler d'une blessure qu'il venait de se faire. Il n'avait jamais été très doué pour ramasser les choses, ou les attraper. Il aurait certainement pu éviter ce drame - celui du verre renversé - grâce à la télékinésie, mais il devait se douter que cela aurait plus ennuyer on interlocutrice qu'autre chose.

Après cette petite toilette, il entreprit de sortir un service à thé - car oui, il ne faisait jamais les choses à la légère - et grâce à un peu de pyrokinésie se fit bouillir une tasse d'eau chaude et infuser un thé relaxant. Assis en tailleur, il laissa la vapeur du thé remplir ses lunettes de buées. Fermant les yeux il but une première gorge du breuvage avant de finalement commencer à parler, sa tête appuyée contre le meuble et les paupières mis-close tournées vers le plafond.

-Vous savez, mademoiselle,... Je ne veux plus perdre d'allier. Ou d'amie... Ces choses-là, je les laisse volontiers cela aux jeunes comme vous. Et pourtant... J'ai l'impression que chaque jour, on essaye encore de m'arracher ce qui m'est cher : Cette école pour commencer, mais aussi ses élèves ou ses enseignants. C'est une bataille perpétuelle contre un ennemi qui n'a pas de nom, ni de visage. Vous devriez comprendre ce sentiment d'impuissance non ? Devoir combattre un ennemi invisible et sans identité. À moins que vous ayez cette chance d'avoir toujours eu des obstacles matériels...   Il eut un petit rire désabusé et nostalgique. Pourquoi lui ouvrait-il le coeur ainsi ? Peut-être qu'après autant d'année en solitaire - les relations qu'il avait était la plupart du temps politique ou économique, pas vraiment... Amicale ou autre - il avait ressenti le besoin de se confesser. Vous devez trouver que je suis un peu sénile, là, maintenant. Fou aussi. En réalité, tout à l'heure quand je vous ai dit que je ne savais pas mais que je pensais ne pas l'être... Je dois vous avouez que parfois j'ai des doutes. Paranoïa, sociopathie, ce genre de chose sont des maladies mentales... Mais est-ce si grave que d'avoir peur de voir ce qu'il nous est cher disparaître ? Cette boule au niveau de la poitrine qui vous ronge l'être... Il laissa sa phrase en suspens et reprit une gorgée du breuvage. Ne vous inquiètez pas, je n'essaye pas de vous avoir par les sentiments. On ne joue pas avec ce genre de chose, c'est comme jouer avec le feu. Mais il faut croire qu'à mon carnet maladie on peut ajouter la pyromanie. C'est plus fort que moi, on peut dire. Il eut à nouveau ce rire triste et mélancolique alors que des petites flammes c'était formée sur le bout de sa main droite, ondulants entre ses doigts comme de petits serpents. Fermant le poing, il les dissipa.
Petit à petit, son corps sembla se décrisper et tomba un peu en avant, comme s'il abandonnait et se laissait tomber consciemment. Passant sa main devant son visage, un sourire apparu lorsque sa main passa au-dessus de sa bouche.

-Vous m'avez demandé pourquoi j'ai choisi d'être directeur non ? En réalité, je ne l'ai pas vraiment choisit. J'ai été bombardé ici, comme ça. J'ai moi-même trouvé ça plus qu'irresponsable de me mettre là, moi, un assassin, un tueur, un meurtrier. J'allais leur faire mal, à ses petits élèves, j'allais encore faire de mauvais choix et cela leur nuirait, comme à mes anciens compagnons. Et pourtant... Il réussit à me convaincre de rester un an, pour essayer. Son regard se teinta de nostalgie. J'ai essayé, et à voir toute ses frimousses pleines de joies et d'envies d'apprendre, cette fougue de la jeunesse... Je me suis dit qu'avec un peu d'aide, je pourrais y arriver. Voilà comment je suis arrivé ici.

Tentant de se relever, son bras trembla et il tomba la tête la première, se fracassant la tête contre le carrelage. Inquiet, je me précipita à côté de lui, mais qu'aurais-je bien put faire, fantôme que j'étais ? De toute manière, un coup comme ça n'allait pas lui faire grand chose, mais j'étais un peu comme une maman-poule, il me fallait l'avouer. Se tenant la tête, toujours couché, il fit une moue déçue.

-Le poison agit plus vite que prévu... Marmonna-t-il, Ne vous inquiétez pas, c'est juste un paralysant doublé d'un somnifère, il ne me tuera pas... Ce n'est pas parce que vous êtes "peut-être" inquiète que je vous dis ça, c'est juste pour vous prévenir que je ne me suiciderais pas aujourd'hui. Je ne pense même jamais le faire mais... Urgh... il ne faut jamais dire jamais.

Il rampa un peu pour se mettre sur le ventre, sa respiration devenant plus haletante.

-Je n'avais pas souvenir que cela provoquait un aussi grand mal de chien, j'ai l'impression que l'on me réduit les os en compote... Se dit-il plus pour lui même, avant de continuer, Je ne sais pas si vous bluffiez tout à l'heure en disant que vous ne me croyiez pas, mais sachez que ceci n'est que l'entière vérité. Je n'ai pas ou peu de preuves pour vous le prouver, je m'en remet entièrement à vous pour cela. Vous pourriez bien trouver les lettres de menaces dans le tiroir de gauche de mon bureau mais... Hrfm... Je me doute que vous prendriez cela pour des copies. Je n'ai que ma bonne foi à vous donner... Il y a bien ça aussi mais...

À nouveau il ne termina pas sa phrase, sa main sur sa poitrine, le visage crispé. Il n'avait pas intérêt à nous faire une crise cardiaque maintenant ! Comme il testait toujours ses compositions de poisons et autres sur son corps, il avait développé une sorte d'immunité, mais celui-ci était ce qu'il appelait son "serpent vicieux". Même avec toutes les protections du monde, il n'était jamais parvenu à s'en protéger lorsqu'il en prenait. Malgré la douleur, il voulut terminer ses explications :

-Je vais être hors-jeu durant un jour ou deux, je vous conseille de rester ici... Keuf keuf... De rester ici encore un peu de temps, histoire de ne pas vous attirer des ennuis. Ensuite, vous pourrez faire ce qu'il vous plaira. Me laisser ici, en profiter pour m'égorger, ou me torturer, ou même vous enfuir pour ne plus jamais entendre parler de moi, si cela vous rend heureuse. C'est le principal... Pour les gens... C'est.. De vivre...

Sa tête retomba lourdement contre le carrelage, son front luisant de sueur. Il devait sûrement être fiévreux et mal en point... Je savais qu'il y survivrait -normalement- mais je ne pouvais que m'inquiétez en sachant que Mailyanne serait la seule personne qui pourrait lui épargner quelques heures, voir quelques jours, de souffrances. Quel idiot il avait été de prendre cette drogue-là, avec l'incertitude de pouvoir s'en sortir, avec ce doute vis-à-vis de la lycane... Rien n'était certain. C'était abandonner la partie au hasard le plus total...

Je tentais de trouver quelques choses qui pourrait m'aider à l'aider, mais rien ne me venait à l'esprit. Totalement enfermé dans mon esprit - ce qui peu paraître étrange lorsque l'on est déjà soi-même une sorte de fantôme~esprit- je ne fis guère attention à Mailyanne. Si j'avais eu pitié d'elle, je ne pouvais m'empêcher de ressentir une méfiance instinctive envers elle, même si cela était certainement plus dû à sa race qu'en elle même... C'est vrai qu'elle n'y était pour rien, d'être née comme ça... Mais cette haine ne s'effacerait pas de si peu. J'enrageais en silence - pas le choix - contre Noah qui n'avait rien trouvé de mieux que de se laisser en captivité avec un loup...



HRP : Comme promis, je te l'envoie avec un beau ruban cadeau. ^^


Dernière édition par Noah Amshford le Jeu 13 Aoû - 0:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Prenons congé [PV Noah] Mer 16 Avr - 0:00

Il va s’en dire que la tension était palpable. (Plus palpable que cela tu meurs, dirait surement la première concernée de cette situation, Mailyanne.) À chaque fois qu’elle rencontrait cet homme, il arrivait toujours des choses un peu trop folles. Jamais elle n’avait la conscience tranquille ou du moins aucune souffrance lorsqu’elle était en sa présence (que ce soit physique ou psychologique (il lui faisait vivre un enfer (et pourtant, elle restait à l’Académie, elle restait dans l’espoir de… De elle ne savait même plus elle-même)). La première fois, il l’avait sauvé, mais cette fois… Elle ne voulait l’avouer, mais la peur lui tenait les entrailles (plus que jamais). Elle ne le connaissait pas, elle n’avait rien tenté pour le connaître, elle ne s’était (qu’elle-même) laisser bercer par une douce (et belle) illusion de directeur, d’homme parfait, de maître réconfortant. Elle s’en voulait. Elle s’en voulait à mort.

Le pire dans tout cela, c’est qu’elle mentait jusqu’au bout (comme elle avait toujours sut le faire). Elle essaya d’avoir un visage qui ne représentait pas sa douleur (mais peine perdue). Elle avait aussi dit qu’il n’était pas intouchable. Certes, personne l’était, mais… (Pourquoi toujours ces MAIS!) Mais elle avait bien vu que l’homme ne ressentait presque aucune douleur même lorsqu’elle faisait son possible pour le blesser (un moindrement).

Bref, tout ça pour dire que cet homme était tout simplement… Fou. Il jouait avec la mauvaise personne. Elle avait peut-être peur, mais elle savait tout de même que si sa vie était menacée elle saurait se défendre (sous risque de perdre le contrôle (définitivement)). C’était cette pensée qu’elle avait eut avant qu’elle se ramasse de façon élégante (et non-prévue) les fesses dans le fond de la baignoire. Elle aurait pu ne pas jouer les folles à lier ou les sadique (en faisant un numéro (super divertissant) avec les bouts de verre, son sang et son envie de sentir le fer de celui-ci sur sa langue), mais bon, tant qu’à vouloir essayer de décourager l’homme, aussi bien aller jusqu’ au bout des choses (et y prendre goût (Quel jeu de mot!)). Et pendant tout cela, elle n’avait pas vu l’air inquiet ni même que l’homme avait réagit en se levant (comparé à son impassibilité qui l’exaspérait (non, mais il pouvait au moins coopérer un moindrement pour son plaisir personnel à elle (il ne pouvait pas toujours être le plus calme des deux)). Elle ne l’avait pas vu et c’était peut-être une chance, car elle lui aurait certainement lancé un regard des plus meurtriers. Un regard qui faisait s’effrayer n’importe qui. Un regard qu’elle avait même eut de la difficulté à elle-même croisé sans ne pas avoir peur.

Elle avait finalement explosé plus tôt, mais est-ce que cela allait être suffisant? Non. Surement pas (ils étaient toujours seuls dans la pièce à une distance pas assez (ou trop peu) éloigné à son (humble) avis). Elle avait bien mit le rideau de douche entre eux, mais rien ne changeait le fait qu’il était dans la (même) pièce (tout juste en face d’elle (à quelques mètres à peine)). Elle se retenait de ne pas sombrer dans une certaine colère, de ne pas tomber dans une soumission exaspérante (et passagère (dans son cas)). Elle ne le perdait pas de vu malgré son besoin (important, nécessaire et urgent) de mettre ce rideau devant ses yeux bleu délavés. Elle distinguait l’ombre imposante (du moins, au niveau de largueur, car en fait de longueur, elle le dépassait de quelques centimètres (elle en était d’ailleurs très fière)) de Noah. Elle le voyait poser sa pipe sur le bord d’une armoire, le voyait mettre ses lunettes, interpréta-elle ne voyant pas non plus l’ombre de celle-ci avec perfection.

Elle le regardait refaire sa toilette en enlevant les bouts de verres qu’elle avait pu laisser tomber sur la tête du directeur. Cependant, il ne fit pas simplement cela pour la narguer, il se faisait du thé. Il faisait bouillir son thé… (Bon… Elle n’avait pas trop comprit comment, mais là n’était pas son problème (IL LA NARGUAIT,  IL LA NARGUAIT SANS MÊME AVOIR HONTE! ELLE LE DÉTESTAIT, LE DÉTESTAIT OUI!). Il était là, la tête bien adossé contre un meuble, totalement décontracté, alors qu’elle, elle sentait toujours ses muscles contractés (au maximum) sous l’effet de la peur, sous l’effet de cette tension (qu’il ne ressentait même pas). Son corps était traverser de secousses, tellement ses muscles étaient contractés, presque sur le point de la lâcher. Elle n’était peut-être pas si imposante, mais elle était tout de même une ennemie à considérée! Elle ne pouvait pas le tuer, mais elle avait toujours le moyen de lui infliger les pires tortures s’il voulait (trop) jouer la carte du fanfaron, pensa-t-elle (furieuse). Elle se calmait un peu, humant le thé (seul moyen qu’elle avait réellement trouver). Elle ria d’ailleurs un peu, voyant que l’homme ne lui avait cette fois pas proposé de thé (il avait comprit la leçon et n’osait plus lui donner des breuvages? Quel dommage!)

Elle se disait qu’elle aurait peut-être acceptée cette fois, mais elle fut soulagée qu’il ne lui proposa rien d’autre. Elle attendait pourtant quelque chose (elle attendait juste qu’il ouvre la porte pour qu’elle puisse partir oublier cet épisode et que tout deux retourne à leurs occupations). Elle attendait qu’il décide que tout cela avait assez duré (elle attendrait peut-être longtemps en silence, mais elle était une femme butée de nature). Cependant, elle n’eut ni le droit à une attaque, ni à un silence bien mérité (il savait vraiment comment lui enlever tout plaisir à suivre ses plans sans grogner et en diverger). Il commença par un vous savez qu’elle compléta mentalement d’un honorable (''Vous savez que vous me faites chier Noah?'' ''Certainement!'' lui répondait l’enthousiaste Noah qu’elle c’était représenté mentalement plus tôt gambadant dans les champs).

Et non, ce n’était pourtant pas cela qu’il se passait, elle se rouvrit les yeux, devant écouter à nouveau l’homme qui était bavard et légèrement malmené (à son grand plaisir). Il ne voulait plus perdre d’allié et d’amie… Elle eut un serrement au cœur et elle s’étouffa laissant sortit un petit son peu attrayant de sa gorge (de déglutition dans son esprit (dans son esprit seulement) car elle n’avait aucunement fait cela). Elle avait coincé sa bouche dans le pli de son bras, comme pour étouffée le son pour ne pas qu’il ne parvienne aux oreilles de Noah. (Oui elle s’était étouffée et puis… Ça ne signifiait pas pour autant qu’elle était surprise des mots emprunter par l’homme. Si?) Il continuait disant qu’il laissait cela aux jeunes comme elle (c’est qu’il connaissait son âge, comme il la connaissait par cœur, (c’est que son sarcasme devenait de plus en plus développé lorsqu’elle passait du temps avec lui)). Elle n’était pas de nature compatissante, mais… Mais lorsque la situation était applicable aussi dans son cas, elle ne pouvait s’empêcher de se faire un chemin (lentement mais surement) dans son esprit. Elle l’écoutait parlé, sans plus trop porter attention à son ombre, la tension semblant vraiment tombé au fur et à mesure qu’il se confessait à elle. Elle restait en alerte, mais elle sentait son instinct prédire que le danger s’éloignait un tant soit peu (ou du moins qu’il se calmait).

Elle écoutait l’homme se confesser, lui accordant un peu de son écoute (pour d’autres raisons que celle d’une amitié ou d’une certaine gentillesse de sa part (elle faisait cela tout simplement pour pouvoir mettre ses mots contre lui s’il avait l’intention de lui faire le moindre mal sans qu’elle ait besoin de lever la main pour qu’on l’accuse une nouvelle fois)). Elle n’avait d’ailleurs pas une once de regrets de penser ainsi, penser ainsi l’avait souvent sauvé d’une mort assurée. Elle n’avait pas beaucoup de considération pour les hommes (alors autant ne pas commencer à faire d’exception). Elle trouvait le ton de l’homme sincère, mais… (ENCORE un MAIS) Mais elle devait douter. Pour elle, pour ne pas avoir une autre mauvaise surprise comme celle qu’elle avait eut précédemment. Il parlait de se qui lui était cher et elle (aurait presque) sourit (elle se sentit sourire) lorsqu’il dit ses enseignants. Non. Pourquoi! Elle revient cependant à la dure réalité lorsqu’il parla de bataille perpétuelle contre un ennemi. Elle s’était détourné (malgré la connaissance de ce rideau, elle s’était retournée le visage (par réflexe)). Elle ne rencontra que son reflet sur le robinet en argent.

Une vue qui lui semblait être pénible en ce moment. Il avait beau dire qu’elle devait connaître ce sentiment, mais… Mais elle son ennemi avait un nom, avait un visage. C’était les siens. Son nom, son visage. C’était ses propres forces qui combattaient en elle, contre elle. Elle entendit alors ce petit rire désabusé et nostalgique qu’elle partageait avec lui (qu’elle fit en même temps que lui). Elle l’écoutait tout en réfléchissant de son côté, quelque chose qu’elle n’avait pas souvent le temps de faire (ce qui était assez bénéfique en soi), elle l’écoutait en ayant oublié la rage qu’elle avait qui s’était tapi plus bas dans son estomac. Qui s’était comme réabsorber.

Il abordait alors à nouveau le sujet de sénile, de fou. Et pour une fois, elle ne le dénigrait pas dans sa tête (du moins, elle ne le dénigrait plus, ne trouvant plus la rage nécessaire). Il disait avoir des doutes. Elle avait avancé cette précédente théorie dans sa tête, mais maintenant elle ne savait plus qu’en penser. Elle reporta son attention sur l’ombre de l’homme (l’ombre qui n’était plus à l’autre bout de la pièce). Elle ne s’en inquiéta pas pour autant, même que sa main fut un peu aventureuse et allait pour agripper le rideau afin de pouvoir regarder l’homme, mais elle consentit à ne pas le faire (pour elle) pour lui (mais surtout pour elle). L’homme disait ses maux, alors qu’elle elle se demandait bien comment il pouvait faire face à tous ses étudiants et ses enseignants en cachant cela. Elle ne saurait comment cacher cela (quoiqu’elle ne fût pas une femme très cachottière dès le départ). Elle n’avait pas peur de paraître faible, mais elle n’aimait pas qu’on s’en serve contre elle par exemple (une limite qu’elle commençait à mieux discerné). Elle essayait de comprendre, mais elle n’avait jamais vraiment eut (beaucoup ou un moindrement) de biens matériels ou de relation qu’elle avait chéri dans sa vie. Elle ne pouvait partager ce ressenti, mais… Mais elle savait que penser ainsi était humain. Elle comprenait cependant la phrase qu’il laissa en suspend, le regarda reporter sa tasse à ses lèvres.

Elle semblait peut-être avoir perdu toute sa colère, mais sa méfiance était quelque chose qui l’habitait constamment, alors… Elle ne se laisserait pas avoir par les sentiments, d’ailleurs pour montrer cela à l’homme, elle laissa échapper un petit rire malicieux. Et comme pour la rassurer (encore du sarcasme… ), l’homme jouait avec le feu comme pour lui montrer qu’il se foutait bien de jouer avec ses sentiments ainsi (il avait donc aussi prévue ce retournement chez elle?). Elle ne put se retenir de frissonner, sentant une sueur froide lui glisser entre les épaules lorsque l’homme rit d’un rire triste et mélancolique. Seulement, les brûlures, elle connaissait, plus qu’il ne le pensait son haut de dos en était couvert, quelque chose qu’il ignorait (du moins, le pensa-t-elle). Il faisait danser de petites flammes entres ses doigts avant de fermer le poing et de… Tomber par en avant. Elle était assez intriguée par tout cela, pourquoi donc il se laissait tomber ainsi? C’était étrange (et louche).  

Elle ne voyait plus l’ombre de l’homme (cachée par la vision de la baignoire) et cela ne l’aidait guère à ne plus avoir de sueurs froides. Elle essaya de se positionner autrement pour le garder à l’œil, mais bon, elle était confortable le dos sur le mur de céramique devenu un peu plus chaud vu sa chaleur corporelle. Il reprit la parole, ne laissait aucune menace alourdir l’ambiance de la pièce. Il ne fit que répondre à sa précédente question (après tout ce mélodrame qu’elle avait eu le malheur de partager avec lui (pendant un instant)).  Il avait donc été placé là. Elle n’en fit pas de cas, mais lorsqu’il parla que c’était irresponsable, elle ne pouvait que lui poser (mentalement) la question la plus détestable qu’elle c’était posé (à l’instant où ses yeux avait croisé ceux de Noah (la première fois qu’elle l’avait vu (alors qu’elle portait la chemise de l’homme pardessus son soutif))). Il avait trouvé irresponsable qu’on le nomme directeur et il nommait une femme encore plus meurtrière que lui comme enseignante (comme quoi les humains faisait toujours les mêmes erreurs (l’Histoire ne leur servait dont à rien)), pourquoi? Elle n’en fit pas un cas (oui, elle en faisait un (mais elle ne (lui) parlerait plus)).

Rapidement, l’homme vient (à nouveau) avec un ''Et pourtant…'' Elle le laissait déballer son histoire avec un peu de curiosité (bien quoi, c’était bien elle qui avait posé la question, alors oui, elle était captivé par cela (après tout, il lui semblait avoir plus de point commun qu’elle le pensait avec son histoire)). Elle se demandait même s’il ne lui avait pas donné une place dans son établissement car il l’avait déjà vu devant l’Académie plusieurs fois. (Peut-être…) Peut-être qu’il avait vu son envie d’apprendre, sa fougue jeunesse. Il y avait trop de peut-être et pas assez de raisons (logiques) pour qu’il l’ait engagé. Il continuait cependant à parler, ne voyant pas sa confusion grâce à ce (magnifique) rideau. Il parlait ensuite d’aide… Elle se demandait bien comment il avait pu croire qu’elle se ferait aider ici, tous les autres enseignants l’évitait comme la peste, alors qu’elle, elle ne faisait qu’être purement et simplement une femme sans timidité (et sans normes, mais bon)... Elle faisait quelques taquineries qui ne marchait (et ne marcheraient surement) jamais. Elle était une femme qui n’avait pas sa place ici, elle l’avait crut dès le début et encore aujourd’hui, elle se battait pour être reconnu comme l’une d’entre eux. Elle essayait sans devoir pour autant changer, sinon… (Et pourquoi changer? Pour devoir suivre ce qu’elle ne voulait pas suivre (depuis le début)? Ce n’était vraiment pas une raison qui la ferait changer ça!) Sinon ça prouverait qu’elle n’avait jamais eu sa place ici. Ces pensées finirent sur le même mot que lui. Elle se secoua d’ailleurs la tête pour chasser toutes ses idées noires. Elle ne devait pas se cloitrer avec tout ce qui la tracassait, elle avait autre chose à garder en tête, il pouvait toujours être à proximité d’elle (il avait toujours le moyen de la surprendre, car elle ne le tenait plus à l’œil depuis un moment…).

Et puis un bruit (boum (un boum étouffé (dirait-elle se connaissant assez bien dans les bruits de combats ou de bruits lorsqu’on s’échouait au sol))). Le bruit n’indiquait rien de bon, mais le bruit ne fut pas si alarmant non plus. Un bruit justifiant seulement un petit air inquiet sur son visage. Elle allait pour dégager le rideau à la vitesse de la lumière, mais il reparla. Elle fut d’ailleurs (très) contente qu’il ait parlé avant qu’elle n’ait tiré le rideau. Pourquoi? Car elle aimait bien passé pour plus indifférente et méchante qu’elle l’était réellement. Elle se fichait bien qu’on lui colle une mauvaise étiquette ou une bonne, mais… Elle avait cette délectable envie qu’il la croit plus mauvaise qu’elle ne l’était après avoir fait tout cela (que cela soit la vérité ou non (il méritait un peu de mépris de sa part)).

Le poison… Juste ces deux mots furent suffisants pour faire manquer un bond à son (pauvre) cœur. Ce n’était pas dans l’hydromel tout de même…?! Après tout, elle en avait prit une bonne gorgée après lui avoir mit un verre complet sur la tête (et si le verre qu’il avait sur la tête l’avait peut-être coupé? (Et fait s’immiscer la boisson (Et donc du même coup le (dit) poison dans la plaie?))). Elle devient assez nerveuse (se pinça les lèvres) en entendant plus ou moins son marmonnement. Il fut cependant assez ''gentil'' pour la rassurer que c’était juste… (JUSTE ÇA VOYONS! Ce mot juste, était vraiment un mot qui l’horripilait (mais qui la rassurait tout de même un peu en ce moment (juste un peu, car elle était maintenant prise ici (encore.))) Il parlait qu’il ne se suiciderait pas aujourd’hui ni même plus tard. ‘’ Bien entendu vous préférez que ce soit moi qui soit responsable de votre mort, c’est ça?’’ aurait-elle répondu du tact au tact, au lieu de garder le silence (comme elle le faisait) en entendant l’homme ramper. Il était en plein sur somnifère et paralysant et il se mouvait toujours dans un ultime espoir pour faire… (Pour faire quoi?!)

Elle n’entendit plus rien alors que son sang tambourinant dans ses oreilles (et la faisait sentir son cœur un peu plus accéléré, plus douloureux). Il reprit alors la parole (la rassurant et la mettant aussi en confiance de savoir qu’il ne s’était pas trop rapprocher d’elle du même coup). Wow, comme quoi lui aussi partageait des douleurs en ce moment. Elle ne sentait pas les mêmes choses (car non, ses côtes ne semblaient pas être en compote), mais elle avait tout de même la peur (acide (car oui, c’était très acide une peur)) au ventre. Elle avait peur, car s’il était aussi fou pour prendre de la médication maison, pourquoi pas l’attaquer (encore (jamais deux sans trois, non))? Et comme s’il avait détecté sa peur, il dit (ce qu’il essayait de lui faire croire (depuis le début)) qu’il ne mentait pas. Et comme pour la faire se sentir coupable, il lui disait qu’il s’en remettait à elle pour le croire (mais bon, comme dit plus tôt, elle ne se sentirait aucunement mal même s’il avait raison, car c’était son moyen à elle de se sauver la vie (douter des gens (d’ailleurs, les gens devrait faire comme elle (ça l’éviterait tellement de complication)))). Il n’avait que des lettres de menaces dans son bureau (ce commentaire ne passa pas dans l’oreille d’une sourde). Une fois qu’il se serait écroulé, elle irait voir de ses propres yeux tout cela (vous pouvez en être certain!). Elle n’avait pas porté attention, mais c’était la deuxième fois que l’homme laissait échapper un bruit bizarre. Le mot ça l’intrigua au plus au point, mais… (ARGH! C’était lui maintenant! (Aucune explication, aucun ça d’expliqué! Que c’était frustrant!))

Et comme si elle l’avait déjà vu venir, mais qu’elle avait essayé de ne pas y penser, il lui dit ce qui la fit tressaillir. Elle… Elle était prise à attendre un jour ou même (d’ailleurs, ce ou la faisait encore plus lui foutre les jetons (car un ou laissait une incertitude de quand il s’éveillerait, s’éveillerait-il avant elle?)) deux. Elle entendit alors un toussotement (deux pour être précise (deux à la suite l’un de l’autre)). Elle essayait terriblement de se retenir de voir ce qui se passait. Elle portait donc l’oreille de façon encore plus attentive. Ce qu’il dit par la suite avait (trop) de logique, était tout simplement la chose la plus naturelle à faire dans cette situation, mais… (Mais elle était elle.) Elle n’était rien d’autre, elle n’était compatissante et était loin de pouvoir faire grande chose pour le sort de l’homme qui avait (rappelons-le nous) lui-même bu ce paralysant doublé de somnifères. (MAIS POURQUOI DONC AVAIT-IL FAIT UNE CHOSE AUSSI RIDICULE?!) Pourquoi avoir fait cela, alors qu’elle était là? Il dit alors une chose qui l’aurait fait sourire à tout moment (soit faire ce qui lui plairait bien) sauf à ce moment-ci (car le mot ensuite qui avait précéder cette phrase signifiait (dans ce cas-ci) une journée (peut-être même deux journées (ENTIÈRES (à être avec lui (bien qu’inconscient))))).

Et comme si ce n’était pas assez pour la faire remettre en question ses envies premières du moment, il lui donnait plusieurs choix qu’elle considérait (tous) dans sa tête (au point de fermer les yeux et de mettre sa tête entre ses mains (découragée d’être aussi influençable par (nul autre que) SES mots (à LUI))). Comme pour sauver son image (qui on ne va pas se le cacher venait de chuter en flèche pour Mai’), il lui disait toutes ses options pour qu’elle décide de prendre la meilleure option (selon elle (qui pourrait la rendre heureuse)). Pitié, elle n’avait (PAS) vraiment le choix si elle voulait garder son poste. Elle avait toujours l’option de l’éviter dans les couloirs ou de faire comme elle l’avait si bien fait depuis un an, ne jamais le croiser (cependant cette fois ce serait volontaire (de sa part (il fallait donc dire qu’il ne la verrait jamais si elle le voulait (sauf s’il la convoquait (mais elle prendrait ses jambes à son coup si ce n’était pas pour le travail (et que pour le travail))))). Il dit alors la seule certitude qu’elle avait toujours crut depuis qu’elle avait eut ses 10 ans, le principal, c’était de vivre. Tout simplement. Elle avait toujours crut qu’à cela. Avait-il donc dit ses mots en sachant cela? Comment avait-il put être au courant de cela? (Elle n’en savait rien. Rien de rien.)

Et comme ses pensées, il n’y avait plus aucun son, il n’y avait plus la voix de Noah pour se confesser. Il n’y avait qu’eut ce silence caractéristique. Sa main tremblait, mais elle devait porter un coup d’œil. Elle ramena rapidement sa main vers elle lorsque sa main entra en contact avec le rideau en sentant un petit courant lui traverser le doigt. Elle inspira à fond avant de finalement se lancer (à nouveau) dans ce petit geste inoffensif (tasser ce foutu rideau). Une fois qu’elle réussit à faire cela, elle regarda droit devant elle. À sa gauche et (vous l’auriez deviné) à sa droite, avant de porter un regard sur le sol. Noah était là, étendu (de tout son long) sur le carrelage. Comme endormit, seulement son front perlait de goutte de sueur. Elle n’était pas sur de quoi faire (après tout, c’était sa faute à lui (alors pourquoi c’était à elle de réparer les pots cassés? Pourquoi ce serait elle qui devrait faire cela (elle pouvait le laisser choir là, non (elle n’était aucunement une infirmière ou une sauveuse (elle était une tueuse)))). Elle le regarda pendant quelque instant, avant de donner un petit coup sur la main de Noah, juste pour vérifier qu’il ne bougerait pas (qu’il ne l’attaquerait pas (une troisième fois) non plus).

Une fois qu’elle fut convaincue qu’il ne bougerait plus (avant un moment), elle décida d’agir. Tout d’abord, elle toucha du bout de ses doigts son front qu’elle sentit aussitôt brûlant. Elle ne put se retenir de lui dire qu’elle le détestait du plus profond de son âme à voix haute. Elle le répétait sans cesse, faisant les cents pas dans la pièce tel un fauve en cage (belle comparaison, non? Ah allez, ayez un peu d’humour). Elle se demandait s’il l’entendait (ça la soulagerait presque de savoir qu’il l’entendait à cet instant se défouler en lui disant qu’elle le détestait). Elle s’assit alors sur le dos de l’homme (après tout, avec un paralysant et un somnifère, il ne devait plus rien sentir, non? (Et puis ce n’était pas vraiment quelque chose qui l’arrêtait qu’une personne soit éveillée ou non à s’asseoir sur ceux-ci (et ouais, une autre norme non connu (et (du coup) non respecté) de Mailyanne)))).  Et comme si le penser tout à l’heure n’avait pas suffit, elle dit :

-Vous savez que vous me faites chier Noah?

Elle prit alors la mâchoire de l’homme entre son pouce et son index et la fit bouger elle-même. ''Certainement'', se répondit-elle avec sa grosse voix. Elle ria quelque instant (avec une certaine nervosité qui s’échappait (comme elle le pouvait)). Elle se mit le coude sur son genou et cala son menton dans la paume de sa main, avant de (finalement) se décider à faire quelque chose. Elle passa ses mains sous les bras de Noah et le souleva. Elle dut d’ailleurs passer ses bras sur son torse pour réussir à pouvoir le traîner. C’est que même avec sa force surhumaine, il n’était pas d’un poids plume, il faisait tout de même plus que son simple poids à elle (sans dire que ça faisait longtemps qu’elle n’avait pas traîné quelqu’un (elle devrait peut-être se remettre en forme se disait-elle en le traînant un peu maladroitement)). Elle le traînait près de la baignoire avant de s’écrouler juste devant celle-ci (ne pensant pas (pendant un instant) que le corps qu’elle traînait suivrait aussi son élan).

Elle avait un peu eut mal au coccyx en se lançant ainsi tomber, mais elle en eut le souffle coupé lorsque Noah tomba sur elle. Il n’avait subit aucun dommage collatéral lui (elle lui avait même servit de coussin)! Elle souffla alors sur les quelques mèches de ses cheveux qui s’était mis sur son visage pendant ce petit transport improvisé. Elle allait pour lâcher Noah (voulant prendre un peu de repos), mais elle dut vite le rattraper alors qu’il allait pour retomber sur le carrelage. Elle implorait (n’importe qui) pour ne pas qu’il se réveille à ce moment. Et alors qu’elle aurait pu rester au sol, elle ne voulait pas être prise entre le muret de la baignoire et l’homme (sous tout son poids surtout). Elle peinait à le mettre dans la baignoire, mais après plusieurs essais, elle réussit. Elle alla pour faire partir l’eau froide de la douche (après tout, ça réveillerait peut-être l’homme et elle pourrait partir), mais avant cela, elle fouilla les poches de Noah. Elle prenait ses précautions et si elle avait la clé, elle aurait au moins la réelle chance de pouvoir partir après être sur qu’il était en bonne santé avant qu’elle parte (pas à cause des normes (ou qu’elle s’inquiétait réellement pour l’homme (non c’était plutôt, car ça pouvait se retourner contre elle))). Elle avait commencé par les poches arrière de l’homme, mais rien. Elle dut donc remettre en douceur le dos et la tête de l’homme contre le mur avant de vider le contenu des poches avant. Elle en sortit un canif (voilà, il ne sera pas armé une nouvelle fois, pensa-t-elle), une liste de course, une étoile en fer forgé (à quoi ça sert ça, pensa Mailya’ (c’était beau elle le mit donc dans ses poches avec le canif qu’elle lui redonnerait plus tard (ou pas))) et finalement un mémo avec son nom (qu’elle prit plaisir à chiffonner et à lancer dans la corbeille). Et puis, la clef!

Ce ne fut qu’une fois qu’elle eut ce qu’elle voulait dans la main qu’elle fit partir l’eau froide sur l’homme qui était au fond de la baignoire. Elle referma la douche avant d’aller prendre une débarbouillette qu’elle humidifia sous l’eau du lavabo avant de la tordre et de retourner auprès de Noah (toujours endormit (vérifia-t-elle en lui soulevant une paupière (il avait l’air assez comateux pour se dire qu’elle était correcte pour encore bien du temps))). Elle épongeait alors le front de l’homme tout en se disant finalement qu’elle aurait pu faire cela au lieu de le mettre totalement sous la douche. Elle aurait pu éviter ainsi de tremper tout ses vêtements (ah et puis, c’était plus amusant comme cela). Elle étendit finalement la lingette pliée en deux sur le front de Noah. C’est à ce moment qu’elle comprit finalement la gravité de tout cela.

Elle était prise avec lui pendant deux jours. Deux jours où elle devait dormir, boire, manger et… Elle devait aussi se laver. Elle fut tellement contente de savoir que la salle de bain était reliée au bureau et à la chambre et après tout, elle pourrait toujours se sentir en sécurité en ayant cette clé sur elle (car avec celle-ci, elle pouvait l’enfermer dans la salle de bain sans plus s’en préoccuper). Elle ne put que se résoudre à fouiller partout, trouver ce qui lui conviendrait, car un régime alimentaire composé que de petits biscuits et d’hydromel ne l’enchantait pas tant que cela (bien qu’heureusement pour elle, elle aimait bien cela). Certes, elle n’était pas très tolérante à l’alcool (comme la plupart des Amérindiens), mais il serait hors-jeu et elle était tout de même une bonne amie (habituée) de la bouteille.  

Là le vrai plaisir commençait. Elle avait accès à toutes les pièces de l’homme en question, elle pouvait fouiller tous les tiroirs, tout, (tout, tout) ce qu’elle voulait (même ses poches, mais ça c’était déjà fait). Elle épongea une nouvelle fois le front de l’homme avant de se lancer à sa superbe journée d’espionnage. Elle était comme une petite fille qu’on lâchait dans une foulée de jouet. Elle pouvait faire tout ce qui lui plaisait et elle avait bien du temps avant qu’il ne remarque quoi que se soit. Aussitôt qu’elle sortit de la salle de bain, elle ne put que se diriger aussitôt vers n’importe quoi d’autres que les lettres (elle avait deux jours pour le faire). Elle commença plutôt par regarder dans les alentours. Ses yeux s’arrêtèrent sur la petite bibliothèque personnelle (du monsieur). Elle lisait les noms avant qu’avec son doigt elle mettent les livres de façon précaire près du bord. Elle fit tomber le premier et s’amusa à faire cela avec tous les autres, lisant leurs titres avant de les précipiter (au bord du gouffre) avant de rejoindre les autres au sol. Mais le petit manège de Mai’ ne s’arrêta pas là (elle ne connaissait pas tellement les limites (à ne pas franchir en fait)). Elle faisait le tour de tout, poussant de son doigt tout ce qui pourrait mettre Noah en colère, dont cette pile de papier (à nouveau). Elle était surexcitée et dans sa course folle, elle ouvrit la porte de la chambre de Noah. Elle ouvrait tous les tiroirs et lançait dans les airs son contenu (comme si ce fut des confettis). Elle ouvrit la garde-robe de l’homme, lançant toutes ses chemises et quelques autres chandails, vestons sur le lit. En résumé, elle mettait la pagaille (partout).

Tout cela était assez libérateur, mais bon, rapidement, elle ne sut quoi faire. Deux jours, c’était long. Affreusement long lorsque vous étiez prise à ne pas pouvoir sortir. Et alors qu’à des moments, elle s’amusait, à d’autre elle était désemparée ne sachant pas quoi faire. La nuit fut encore plus festive avant qu’elle ne commence à boire et manger des petits biscuits. Elle était en indien, sur le lit, avant de se laisser basculer sur le dos dans le lit (plus que confortable de Noah). Elle chantonnait les yeux clos, avant que la première journée se termine boîte à biscuits à la main, bouteille d’hydromel presque vide sur la table de chevet.

Elle se réveilla dans le lit de Noah, sentant le linge de celui-ci sous elle et plusieurs grains de biscuits sur elle et dans le lit, les bottes encore aux pieds (elle était indomptable). Elle avait au moins la gentillesse de ne pas casser quoi que se soit. Elle ne voulait pas de voir lui rembourser quelque chose non plus (ça lui donnerait une autre raison de la convoquer dans son bureau (tout de même)). Elle ne put se résoudre à quitter le lit, malgré les petits grains fatiguant. Elle se roulait dans les couvertures, en profitant de tous ses oreillers et du confort de ce matelas infinis… Ou presque. Elle tomba du lit, sans pourtant faire autre chose qu’éclater de rire (on occupe son temps avec de la joie, sinon ça allonge le temps (elle le savait...)).    

Voilà, c’était sa deuxième journée pour faire ce dont elle avait envie. Aussi bien commencer à faire tout, tout de suite. Elle commença alors en se changeant, après tout, garder toujours les mêmes vêtements, ce n’était pas très amusant. Elle enfila donc des vêtements de la garde robe de Noah, ou du moins, ce qu’il lui faisait (soit un veston (sinon, pour les pantalons, elle garda les siens)). Elle ouvrit les tiroirs de son bureau (seul endroit qu’elle n’avait pas mit à l’envers (encore)). Elle alla cherche le fond d’hydromel de la veille, trouvant qu’une cuite ne serait pas vraiment apprécier (alors autant combattre le mal par le mal (qui heureusement, dans son cas était comme une solution magique)).  

Elle ouvrit alors un des rideaux (qu’elle avait tous tirés) pour finalement devoir se cacher les yeux, vu l’intensité du soleil assez importante qu’il y avait dehors (après près de deux jours dans l’obscurité la plus totale (il fallait bien qu’elle se réhabitue à la luminosité un petit peu par un petit peu (se disait-elle pour ne pas ouvrir tous les rideaux de la pièce))). Il devait déjà être l’après-midi alors qu’elle supposait à voix haute ce qui devait être écrit dans les lettres de menaces que le directeur s’était fait envoyer bien callée dans le fauteuil de celui-ci, les pieds sur le bureau. Tenant dans une main une des nombreuses lettres alors que dans l’autre il y avait la fameuse bouteille d’hydromel (presque vide).

-Cette femme serait néfaste pour cet établissement, je ne sais guère vos raisons d’avoir accueilli une telle femme, mais sachiez que je sais que vous tentez, du moins, à votre façon… (Elle arrêta ses prépositions, ou du moins, arrêta de rapporter les mots qu'elle avait déjà entendu de la bouche d'un certaine personne...) Wow… Vous être vraiment plein de compliment… (elle fit semblant de regarder l’expéditeur avant de dire, dans son dlire personnel) Monsieur le ministre adjoint. Surprise! Je me sens chérit que vous pensiez aussi que cet homme ne dirige pas cet Académie comme il le devrait. Qu’il ne peut résister à me refuser ce poste, qu’une telle femme, vous allez me flattez. (Elle recommença à dire ce qui pouvait se retrouver sur la lettre) de mener avec discipline. J’essaye de vous mettre en garde. De vous prévenir qu’il vaudrait mieux essayer de vous faciliter les choses. Elle ne ferait que vous détournez de vos objectifs, elle n’est qu’une vipère. Malgré l’attention qu’elle puisse ou que vous puissiez lui porter, elle n’est intéressée qu’à vous faire du mal. Elle n’est que vipère.  

Elle monta sur le bureau, et se mit debout en répétant l’insulte comme si elle était dans une pièce de théâtre (et que l’insulte en soi était presque valorisant pour elle).

-Une vipère. Une vipère, vous ai-je dit? Une vipère, Monsieur! (Elle prit une gorgée) Une vipère pleine de malice qui vous ensorcèlera de ses grands yeux bleus. (Et une nouvelle) Qui vous mènera en bateau. Mais je m’égare, (et une troisième (ça donne soif parlez autant, se disait-elle) comme je m’égare souvent. Cette femme est le diable. L’ombre de la fierté, la lumière de la ruine! Le début de la fin! Et bla bla bla.  

Elle disait cela avec la meilleure des qualités de voix de snobinards (elle était née pour rire de ses gens, comme Molière le ferait). Elle reporta finalement ses yeux sur les vrais mots (qui n'avait aucun sens pour elle) en continuant à parler et parler. Elle descendait du bureau (grâce aux escaliers qu’elle c’était fait avec les livres). Lorsqu’elle reporta la bouteille à ses lèvres, il ne restait plus rien. Un problème qu’elle régla en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Elle ouvrit alors le tiroir fétiche, sortit la bouteille (avec amusement) et fit voler le bouchon (en quelque part). Alors que ses yeux tombèrent sur l’horreur (en personne).  Noah était là (tout juste devant le seuil de la porte et vu sa mine, il devait être debout depuis un moment (avait-il assister à tout son scénario rocambolesque?)). Elle en échappa presque la bouteille. Elle n’en croyait pas ses yeux (d’ailleurs, elle se frotta énergiquement les yeux, mais rien (ce n’était pas une hallucination). Elle fut rapidement  dessoûlé, en le voyant en comprenant qu’il était là…


Dernière édition par Mailyanne Folks le Jeu 26 Nov - 2:51, édité 1 fois
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Noah Amshford
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MessageSujet: Re: Prenons congé [PV Noah] Dim 13 Juil - 22:02


Prenons Congé



Bon, être dans le coma à cause d’un coma, c’est déjà pas le pied. Être dans le coma à côté d’une potentielle ennemie, c’est encore pire. Mais être tombé dans le coma à côté de quelqu’un qui avait toute les raisons de vous faire du tord à cause de soi-même , c’était le comble. Parce que c’est ce qui est arrivé au Fier Noah. Il avait beau être fier, ça ne le tirait pas de son impasse actuelle… Dans ma condition, je ne pouvais rien faire, observateur silencieux d’un autre monde, et son destin était entre les mains de la lycane qu’il avait plus que malmenée. C’était bien d’acculé les gens dans leurs moindres retranchements, c’était encore mieux quand on ne s’écroulait pas par terre devant eux après s’être soi-même empoisonné. Mais bon, il faudrait croire que cela deviendrait l’une des habitudes du professeur – Les retranchements, pas les comas, s’entend -.

En plus, avant ce coup de théâtre de Noah, la demoiselle s’était : Premièrement coupée par un morceau de verre. Deuxièmement, léché la coupure faite par le-dit bout de verre pour troisièmement se retrouver tête en bas et pied en l’air d’une baignoire. À croire que tout deux s’était lancé un défi à mon insu pour voir lequel provoquerait le plus de remue-ménage. C’était désespérant dans un sens, et… Divertissant dans l’autre. Enfin, pour moi, vu que je n’avais à subir ni douleur, ni chute, ni évanouissement quelconque.

Et alors que Noah, dans son petit bout de monde, réparait les dégâts causés par mademoiselle Folks – enlevant les bouts de verres dans ses cheveux et en se faisant – Était-ce vraiment le moment ?- un thé -, je passai voir ce que faisait là-dites demoiselle. Celle-ci était occupée à… Crisper ses muscles et certainement à jurer mentalement contre le directeur de l’Académie, le maudissant sûrement de milles morts et de milles tortures les plus horribles les unes que les autres. D’ailleurs, elle laissa même échapper un petit rire, bien mystérieux sans la raison de sa provenance.

Le silence fut alors brisé par Noah qui entama alors un long monologue. Lorsqu’il évoqua la peine qu’il éprouverait à perdre à nouveau un allié ou d’amie, Dame Mailyanne laissa échappé un semblant d’étouffement inaudible pour quiconque n’était pas vraiment proche – Ce qui était ma chance-.  Coinçant son bras dans le pli de son bras, elle continua tout de même à écouter le long discours de Noah.  Et quand Noah évoqua ses professeurs, la demoiselle ne put apparemment pas s’empêcher de se détourner pour faire face à son reflet dans le robinet. Ca devait être étrange, de croiser son reflet dans une telle situation.

Tout deux se mirent alors à rire de manière nostalgique et désabusé. Il semblait que le poids du Monde pesait sur leurs épaules respectives, courbant leurs dos qu’ils s’égosillaient à maintenir droit pour faire face au monde et à ses dangers qu’il recelait. Avec leurs passés dissociables et pourtant parallèles, tout deux venaient d’arriver à, semblait-il, une même conclusion sur leur futur qui ne s’avérerait en apparence pas rayonnant en chaque instant.

Quand il eut enfin fini par une phrase qu’il laissa en suspend, Folks laissa retentir un rire malicieux, à croire que rien ne pouvait l’atteindre et écailler l’épaisse carapace qu’elle avait érigé autour de son cœur. Même si en quelques instants, une minuscule brèche semblait s’être ouverte, il semblait que la Dame l’ait colmaté avec une pointe de rancœur, de méfiance et, peut-être, de haine envers un homme qui lui en faisait voir plus que nécessaire. Et Noah… Noah se contenta de jouer avec une flamme, pensif, retrancher dans la barricade de son esprit, enfoui en plein milieu d’une horde de pensée qui devait l’assaillir de toute part.

À croire que le rire était un moyen de communication à part entière, Noah laissa s’échapper un son provenu du tréfonds de son âme. Quelque chose qui parvint à faire frissonner la demoiselle. C’était une part de lui-même qui, comme un enchantement, avait capturé l’air et avait vibré de concert avec pour laisser entendre le fond de ses pensées, la mélancolie, la tristesse, le regret. Toutes ses choses qui l’avaient accompagnée depuis le premier incident de sa vie parsemée de joie qu’il oubliait et de peine qu’il gardait pour lui. Jouant avec le serpent de feu agile, il le laissa mourir dans son poing comme on anéanti l’espoir de restaurer ce qui a été détruit, avant de s’écrouler en avant, se cognant le visage au passage.

Hors de son champ de vision, Noah s’était assis sur le sol pour tenter de capter un peu d’air autour de lui, essoufflé sans avoir fait d’effort qui justifiait cela. Et, comme si s’était la chose la plus naturelle à faire, le directeur –re-commença à parler, essayant de se justifier, racontant un brin de son histoire, une partie de sa vie. Suite à cela, il laissa encore ses mots en suspend, comme on étend son linge pour le faire sécher, avant de continuer encore une fois. – Avait-il un stock de salive infini ? –

Il fut à nouveau couper par une nouvelle chute, le mettant KO sur le tapis. Et alors que Dame Folks allait ouvrir le rideau d’un geste rapide, il reprit la parole et expliqua la raison de ses chutes : Du poison. À ces quelques mots, la lycane sembla éprouver un certain stress puisqu’elle se pinça les lèvres. Un signe peut-être faible mais qui signifiait pourtant qu’elle n’était pas totalement réfractaire en la personne de Noah. Haranguant que le jour de son suicide et de sa mort n’était pas pour aujourd’hui – du moins devait-il ardemment l’espérer – et, dans un ultime et inutile effort rampa un peu sur le sol.

Un moment passant durant lequel il reprit son souffle, essayant de capturer les dernières forces qui lui serrait nécessaire pour terminer son – long- discours. Et c’est en ce moment fatidique que Noah, sombrant dans le coma de son propre grés, remit son destin entre les mains de quelqu’un qui n’aurait pas hésiter à lui faire subir quelques maux quelques instants plus tôt. Mais dans tout cela, se qui sembla le plus troubler la lycane, se fut la durée du « traitement ». Un à deux jours, c'est-à-dire une éternité.  En tout cas, cela avait l’air de la secouer au plus au point –intérieurement en tout cas- . Finissant sur un retentissant « le principal, c’est de vivre ». C’est vrai qu’une fois mort, on est un peu restreint dans ses actions… - Et c’est « moi » qui vous le dit -. Et là, le silence tomba.
J’avais oublié le mal que cela faisait. À vrai dire, je n’avais pas eu non plus de conversations aussi palpitantes dans mon bureau. Mailyanne était quelqu’un d’intéressant que j’avais tout intérêt à garder dans mes contacts. Voir même plus à vrai dire… Si, quand j’eus fermé les yeux pour rejoindre le royaume des rêves, je vis papilloter devant moi des tâches rouges et noires, je ne pus m’empêcher de me demander si j’allais me réveiller. Puis je sombrai dans le délicieux et réconfortant monde des rêves…

Un éclair  blanc. Des pétales pleuvent de partout, apparaissant presque par magie si le ciel n’avait pas été, pour nous, fait de cerisiers géants aux fleurs blanches. Je tourne la tête à gauche, et je vois Gutherfield, qui me sourit et me fait un petit signe d’encouragement de la main. Une fois mon regard porter à ma droite, je pus l’admirer. Celle qui faisait chavirer mon cœur, battre ma tempe, me faisait flageoler les jambes, me faisait rougir pour un rien, bafouiller pour peu et remplissait le vide qui m’habitait d’un sourire. Éléna. Éléna aux cheveux noirs. Éléna aux dents blanches. Éléna : l’élue de mon cœur. Je n’ai encore que vingt-cinq ans, mais il me semble avoir déjà tout compris de la vie. Inspirant un grand coup, je fais face à l’allée de guerriers, ma « famille », et de marchands, la sienne. Lui tendant la main tout en m’inclinant, je l’invitai à me suivre jusqu’au bout de cette étrange allée, mélange des gens et de personnalités. Tout au bout de celle-ci, on n’aperçoit qu’un voile également blanc. Blanc comme sa robe. Blanc comme mon costume. Blanc comme l’allée. Blanc comme le sourire qui l’illumine toujours. D’un pas sur, j’avance et pose mon pied sur le sol.

Tempête rouge. Du sang, du sang partout. Que se passe-t-il ? J’essaye de voir en travers de mes ennemis que je taillade comme une machine, amassant des corps devant moi qui commençait à faire une barrière. Alors que nous venions de charger, ma compagnie et moi, des ennemis cachés dans les bois nous avaient prit de revers et nous avait dispersé dans la foule de soldats. Ce n’était même plus une guerre, c’était un massacre. Mon bras s’engourdissait au fur et à mesure que je lançai des coups, bloquai à l’aide d’une parade in-extremis ou transperçais les cottes de mailles de mes adversaires sans entailler la chair. J’avais l’impression que cela faisait des heures que je combattais et pourtant le soleil n’avait pas bougé d’un pouce.

Murmurant un sort, j’immobilise le bras de mon adversaire et en profite pour lui asséner un coup latéral qui laisser s’envoler sa main valide. Envoyant mon coude dans son visage, je m’apprête déjà à affronter l’adversaire suivant. Parce qu’il y avait toujours un autre soldat qui venait prendre la place de celui qui tombait, avide d’en découdre, encore frais et dispo’. Indemne. Et tout recommençait : Les petits sortilèges qui me faisaient prendre l’avantage, soignait mes blessures les plus importantes, mes coups d’épées qui frappaient sans relâche, mon bouclier qui n’en méritait déjà plus le nom qui risquait de ployer à chaque coup. La bataille semblait perdue.

Le décor tourbillonne et s’envole. À la place, je vois une silhouette lointaine qui court. Des cheveux noirs, je pense tout de suite à Éléna, mais celle que je poursuis porte une longue robe mauve flottante. Elle détestait le mauve… Malgré ça, je continue de courir, presser de la rattraper pour la serrer dans mes bras. Je cours de toutes mes forces, usant de toute la magie que je pouvais faire preuve, mais il me semble que l’espace entre nous ne fait que grandir. Alors, épuisé, je me retourne. La mystérieuse femme – j’étais maintenant certain qu’il ne s’agissait pas d’Éléna – me faisait face. Recouvert de ses cheveux d’ébènes, son visage m’est caché. Alors, tremblant de fatigue, j’essaye de soulever une mèche. Je n’aperçois qu’un œil bleu qui me fixe. Alors, comme de l’encre qu’on mélange dans de l’eau, tout partit une nouvelle fois, le sol s’effondrant sous mes pieds.

Dans ma chute, j’aperçois des flashs lumineux de souvenirs. Mes jeux d’enfants avec mon meilleur ami, mon entrainement avec Gutherfield, ma première victime, une fête arrosée, une bataille perdue. Et toujours, toujours, cette jeune femme énigmatique en arrière-plan qui me fixe de ses deux yeux brillants dans le noir. Qui était-elle donc ?


Alors que mon protégé semblait s’être bien éloigné dans le monde des rêves, la Dame venait d’ouvrir le rideau de la douche, découvrant le corps inerte. Elle resta là un moment, à peser le pour et le contre – du moins, c’est ce que j’aurais fait – avant de donner un coup dans la main de Noah qui ne réagit aucunement. Le silence pesant toujours, elle semblait toujours indécise à comment réagir. Posant ses doigts sur son front, elle du le trouver brûlant – un « petit » effet du poison – ce qui ne l’empêcha pas de lui prouver sa haine à voix haute, lui disant crûchement qu’elle le détestait. Bon, et bien, ça au moins, c’était fait. Enfin, quelques dizaines de fois puisqu’elle commença à arpenter la pièce en répétant ces mots.

Surpris, je la vis alors s’asseoir sur son dos pour ensuite lui demander s’il savait qu’elle le faisait chier, ce à quoi elle se répondit à elle-même en prenant la mâchoire de Noah pour la faire bouger et articuler un « certainement » qu’elle imita.

La Dame Mauve s’approcha alors de moi. Prit d’une terreur indescriptible, je tentais de bouger, mais mon corps semblait paralysé et malgré tout mes efforts, elle continua d’approcher de moi. De grandes gouttes de sueurs coulaient le long de mon visage pour continuer leurs couses le long de mon cou et de mon torse. Alors que je  voulu lancer un sort en désespoir de cause, une masse considérable sembla faire pression sur mon torse, m’empêchant de respirer et de parler. Bien malgré moi, des larmes de terreurs se mirent à couler. Le désespoir s’immisçait en moi aussi sûrement qu’un serpent s’apprêtant à capturer sa proie vivante pour lui faire connaître le délice d’une mort par digestion. Parvenue alors devant moi, la Dame Mauve me prit le menton et dit :

« -Vous savez que vous me faites chier Noah ? »

Normalement, une question si peu approprier m’aurait fait rire, mais là, je me savais à sa merci. Je savais que quoi qu’il arrive, elle allait me tuer et me faire sombrer dans le néant. De ses doigts qui accrochaient mon menton, elle m’obligea à articuler un « certainement » que mes cordes vocales refusèrent de produire, tout aussi paralysées que le reste de mon corps. Éclatant d’un rire sinistre, la silhouette s’évapora dans un vent noir. Retrouvant le contrôle de mon corps, celui-ci se mit à trembler spasmodiquement, tellement la certitude de ma mort venait de me frapper, certain que j’étais que le glas allait sonner pour moi. Vomissant le peu que j’avais dans mon estomac, je tentai de respirer calmement, mais mon corps ne semblait pas de cet avis et refusait de se plier à mes ordres mentaux.


Après ce petit instant comique, la demoiselle posa son coude sur son genou, calant sa main dans la paume de celle-ci. Semblant réfléchir à ce qu’elle allait bien pouvoir faire, elle passa finalement ses mains sous les aisselles de Noah pour le traîner, semblant un peu peiner sous la tâche, jusqu’à la baignoire où, se laissant tomber, le corps s’écrasa sur elle. Tel un bon matelas, Dame Folks amortit la chute de Noah. Intentionnel, ou non ? Tel est la question. En tout cas, elle souffla sur une de ses nombreuses mèches pour éclaircir sa vue. Tentant alors de se relever en soulevant le corps de Noah, elle réussi tant bien que mal, après de nombreux essais peu fructueux, à le hisser jusqu’à dans la baignoire. Une fois que Noah, ses pieds et une main dépassant de son « fauteuil » improvisé fut bien… Installé, la demoiselle commença alors à fouiller dans les poches du directeur. Et bien, dit donc ! Elle ne se gênait pas elle, pour prendre les affaires du professeur. Bon, il n’y avait pas grand-chose d’intéressant mais… Quand même ! Un peu de politesse ne lui aurait pas fait de mal. Et de savoir-vivre par la même occasion. Si elle avait su touché un peu de compassion dans l’esprit solitaire que j’étais, elle n’avait tout de même pas fait vibrer ma corde sensible jusqu’à me faire pardonner ses impolitesses honteuses. Me prendrait-on pour un bourge que je répondrai qu’au moins, je ne volais – plus – dans aucune poche.

Commençant par ses poches arrière, elle s’en trouva bredouille, ce qui me fit sourire et espérer qu’elle ne trouverait rien d’autres dans ses poches, bien que je sache ce que recelaient les poches de mon « protégé ».  Mettant l’homme dans une position plus propice, elle continua sa fouille, comme on cherchait quelques pièces sur le corps de mort le long des champs de batailles, pour sortir des poches de devant un petit canif, une liste de course – c’était au comble de l’utilité, ça -, une étoile en fer forgé ainsi qu’un mémo portant son nom et, finalement, la fameuse clé. Empochant le pendentif ainsi que le canif, elle laissa là les objets inutiles, mis à part le mémo qu’elle lança dans une corbeille. Heureuse d’avoir trouvé la clé, elle n’hésita alors pas à arroser l’homme d’une rasade d’eau gelée. Ceci n’était que méchanceté pur, de mon égard…

Après s’être débarbouillé, elle vérifia son état en soulevant l’une de ses paupières. Apparemment, elle restait suspective jusqu’au bout. Faisant –enfin – acte de sympathie envers lui, elle daigna éponger son front d’un linge humide, pour tenter d’apaiser sa fièvre. Le laissant là, elle sembla un moment réfléchir vraiment à la gravité de la situation.

Une grande prairie de fleurs et d’herbes hautes s’étendaient devant mon regard. Je souris devant ce spectacle rassurant et apaisant. Marchant sans but, profitant juste de la douceur du soleil sur ma peau, je gardai – plus par habitude qu’autre chose – ma main sur la garde de mon épée. J’étais simplement vêtu d’une chemise de lin et d’un pantalon de cuir. Mes pieds nus appréciaient la caresse de l’herbe tandis que, les yeux mi-clos, le vent venait doucement faire onduler mes cheveux. Même si j’ignorai et avais oublié pourquoi je me trouvai dans cet endroit presque paradisiaque, un certain malaise restait accroché à mon cœur. Soudain, le sol parut se dérober sous mes pieds et je tombai le nez dans l’herbe, m’écrasant douloureusement. Du moins, il me semblait que quelque chose m’amortis la chute et, après avoir ouvert les yeux, je pus constater que je flottais à quelques pieds du sol, comme si un corps m’avait servi de matelas. Bien que je voulus me relever, l’étrange torpeur qui me semblait familière tout en restant inconnu me reprit, m’empêchant de bouger le moindre muscle. Je tentai une multitude de sortilèges et de contre-sort, mais rien ni faisait et je restai là, étendu dans les airs. Soudain soulever, je me retrouvai dans une nouvelle position encore plus étrange. Je ne restai seulement pas longtemps dans cette position et me retrouvai à nouveau balloté sur mon cousin d’air qui me semblait aussi dur que de la pierre, comme si des meubles invisibles se tenaient là. Finalement sur le dos, mon œil droit sembla alors voir une étrange lumière blanche éblouissante avant de revoir à nouveau le ciel bleu. Ce phénomène étrange laissa rapidement place à un autre, la ligne fixe de l’horizon s’assombrissant et se divisant jusqu’à ce que deux lignes soient visibles. Avisant alors que la partie la plus sombre ne faisait que s’assombrir, je fixais avec horreur la vague gigantesque qui plongea vers moi, cachant le ciel azur avant de s’effondrer comme une tour sur moi dans un fracas d’eau glacé, me plongeant dans un froid qui me pénétra jusqu’à l’os. Et je restais là, allongé sur un coussin d’air immobile, mouillé jusqu’au tréfonds de l’âme et toujours incapable de bouger ne serait-ce qu’un petit doigt. Et une longue attente commença…

Une fois les « soins » prodiguer, Dame Folks sortit de la salle de bains et regarda un peu partout dans le bureau, ses yeux s’arrêtant sur le demi-mur de bouquin que Noah avait prit un soin particulier à ranger dans un ordre précis mais surtout à dénicher, certain ayant une valeur énorme, tout autant sentimentale que matérielle. La demoiselle s’avança vers celle-ci et je craignis le pire. Et – pour une fois je fus malheureux d’avoir raison – pour commencer à les faire tomber un à un, jouant avec leurs arêtes, les balançant d’avant en arrière sur la tranche et sembla prendre un plaisir malsain à les laisser tomber, s’ouvrir et quelques fois même se détacher en deux part distinctes voir plus. Quand la bibliothèque murale fut enfin vide de tous livres, Mailyanne recommença son manège avec chaque chose à porter de main, dont un tas de papier qui restait encore à trier pour le directeur. Semblant se complaire de son crime, elle ouvrit alors les battants de la chambre de Noah d’un grand geste avant d’entreprendre méticuleusement et joyeusement de lancer les vêtements – un peu… Voir quasiment pas – ordonné à travers toute la chambre, comme si le plafond s’était transformé en nuage à vêtements et crachait une pluie monstrueuse d’habit en tout genre.

Et la journée passa sensiblement de la même manière, la demoiselle semblant parfois ennuyée du manège avant de reprendre de plus belle. Elle n’eut aucun mal à tomber sur les « cachettes à nourriture » de Noah et à boire sans retenue le précieux hydromel que des nains avaient offert à Noah. Voir le liquide ambré être bu par cette bouche gaspilleuse m’aurait bien rendu nauséeux si mon corps n’en aurait pas été dépourvu comme de toute autre sensation physique. Elle n’hésita pas un instant ni vergogne pour s’offrir le droit de dormir dans les draps – peu utilisé à vrai dire – de Noah. Quand elle se réveilla, Mailyanne ne prit pas longtemps à tomber du lit – par maladresse ou à cause de la boisson, je ne sus le dire. Sans scrupule, elle échangea ses vêtements, du moins le haut, par l’une des vestes du directeur. Avisant qu’elle ne causerait pas de mal plus regrettable que l’un de ceux de la veille, je me rendis dans la salle de bain pour m’assurer que Noah se portait un minimum bien. Quel ne fut pas ma surprise quand je le trouvai la main à se masser les tempes et l’autre accrocher à la paroi de la baignoire.

Quel effroyable migraine me vrillait le crâne, effet secondaire de ma petite décoction… J’avais l’impression que mille cloches retentissaient dans ma tête, me sonnant un peu. Prenant appui tant bien que mal au bord de la baignoire, j’aperçu avec misère que j’étais aussi trempé que dans mon… Dans la sorte de vision qui m’avait habité. Fallait-il croire que tout ce que j’avais vu était… Réel ? Ou tout du moins, tiré du réel puis transformé en succession d’images sans ordres. Mais… Les premières d’entre elles n’avaient malheureusement pas été tiré de mon imagination, ai-je songé, amer.

Me concentrant sur les bruits alentours, j’entendis alors une voix, féminine, que j’identifiai être celle de Mailyanne. À ce prénom, mon cœur rata un battement et ma main glissa, me laissant tomber sur le dur carrelage en mosaïque de la salle de bain. Mon menton devenu aussi douloureux que mon crâne, je songeai un instant à me soigner d’un sort avant de me reprendre ; Mieux valait garder mes forces au cas où… Où mon plan n’avait pas été aussi parfait qu’espérer. À vrai dire, je m’estimais déjà plus qu’heureux d’être libre de mes mouvements, d’avoir un cœur qui battait encore et un esprit vif, bien que toujours embrumé. Examinant mes mains encore un peu tremblante, je souris en n’y découvrant aucune trace de couteau. Mis à part les courbatures dues à ma position désagréable ainsi qu’à ma chute, je semblai tout à fait indemne. Tendant l’oreille pour comprendre le flux de parole qui sortait de la bouche de mon… De ma collègue ? De mon amie ? De mon associé ? De mon bourreau ? Tel restait la question.
Le mot vipère semblait revenir de nombreuses fois dans son discours, et je me demandai si elle avait trouvé l’une de ces bestioles dans mon bureau ou si cela venait d’autre chose. M’avançant en boitillant un peu, je m’adossai à la porte de la salle de bain pour la découvrir debout sur mon bureau, la pièce en pagaille, les dossiers et mes livres répandus sur le sol comme de vulgaires… Bouquins. Je reportai cependant attention à Mai’ qui semblait passionnée par son discours. Posant mes yeux bleus sur elle, je l’a vis ouvrir le précieux hydromel que je gardais pour une quelconque occasion importants – Mais celle-ci ne l’était-elle pas, après tout ? – Retenant un fou rire qui me prenait, je me mordis l’intérieur des joues et attendis qu’elle daigne me remarquer. Je dus me retenir encore plus fort quand elle remarqua n’être plus seule.
Frottant vigoureusement ses yeux, elle semblait aussi abasourdie que si un fantôme se trouvait parmi nous, sauf qu’en l’occurrence, le fantôme, c’était moi.

Passant mon index en-dessous de mon nez, je ne pus m’empêcher de dire :

-Et bien, cela faisait longtemps qu’une femme ne m’avait pas fait autant d’effet.

Si cette phrase semblait anodine, je songeai en disant cela aussi bien au… Rêve. Qu’à la réalité frappante. Au lieu de déverser sa colère sur moi, elle avait simplement saccagé mon lieu de vie et de travail. Une manière comme une autre de me perturber, en soi. À sa mine étonnée, je ne pus m’empêcher d’un rire joyeux et puissant, qui relâchait la pression qui pesait jusqu’à lors sur mes épaules. Le poids de la peur de la mort s’envola en même temps que toutes les appréhensions que j’avais gardé pour elle. Une personne réellement méchante n’aurait jamais fait ça.
Mailyanne était plutôt une femme… Géniale. Géniale, mais mal comprise.

-Pourriez-vous m’aider à ranger… Je désignai tout le bric à brac d’un geste de ma main libre, l’autre étant toujours emprisonnée entre mon épaule appuyée sur le chambranle et… Le chambranle. Tout ça ? Madame la… Je pouffai un instant… La vipère, alors ? Du moins, c’est ce qu’il me semble avoir entendu.

N’attendant pas sa réponse, j’entrepris de ranger ce qui me passait sous la main. Bon, ranger était un grand mot, j’entrepris plutôt de rassembler les choses qui semblaient allées ensembles en un ou plusieurs tas au milieu de la pièce. Toutefois, lorsque j’arrivai à la désastreuse vue de ma bibliothèque dévastée, je ne pus m’empêcher de secouer la tête en râlant dans ma barbe. Un tel gâchis… Enfin, avec du temps et de la patience, je devrais être capable de, peut-être, sauver les documents du désastre. Avisant l’un de ses plus précieux ouvrages ouverts les pages sur le sol, je ne pus me retenir, toujours le dos tourner à Mai’, de lui dire d’un ton faussement accusateur bien que tinter de sincérité tout en agitant le livre par-dessus mon épaule :

-Savez-vous combien d’années il m’a fallut pour trouver ce livre ? Et combien de temps et de moyens il m’a fallut pour convaincre ce satané marchand de s’en séparer pour un prix plus convenable ? Dix milles Égens pour un livre, s’était bien trop me demander, même pour ce livre là. Mais bon, avec un peu de patience tout s’arranger toujours non ?

Reprenant le silence, je rangeai le livre en me sermonnant intérieurement ; J’aurais du entourer ses livres d’un sort qui n’aurait pas permit que l’on les déloge sans ma permission. Me retournant et trouvant, qu’à mon goût, la salle avait trouvé un semblant de propreté. (Bon, il y avait toujours des papiers partout et la majorité des objets n’avaient pas retrouvé leurs places initiales, mais le plus important était un minimum ordonné, et cela me suffisait. ) Soupirant un grand coup, je « daignai » enfin posé à nouveau mon regard vers la fauteuse de trouble. Ce que j’allais dire maintenant allait certainement changer le court de notre relation, de nos vies et peut-être aussi de celles de quelques autres personnes.
Mon regard capta alors chacun des détails qui semblaient m’avoir jusqu’alors échappé. Les cheveux de jais de Mailyanne semblait refléter un mystérieux monde où lumière et obscurité y était échangé, ses iris semblaient d’un bleu hypnotiseur, sa peau semblait être aussi douce et délicate qu’un pétale de rose. Une foule de détails, insignifiants et intéressants à la fois, me subjuguait. Face à l’image de l’actuelle Mailyanne s’interposa celle de mon rêve et je me sentis, un instant fugace, attirer par elle comme un papillon de nuit l’est par la lumière d’un feu. Celui-ci sait que le contact serait fatal et pourtant, tout son être ne tend qu’à cette chose unique et éphémère, cette beauté ardente qui marque la fin de sa vie dans un sublimement magistral.
Malheureusement, il semblait que j’aie un peu plus de jugeote que le papillon plus chanceux que moi car je battis plusieurs fois de paupières pour faire disparaître le fruit de mon imagination. Malgré mes efforts, il semblait qu’un reste de majesté lui était resté, à moins que celle-ci n’y soit toujours été… Ouvrant la bouche, je bafouillai :

-Mai’… Mailyanne... Enfin… Folks… Mademoiselle… Arf… Je déglutis avec peine avant de reprendre comme si les mots qui s’étaient échappés de ma bouche n’avaient jamais existé, l’assurance transperçant ma voix, Je vous suis gré de m’avoir laissé la vie sauve. Je me sais redevable et, si vous le voulez, je vous autorise à prendre votre dû à l’instant même. M’agenouillant, je lui offris ma nuque, dans une position où un genou, une baffe, un poignard, un baiser, une tacle, était tout aussi possible que l’absence de réaction qui, peut-être, s’avérerait en réalité bien plus pesant que n’importe lequel des châtiments.
Un goût âcre rempli ma bouche, l’attente étant pire que tout. Voulant me rassurer, je voulus prendre le pendentif en forme d’étoile que je gardais en permanence sur moi, entourer de nombreux sortilèges empêchant quiconque de le prendre sans ma permission. Du moins, je l’avais cru jusqu’à ce que ma main ne rencontre rien dans ma poche. Mes yeux s’écarquillèrent de frayeur et je me relevai en hâte. Dégageant le peu qu’il restait sur le bureau d’un geste rageur, mais yeux étaient à la recherche du moindre scintillement indiquant l’emplacement du précieux pendentif. De Son précieux pendentif. Mes tempes tambourinaient en un bruit sourd dans mon esprit, résidu du poison que j’avais ingurgité. L’accélération de mon cœur et la probable fièvre toujours présente n’aidant en rien, des étoiles papillotèrent un instant devant mes yeux avant que je ne m’adosse au bureau, la tête entre les mains, la mine effaré, bredouillant.

-Où est-il ? Où est-il ? Où l’ai-je donc perdu ? Est-ce que je l’ai perdu ? Où est-il ? Comment ai-je pu le perdre ? Est-il encore ici ? Bon sang, qu’est-ce qui cloche ?

Doucement, une idée germa de mon esprit, comme une graine qui se transforme doucement en un jeune et fragile pousse qui, peu à peu, étend ses racines dans la terre pour y glaner ses nutriments et, doucement, faire pousser une feuille puis l’autre, se gorge de soleil pour doucement grandir jusqu’à devenir un véritable arbre, majestueux et au tronc bien dur dont les racines s’enfoncent profondément dans le sol, lui assurant une prise sûre. Je venais de passer deux jours avec Mailyanne et j’avais remit ma vie entre ses mains. Je lui avais fait une confiance presque totale… Alors si elle l’avait prit sans intention belliqueuse… Mes sorts n’auraient eut aucun effet. Petit à petit, comme le chêne fait pousser des glands, la compréhension germa de mon esprit après la croissance de l’idée. Je soupirai de soulagement avant de jeter un regard désolé à Mailyanne et de lui dire d’un ton un peu navré :

-Je t’assure que je ne suis pas fou. Aux dernières nouvelles. Me relevant, je lui tendis ma paume ouverte. J’aimerai que tu me le rendes, à présent. Puis, j’ajoutai pour être sûre qu’elle ait comprit. Le pendentif.

Telle une statue, j’attendis que le précieux médaillon tombe dans ma main ouverte. J’aurais bien espérer dépasser la lycane en taille pour tenter de l’intimider un minimum mais… Mais taille restait ce qu’elle était malgré tout. Je préférais être plus petit et que l’on se méprenne de ma force plutôt que de perdre l’effet de surprise par une taille de géant, bien que Mailyanne n’en fut pas une pour autant. Durant l’instant que je restai là, je repris ma scrutation plus en détail, ne comprenant pas – ou refusant – de comprendre pourquoi cet étrange tension – ni bienveillante ni malfaisante – commençait à se tendre entre nous. À moins qu’il ne s’agissait là que de mon imagination.
Observant le moindre détail ainsi qu’à l’ensemble, je remarquai enfin qu’elle portait l’une de mes chemises. Je me détaillais également la forme de son nez, un peu anguleux tout en restant doux, de ses oreilles légèrement effilées, de sa posture qui gardait toujours cette fierté un peu blessée – peut-être grandement en partie ma faute -, son cou gracieux. Et cette question qui me taraudait : Pourquoi me prenais-je soudainement l’envie de pouvoir décrire la moindre parcelle de son corps, de l’étudier sous toute ses coutures, de découvrir ses secrets les plus enfouis, de lui révéler les miens, de sacrifier la moindre parcelle d’énergie pour la protéger d’un mal inconnu. Et pourquoi donc ce fichu cœur ne pouvait-il pas se calmer ? À force, elle risquait de l’entendre et se serait encore plus gênant que la rougeur qui semblait me monter aux oreilles, bien qu’absente de mes joues. Et pourquoi rougissaient-elles, mes oreilles d’abord ? Quand une floppée d’images assaillit mon esprit pour « m’expliquer » pourquoi, je préférai faire taire cet esprit trop imaginatif et entreprenant.
Résolu à reprendre le contrôle, je me concentrai sur le fait que ces prétendus symptômes étaient certainement dû à la fièvre et que le pendentif n’avait pas encore retrouvé le contact de ma paume. Et je me concentrai sur la personne à qui celui-ci avait appartenu. Je me concentrai au point de fermer les yeux un instant pour pouvoir apercevoir son visage un instant. Car rien ne me ferait oublier le possesseur originel de ce pendentif.

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MessageSujet: Re: Prenons congé [PV Noah] Jeu 17 Juil - 21:05

Elle avait crut (trop rapidement) que la rencontre avec le directeur avant son coma avait été étrange, et bien à son réveil tout cela prit une autre tournure qui ne plaisait pas (non plus) à l’amérindienne. Alors que pendant ses deux jours elle ne pensait (presque) plus au directeur (encore étalé dans la baignoire de la salle de bain (attenante au bureau et à la chambre de celui-ci (qu’elle avait (rappelons-nous) mise sans dessus-dessous))), elle en avait profité et même (presque) prit plaisir enfermé dans ce trois et demi (réservé à ce directeur (qui lui faisait passer des tests inutiles (selon elle et surement plus de la moitié de la ville, mais bon… C’est lui qui y voyait))).

L’après-midi avait bien commencé, (du moins si on oubliait le fait qu’elle avait pleins de petits grains de biscuits pris entre ses vêtements et sa peau (c’était (très) désagréable)), elle avait même tiré un rideau pour faire entrer un peu de lumière. Seulement, aussitôt fait, elle ne toucha plus à aucuns (autres) rideaux. Il y avait beau y avoir quelques désagréments à son début de journée, mais… Mais là c’était rendu l’enfer. Peut-être qu’elle était morte et qu’elle c’était réveillé en enfer (qui sait)… Non, c’était ridicule, elle ne pouvait pas mourir tout simplement car elle avait un peu (trop) bu ou qu’elle avait mangé des biscuits. Ce n’était pas une mort digne pour elle de mourir étouffer par des biscuits (quoi que peu importe, une mort digne c’était assez difficile à avoir avec son train de vie (et pas dans les caprices de notre petite assassin (une chance))). Elle effaça finalement cette hypothèse (de s’être éveillé en enfer) malgré le fait que son regard se portait (présentement) sur lui, le diable en personne.

Encore une fois, elle jouait le fanfaron (seule). Souvent, elle trouvait cela amusant que les gens entre dans ces soudaines idées (saugrenues), mais là… (Il y avait des limites et des exceptions (dont lui)). Et alors qu’elle arrêtait finalement de se lancer des insultes théâtrales et qu’elle descendait les escaliers (soit des livres disposés en marches), elle arrêta de parler, (figée comme une statue). Elle avait encore la nouvelle bouteille à la main (le bouchon tout fraîchement décapsulé (qu’elle avait tout simplement laissé (traîner (ou garocher serait le terme exact)) en quelque part dans la pièce)). Elle aurait presqu’échapper la bouteille d’hydromel si elle n’avait pas reprit contenance (pas de gaspillage tout de même!) Sa bouche en forme de O revient (rapidement (mais pas assez (selon la jeune femme))) normale, sa mâchoire redevient dure. Ses lèvres ne se séparèrent plus (elle ne voulait (tout de même) pas être la première à parler. (Enfantin, vous dites? (Pff, vous-même, vous aurait-elle répondu)).

Ça ne prit pas grand temps avant qu’il ne prenne la parole (malgré le fait qu’elle avait déjà eut envie de l’engueuler en ce moment (et de fermer les poings, l’air menaçant pour lui faire ravaler son (stupide) rire (mal) dissimulé)). Bien entendu, sa première phrase n’était pas non plus une phrase mettant les malaises ou les disputes de côté (non, loin de là!) Rien d’intelligent (elle aurait du s’y attendre…) Pourquoi donc se créer des attentes avec cet homme, à chaque fois, elle devrait rouler des yeux (comme en ce moment même) d’un air désabusé? Elle ne le savait pas. (C’était bien le but de la question.)

Son visage (habituellement) non-expressif devait surement exprimer un air d’incompréhension, ou du moins, dans ses yeux on pouvait (beaucoup) plus le lire que sur son visage fermé. Quelle était cette réplique de vieux pervers?, (pensa Mailyanne). Il avait beau avoir 52 ans, elle trouvait que son sens de l’humour ou son intelligence ne c’était pas (grandement) développé. Elle le plaignait, surtout en se disant (méchamment (sans vraiment le penser)) qu’il en avait peut-être (déjà) perdu avec l’âge… Elle arrêta de le dégrader mentalement alors que l’homme riait d’un rire (trop) joyeux et (trop) puissant (à son avis). Mais bon… L’homme se foutait bien de son avis (et ne lisait pas ses pensées pour comprendre qu’il riait de lui-même en ce moment).

L’homme qui était encore appuyé sur le contour de la porte décida enfin de dire quelque chose de plus intelligent… Du moins, quelque chose de plus… Applicable à la situation (car elle remettait aussi en cause l’intelligence de cette phrase). Il lui demandait de l’aider à remettre de l’ordre dans ce bureau qu’elle avait elle-même mis en désordre pour le faire se fâcher (alors l’aider? IM-PEN-SA-BLE!) C’était une question inutile, avec une réponse prévisible. Était-il donc si innocent (un terme moins vulgaire que dans ses pensées) pour lui poser la question tout de même? Et bien oui.

Elle ne put retenir son rire de racaille. Maintenant, même l’homme l’appelait la vipère. Pour ce qu’il en avait entendu… Avait-il donc lu la lettre qu’elle c’était amusé à transformer de façon bien plus… Poétique? Elle n’en tient pas longuement compte, regardant plutôt le directeur commencer à ranger (seul). Non, à la place, elle s’était assise sur le coin du bureau (les bras croisés (signe démontrant qu’elle ne ferait rien pour l’aider)). Elle aimait bien regarder les gens à l’ouvrage (elle avait bien assez de deux emplois à temps plein, pour pouvoir un peu se prélasser (se pardonnait-elle rapidement)). Lui aussi comprendrait, sinon, et bien il comprendrait ce deuxième argument, elle ne mettrait pas quelque chose en désordre pour le ranger, si son but premier était de le mettre en désordre! (Comme quoi malgré son manque d’éducation, elle savait mettre deux arguments de son côté (deux arguments assez difficile à mettre en question d’ailleurs.))

Il était rendu dos à elle, mais elle le voyait tout de même secouer la tête et l’entendait un peu râler dans sa barbe (la faisant sourire malicieusement). Et comme s’il jugeait que ses interventions étaient intelligentes et dotés de raison, il reprit une troisième fois la parole. (Quoi encore?!) Disons que la patience n’était pas une vertu dont la lycan bénéficiait (et avec un mal de bloc pareil, il fallait mieux s’abstenir de lui en demander plus que nécessaire). Elle l’écoutait tout de même sans broncher (pour l’instant). Il lui posait des questions auxquelles elle ne pouvait répondre… C’était un peu injuste de sa part… Pensa-t-elle encore rieuse vu tout l’hydromel qu’elle avait ingéré la veille (et encore ce matin (ou plutôt… après-midi matinale)).

Elle écoutait le petit monologue de l’homme en ne se retenant pas de faire un (faux) bâillement devant lui (ou plutôt (dans ce cas-ci) dos à lui). Elle trouva cela (assez) amusant de voir jusqu’au l’homme avait été pour un (simple) livre. Les gens étaient toujours attachés à des trucs si… Banals. Et dire qu’on la traitait de capricieuse… Elle ne dépensait pas dix milles égens pour un livre, elle! D’ailleurs, elle avait un air surpris (à nouveau) sur le visage sans pourtant y avoir la moindre (once de) culpabilité dans son regard. On ne laisse pas quelque chose de cette valeur sur une étagère (à la vue de tous)! Des plans pour qu’un parfait inconnu (ou une (elle en l’occurrence)) le fasse (accidentellement… (ouais on va dire)) tombé ou qu’un voleur (pas elle, voyons…) s’en empare en sachant sa valeur. Elle trouvait tout de même amusant que l’homme ait prit autant de temps et d’argent pour un livre (seulement un!) alors qu’il aurait tout simplement pu le voler ou le faire voler à un prix plus convenable (ça lui aurait fait gagner du temps et de l’argent (c’était sur!). La dernière phrase la fit presque rire (car oui, elle put se retenir de rire (et de façon très discrète)). Il ne pouvait peut-être pas avoir totalement tort (se disait-elle (se disant que (peut-être) avec de la patience il pourrait trouver quelque chose d’intelligent à dire)). Elle se disait cela tout en se disant que ça leur prendrait pas mal de patience (réciproquement) pour ''arranger'' leur amabilité l’un envers l’autre, car elle ne lui pardonnerait pas d’avoir joué les chaperons tout de suite.

Il finit par soupirer un grand coup avant de la regarder. (Et bien… êtes-ce un signe qu’il allait dire quelque chose d’intelligent? Disons que c’est assez rare qu’on (a le courage (Non… Courage et Noah n’allait pas très bien ensemble dans l’esprit de la lycan) réussit de regarder quelqu’un dans les yeux avant de dire quelque chose de débile (mais bon… Noah, c’était Noah.)) Finalement, un silence s’installa. Au début, elle crut qu’il allait la regarder avec des yeux pour la faire sentir mal (ça aurait vraiment été pathétique, mais bon…) au lieu de quoi, il ne faisait que la regarder (pendant un moment (un TRÈS long moment (le don de l’exagération quand tu nous tiens… (selon Mai’)))) avant de battre des paupières.

L’instant qu’elle attendait (ou redoutait en son fort intérieur), il ouvrit la bouche pour parler à nouveau (du moins, c’était ça la logique). Seulement, on aurait dit qu’il perdait ces mots au fur et à mesure (ne sachant plus trop comment s’y prendre pour faire la conversation (si son monologue en était réellement une…)). Il commença de façon très familière, l’appelant par son surnom avant de finalement allez jusqu’au plus poli des termes, le terme le plus… Horrible inventé selon Mailyanne (car non, il n’y avait plus de mademoiselle qui tenait, il avait beau avoir un demi-siècle, mademoiselle c’était pour les femmes délicates, féminines, toutes-gentilles-gentilles, nunuches (et toute une liste de défauts se bousculait dans sa tête, mais bon… le meilleur adjectif restait… Pas comme elle. Point.)) Il tenta tout de même de se reprendre se qu’il réussit avec plus de facilité qu’elle l’aurait imaginé (et voulu).

Avec assurance, il la remerciait. Il la remerciait! Avait-il (réellement) conscient de la stupidité dont il faisait preuve? Nah (Sinon, il n’aurait rien dit). Il la connaissait si mal (riait-elle mentalement (à s’en faire des abdominaux imaginaires)). Sa façon de la remercier la fit (presque) grincer des dents. Il utilisait un vocabulaire sophistiqué qui la faisait vraiment grimacer (comme s’il avait voulu lui mettre au visage son vocabulaire trop grossier (ce qu’elle trouvait cruel (et dont elle ne doutait pas tant que ça de la part du directeur (elle lui donnait (peut-être) trop de mauvaises intentions dirait certain (mais après une (triple) attaque (elle devenait (plus) méfiante (si du moins il lui était possible d’être plus méfiante qu’elle l’était normalement)))))).

Comme si la ridiculisation de l’homme n’était pas à son comble, il s’agenouilla lui présentant sa nuque. (Qu’est-ce qu’il voulait vraiment qu’elle lui fasse, c’était assez inutile de mettre une gifle ou un bon coup placé à cet endroit? Quoi qu’un coup de genou… Nah.) C’était beaucoup plus amusant de le voir attendre. Elle l’observait en silence (en retenant un hoquet inopportun). Elle le vit mettre sa main dans sa poche et comme par instinct, elle avait déjà la main à une dague qu’elle glissait parfois au ceinturon de son pantalon (qui n’était cependant pas là (c’était vraiment intelligent de se désarmer (quoiqu’elle lui avait aussi fait les poches (un point pour elle)))). Elle redevient comme elle était, car oui, s’en sans rendre compte, elle s’était levé du coin du bureau, avait décroisé les bras, écarté les jambes, genoux fléchis en position de défense (comme quoi la vitesse surhumaine des lycan lui étaient parfois utile pour ne pas la faire passer pour une cinglée (quoi qu’elle s’en foutait un peu de passer pour une zélé)).

Comme si sa pensée était magique, il passa pour plus zélé qu’elle. (C’était parrrfait!) Il s’était adossé au bureau, la tête dans les mains avec une mine assez effroyable. Elle s’accordait un certain prestige, mais de là à lui foutre les jetons pour une simple position de défense… Non, elle ne se surestimait pas non plus, il y avait d’autre chose, mais quoi? Rapidement, il partit dans son délire et parlait plus à lui-même qu’à elle. Il l’évitait maintenant? C’était assez incongrue vu qu’elle était dans la (MÊME) pièce. Elle le regardait bizarrement (sourcils froncés), se demandant bien ce qui pouvait être si important (pas un autre truc qui valait dix mille égens qu’il avait perdu (pensa-t-elle ironiquement avec un sourire moqueur aux lèvres)).

Elle perdit rapidement son sourire (pas parce qu’elle ne voulait pas qu’il le voit (car il fallait se le dire, elle se sentait pas du tout concerné par le ‘’malheur’’ de l’homme (même s’il y avait une (probable) possibilité qu’elle ait un (minime) rapport avec son angoisse (exagéré) pour un objet dont elle ignorait tout))). Et comme pour se justifier, il la regarda, d’un regard désolé en utilisant un ton navré pour dire qu’il n’était pas fou… (Il évoquait souvent ce sujet tout à coup, une fois il ne l’était pas, une autre fois, il admettait qu’il était peut-être dérangé et maintenant il revenait sur sa première option? Nah, un homme qui s’ (auto) empoissonne était (selon Mailyanne) l’homme le plus fou (qu’elle aurait pu connaître (personne de saint (quoique saint ou malsain personne ne s’infligeait soi même de tel châtiment) fait une telle connerie))). Il finit par se relever (voilà, un peu de distance entre elle et un homme (pas toute là) la rassurait) sans pourtant ne pas insister pour trouver cet objet encore inconnu, mais déjà réclamé à la lycan.

À peine réveillée, que déjà elle avait une nouvelle accusation contre elle. C’est que c’était un directeur ou (il se prenait pour) un homme de loi (ou il était tout (simplement) un macho, raciste et passif, hippie, contre la violence (peut-être un peu de tout cela ensemble))? Peut-être qu’elle n’était pas la femme la plus honnête, la plus sainte, la plus honorable ou la plus normale, mais de là à tout de suite l’accusé de vol… Elle eut ce visage tout à fait divin qui exprimait une certaine touche de supériorité et de taquinerie (tapis au fond de ses yeux bleu pâles dont les iris étaient gigantesques malgré la noirceur de la pièce dans laquelle elle se trouvait. (Mailyanne, une femme théâtrale (ET) fendante, pas du tout!)) Vu le peu d’explication, Mailyanne ne pouvait pas tellement savoir qu’elle était réellement en possession du dit objet (et pourtant c’était le cas (et elle s’en doutait depuis le (tout) début (mais gardait le silence sur ce (minuscule) détail))). Il fut cependant plus clair en disant ce que l’objet était. Elle aurait pu simplement lui remettre ce qu’il réclamait (oui, c’était une option envisageable mais… (Mais ce n’était pas la façon à Mailyanne (et ne le serait (surement) jamais (sauf peut-être sous la torture ou des menaces de mort (mais il pouvait bien ravaler tous ses moyens, car (juste parce que c’était lui (et qu’il avait déjà essayé à quelques reprises de lui faire mal)) elle lui ferait le plaisir de ne pas céder (du moins, pas immédiatement, ce serait trop facile))))).

Elle s’avança lorsqu’elle sentit Noah poser son regard sur elle. Il lui semblait qu’il la scrutait depuis un bon moment déjà (peut-être aurait-elle dut partir lorsqu’il était agenouillé, car le seul dû qu’elle aurait demandé, c’était bien sa liberté! (Au lieu de quoi, elle était restée là, passive, sourire moqueur aux lèvres, le voir languir ainsi… Chacun ses choix.) Et maintenant, si elle décidait de partir, il la traiterait de voleuse (et surement de faible aussi (ce qu’elle n’était pas (elle se fouterait bien de lui laisser sous entendre qu’elle était faible, mais elle savait qu’elle n’était pas comme ça (et savait qu’il le savait (Comment elle avait su cela? Elle ne le savait pas, elle le sentait))))). Le regard de l’homme se posait maintenant sur sa chemise (pour le pendentif c’était grave, mais pour la chemise il ne disait rien… (C’était louche (du moins, si vous vouliez son avis (c’était louche)))). Jamais elle ne cachait son corps, mais cette fois, elle prit les deux pans de la chemise de l’homme et l’enroula sur elle. Malgré son temps ici, ses côtes été toujours visibles, ce qui la rendait parfois moins intimidante (ce qu’elle devait éviter en ce moment (car être accusée et sembler inoffensive en même, c’était jamais à votre avantage (elle le savait))).

Comme si cela avait fait sonner une cloche dans la tête de l’homme, les deux yeux bleus royal de Noah se posèrent sur son visage. Elle sentait presque des picotements là où l’homme posait son regard (elle devait être salement bourrée en ce moment (se disait-elle) pour avoir de tel hallucination). Voyons, depuis quand elle pouvait sentir le regard de quelqu’un longer sur sa peau et savoir avec exactitude où il regardait sans porter attention aux yeux de la personne? Jamais. C’était tout simplement IM-PO-SSI-BLE dans son état. D’ailleurs, alors que l’homme fermait les yeux, elle riait (et tentait de retirer les miettes prissent dans son soutif (avec élégance... (Au moins, c’était mieux que s’il les avait ouverts (surtout qu’il n’y avait pas quelques instants, il la regardait (pour ne pas dire la scrutait (comme si c’était la toute première fois qu’il la voyait.)))))

Il ne pouvait pas lui fournir meilleur entrée en matière (car il fallait se le dire, depuis qu’il était réveillé, la seule chose qu’elle avait vraiment put dire ce limitait à sa petite scénette et à quelques rires (ici et là)), vu sa vitesse surhumaine, elle arriva devant lui bien plus rapidement (bien qu’elle était un peu déséquilibrée). Elle aurait presque mit une main sur l’épaule de Noah pour se maintenant debout, mais ça l’aurait gâché l’effet qu’elle voulait projeter (quoique si elle tombait ce n’était pas mieux non plus (sans oublier son haleine qui n’était pas la plus agréable à sentir vu la quantité assez importante de miel fermenté qui avait emprunté ce chemin)). À la place, elle prit le pendentif dans sa paume le souleva bien plus haut que la paume ouverte de l’homme et la lâcha pour la laisser pendre près de la main de Noah sans qu’elle ne l’échappe. Le bruit de la chaîne allait surement faire lui faire ouvrir les yeux (c’était comme cela à tout coup). Il ne risquait pas non plus de la reprendre avant elle (elle se préparait déjà à la remettre dans sa paume à la vitesse la plus rapide qu’elle pouvait (elle avait confiance en sa rapidité)).
Peut-être avait-il espéré qu’elle ne parlerait pas autant qu’elle le faisait quotidiennement, mais bon, elle ne lui laissait pas cette joie.

-Ce pendentif?, dit-elle avec une voix qui respirait l’innocence alors que son visage suintait l’hypocrisie.

Aussitôt qu’il le vit, elle le releva en donnant un élan à la chainette (qu’elle tenait par la fermeture) ce qui lui permit de remettre (complètement) le pendentif dans le creux de sa paume, un sourire (victorieux) aux lèvres.

-J’imagine que cette fois tu m’oblige à te rendre le collier, car c’est un test d’obéissance? C’est drôle comme il doit compter beaucoup pour toi pour ne pas t’être rendu compte plus tôt que j’avais aussi ta chemise sans la demander et sans avoir vue que j’ai aussi ton canif dans mes poches. (Elle prit une petite pause et mit la tête sur le côté en ajoutant par la suite) Tu sais, ce qui m’inquiète? Non…, (elle le regarda comme si la réponse était des plus évidentes). Tu ne vois pas que tu n’as plus ta seule arme sur toi, mais Princesse remarque qu’elle n’a plus son collier d’étoiles filantes. (Un sourire blanc éclatant ironique se traça sur ses lèvres.) Je crois que ce pendantif cache quelque chose…

Elle soupira.

-Bon, avant que tu ne me demandes comment j’ai pu prendre ton joli collier ou que tu ne me prennes pour un amateur, elle roula des yeux (pour ajouter à son rôle de femme expérimentée), je sais qu’il y a un sort sur ce collier. Je l’ai senti aussitôt que j’y ai mis les doigts dessus. Alors, c’est simple, de un, la plupart des créatures magiques sont en quelque sortes plus insensibles à ce genre de sort de protection, sans dire que je n’avais pas de mauvaises intentions en le prenant, et qu’en ayant la foi chrétienne, j’ai un autre avantage, car il y a un genre de problème entre la religion et la magie et tout ses gri-gri, comme si elles étaient incompatibles à cause d’interférences qui du coup réduit pas mal la puissance du sort.

Elle le regardait avec ce genre de regard navré qui lui disait que toutes ses informations pouvaient sembler fausses, mais qu’elles étaient toutes vraies (c’était d’ailleurs des termes bien trop scientifiques pour qu’elle ait prit la peine d’inventer cela (disons juste que ce qui lui avait réellement permis de prendre ce collier était en grand partie due à aucunes mauvaises intentions et au fait qu’il était inconscient (mais ça il n’avait pas besoin de le savoir (elle pouvait bien lui faire croire qu’elle était un peu immunisée contre les sorts vu sa dévotion pour Dieu (malgré le fait que ce facteurs n’étaient pas très déterminants, mais tout de même un peu (ça pouvait peut-être lui éviter de se faire jeter des sorts sur elle par le directeur aussi (ça avait ses avantages de faire du chantage))))))).

-Dans toutes belles choses il y a des limites, non? Elle le regarda avant de continuer à parler sur un autre sujet. Je voulais absolument te dire pour que ça soit clair entre nous que si je n’ai rien cassé ce n’est pas parce que tu m’as sauv… (Elle allait vraiment dire sauvé la vie?!) Elle se reprit. Parce que tu m’as aidé à me soigné pour me sauver la vie ou parce que tu es mon… patron ou parce que je t’accordai un certain respect. Je ne voulais juste rien te devoir. Point final.

Elle l’avait à peine remarqué, mais en ce moment, elle avait laissé échapper pas mal de petites choses (qu’elle n’aurait certainement jamais dit si elle avait l’esprit totalement clair). Elle n’était pas le genre de femme qui disait pour qui elle avait de l’admiration ou non, c’était un truc qu’elle laissait aux femmes hystériques (et normales). Elle planta son regard dans celui du directeur alors qu’elle ne se rappelait presque même plus être aussi près. Avait-elle avancé sans s’en rendre compte? (Aucune idée, mais réfléchir n’était pas vraiment quelque chose qu’elle pouvait se permettre en même temps que de parler, sinon elle déparlerait et…) Elle était vraiment embrouillée, trop de choses à penser en même temps. Elle devait juste réfléchir à la prochaine chose qu’elle dirait.

Elle ne put ne pas rire devant l’homme (un rire qui n’avait rien de méchant (pour une fois (juste un rire qui indiquait qu’elle avait peut-être pris (un peu) trop de verres))). Un rire qui fut tôt suivit par un hoquet (elle savait vraiment comment ruiner cette perception que les femmes ne pouvaient pas faire comme les hommes (une pro-féministe)). Ses épaules frêles ne cessèrent de remonter et de redescendre, alors qu’elle regardait maintenant le plancher en prenant appui avec sa main sur l’épaule de Noah un peu pencher en avant (pour ne pas se rouler au sol (et surtout ne pas tomber (tête première) au sol)). C’était dur de garder le focus… Comment elle y était arrivée aussi longtemps? Pourquoi maintenant qu’elle voulait être méchante en lui disant qu’il ne lui devait absolument rien… Elle réussit finalement à arrêter de rire, se releva et le regarda de nouveau en essayant de retrouver son sang froid.

-Je… Elle expira (encore sur le bord de s’esclaffer à nouveau). J’ai crut que tu me relookais. Elle repartit à rire. Elle expira quelques coups saccadés vu son hilarité qui n’en finissait plus. Non, mais c’était pas ça que je voulais dire. C’est du sérieux. (Un petit rire s’échappa) C’était du très sérieux!, dit-elle en pointant (maladroitement) le nez de Noah alors qu’elle n’avait voulu que lever l’index comme les enseignantes (sauf elle) le faisaient si bien pour avertir ou pour punir les étudiants. Je vous aurais tuer…, dit-elle une voix pas du tout sérieuse vu que sa bouche semblait bien (trop) molle (pour pouvoir articuler (COMME IL LE FALLAIT)). Je ne l’ai pas fait pour ne pas perdre mon boulot. Et…

Elle retira sa main rapidement de sur l’épaule de l’homme en se rendant compte qu’elle l’avait laissé là pendant tout ce temps (Ben quoi… Ce n’est pas ça prendre son aise? Tout le monde dit toujours de faire comme chez soi lorsqu’on y entre, alors pourquoi ça serait différent? Ah oui… Car ils ne s’aimaient (peut-être) pas).

-Et… En plus, virgule, dit-elle comme si elle avait tout son importance à cet endroit de la phrase (faisait encore plus attendre Noah (alors qu’elle essayait vraiment de se concentrer à trouver ce qu’elle avait pensé (il n’y avait pas deux instants))). Ce combat entre nous n’aurait pas été juste. Non, dit-elle en se raccrochant à Noah pour ne pas tomber. Tu m’aurais laissé des chances ou… Ou je t’en aurais laissé. Il n’y aurait eu jamais de gagnant entre nous, dit-elle en touchant son torse et sa poitrine à la suite de l’autre tout en gardant le contact visuel avec lui. Alors autant se dire que tu ne me dois aucune… Attends je cherche le mot… Redevances, c’est cela. En fait, je t’ai laissé la vie sauve seulement parce que je suis égoïste, dit-elle en souriant. Bon, maintenant que j’ai tout clarifier, je voulais savoir si ça ne serait pas trop demander de savoir qu’est-ce que je dois faire pour pouvoir retourner à ma petite vie palpitante hors de tes appartements, Princesse?

Bien qu’elle était du genre mégère, jamais autant de mots avait franchi sa bouche pour lui parler qu’aujourd’hui (surtout que son cerveau ne prenait pas de pause). Sa bouche et son cerveau avait trouvé une complicité bien trop harmonieuse pour qu’un des deux empêche l’autre de dire des conneries (ce qui donnaient qu’elles s’accumulaient, alors que Noah était tout simplement à l’écoute (interminable) d’une Mailyanne plus aussi apte à faire une conversation sans absurdité).

-J’aime bien t’appeler Princesse, dit-elle en riant (presque), se tenant un peu plus après lui pour ne pas tomber. Ça t’enlève de la virilité et un je-ne-sais-quoi. (Elle ria un instant.) [b]T’as beau avoir cinquante-deux ans, y reste que t’es séduisant. Ok… Là, là, je la ferme.

Elle ria une dernière fois, avant de faire comme si elle fermait sa bouche à l’aide d’une fermeture éclair (seulement, le fou rire était beaucoup plus poignant que cette imitation, (car c’est vrai que si elle aurait eu une fermeture éclair, elle l’aurait surement utilisé depuis longtemps (et n’aurait pas pu rire puisque sa bouche aurait été réellement fermée))). Elle essaya de se concentrer, ce demandant bien si elle ne venait pas de lui faire une (quelconque) avance.

Elle haussa des épaules (autant dans sa tête que pour de vrai (sans s’en rendre compte)). Ah et puis, ça changeait quoi, avance ou non? Rien. Elle finit finalement par relever les yeux et arrêta aussitôt de rire lorsque ses yeux trouvèrent les yeux bleus (royal (ce mot résonna dans sa tête comme un petit miracle)) de Noah. Elle n’était pas du genre à arrêter de rire d’un coup sec, mais en ce moment, (elle ne savait pourquoi, mais) elle devait arrêter de rire. Ses yeux étaient un peu (plus) pétillants que normalement, mais sinon, physiquement, il n’y avait pas trop de ravage, c’était plus sa langue qui en disait trop. Elle disait tout simplement tout (sur tout)! Le silence s’installa un instant sans pour autant qu’elle ne reste dans cette position, tout près de Noah, les yeux dans les yeux à la quasi même hauteur, les mains fermés en point en appui sur les deux épaules de Noah. C’en aurait été (presque) gênant si ça n’avait pas été Mailyanne.
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Noah Amshford
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MessageSujet: Re: Prenons congé [PV Noah] Lun 28 Juil - 2:47


Prenons Congé


N’empêche, c’était un bon moyen de faire des rencontres non ? Ou du moins de sympathiser ? De faire connaissances ? De se découvrir des passions en commun ? Non ? Vous êtes sûr ? Parce que bon, les bonnes bagarres, ça tisse des liens… Enfin, entre compagnon, pas entre ennemis. Tout du moins pas le genre de lien escompté… Ah, on ne fait plus comme ça maintenant … ? Parce que remettre sa vie entre les mains de quelqu’un à qui l’on a sauvé la vie, ça,  c’est mieux. C’est une expérience collective, un lien entre eux qui les uni. Quoi ? Le Speed dating ça fonctionne mieux ? Quécécé ça, un nouveau café ? En même temps, entre un directeur mégalo un tantinet narcissique à tendance pseudo-suicidaire enseignant et ex-combattant et une lycane assassin qui enseigne dans là-dite école le jour pour égorger des gens la nuit, au passé brumeux et aux multiples secrets, le meilleur moyen de faire ami-ami, ce n’est sûrement pas autour d’un bretzel et d’une tasse de thé. Il faut de l’action à ses sangs bouillonnant. De la baston. Ou de l’alcool, ça fonctionne bien l’alcool aussi… Mais être bourré, c’est p’t’être pas non plus un bon premier souvenir d’amitié, surtout entre collègue. En tout cas, l’invitation dans le bureau, l’attaque surprise, la bagarre, le coma, la beuverie, c’est un peu comme s’il s’était rencontré dans un pub et qu’ils ne se seraient pas bien entendu ? Beuverie puis coma avec une bagarre à cause d’une attaque avec une invitation dans le bureau du commissaire, ça donne bien, non ? Enfin… Mieux que la –vraie – rencontre entre Mailyanne Folks et Noah Amshford. Mais qu’est-ce que j’ai fait pour hérité de ça bon sang…

La tête qui tourne, ça va, je savais encore gérer. Les jambes flageolantes, c’était encore habituel. Le mal de tête qui sonne comme un marteau sur une enclume, il y a moyen de supporter… Mais une lycane en colère enfermée dans un trois-pièce, j’avoue n’avoir encore jamais vécu. Enfin, jusqu’à maintenant. Un escalier de livres, les autres éparpillés tout comme des livres en tout genre… Je n’avais pas envie de voir l’état de ma chambre. Décidant de jouer sur la vigilance et, après tout, de prendre ça à la rigolade plutôt que de provoquer une colère inutile me parut plus amusant que d’avoir à reprendre le revers de la médaille. Bien que j’assumais entièrement les conséquences – désastreuses – des mes actes.
J’avouai aussi ne pas avoir comprit la moitié des choses qui venaient de m’arriver en à peine deux ou trois jours – dur dur de définir le temps une fois plongé dans le royaume des rêves – et dans une baignoire au fond d’eau glacé - - alors que tout – avant sa venue de part la fenêtre – m’avait semblé limpide. Peut-être que j’avais mal jugé la personne en face de moi, et cela était une erreur impardonnable de ma part. En tout cas, rien ne m’avait préparé à la trouver récitant un texte inspiré de son propre esprit sur mon bureau autre fois – un peu – le minimum quoi… - - rangé.

Alors je réagis comme un gamin, lui disant – sans sous-entendu lorsque les mots s’échappèrent de ma bouche – que cela faisait longtemps qu’une femme ne m’avait pas fait autant d’effets. En même temps, égaliser trois attaques – de ma faute, mais bon -, un coma, un rêve étrange et foule d’autres sentiments mitigés, c’était dur. Très dur. Enfin sauf cette fois où… Je m’égare. Je m’égare toujours de toute manière. En tout cas, Mailyanne y réagit en roulant des yeux avec une mine désabusé. « Les Hommes, tous les mêmes » devait-elle certainement pensé.  Un air d’incompréhension mina son visage, mais je ne pris pas la peine de lui expliquer d’avantages. Elle m’aurait traité de vieux sénile si elle avait su le trouble que j’avais ressenti en la voyant en rêve. Bon, déjà ce n’était – selon les autres – pas normal de dire aux gens qu’on avait rêvé d’eux, mais alors sous cet angle là… Je n’arrivai pas à m’imaginer la tête qu’elle ferait. C’était dur, ça aussi.

Et je ris. Comme un gamin. Un gamin de cinquante deux ans. Un gamin de cinquante deux ans qui ne savait plus trop comment réagir. Un grand gamin même pas foutu de réagir « correctement ». Ca expliquait pas mal de pains et des pêches reçues… Ca me faisait un bon déjeuner, même si… Je n’en étais pas bleu. Rien que de penser à ce jeu de mots qui ne valait pas grand-chose, je riais à nouveau, bien que plus… Mentalement. Mon humour aussi, restait particulier. En même temps, l’humour, c’est un art, et l’art je préférai encore le mettre sous une autre forme…

Reprenant un semblant de sérieux, je lui proposai – inutilement – de m’aider à ranger le bazar qu’elle devait avoir mit un soin particulier à mettre. J’espérai –grâce à une petite note mentale – que ma non-colère l’ennuierai, puisque – je ne voyais pas d’autres solutions – elle avait dû espérer que voir mes affaires sans-dessus dessous m’énerverai. Mais cette pièce avait déjà vu bien moins d’ordres que maintenant. Jusqu’à l’arrivée de ma –« charmante »- secrétaire. Mais bon, ce qu’elle appelait mon désordre était parfaitement organisé pour moi, mais ça, elle avait du mal à le comprendre. Pourquoi mettre un Paolini au-dessus d’un Wybrand si l’ordre alphabétique, chronologique ou autre sorte de tri n’était pas respecté ? Simplement par amour du livre, Madame, lui répondais-je en vain. Parce que l’ordre vaut mieux tout l’amour du monde. Car oui, j’apprécie mes livres. Eux ne trahissent pas en ne change pas quand on s’y attend le moins… C’était déjà ça. Et si on le perdait, la faute n’était que la nôtre. En plus, on peut facilement retrouver le même au marché ou au marché noir. Mais bon.
Commençant le rangement, lui tournant le dos dans une demi-mesure de pudeur/gentillesse/conciliation/défense et tout autre raison, je ramassai les précieux ouvrages pour les remettre à l’emplacement qui leur avait été prescrit – Ou le vague souvenir que j’en avais -. Je pestai un peu en voyant un livre évalué à la modique somme de dix milles Égens - Acheté en réalité  deux cents pièces et quelques menus… Services -  étendu sur le sol. Mais bon, la vie n’est pas parfaite… Et je me contentai donc de le remettre aléatoirement dans la bibliothèque. En tout cas, un peu avant ceci, Mailyanne avait laissé entre un rire un peu étrange dont le sens m’échappa. Enfin, pas vraiment le sens puisque la raison était toute trouvée mais plutôt la signification. Même si le mot idéal serait plus subtil pour cela… Comme lorsqu’on à un rire gras. On sait ce que veut dire le gras. Mais la, aucun adjectif ne me venait pour après « rire ». Bref, je me compliquais la vie pour des broutilles, mais parfois le dénouement restait intéressant.
Après un regard furtif dans un miroir qui me dévoilait le bureau, je pus « admirer » Ma Dame assise sur le coin du bureau, les bras croisés pour –bien – montrer que non, elle ne m’aiderait pas. Un sourire se dessina sur mes lèvres. C’était –à vrai dire – la réaction la plus normale qu’elle avait eue jusqu’à lors. Enfin, presque. Pas que la réaction soit anormale, mais que d’autres avaient pue être qualifié d’au moins un minimum normal.


Et tandis que Noah rangeait, Mailyanne quant à elle écoutait. Enfin… Baillait tout en semblant écouté, plutôt. Quand le directeur marmonna sur l’un des livres de sa collection à – apparemment – dix milles Égens, la tête de la lycane montra son ahurissement sur la somme colossale que cela représentait pour des simples pages tâchées d’encres. Suite à cela, elle sembla particulièrement plongée dans ses pensées.

Me relevant, avisant que cette quête du rangement risquait de prendre plus de temps que prévu, je soupirai avant de plonger dans le lac de ses yeux. Enfin, de la regarder en face à face. Sans ciller pendant quelques instants, je fini pas reprendre contenance pour la perdre aussitôt, bredouillant des mots et des demi-mots avant de me reprendre et de recommencer en… Mieux. Du moins, je l’espérais.
Je décidais donc d’agir d’une manière inattendue et pourtant sincère, la remerciant. Bon, okay, c’était sûrement bizarre, étrange, dingue, idiot et particulièrement stupide, mais au moins, je n’agissais pas comme elle avait dû l’attendre. Et ça, ça donnait une certaine satisfaction. Après tout, qu’y avait-il de marrant à agir comme le commun de mortel après avoir passé les trois-quarts de sa vie à le faire ? Et je pliai la nuque devant elle, indiquant que le remerciement avait amené le pardon dans son bagage et qu’une confiance – presque – absolue en elle émanait de moi. Enfin… à ça près.

Et quand je voulu retrouver confort dans le geste familier qu’était celui de dessiner la courbe du pendentif de mon pouce, je trouvai ma poche vide. Plus de pendentifs. J’avais perdu son pendentif. Le seul objet ayant une valeur vraiment importante sentimentalement. J’étais prêt à tuer pour le récupérer… Si ce voleur osait venir quémander une quelconque récompense pour que je puisse le récupérer, il passerait le plus mauvais quart d’heures – multiplié par deux ou trois – de sa vie. Frénétique, je cherchai d’abord avec fureur où il avait bien put tomber, dans quelles horribles mains il était peut-être, jusqu’à ce que mon esprit me raisonne et qu’une théorie plus censée fasse son petit bonhomme de chemin dans mon esprit. Reprenant – tentant – contenance, je fis face à la seule personne qui venait de me côtoyer durant les deux – ou une seule journée, je n’en savais toujours rien – jours qui venait de passer.
Qui d’autre aurait pu en profiter ? Enfin… Profiter était un grand puisqu’en apparence le pendentif avait l’air vieux et sans valeur. Uniquement en apparence toute fois. En face de Mailyanne donc, je lui réclamai mon pendentif, le symbole de quelque chose dont elle ignorait tout.

Et tandis que j’attendais, plus tendu que je ne voulais le montrer, je ne pus m’empêcher de laisser mon regard glisser sur la femme en face de moi. Si la situation n’avait pas été aussi drastique pour moi, j’aurais certainement secoué la tête avant de boire un verre cul-sec pour tenter d’oublier les palpitations. Vague sentiment reconnu, je préférais croire que tout ceci était dû au contre-effet du poison qui, avec mon « âge » - vénérable- aurait put changer un peu – beaucoup- par rapport au temps de ma jeunesse perdue. D’un coup d’œil, je vis également que la Dame n’avait pas hésité un seul instant à se servir dans ma garde-robe. J’avais hâte – ou pas – de voir l’état de celle-ci… Quand elle referma les deux pans, je pris alors conscience que la chemise n’était pas fermée depuis tantôt. Et si la situation n’avait pas été si grave – pour ma pomme – j’aurai certainement rougit comme une tomate. Si j’avais eut quelques années de moins aussi…

Analysant son visage une nouvelle fois – je ne sus même dire pourquoi – je fermais les yeux pour inspirer et expirer calmement. Aussi bien pour irriguer mon cerveau avec de bonnes doses d’oxygènes que pour tenter de retrouver un calme relatif dans l’agitation de mon esprit. Bref, une sorte de mini-séance de yoga. La paume vers le ciel, j’ouvris les yeux à temps pour la voir se poster devant moi grâce à sa vitesse. Prenant le pendentif pour le laisser en suspend au-dessus de ma main, l’étoilé pendouillant au bout de la chaîne d’argent un peu ternie, elle semblait éprouver un certain plaisir sadique – tel un chat – à me demander s’il s’agissait de ‘ce’ pendentif. L’enseignante devait pourtant se douter que je ne me trimballais pas avec quatre livres de bijoux en tout genre. Ou c’était mal me connaître du moins.

Captant davantage mon attention, elle le reprit toutefois rapidement pour ne pas que je puisse faire main basse sur mon objet. Un sourire d’un blanc éclatant se révélait entre ses deux fines lèvres, me narguant. C’était me sous-estimé – ou moi qui me surestimait- que de croire que je laisserais cet affront sans bavure. Ce sourire innocent se changea même en un qui exprimait la victoire d’avoir –pour un temps –très- court – l’avantage sur moi. Alors que j’allais faire un pas en avant pour reprendre – de force – ou peut-être pas, c’était à voir de sa réaction - - le précieux collier, elle reprit la parole ce qui me stoppa net dans mon mouvement.

Elle commença par poser une question – sans pour autant me laisser le temps de répondre- douce vengeance de la journée d’avant ? Cela restait à voir --, me demandant si cela était un « test d’obéissance ». Je penchai un peu la tête de côté, intrigué par ce terme peu élogieux pour elle. Elle n’était pas un chien, à ce que je sache. Et elle était tout aussi libre que moi. Elle appuya également sur le fait que le pendentif devait m’être précieux. En même temps, eus-je envie de répliquer, peu de collier à l’aspect un peu misérable était protégé d’un sort, mais je préférai ravaler ma réplique acerbe, cela n’aurait pas été di-plo-ma-ti-que.
Renchérissant en  me demandant ce qui l’inquiétait après avoir penché la tête sur le côté, elle me fixa avec un air qui disait « Tu ne vois pas ? Non ? Pourtant, c’est évident. ». Révélant le pourquoi de son « inquiétude » - qui je n’en doutais pas était des plus sincères… - elle me dit que je ne possédais plus d’armes sur moi. Mais que… Attendez... J’avais bien entendu ? Princesse ?! Princesse, moi ? Pourquoi ? En plus c’était d’un ridicule… J’haussai un sourcil pour toute contestation à ce surnom auto-attribué sans accord de ma part. Elle ajouta, un sourire éclatant aux lèvres, que ce pendentif cachait quelque chose. Pour moi, c’était certain. Il renfermait des années de souvenirs. De bonheur. C’était un symbole important pour quiconque n’était pas néophyte du sujet – à vrai dire très peu de personnes étaient au courant pour ce collier-.

Je notai également grâce à un petit mémo fictif que puisque sans armes faite d’acier ou d’autres métaux, Mailyanne me pensait sans défense . C’était grandement faux puisqu’avec ma condition de métamorphe j’étais tout à fait capable de me munir d’armes « naturelles », comme les siennes et comme je lui avais démontré auparavant dans des circonstances tout aussi peu avenantes. Crocs, griffes, rapidité, expérience. J’avais tout cela dans mon petit bagage de la vie. Je me contentai donc d’hausser les épaules. La louve pouvait s’attaquer à l’agneau si elle le souhaitait, mais l’innocent – enfin, pas tant que ça – petit sans défense se révélerait rapidement plus… Dissuasif.


Les deux challengers s’étaient placés en face à face et je craignais à chaque instant voir surgir un crochet du gauche ou un uppercut de la part d’un des deux opposants. En fait, c’était aussi divertissant qu’une arène avec en prime la sûreté du fait qu’aucun des deux ne mourraient. En effet, ils s’étaient « amusés » à se jauger l’un et l’autre durant deux jours, chacun à son tour et avec des positions favorables pour tous sans qu’il n’y ait d’effusion de sang. Et ça, c’était quelque chose de très bien. De très très bien même. Alors je m’amusais à les voir se disputer comme un vieux couple, l’un demandant de rendre un objet « sans importance » tandis que l’autre l’injuriait de « Princesse ». Il n’avait pas toujours ce genre d’idée au Théâtre, pourtant c’était vraiment divertissant.

Alors que la demoiselle venait de la – enfin de le – traiter de Princesse, Noah haussait les épaules et se donnait un genre de « Pas touché, pas coulé. » digne d’un adolescent. Peut-être que tout deux étaient en train de se refaire une petite crise de l’adolescence puisqu’elle leur avait été ravie par des événements qui les avaient forcés à grandir. Ce n’était donc pas deux challengers dans un match, ni deux combattants sur le front, mais bien deux « grands » adolescents qui s’amusaient à passer leurs nerfs sur tout ce qui bouge. C’était, fichtrement, un bon divertissement. Enfin, pour quiconque n’était pas directement impliqué et ne risquait pas de flamber, de se recevoir une bouteille d’hydromel encore pleine ou une chaise.

Et je lévitais donc au-dessus d’eux, ravi de voir qu’ils avaient –enfin – trouver un passe-temps en commun.

La jeune femme soupirante en face de moi recommença alors son discours – chacun son tour, attention le chronomètre tourne -. Anticipant  ma question – parmi une multitude d’autres – Mailyanne m’expliqua donc comment elle était parvenue à prendre possession de ce qui m’appartenait de droit. Roulant des yeux d’un air qui disait «  Franchement, c’était en-fan-tin », elle commença en rétorquant qu’elle avait tout de suite vu qu’un sort entourait l’objet – En même temps, je n’avais rien fait pour le cacher eu-je envie de répliquer – puis annonça d’un air qui me donnait envie de compter chaque point en agitant le nombre dit de mes doigts. Je m’abstenus toute fois, Mai’ n’aurait certainement pas rit à mon humour… Particulier.
L’écoutant les mains dans le dos avec un air d’élève blasé par le baratin du professeur, je baladais mon regard vers la fenêtre – Mes mains étaient toute fois accrochés l’une à l’autre puisque ma main droite retenait mon poignet que je serrais –assez- fort pour –tenter- de patienter – j’ai dit avec un air, pas que j’étais tout bien détendu non plus - -. Le soleil paraissait briller haut et fort entre les deux tentures tirées et je vis l’ombre rapide d’un oiseau passé entre les deux pans de tentures, certainement en quête d’un insecte ou d’un ver à manger.
Tandis que je paraissais absorber et captiver par le mince filet de Nature qui filtrait, mon oreille enregistrait chaque mot pour ne pas en perdre une miette. Mai’ commença donc à énoncer :
De un, elle était une créature magique et celles-ci sont un peu plus –minimement- insensible à la magie et aux sortilèges qu’un simple humain. Ce à quoi j’eus envie de répliquer que, moi aussi, je faisais partie de cette vaste catégorie d’humanoïdes magiques.
De deux, elle n’avait pas de mauvaises intentions en le prenant et que grâce à sa foi Chrétienne, cela lui donnait un troisième avantage vis-à-vis de la Magie.

Et à son regard navré de capter le mien qui en était revenu se poser sur ses yeux bleus. Reprenant après un instant de réflexion durant lequel j’essayai de percer le secret des yeux bleus envoûtants, elle dit, je cite « -Dans toutes belles choses il y a des limites ». Et rien que ça, c’était beau. Une belle phrase qui c’était terminé aussi rapidement qu’une étoilé filante. Toutes belles choses avaient une fin…
Toujours en me regardant – c’était une drôle de coutume/norme tout de même, le fait de se regarder en parlant. Cela pouvait être plus drôle de regarder tout deux dans une même direction et d’admirer quelques chose tout en parlant. En plus, les oreilles humaines n’étaient pas vraiment faites pour « ce » genre de conversation, en face à face- elle voulut préciser – et cela semblait lui tenir à cœur – qu’elle n’avait rien à voir avec le fait que… Elle s’interrompit sur le « sauv… ». Avait-elle peur que je lui rappelle cette soi-disant dette ? Se reprenant, elle dit tout de même quelque chose de semblable à ce que je pensais avoir entendu. Ce n’était donc ni parce que je lui avais sauvé la vie ni parce que j’étais son patron mais uniquement pour ne pas m’être redevable. Et c’était tant mieux. Avoir des dettes de quelqu’un pouvait avoir des avantages mais, pour une fois, je préférai moi non plus que nous ne nous devrions rien. C’était mieux ainsi.
Au fur et à mesure de ces paroles, Mailyanne c’était considérablement approchée, presque menaçante. Préférant feindre l’indifférence, je la regardais s’avancer sans rien dire, sans exciser un geste. Et je continuais à malaxer mon poignet pour ne pas que les nerfs se relâchent autrement… Était-ce donc si dur de rendre un objet volé ?  

Et soudain, la lycane éclata de rire. D’un rire qui ne s’arrêtait pas, enflait, prenait de la place et de l’ampleur. Un peu penchée et hoquetante, elle prit appui sur mon épaule pour ne pas tomber à cause de ce fou rire impromptu. De marbre, je me contentai de regarder droit devant moi, comme nous l’avions apprit à l’armée lors de la formation des rangs. Il n’y avait, strictement, rien de drôle. Ou cette source m’échappait drôlement. Et ce rire qui, bien qu’il venait de s’arrêter, semblait avoir rajouté une couche à ma colère grondante. Les yeux fixant le lointain, les pieds légèrement écarté pour être parallèle aux épaules, le dos bien droit, le menton en angle droit, le dos fixe et stable. Cela devenait gonflant, de devoir attendre, encore et encore. J’en vins à grincer des dents, pestant intérieurement. Les femmes étaient-elles toujours aussi... Volatiles ? Espiègles ? Vicieuses ?
Était-ce donc la mort que de me rendre le pendentif ?!

Reprenant son souffle, elle m’expliquait la raison de cet esclafade surprise en me disant qu’elle avait cru… Que je la relookais. Perdant un peu de contenance, rougissant jusqu’aux oreilles, je n’osai pas avouer qu’elle avait en partie raison. Je ne la « relookais » pas vraiment, on va plutôt dire que j’examinai en détails quelques similitudes et autres petites choses qui
pouvaient – je dis bien pouvaient ! – la rendre attirante.
Repartant sur son rire un peu sinistre car, dans un sens, la boisson y était plus pour quelque chose que ce véritable fait. Après tout, Mailyanne devait avoir l’habitude d’être étudiée sous toutes les coutures. C’était un bon bout de femmes. De plus, à quoi voulait-elle s’attendre de ma part alors qu’elle s’amenait, chemise grand ouverte – bien que je ne l’eu remarqué que tardivement - ? Se reprenant à nouveau, elle ajouta que ce n’était pas exactement ce qu’elle voulait dire, mais que c’était du sérieux. Cette remarque un peu paradoxale me laissa perplexe. Elle était sûre que je l’avais regardée ou que, justement, ce n’était qu’une mauvaise plaisanterie ?
Me pointant son index indécis au visage, elle continua qu’elle m’aurait tué, mais que ce qui l’avait empêché n’était pas son grand Amour pour moi – sarcasme quand tu nous tiens – mais « simplement » la peur de perdre son travail officiel. Laissant sa phrase en suspend, elle retira sa main de mon épaule, me libérant d’un –certain – poids avant de continuer en appuyant sur la virgule –oralement- et de dire que le combat entre nous n’aurait pas été juste. Sur ce fait, elle s’accrocha à nouveau à mon épaule, comme quoi j’avais du disséminer plus de bouteilles que prévu. Ou qu’elle en avait trouvé en abondance. Enchaînant, elle prétendit que dans tout les cas, l’un comme l’autre nous nous serions laissé des chances.
Les yeux dans les yeux, la lycane toucha mon torse et ma poitrine consécutivement. Tentait-elle de me dire qu’en cet instant, elle aurait pu transpercer ces deux endroits vitaux ? Mailyanne insista aussi sur le fait qu’elle ne me devait aucune – elle chercha le mot quelques instants fugaces – redevances. Et, souhaitant apparemment qu’en aucun cas je n’avais été le marionnettiste dans l’histoire, l’assassin appuya sur le fait que ma vie n’avait été sauve que parce qu’elle était égoïste, le sourire aux lèvres. Concluant que le tout était fini, elle me demanda ce qu’elle devait faire pour retourner à sa « petite » vie « palpitante » hors de mes appartements. Et, à nouveau, Mai’ sortit son nouveau surnom, de Princesse.

Après une courte pause – Et non, pas une pub de dentifrice – Mailyanne sembla intéressée par le fait de me donner l’explication à ce surnom venu du tréfonds de son esprit de lycane. Je décidai de prouver mon intérêt en haussant un sourcil interrogateur. Commençant par dire qu’elle aimait bien m’appeler « Princesse » - j’avais cru le comprendre-, son explication tomba. Cela m’enlevait – d’après elle – de la virilité ainsi qu’un « elle-ne-savait-quoi ». Oui. Oui, ça se tenait comme explication. J’avais déjà vu bien pire pour bien moins. Se badinant un court instant, il devait lui sembler qu’une pique supplémentaire dans mon égo serait du plus bel effet car elle termina par un « T’as beau avoir cinquante-deux ans, y reste que t’es séduisant. » Devait-il prendre ça comme un sarcasme ou comme un compliment ? Mieux valait simplement oublier la phrase et récupérer le médaillon.

Se gaussant une dernière fois, elle mima la fermeture éclair entre ses deux lèvres désormais close. Malgré cela, il lui semblait difficile de retenir son rire. Croissant les bras, je penchai la tête sur le côté. Sérieusement ? C’était tout l’effet que ça lui faisait ? En tout cas, Mai’ haussa les épaules et, à nouveau, je ne sus comment l’expliquer clairement. C’était que c’est fichtrement compliqué, une femme… Et, se relevant à force de s’être courbée d’éclat de rire, elle croisa mon regard. Un regard que je tentai de rendre froid et dur. Autoritaire en quelque sorte. Mais que pouvait bien représenter l’autorité pour une femme comme elle, qui l’a défiait chaque nuit pour amasser un peu plus d’argent.

Le silence s’installa. Planant comme une ombre invisible dans la pièce, chape de brouillard invisible. Elle restait là, ses deux main sur mes épaules, ses yeux dans les miens – bien qu’elle me dominait de quelques satanés centimètres -. Comme il me semblait que le silence allait perdurer, je décidai de prendre les choses en mains. Ce manège n’avait que trop durer.

Je n’étais pas un point d’appui, un simple piquet, une décoration, une horloge parlante, un mur avec des oreilles, un bouche-trou de service, une oreille attentive, une poupée vivante ou que sais-je encore bon sang ! Je n’étais pas là simplement pour l’écouter tranquillement. Je posais donc l’une de mes mais sur l’une des siennes pour l’enlever de mon épaules. J’avais un plan, à la base, et il devait bien arriver à son terme… Même si j’avais oublié ce facteur pourtant si important…

Alors que j’avais laissé les deux tourtereaux en tête à tête, j’entrepris d’aller voir un peu ce qu’il se passait en dehors de ces quelques pièces qui venaient pourtant d’être le théâtre d’une scène mémorable – et de quelques autres aussi à vrai dire -. Avec deux personnes aussi mélodramatique et protectrice l’une envers l’autre. Tout du moins, inconsciemment.

Et alors que la fête – sarcasme quand tu nous tiens- devait battre son plein là-bas, je vis arriver une petite catastrophe ambulante… La très chère et bien-aimée secrétaire de Noah qui arrivait, les bras chargés de dossier. En avance, comme d’habitude… Et bien trop en avance que la normale. Avait-elle flairé les embrouilles ou était-elle vexée que Noah l’aie congédiée et interdite de visite pour ces trois derniers jours ? En tout cas, elle portait une pile de paperasse presqu’aussi grande qu’elle… Poussant la porte à l’aide de son coude, elle découvrit alors une scène ambigüe… À ce moment-là, Noah n’arrangea pas les choses en commençant sa phrase qui fut vite interrompue :

-Écoutez Mailyanne…

Alors que j’allais expliquer à Mailyanne que je devais absolument récupérer ce pendentif, tout cela accompagné de superbes arguments qui, j’en doutais peu, allait captiver la lycane. Mais, malheureusement, je fus interrompu en plein milieu de mon introduction… Par ma secrétaire !

Jurant dans ma barbe, je retirais prestement ma main et fis un petit bond en arrière pour mettre de la distance entre elle et moi. Rougissant, je fis la moue avant d’avancer vers l’intruse, les mains devant moi en gage de paix.

-Monsieur Amshford ! s’exclama-t-elle en laissant tomber les papiers par terre, ajoutant au désordre qui se trouvait déjà là. À croire que c’était le passe-temps favoris des femmes dans cette pièce ces trois derniers jours. Que faites-vous ici avec… Elle ? Renchérit-elle en la pointant du doigt.

Soupirant d’exaspération devant tant de mauvaise foi, je décidai de ne pas prendre de gant. Cela devenait agaçant, et je notai également – grâce à l’une de mes nombreuses notes mentales – de potentiellement changer de secrétaire. D’opter pour quelqu’un de plus laxiste et de mon protestantoire. – Oui, le néologisme est courant chez moi, et alors ? –

-Pour commencer, cette Dame ici présente à un prénom ainsi qu’un nom, je dois vous le rappeler. Ensuite, son statut de professeur la place, hiérarchiquement, plus haut que vous et par conséquent vous lui devez un respect semblable à celui dont vous m’étouffer. Et dernièrement, pourquoi être revenue en avance ? Je vous avais
 Le doigt pointé vers elle, celui-ci s’agitait à chaque accusation, semblant pointer le « crime ». Si vous êtes incapable d’obéir, je me verrais obligé de vous renvoyer,

Me retournant avec panache – ou du moins je l’espérais puisque d’après moi il ne manquait que la cape qui claque d’un coup sec -, je fis face à Mailyanne et lui jeta un regard conciliant. Lui offrant ma main, je lui demandai de me suivre
de son plein gré [/i] pour une destination à priori inconnue. Parlant à voix basse pour ne pas que l’autre vipère, qui bégayait actuellement des mots qui n’atteignait pas ma conscience, ne puisse nous entendre, je me penchai légèrement vers elle pour lui dire où je comptais l’emmener.

-Ne vous inquiétez pas. Si vous le permettez, nous nous contenteront de la cafétéria. Je préfèrerais être à l’abri d’oreille indiscrète. Et, jetant un regard contrit par-dessus mon épaule vers l’intruse insoupçonnée, j’esquissai un sourire mi-désolé, mi-amusé.

Me redressant, je tournai lentement la tête d’un air blasé vers cet agaçante secrétaire qui ne continuait pas de discuter toute seule. Que Mai’ m’aie prit la main  ou nous, je continuai ma route, écartant l’importune et franchissant la porte d’un air de conquérant. Avançant à pas modéré – après tout, je n’étais pas sûr de l’état de Mailyanne et le  mien n’était pas au top -, j’attendis d’être au tournant pour patienter et vérifier qu’elle me suivait bien.

-Désolé des désagréments. Ce n’était pas censé se passer… Comme ça.

Englobant le « comme ça » de mes bras, je fis la moue un instant avant de soupirer et, d’un signe de la main, de lui proposer de venir à coté de moi pour que nous puissions discuter en chemin. Tout du moins, si Mai’ acceptait déjà de me suivre jusque là et ne s’enfuyait pas avec mon médaillon.  

-Je ne sais pas vous, mais j’ai une fin de loup. Enfin, d’ogre plutôt… Je suppose que vous aussi ? À moins que vous ne soyez sortie ou que vous n’ayez trouvé quelques biscuits à grignoter ? Dans tout les cas, je vous offre le restau’.

Les mains dans le dos, je continuai à bavaser. Après tout, je devais bien quelques menues explications, des excuses et quelques autres détails.

– Bon… Je suppose que vous voulez des explications, des excuses ou ce genre de choses… Ce qui est totalement normal et légitime. Soupirant, je repris, Pour répondre à votre première question de tout à l’heure… Il vous suffit de me rendre mon dû et de partir, damoiselle. Mais si vous préférez recevoir de plus amples informations, je vous propose de m’accompagner manger un bout. Et si vous le voulez, vous pourrez m’engueuler, me frapper, me faire payer et tout ce que vous voulez d’autres…

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MessageSujet: Re: Prenons congé [PV Noah] Lun 22 Sep - 19:54

Les gens ne semblaient jamais comprendre Mailyanne (et le contraire était tout aussi vrai),  mais malgré sa (propre) incompréhension des gens, elle semblait vouloir (persister à) comprendre Noah. Elle voulait comprendre l'intégralité de sa personne. Habituellement, elle était juste indifférente aux autres, mais dans la situation actuelle, elle (essayait de se persuader qu'elle) avait pleins de raisons (débiles) pour sa défense.

Peut-être parce qu’il lui avait sauv…(ou comme elle l’avait dit précédemment (l’avait aidé à se sauver)) la vie? Peut-être car ça faisait un an qu’elle le voyait sans réellement essayer de le connaître? (Nah, elle faisait ça avec tout le monde.) Peut-être était-ce à cause de cette (précédente) admiration envers lui? (Qui voudrait-elle rectifié n’était plus à l’ordre du jour…) Peut-être car elle s’ennuyait ferme? (Ouais. (Avec deux boulots, vraiment? (Elle avait le temps de s’ennuyer?))) Ou tout simplement car elle avait l’impression qu’il la comprenait de temps à autre (pas toujours non plus, mais déjà plus (souvent) que les autres)? Ce rire qu’ils avaient partagé ensemble semblait même lui revenir en tête alors qu’il la regardait en ce moment même (la scrutait serait même plus approprié comme terme pour expliquer ce petit tremblement qu’elle ressentait au fond de sa cage thoracique et qu’elle essayait de ne pas faire paraître (et expliquant le fait qu’elle sentait le besoin de refermer les deux pans de la chemise (qu’elle avait empruntée) à Noah)).

Et alors qu’elle aurait pu continuer pendant de longues minutes à (essayer de) trouver la raison du pourquoi elle voulait le connaître (à ce point), elle commença à jouer à viens-chercher-le-collier-si-tu-l’oses (en essayant de ne pas tenir compte des expressions de l’homme (car à nouveau), il lui semblait qu’il l’avait regardé (pour cette fois fermer les yeux et inspirer un coup). (C’était son imagination? (C’était juste parce qu’il essayait de se ressaisir vu qu’elle avait causé un tel gâchis et qu’elle ne l’aidait pas? (Elle l’espérait))). Il était sur le point de se rapprocher d’elle (surement pour reprendre le collier, dah!) avant qu’elle ne reparle (en essayant de ne pas faire un pas en avant (ou en arrière (elle n’en était plus aussi sure))), le faisant se stopper net. Elle s’imaginait déjà qu’ils allaient se courir après pour un collier, au lieu de quoi l’attitude de Noah semblait être plus d’humeur à ne pas jouer. Il ne semblait pas comprendre où elle voulait en venir avec son test d’obéissance… Pas grave. Elle continuait à balancer tout ce qu’il lui passait par la tête. Il semblait bien blasé et ressemblait à un étudiant un peu (trop arrogant ou) embêté de ne pas récupérer son objet. Comme quoi dans l’histoire elle allait (encore) jouer la méchante! (Elle aurait presque soupirée (si elle ne s’en fichait pas totalement.))

Elle était peut-être trop de bonne humeur (ou trop bourrée), car au lieu de lui rendre ce qu’il voulait, elle narguait Noah (sans gêne et sans aucune pensée de conséquences). Cependant, elle avait beau essayer de le narguer en toute assurance, seulement, ses jambes semblaient un peu trop ankylosées pour tenir en équilibre toutes seules contraignant Mailyanne à se retenir après les épaules de Noah (d’ailleurs (mentalement) elle remerciait les épaules de Noah). Elle finit par arrêter de parler pour rire en constatant que Noah se tenait droit comme une barre. Elle le sentait à travers les épaules de celui-ci. Elle l’entendit même grincer des dents. (Bon… c’était quoi cette fois, son haleine ou son rire (qui n’était pas si énervant que cela en fait?)) Il finit finalement par rougir des oreilles après son compliment (explicite). Elle l’aurait bien remarqué si seulement elle n’était pas concentrer à rester en équilibre. Elle ne put que capter son haussement de sourcil interrogateur et plus confus que fier.

Elle aurait voulu ne pas arrêter de rire (aussi) brusquement, au lieu de quoi elle ne s’en faisait pas, regardant les yeux de Noah. Elle voyait le côté dur et froid qu’il tentait de mettre dans son regard, mais… (Il y avait autre chose, mais quoi?) Le silence qu’elle avait imposé était (pour une fois) un silence qu’elle n’avait aucunement l’intention de rompre. Elle sentit alors la main de Noah se mettre sur la sienne. Elle avait regardé rapidement au niveau de sa main pour comprendre ce qui arrivait, cependant malgré qu’elle savait qu’il avait mis sa main par-dessus la sienne, elle ne savait pas pourquoi. Son regard revient immédiatement se poser dans les yeux de Noah avec (cette fois) de l’incompréhension dans les yeux.

Que se passait-il bon sang (aurait-elle voulu dire (mais elle n’interromprait pas ce silence (il avait un quelque chose d’important, de sacré (peut-être prometteur même (elle venait à peine de dire cela dans sa tête qu’elle l’oublia (se demandant bien ce qu’il y avait de prometteur dans le fait qu’elle se trouvait face à un homme un peu dérangé (mais séduisant)))))))? Son regard semblait encore plus démontrer le brouillard d’incompréhension dans lequel elle se trouvait (comme quoi l’hydromel semblait s’épuiser, mais revenir de temps à autre flouer son imagination). Elle se demandait vraiment ce qu’il allait arriver, et il prononça des mots qu’elle trouvait inutiles (comme d’habitude vous allez dire (mais bon, dire écoutez alors que c’est un grand silence est assez ironique (et inutile!)).

Et puis, de façon inattendue, un bruit attira son attention (un bruit de pas dans le couloir (c’était près, mais peut-être pas pour venir ici)). Elle était tellement en pleine réflexion (et depuis deux jours, le silence avait tellement régné en maître) qu’elle n’avait même pas porté attention aux bruits environnants (elle aurait dû… (Ça faisait maintenant deux fois qu’on la surprenait dans même pas un délai d’une heure (c’était à remettre son professionnalisme en doute))). En fait, elle aurait dû s’y attendre, Noah devait être (assez) prétentieux pour avoir un couloir réservé qu’à sa suite (jugea-t-elle (sans preuve (ni honte (et avec (peut-être) raison)))).

En à peine quelques instants, la porte s’ouvrit, Noah jura dans sa barbe, retira ses mains et fit un bond en arrière. Aussitôt, Mailyanne dut se rabattre sur une nouvelle tactique pour rester un moindrement droite. Sa main se mit à plat sur le bureau (la faisant donc avoir une posture à la diagonale (bien stylisée (les pieds entrecroisées (le torse gonflé par en avant)))) alors qu’un faux sourire faisait son apparition sur ses lèvres en voyant celle qui avait décidée d’ouvrir les portes d’ici (avant qu’elle ait réussit à les passer la première pour sortir d’ici!) en dérangeant Noah qui allait surement dire quelque chose de ca-pi-tal! (Vraiment?!) Et comme si ce n’était pas assez, elle devait aussi se coltiner cette petite voix stridente de femme offusquée. (Roulement de yeux (bon, elle ne savait même plus si elle le faisait vraiment ou si elle ne faisait pas toujours juste le penser (en voyant ce petit bout de femme.))) Et comme si elle ne semblait pas déjà assez offusquée, elle fit tomber les papiers qu’elle avait dans les mains. (Juste à voir son expression faciale on voyait bien toutes les émotions qui pouvaient grouiller sous son cerveau (pourquoi pas dedans vous dites (car il n’y a pas assez de place pour autant d’expressions différentes (pensait notre chère (et reine du préjugé numéro un) Mailyanne)))).

Comme pour s’aider, la secrétaire ne la traita pas de nom (très très) méchant, disons juste qu’au ton qu’elle avait, la signification était (tout de même (sensiblement)) la même. Elle la pointa même du doigt… Mailyanne ne put s’empêcher de rire en arrière plan sans qu’aucun son ne sorte. Alors qu’elle aurait put réagir n’importe comment, elle resta en arrière plan, comme si la personne concernée (soit elle!) ne se sentait (pas) concernée. Après tout, si le directeur voulait l’aider dans son honneur, il avait bien beau. Elle, elle ne ferait que faire ce qu’elle savait le mieux faire dans cet état, narguer les gens (et à voir le visage de la secrétaire (ça marchait encore mieux qu’avec Noah)). Elle refermait un à un les boutons de la chemise blanche (de Noah) qu’elle avait sur le dos, se contentant de faire glisser ses mains sur ses épaules (comme pour regarder à quel point le tissus de la chemise était doux) en regardant la secrétaire droit dans les yeux. Tout ce que Noah avait dit jusqu’à présent ne l’avait guère intéressé jusqu’à se qu’il parle de statut hiérarchique plus haut (elle sourit de plus belle).

Finissant par une menace, il se retourna de façon extravagante vers la jeune lycan avec un regard (qu’elle ne savait pas comment décrire). Il lui offrit sa main et lui demanda de le suivre (comme quoi il ne savait pas aider sa cause (ou il n’essaya pas du tout de faire disparaître les faux semblants)). Elle avait à peine eu le temps de se remettre que déjà sa main était posée délicatement dans celle de Noah alors qu’il lui chuchota qu’ils se contenteraient de la cafétéria. (De la nourriture! Enfin! Un régime de craquelins ce n’était pas… Nourrissant.) Il finit par esquisser un sourire mi-désolé, mi-amusé à… Elle-ne-savait-plus-trop-qui avant de partir comme un conquérant. (Chouette. (Deux personnes avaient franchit la porte (avant elle (et sans même avoir besoin de clé…)))) Elle ne se fit pas prier pour continuer le chemin à son tour sans même avoir de la difficulté (du à une certaine concentration de sa part) pour (enfin) franchir les portes de son salut… (Nah, juste celle de la sortie (ce qui était certainement les portes les plus facile des deux à franchir.))

Il l’attendait près du mur en s’excusant. Elle n’était pas le moindrement de mauvaise humeur, même qu’elle était peut-être trop heureuse vu comment elle s’était fait traitée (mais bon, elle avait eu sa propre petite revanche sur la petite brunette (à l’insu (ou peut-être pas tant que ça) de Noah). Elle l’aurait presque remercié (mais il reparla (une chance!)) après lui avoir fait signe de venir à côté de lui. Elle fit ce qu’il lui dit (pour une fois), et le regarda, se demandant la suite alors qu’ils continuaient à marcher. Elle eut presque envie de rire lorsqu’il parla de faim de loup (comme quoi pour une fois l’humour ne lui échappait pas totalement (du moins, elle riait que parce qu’il essayait tant bien que mal de rattraper ce petit sous-entendu de façon (plus que) maladroite (mais bon, elle pourrait toujours essayer de (un jour) comprendre l’humour humanoïde))). Il finit par lui dire qu’il lui offrait le restau’. (Et bien… Disons que la cafétéria c’était mieux que rien.)

Comme si l’homme ne s’était pas assez excusé et ne lui avait pas donné assez de chances pour le frapper ou quoi que se soit, il reprenait ce discours diplomatique de noble homme (assez drôle alors qu’il s’adressait à une femme (un peu) vulgaire (sur les bords) et qui ne s’exprimait pas toujours avec tact (ou de façon (très) articulé)). Elle laissa se dessiner un autre de ses sourires irrésistibles en le regardant lui offrir d’une façon presque malsaine toutes ses options (tentantes (très tentantes)).

-J’ai une faim de loup, c’est pas à dire! Le régime biscuit c’est pas fait pour moi, dit-elle avec une grimace. Surtout, je dois boire quelque chose qui m’aideras à avoir la tête froide! Elle se passa les mains sur chaque côté de la tête pour mettre ses cheveux hors de son visage, les attachant en faisant un simple nœud dans ses cheveux avant de rajouter. Alors… Que dois-je donc écouter de si… Important? Si c’est d’autres excuses garde-les pour toi, car j’en accumule pas pour pardonner les gens. J’ai l’habitude d’être franche avec les gens et ça m’a toujours sauvé de pleins de choses, alors je voulais dire, pourquoi tu n’as pas dit à ta secrétaire ce qu’il s’est réellement passée (car maintenant elle pense à toute sorte de truc la p’tite brunette (ne dit-elle pas (trouvant tout de même la situation bien divertissante (pour un début de journée)))) ?

Comme quoi, pour une fois, elle pensait aux apparences et aux mensonges non-dits. Bon… (Ce serait mentir.) C’était surtout, parce qu’elle pensait à ce que ça pouvait bien rapporter de concret à Noah de ne pas démentir cela [cela étant tous les sous-entendus d’une soirée endiablé entre deux personnes (ayant une relation (ce qui n’était pas tellement possible (vu que c’était que la deuxième fois qu’elle le voyait)) amoureuse (encore plus improbable))],  car pour elle il était clair que personne ne faisait rien pour rien (une des seules normes qu’elle appréciait (qu’elle appréciait même peut-être (un peu) plus qu’à sa ‘’juste’’ valeur))). Alors qu’elle pensait, elle ne rajouta rien d’autre, il lui semblait qu’elle n’avait pas tellement d’autre chose à lui dire (pour le moment). Elle ne faisait que rester près de lui, marchant à ses côtés (comme il lui avait demandé). Il voulait lui donner des explications et des informations si elle l’accompagnait. C’était une chose très logique pour laquelle les gens aurait suivi ce cher directeur, au lieu de quoi elle le suivait pour… (Elle le suivait pourquoi en fait?!) Elle devrait le mettre au clair, (ce qu’elle fit).

-Je pourrais te suivre pour avoir ses fameuses explications ou ses plus amples informations de ses deux-trois jours, c’est aussi un peu flou pour moi, l’hydromel… C’était vraiment pas l’idée la plus ordinaire pour ne plus avoir soif… Mais bon… Pour dire que je crois qu’en fait, je te suis tout simplement car c’est la direction vers laquelle je devais me diriger de toute façon, dit-elle en laissant s’échapper un petit rire. Cette fois elle reprit son sérieux (presque) instantanément. Et aussi j’aime bien te surprendre, te faire réaliser que malgré ton petit air de je-connais-tout, tu ne sais rien de très… vrai à propos de moi. C’est assez divertissant de traîner avec toi, je te l’accorde, il y a peut-être un peu de ça qui fait pencher la balance et qui fais en sorte que je te suis... Que je te suives? Que je te suis?, dit-elle plus pour elle-même que pour lui.

Elle mit sa main sur l’épaule de Noah quelques instants d’un geste en rien comparable avec aucune autre personne. Ce n’était ni provocateur, ni amicale, peut-être juste un peu de camaraderie (sans plus (car ils n’étaient ni amis, ni ennemis, juste des connaissances (qui se revoyait dans des situations qui n’aidaient en rien aux (mauvaises) premières impressions))). En fait, elle avait fait ce geste simplement pour attirer le regard de Noah sur elle.

-Sans dire que j’aime pas  ne pas connaître les gens qui me menacent à plusieurs reprises, dit-elle de façon peu sérieuse (sachant très bien qu’elle ne pourrait jamais connaître tous ses ennemis (actuels ou (même) potentiels (il y en avait bien trop))). Sinon, je crois qu’il y a depuis un bon moment qu’on devrait avoir une conversation sans connaître pleins d’actions et sans avoir pleins de soucis sur les bras, tu ne crois pas?

Elle garda le silence pendant un petit moment (en regardant maintenant dans le vide plutôt que Noah). Dire qu’elle venait (vraiment juste) de lui dire qu’elle voulait le connaître. Elle n’était pas tellement sure de savoir quoi dire de plus (à présent). Après tout, c’était lui au début qui voulait lui parler en mangeant un morceau. Elle, elle ne disait qu’un fait (elle n’était pas obligé de l’appliquer (elle n’avait pas non plus dit qu’il fallait qu’elle lui parle (et qu’ils deviennent amis (loin de là)))). Elle finit par regarder (à nouveau) Noah, le consultant du regard. Ils pourraient arrêter de parler jusqu’à ce qu’ils se rendent à la cafétéria, réfléchissant chacun de leur côté à quoi dire, (la prochaine question ou la prochaine réplique) mais... Il lui semblait impossible qu’ils se taisent tous les deux. Il devait surement avoir quelque chose à lui dire pour qu’il la traîne à l’abri d’oreilles indiscrètes et qu’il l’invite sans aucune raison. (Louche vous dites? (À quoi Mailyanne répond : Très Louche! (Louche x 1000)))

-Je… Je voulais aussi te dire que je sais très bien prendre ma défense lorsqu’il s’agit de… Molly. Elle n’aurait jamais dit pire insulte que celle-là. Du moins, pas devant moi. Elle sait très bien que ce n’est pas une super idée que de chercher une… Personne comme moi. Surtout que je suis sous surveillance rapproché par nul autre que vous.

Elle n’avait pas tout de suite fait le lien entre le fait de se sentir épier et le directeur (loin de là (elle disait cela que parce qu’elle avait dû passer le test et qu’elle avait été obligée de rester coincée avec lui (d’inconscient) sur les bras). Peut-être que ce genre de réplique allait tout de même faire plus d’effets au directeur ou le rendrait (plus) bavard (galère, déjà qu’il était du genre placoteux) et plus cachotier (qu’il n’en paraissait réellement). Cependant, vu le fait qu’elle le regardait dans les yeux en ce moment même ne devait pas rendre Noah très sur à savoir si elle savait.

Et comme si le silence la dérangeait, elle essayait tant bien que mal de combler celui-ci avec de plus en plus de questions (en fait, elle essayait juste d’entamer la conversation qui lui permettrait d’entendre les explications de Noah (pas que ça l’intéressait vraiment (mais bon une fois qu’on pique sa curiosité elle essaye de savoir))). Disons juste qu’au lieu de suivre un plan stratégique (et logique) entre ses questions, elle ne faisait que le narguer encore plus (oubliant presque qu’elle avait en sa possession le collier du directeur (et que ce devait être la seule chose qui poussait ce monsieur-le-directeur à la suivre (sans tenter de lui faire ravaler ou regretter tout ce qu’elle pouvait bien dire))).

-T’as vraiment de la patience… Je dois avouer que c’en est désolant. À moins que ce soit la perspicacité?, disait-elle pour faire une courte intro. T’essayais de me provoquer pour quelle autre raison? T’essaye de voir les dégâts que je peux faire? T’essaye de voir si tu réussirais à me contenir? Nah, moi je paris que t’essaye de te prouver que ce vieux trouillard, dit-elle en lui touchant l’épaule du bout du doigt, n’a pas perdu la manche. Il veut se prouver qu’il est le plus fort de nous deux, c’est ça? (Elle ne lui laissait pas le temps de répondre.) C’est que c’est un orgueilleux insouciant, dit-elle (de la façon dont on parle à un enfant (accentuant bien entendu le mot le plus insultant (soit insoucient (comme pour prouver qu’elle se savait capable de le battre)))). Pourquoi t’as pas juste pensé à venir une fois pendant mes classes pour qu’on montre ce que c’est un vrai combat aux élèves? C’était simple, plus facile et moins… Ça aurait été plus prévisible!

Elle détourna le regard, se croisant les bras sur la poitrine (comme si elle était furieuse (seulement, elle l’était bien plus envers elle qu’envers lui)), se demandant bien ce qui lui prenait. (Depuis quand elle voulait que les choses soient simples, faciles et prévisibles? Surement depuis qu’elle avait échappé de justesse à la mort. Ça lui résonnait (surement) encore dans la tête. Comment ça ne pourrait pas être le cas en le voyant (au moins une fois par jour (dans les couloirs de l’école?)))
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Noah Amshford
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MessageSujet: Re: Prenons congé [PV Noah] Dim 22 Nov - 2:26


Prenons Congé


N’empêche... Ces deux-là rattrapaient fichtrement bien le temps perdu, non ? Passer un an sans avoir de discussion concrète à trois jours sans se quitter d’une semelle. N’était-ce pas un bon moyen ? Bon, ils s’étaient battus, l’un s’était droguer pour forcer l’autre à rester, cet autre avait volé dans la poche du premier… Pas les meilleures retrouvailles, mais on avait déjà vu pire.
En fait, j’ai presque envie de dire qu’ils… S’apprécient. Tout deux sur une marge invisible de la société, l’un côtoyant des gens dont la majorité ne comprenait pas réellement quel bagage émotionnel, expérimentaux et autre l’avait mené ici, et l’une qui, j’en avais l’impression, essayait d’être le plus dissociable que possible de toute cette normalité, qui semblait avoir peur de devoir affronter l’ennui, la vie paisible et tranquille.
Deux fauves, un loup, une panthère, prêt à s'entre-déchirer pour vaincre le train-train quotidien pour ensuite dormir l’un auprès de l’autre afin de vaincre une vague de froid. Une bien étrange amitié, à vrai dire.


Enfin, pour en revenir à l’instant présent, nous en étions au round deux. Ou trois. Bref, à l’épisode du collier, partie « Viens si tu l’oses, approche et je t’explose ». Une partie très amusante. Alors que Noah feignait de n’en avoir cure –Tout en se réduisant le poignet en miette- Mailyanne tentait de l’appâter de toute les manières possibles – Niaiserie, moquerie, s’accrocher à lui – mais celui ne réagissait –presque- pas. Et lorsqu’enfin, il réagit en lui prenant l’épaule et en s’apprêtant à lui déblatérer un discours sans doute très éloquent, Molly entra. Oui, Molly, sa secrétaire, la lycane la moins vive de toute la région. Oui oui, celle-là même.

 Alors que l’attention de Noah se focalisait sur cette intruse, Mailyanne semblait plutôt concentrée à « comment rester droite. Oh un bureau, génial », le tout accompagné d’un sourire qui semblait dire « Oui oui, tout est normal, touuuut à fait nor-mal ». Dans une pagaille monstre, avec la chemise du Professeur Amshford ainsi que celui-ci, passablement agacé par l’entrée de sa secrétaire. Qu’il n’avait pas remarqué, et cela devait l’énerver d’avantage également. Et alors que la-dite secrétaire s’offusquait de la présence de « l’horrible lycan très très méchant et pas discipliné » qu’était Mailyanne d’après elle, celle-ci semblait s’en gausser au plus haut point. Mais, en silence s’il vous plait. Et elle semblait prendre un malin plaisir à narguer la secrétaire qui n’allait pas tarder à nous faire une magnifique crise de nerf.
La quittant dans une sorte de sortie théâtrale, je regrettais que Noah ne finisse pas de l’achever en lui assénant un « Et vous me rangerez tout cela » d’un air solennel et sérieux qui aurait été hilarant au plus haut point. Et je le savais capable de phrase de la sorte. Malheureusement, la « perte » de son médaillon semblait lui embrouiller l’esprit, qui semblait s’être un –tout- petit peu apaisé.


Finalement, ce duo improbable était enfin parvenu à sortir de la. Offrant un discours redondant à Mailyanne pour la énième fois, celle-ci parue ravie que Noah lui propose d’aller craquer la croûte. Après tout, il était vrai que mis à part les mignardises qu’il avait semé dans son appartement, elle n’avait guère eut de quoi se sustenter. Mis à part son appétit, elle semblait impatiente de découvrir cette fameuse chose qu’il avait à lui dire. Et elle ne souhaitait plus aucune excuse, se qui fit soupirer Noah de dépit.
Pour les excuses, il en connaissait un rayon. Mais en l’état immédiat des choses, un seul sujet omnibulait son esprit, qui n’était nul autre que ce satané pendentif. Quand donc allait-elle me le rendre ? Et s’il n’avait rien dit à sa secrétaire, s’était bigrement évident non ? Bon sang, qui, de censé, aurait été lui annoncer qu’après trois jours de captivités voulues de sa part, je n’étais parvenu qu’à me faire voler un bien précieux que j’avais bêtement perdu ? Et qu’il était prêt à fracasser en miette la prochaine chose qui le contrarierait. Mais bon cela, s’était un peu plus hors-sujet. Quoi qu’il aurait du fracasser quelque chose en faite, ça lui aurait peut-être un peu soulagé les nerfs en pelotent. Alors que nous nous rendions à la cafétéria et que son tour était venu pour les remontrances/explications/questions/réflexions orales, je ne pouvais m’empêcher d’à nouveau croiser les bras dans mon dos pour passer mes nerfs l’air de rien sur mon poignet qui devait désormais avoir la couleur écarlate, d’après les signaux nerveux de mon cerveau. Ne pas dégrader le matériel, s’est moi qui le paye. Avec mon salaire. Si je casse, je paye.


Décidément, la perte de ce collier me malmène plus que je ne l’aurais pensé. Mais en même temps, qui ne le serait pas… Secouant un peu ma tête, je repris le fil de la conversation. Et donc, elle ne me suivait pas pour savoir, mais pour manger. Peut-être que cela m’évitera à le faire, après tout ? L’entendre rire me dérouta un peu, après tout elle venait quand même de passer deux ou trois jours dans un espace clos avec peu à manger et beaucoup à boire. Elle m’avoua qu’elle appréciait de me surprendre et de me faire descendre de mon piédestal à son sujet. Hum, j’en connaissais tout de même un rayon. Ses contrats, ses contacts, ses élèves, ses cours, ses… Bon ok, je connais la face professionnelle. Et personnelle ? Elle était une lycane – sans blague-, était plus jeune que moi de je ne sais plus combien d’année, elle a eu un passé d’esclave et était une assassin plus que non-déclarée.

Parce que ma procrastination avait fait que je ne l’avais toujours pas enregistré dans les registres de l’Académie. Enfin, pas en tant que diplômée en tout cas. Parce que sinon, j’aurai dû lui faire passer les tests adéquats. S’accrochant –encore- à mon épaule (Une nouvelle manie ?), elle lui dit qu’elle n’appréciait guère ne pas connaître les mécréants récidivistes. Un peu comme tout le monde non ? Mais, ce qui était pire, s’était qu’elle souhaitait avoir une conversation. Un mot qui avait de quoi mettre mal à l’aise non ? Mais bon il l’avait souhaité également, le lui avait proposé. Ce n’était qu’une épingle à ôter. Mais elle avait raison, ils devaient l’avoir, cette conversation. Dès qu’elle lui aurait rendu son pendentif, boudiou.


Mailyanne dit ensuite qu’elle aurait très bien put se défendre –verbalement je l’espère- contre Molly. Humpf, ça oui, mais bon, il l’avait fait et le passé était irrémédiable. Mailyanne semblait s’être rendu compte du suivi. Enfin, on ne pouvait pas attendre d’élèves qu’ils soient parfaits non plus. Surtout qu’il devait s’agir des siens, en fait. En tout cas, le silence qui s’en suivit ne sembla – pour une fois – pas plaire à la lycane qui renchérit en le complimentant – Oh, ça c’était nouveau – et c’était bien— pour ensuite dire que s’en était désolant. – Tout de suite moins bien, n’est-ce pas ? – pour renchérir sur un presque compliment – un juste milieu non ? -. Mais cela ne semblait n’être qu’une introduction à un discours en chouïa plus grand. Note mentale des questions de Mailyanne :

Elle souhaitait savoir pourquoi est-ce qu’il l’avait provoqué. Bon, premièrement pour le couvert de sa « mission ». Après tout, la convaincre d’aller aux toilettes n’aurait pas été si… Facile, sinon. Surtout si lui était dedans en même temps. Et l’excuse du « désolé  je viens de te renverser du vin qui tâche énooormément sur ton beau chemisier neuf du couturier Louise Vutton » n’allait probablement pas fonctionner sur l’assassin. Et l’autre raison… Et bien, il aurait bien le temps de le lui expliquer en face.
– Il ne faudrait pas dévoiler l’intrigue de ces pensées avant la fin de la liste des questions, non mais –

Bon, dans ses hypothèses, elle énonçait l’envie de Noah de voir les dégâts qu’il aurait put commettre. Ça, il pouvait le clamer haut et fort, s’était faux. Mais il était vraiment qu’il y avait été fort sur le coup…

Ensuite venait l’hypothèse du « voyons voir si j’arrive à contenir une lycane assassin en combat équitable »… Bon, cela il avait déjà du lutter contre. Enfin, séparément. Elle restait tout de même la seule lycane qui savait suffisamment se tenir que pour pouvoir commettre des crimes.

Pour ensuite arriver au fait qu’elle était sur et certaine – elle alla jusqu’à appuyer ses mots d’un doigt certain sur l’épaule de Noah – qu’il avait orchestré cela afin de vérifier qu’il n’avait pas perdu la manche. Malheureusement pour elle, il savait ce qu’il avait perdu, et ce dont il était toujours capable. Enfin, malheureusement… En tout cas, son âge et sa fonction ne l’avait pas empêché de continuer de faire une mission ou l’autre lorsqu’il avait le temps. Et dans le plus fort d’eux deux… Et bien, il était vrai que la question se posait toujours. Et se poserait peut-être encore éternellement d’ailleurs. D’ailleurs, elle acheva cette pique en le traitant d’orgueilleux insouciant. Orgueilleux... Il ne pensait pas. Insouciant, peut-être bien, après quelques pintes.

Ensuite vint ce que Noah prit pour un reproche, mais aussi une sorte d’invitation voilée. Fort voilée. Sous une couverture double épaisseur. Mais, ça ressemblait un peu à une sorte de vague invitation non ? En tout cas, elle parlait bien là de venir dans sa classe pour montrer un véritable combat. Esquissant un sourire mi-figue, mi-raisin, il se demanda si une inspection ne se ferait pas bientôt, dans un certain local de sport… Croisant ensuite les bras pour montrer son mécontentement, et sa probable fureur, elle détourna le regard, sans doute afin de couper court à la discussion. Soupirant, Noah ne su trop que faire.


Heureusement pour lui, la porte de la fameuse cafétéria se profilait, il allongea donc le pas afin de lui ouvrir la porte. Bon, il y avait un bon nombre de chance qu’elle prenne ceci comme un soupçon de sa faiblesse due à sa blessure, au lieu de prendre ça comme la marque de respect qu’elle était, mais bon, l’intention était bonne. Évidemment, ils arrivaient en dehors de l’heure d’ouverture, et les cuisiniers n’étaient déjà plus là… Tant pis, songea Noah, il ne me reste plus qu’à me mettre aux fourneaux… Heureusement que durant les campagnes militaires, on a apprit à cuisiner un minimum.

Il pénétra donc dans la cuisine et enfila un tablier pendu à un crochet. Allumant le feu d’un « coup de doigt magique », il entra dans la réserve pour en ressortir quelques instants plus tard, portant des victuailles en quantité. Sortant plusieurs poêles, il fit frire plusieurs œufs, cuire deux steaks et rissoler des pommes de terre. Pour accompagner le tout, notre chef cuisinier improvisé fit cuire des carottes et des poireaux à l’eau bouillante, avant de découper des tomates en rondelles.


N’osant pas briser le silence – Et aussi concentré afin de ne pas se ridiculiser en ratant sa préparation – celui-ci s’installa et ne retentissait que le bruit des aliments qui cuisaient. Enfin, il finit par arranger le tout dans deux assiettes, avec une présentation soit-dite en passant plutôt potable. Installant donc les deux plats sur une table, il allait vite chercher des couverts afin de pouvoir déguster les mets qu’il venait de cuisiner.
Une fois assis, les couverts en main, le face à face se fit. Le voilà bien obligé de commencer la discussion…

-J’espère que cela te semble au moins mangeable ? Ca fait un temps que je n’ai plus cuisiné alors…

Mais quelle entrée en matière… Plate. Il y avait un bon millier de sujet à aborder, et il lui demandait si ce qui était dans son assiette était correct… Enfin, il sembla se rappeler des questions qu’elle avait posé en chemin :

- Bon… Tu t’intéresses sûrement plus à ce que je vais dire plutôt qu’à ce qu’il y a dans notre assiette non ? D’ailleurs, pour te prouver que cette fois, il n’y a pas de poisons… dit-il dans une tentative d’humour ratée, tout en prenant une bouchée. Pour le sujet Molly… Je m’excuse de son comportement. J’en suis sincèrement navré… Je n’ai pas vraiment de mots pouvant expliquer son comportement, bien que j’en ai des indices mais… Soit, je suppose que tu préférerais que j’aborde des sujets plus… Important.


Avalant quelques bouchées, il tenta d’éclaircir ses idées afin de voir ce qu’il pourrait bien expliquer, concrètement, quel sujet il fallait aborder et lesquels ils valaient mieux éviter d’en parler.


- Alors, primo, pour ce qui est du rapport force qu’il y a entre nous, je suis désolé d’être aussi franc et de briser ainsi ton égo, mais il est indéniable que le trouillard que je suis est le plus puissant dans cette pièce. Levant un doigt afin d’éviter de se faire interrompre, il humecta ses lèvres avant de continuer. Je n’en ai pas l’air comme ça, mais ceci, dit-il en se désignant de pied en cap, est un corps tout à fait modifiable et donc « optimisable », qui maîtrise aussi bien les armes que la magie et qui n’a plus peur des blessures. Face à moi, cette rapiditée propre aux lycans ne vaut plus grand-chose… Mais je reconnais ton talent incontestable, autant pour le combat que pour l’assassinat, ne vient pas te méprendre. Laissant une petite pause, il ajouta : Disons que je tente ici de clarifier que je n’avais pas besoin de prouver une supériorité que je juge indéniable.


Au moins, cette partie là était clarifié, et la menace sous-jacente, il l’espéra, avait été entendue. Car son médaillon lui appartenait. Continuant de manger, Noah se demanda quelle stratégie serait la plus adéquate pour le récupérer…


- Dois-je encore justifier mon acte ? Je veux dire, tu as lu les lettres, tu as vu les signatures… Cela me semble être des preuves plus que convaincantes non ? Et si tu veux savoir le pourquoi de tout ça, pourquoi n’ai-je pas éviter tout ce bataclan, c’est principalement parce que je ne m’attendais pas à ça, ou à tout le moins, pas à tout ça… Je ne suis pas infaillible, mais mon but fut atteint, alors, cela me va. Et si tu tiens tellement que ça à le savoir, sache que j’ai certainement du le dire : Je l’ai fait pour te protéger. Si le pourquoi du comment t’intéresse, tu n’auras qu’à me le demander plus tard. Après, pour la drogue… Tu as peut-être, je dis bien peut-être, raison sur un point. Le « vieil et sénile Noah » a voulu se prouver qu’il pouvait encore ressentir de l’adrénaline.


Et voilà, il l’avait dit. Il avait enfin dit à quelqu’un qui n’était pas sa conscience que le Grand et Adulé Noah pouvait aussi avoir envie de ressentir de l’incertitude. Il avait encore envie de partir à cheval des heures durant, de camper à la belle étoile, de craindre pour sa vie dans un combat sérieux. Il était un combattant, pas un vulgaire paperassier ou administrateur ! Il voulait ressentir la peur de mourir, l’adrénaline parcourir ses veines, avoir ce sentiment unique et indissociable du combat de se sentir vulnérable !


- Heureuse ? Dit-il en croisant ses mains, un air sombre sur le visage, Je ne suis pas l’Être Suprême que les gens s’imaginent que je suis, je ne suis ni omniscient ni omnipotent, même si je m’en donne des airs afin de rassurer le peuple. J’échangerais ma place contre plus compétent à la première occasion, mais celle-ci ne se présentera qu’à ma mort. Or, j’ai encore envie de vivre, vois-tu ? Mais pour le moment, j’ai presque autant envie de récupérer mon dû ! Alors, si  Dame Mailyanne voulait bien me rendre ce qui ne lui appartient pas immédiatement, j’en serais fort aise.


Sa main tendue tremblait très légèrement de colère. Il en avait en réalité plus qu’assez de ce petit jeu puéril, et puisque l’heure était aux grandes déclarations, autant laisser exploser la bombe plutôt que de la maintenir et ne l’extérioriser que par des remarques ironiques…


- Maintenant Mailyanne, je ne saurais vous attendre plus longtemps.


Inconsciemment, Noah s’était levé et – la main toujours tendue – tapotait de l’autre sur la table tout en la fixant de ses yeux de braises.
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Prenons congé [PV Noah]

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