Shouro Jidai

L'époque des clochers
 
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[Rp Spécial Halloween] Oh Bon Sang [Pv: Jin Aiyoma ; Mailyanne Folks ; Sally Funesti Lamina ; Frey Jenkins]

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Noah Amshford
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MessageSujet: [Rp Spécial Halloween] Oh Bon Sang [Pv: Jin Aiyoma ; Mailyanne Folks ; Sally Funesti Lamina ; Frey Jenkins] Mar 28 Oct - 2:00


Bon sang !




S'étirant, Noah bailla longuement, sortant d'un sommeil sans rêve. La tête encore dans le brouillard de la fatigue, il cligna de nombreuses fois des yeux avant de se rendre compte qu'hier soir, il avait fini la soirée seul, ou du moins en tête à tête avec une bouteille d'Applejack*, dans son bureau. Voyant le mal de tête pointer, il se leva tant bien que mal pour se diriger vers la salle de bain cherché la tant bénéfique aspirine. Titubant encore légèrement, peu sûr sur ses jambes, il passa la main dans ses cheveux d'ébènes, se demandant encore une fois ce qui l'avait poussé à ouvrir cette bouteille... Et d'où venait-elle, d'ailleurs ? Quelques questions émergeaient dans cet esprit encore embrouillé, mais était oubliée si vite qu'aucune réponse ne vinrent éclore. Face à l'évier, il fit couler de l'eau froide pour s'en asperger le visage et tenter de s'éclaircir les idées, par la même occasion. Avalant le précieux cachet - la boite se trouvait toujours sur le bord de l'évier - quelque chose le frappa. N'était-on pas Lundi aujourd'hui ? Le Lundi trente et un Octobre ?

Pestant dans sa barbe, Noah jura silencieusement. Ce jour-là précisément, il était censé porter un costume "d'halloween". C'était certes ridicule, mais au moins, les élèves avaient une petite "animation". Sourire presque diaboliquement, le métamorphe songea aussi au costume que les professeurs étaient obligés de porter. Mailyanne allait lui en vouloir à mort... Du moins, l'espérait-il presque, d’une certaine manière. Pas qu'il lui souhaitait du mal ou qu'il voulait qu'elle le haïsse, loin de là, mais la voir costumée d'il ne savait encore trop quel costume le faisait déjà rire à l'avance. Mais bon, pour le moment le problème n'était pas là, il s'agissait plutôt de son inexistant costume... Sa satanée secrétaire allait certainement venir d'un instant à l'autre pour vérifier s'il ne l'avait pas oublié... Comme c'était le cas.

Soupirant, la vue d'un pot de fond de teint blanc (Que faisait-il là, mystère ?) lui donna une idée -presque- lumineuse. Puisque la Toussaint était le "Jour des Morts", autant rester classique non ? Enfin... Classique et original... Classique, original, sans pour autant que cela coûte cher... Un costume classique, original, pas cher et qui ne faisait pas vite fait... Noah ruminait ces mots tout en fixant le pot, ses deux bras tendus appuyés aux rebords de l'évier... Une idée s'insinua doucement dans son esprit, et au fur et à mesure qu'elle s'installait, un sourire s'élargissait sur son visage. Il avait beau être un quinquagénaire, il avait jusqu'ici éviter l'embonpoint, et restait même tout à fait "présentable". Même s'il avait du dire adieu à ses tablettes de chocolats, son ventre restait aussi plat que le haut d'un flan non-entamé. Bref, il avait évité la bedaine.

Retirant la chemise avec laquel il s'était endormi la vieille, il se débarbouilla rapidement avant de regarder son visage d'un air songeur... L'idée de départ était là, certes, mais restait encore à peaufiner les détails. Bon, quels étaient ses avantages ? Il était un métamorphe. Ça, c'était sa carte maîtresse. Ensuite, les désavantages et inconvénients ? Il allait devoir faire quelques choses de présentables en moins de cinq minutes, et les idées n'affluaient pas des masses... S'observant dans le miroir, il s'amusa à effectuer quelques grimaces pour tenter de s'imaginer un costume à la hauteur... Pas de sa taille, la majorité des professeurs le dépassaient -À la grande joie de Mailyanne - mais plus de son âge - Cela aussi, Mailyanne en riait-.

Finalement, il se dit que la "simplicité" était encore le plus simple. Se recouvrant le torse ainsi que le visage, le directeur arborait maintenant une peau d'un blanc presque éclatant. Prenant un morceau de charbon - On fait avec les moyens du bord, que voulez-vous ? - il forma autour de ses yeux deux ovales entourés de pointillés, avant de transformer sa bouche jusqu'à ce que celle-ci atteigne presque le haut de ses joues.
Par soucis d'être pratique, tout de même, il "recousu" ses lèvres jusqu'à atteindre une taille de bouche normale. Souriant devant ce reflet étrange de lui-même, il agrandit ses dents au point des les rendre bien pointues et effrayantes, avant de songer que quelque chose manquait tout de même pour faire tourner les têtes... Se tenant le menton d'une main, son regard tomba sur son dos nu... Et son sourire s'étira autant que le permettait les fils "organiques" qu'il s'était créé. Bientôt, des tatouages tribaux recouvrirent sa nuque, ses flancs, au niveau du bassin, sur le dos ainsi qu'aux bras et aux avant-bras.

Il n'eut pas le temps d'aller chercher ses chaussures que sa secrétaire déboulait dans la salle de bain, lui jetant un regard rapide pour ensuite pousser un soupir qui semblait vouloir dire "tant pis, si c'est ce que lui veut... Tant pis !" et de l'emmener en dehors de la pièce en le serrant fortement à l'épaule. C'était qu'elle était forte, la lycane... N'empêche, Noah ne put s'empêcher de pouffer en imaginant Mailyanne et sa secrétaire se battre sous forme canine, avant de déglutir en pensant que cela pouvait vraiment arrivé. En chemin, Noah se remémora du pourquoi il avait descendu cette bouteille à lui tout seul... Il allait devoir faire un speech devant tout le corps enseignant... Grimaçant, il pesta contre sa secrétaire qui déblatérait mot sur mot sans que ceux-ci ne veuillent bien devenir auditive pour le mal de crâne qui prônait malgré le médicament.

Soudain, la forte poigne libéra enfin le Directeur, qui ne put s'empêcher de trébucher royalement et de se planter ... Devant tout le monde. Enfin, pas les élèves, encore heureux. Se relevant l'air de rien, il fit même semblant d'épousseter le haut de costume qu'il ne portait pas, arborant ses presque-muscles à la salle. Cherchant du regard quelques têtes connues -où plutôt dont il se rappelait le nom et reconnaissait derrière le costume - il vit... Ce professeur d'herboristerie dont le nom lui échappait, Jin, le professeur des sceaux et quelques autres dont leur visage ne semblaient pas lui revenir en mémoire... L'alcool n'y aidant pas du tout. Ne trouvant pas Mailyanne, il se dit que soit elle avait décidé de ne pas venir aujourd'hui, soit son déguisement était fichtrement bien fait. - Ou soit Noah était vraiment bigleux et ne parvenait vraiment pas à sortir de cette gueule de bois -.


S'appuyant finalement sur le pupitre pour être sur de tenir droit, Noah inspira un grand coup, comme pour commencer son petit discours, lorsqu'il se ravisa. Penchant la tête sur le côté, le regard un peu lointain, il sembla sur son visage qu'une illumination eux lieu puisqu'il pointa le doigt vers le ciel, inspirant une nouvelle fois... Sauf que son élan fut - juste un peu - trop enthousiaste et qu'il valdingua en avant... Se relevant - encore une fois... - Noah regarda un instant par la haute fenêtre... Le temps était grisâtre, de lourds nuages plombaient le ciel et, il ne s'en rendit compte que maintenant, l'atmosphère était lourde... Cela le dégrisa presque instantanément, et une boule au ventre le prit. Son instinct semblant vouloir le prévenir de quelque chose, mais il ne savait pas trop de quoi, et cela le tracassait davantage encore. Se rendant compte que cela faisait un bon bout de temps qu'il était là et que les gens étaient certainement en train de se demander ce qu'était en train de faire le directeur, il se releva en prenant appui sur ses genoux, le visage soudainement plus grave.

Soupirant, il revint se placer face à ce maudit pupitre et toussota un peu avant de commencer :

-Bien le bonjour à vous, gentes dames, preux messieurs. Aujourd'hui, en ce jour d'Halloween, un éclair vint ponctuer ses propos, rajoutant encore à son angoisse, ses mains se crispant sur le bois vous avez tous et toute fait l'effort de vous démener pour trouver un costume, et je vous en suis reconnaissant, puisque moi-même j'avoue avoir eu un léger trou de mémoire. Il lâcha cet aveux dans le but de détendre l'atmosphère d'un chouïa, en tentant de faire rire l'assemblée. Si je vous ai demandé cela, il y a une bonn...

Il fut soudainement interrompu par un messager -reconnaissable à son uniforme si particulier- qui déboula dans la pièce en braillant à tue-tête :

-C'est la fin du Monde ! La fin du Monde ! Les gens s'attaquent entre eux, et les vampires et les loup-garous sont agressifs ! C'est la fin de tout... Quelques cas de cet étrange maladie semble avoir éclaté un peu partout, mais les vents violents de cette nuit semble avoir propagé le virus partout sur l'île ! Surtout, rester bien cloîtrer à l'intérieur sinarghf.. Greuaaah !

Derrière lui venait de surgir une horde de... Villageois ? Élèves ? Tel était la question, l'attaquant par surprise et envahissant peu à peu la salle. Voulant, comme beaucoup d'autres, utiliser leur magie pour fermer la brèche, mais aucun sort ne fonctionna, que ce soit à de la magie de Mage, de Sorcier, de Nécromanciens, des Cartomanciens... Rien ne marchait. Les lycanthropes, hybrides ou encore métamorphes voulurent se transformer pour parvenir à endiguer les assaillants, mais même cette magie "génétique" ne fonctionnait pas ! Mais le pire n'était pas là, les professeurs vampires commencèrent alors à agresser leurs confrères, créant un tumulte plus grand encore.

Dans le vacarme qui emplissait la salle, Noah eut recourt au bon vieux mégaphone fait avec une feuille de papier pour crier d'un coup :

-Que tout ceux qui ne sont pas malade et ne savent pas se battre sans magie partent immédiatement ! Que les autres protègent leurs retraites, direction le réfectoire ! Si certains sont blessés, aidez-les à sortir ! Et qu'ça saute bande de morpions !

Comme l'étrange maladie ne semblait affecter que les humains, les lycans (étrangement tout ceux qui étaient atteint savait se transformer et semblait tous habillé de guenille) ainsi que les vampires, et uniquement au contact, Noah n'hésita pas à se lancer dans la bataille, se servant de ses poings, de ses pieds mais aussi de sa bouche, mordant avec plaisir bras et jambes, mais faisant attention à ne pas tuer pour autant. Après tout, ils allaient bien devoir trouver un remède, non ? Et il se refusait de tuer ses élèves. Petit à petit, le nombre d'alliés diminua tandis que tous évacuait la salle.

-Les derniers, préparez vous à évacuer la salle, et qu'aucun de ses satanés malades ne franchissent les portes ! Je vous rejoins dans un instant !  

Reculant peu à peu, Noah fit attention que plus aucune bestiole -enfin, être humain assoiffé de sang, de chair fraîche et de monstres - ne passe les portes pour le réfectoire et qu'aucun soldat... Professeur ne manquait. Lorsqu'il fut certain d'être le dernier, il couru à vive allure vers la porte de la quiétude pour terminer le mètre manquant dans les airs, plongeant vers le sol pour permettre aux professeurs restants de barricader la porte. Atterrissant grâce à une roulade quelques mètre plus loin, il fit un petit signe de la main au cinq professeur qui tenaient la porte pour leur dire de courir, une grosse planche en bois retenant tant bien que mal la foule en folie.
Sprintant à travers le couloir, Noah put voir plusieurs corps étendus au sol, la majorité étant des malades. À chaque fois, à l'aide de l'élémental qui se trouvait là, les autres étant humains, le directeur vérifiait qu'aucun corps n'était une future carcasse, refusant d'admettre que si cela continuait, ils allaient bien devoir par finir par tuer les malades, puisqu'eux n'hésitaient pas à faire de même. Lorsque les personnes inanimées n'étaient pas de potentiels ennemis, les cinq professeurs les prenaient sur leur dos pour les ramener au réfectoire tout proche. Si les autres étaient déjà passé par là, dans la panique certainement, il n'en avait pas moins oublié qu'ils étaient avant tout un groupe et non pas une seule et unique personne sur le champ de bataille. Évidemment, tous n'avaient pas cédé à la panique et le petit groupe fut rejoint de temps à autres par des professeurs et même par quelques rares élèves qui traînaient là, se demandant si tout ceci était un "jeu" de la part du directeur. Le retour à la réalité fut bien brutal.

Finalement arrivé au lieu "sécurisé", Noah aida à étendre les blessés dans un coin, avant de sauter sur une table et de taper dessus d'un coup sec du talon pour capter l'attention. Il soupira de soulagement en voyant un bon nombre d'élèves présents, en train, certes, de se demander pourquoi tout les professeurs avaient débarqué en panique, et parfois même en sang, mais bien sain et sauf...

-Alors maintenant vous allez bien m'écouter, d'accord ? Un élève trouva marrant de poser la question "Et on a le droit de poser des questions ?" que Noah fit taire d'un regard qui en disait long sur ce que l'élève allait devoir faire une fois la crise passée, et cela allait forcément passer par du récurage intensif. Je ne tolérerais aucune interruption, compris ? Le prochain fera office d'exemple... Pour commencer, vous allez me barricader tout ça, prenez les tables - et pas celle où je me trouve, merci - et les chaises pour boucher les issues. Faîtes de même avec ce qu'il y aura en trop pour les fenêtres, on ne sait jamais ! Bien que maugréant, la majorité se mit en marche, le reste étant trop terrorisé ou stupéfié que pour comprendre ce qu'il se passait.
Ignorant les personnes qui se pressaient autour de lui, Noah se contenta de donner des instructions sur comment mettre les meubles pour que ceux-ci forment des barrières potables. Les travaux manuels aidaient à se vider l'esprit et à faire le point, alors certes, mettre des chaises et des tables n'étaient pas fortement physique, mais cela permettait aux gens de penser à autre chose qu'à cet avenir incertain... Une fois que cela fut fait, Noah reprit, d'un ton toujours ferme et sans appelle. Bon, maintenant il s'agit de s'organiser... Alors que tout les humains, les vampires et les lycanthropes se mettent à ma gauche. Sans discussion ! ajouta-t-il en voyant l'hésitation de certains. Une fois que cela fut fait, il continua, coupant court au brouhaha. Bien, maintenant que tout ceux qui ont été en contact avec des Malades se bougent et se mettent derrière moi.Appuyant cet ordre d'un geste du pouce par dessus l'épaule, il patienta un moment, mais personne ne semblait vouloir bouger son p'tit cul. Sautant au sol, Noah s'approcha du groupe et commença son énumération : Toi, tu as du sang sur toi, ainsi que toi, et toi aussi. Vous trois, vous étiez dans les couloirs, près d'un corps infecté. Vous... C'est déplorable que des professeurs agissent ainsi. Il se retourna brutalement, pointant quelqu'un d'autre du doigt, Toi, tu sens... Comme eux. Allez, va rejoindre les autres. Puis il ajouta, plus généralement Dois-je tous vous énumérez ainsi ou bien êtes-vous suffisamment grand que pour faire ces quelques mètres sans être dénoncer ?! Avisant que dès qu'il avait sauté au sol, des gens s'étaient déjà déplacé sans qu'il n'y fasse grand attention, il retourna sur sa p'tite table, pestant intérieurement contre le carrelage trop froid. Bon, maintenant que le tri est fait, je ne veux plus aucun contacte entre ces deux groupes. En fait, je veux l'isolation totale du groupe derrière moi, interdiction formelle de les approcher. Nous ne savons pas quel est la période d'incubation de cette fichue Maladie. Cette isolation durera tout au plus deux semaines, passé ce délai, nous pourrons les considérer comme "personnes saines". Mais d'ici là, si je vois un seul d'entre vous les approcher... Et je me fiche de savoir s'il s'agit de votre petite copine, de votre meilleur ami ou de votre tante, la donne est pareille pour tout le monde. Se tournant vers le groupe de droite composé des "non-infectibles", ou tout du moins, l'espéraient-ils tous, il leur dit C’est à vous que reviendra la charge de vous en occuper, puisque vous êtes insensible à cette maladie et que nous n'allons pas les laisser mourir de faim.
D'ailleurs, vous trois, allez faire l'inventaire, je veux savoir au gramme près ce que nous possédons pour pouvoir nous en sortir au maximum... Les autres, prenez des pieds de chaises, ne préférence les moins utiles s'il-vous-plait-merci, et tailler-les en piques, il va falloir vous protéger...  




Se dirigeant vers les possibles malades, Noah demanda d'abord à voir tout les vampires présents. Peu nombreux, ils affirmèrent ne pas être sortit de la nuit, ou tout du moins, pas dans la ville.. Même le fait qu'un l'un d'eux se soit déguisé en petit Angelot en couche culotte ne parvenait pas à faire rire Noah, qui restait ce qu'il était : Un militaire. Concluant d'un commun accord qu'il serait plus sûr pour eux de ne pas approcher les êtres humains ou même les gens tout court, une petite partie de la grande salle leur avait été "donnée". Se dirigeant ensuite vers les lycans - Malheureusement beaucoup plus... Agressif ? Bouillonnant ? -, Noah les prévint d'emblée : Les lycanthropes qu'il avait vu lors de l'attaque de la Salle des Professeurs étaient tous des lycanthropes "sauvages", ou tout du moins, nettement moins civilisé qu'eux.

-Donc, oui, dans un aspect théorique, vous n'êtes pas malade, mais oui, vous allez être tenu à l'écart. Pourquoi ? Simplement pour éviter l'hystérie générale, cela risque de créer des tensions, et c'est bien ce que nous allons devoir éviter, capish ?  Alors vous allez être de gentils petits loups et rester dans votre coin, sinon c'est moi qui vous réglerait votre compte... Certes, Noah n'était pas impressionnant sous cette forme là, et les lycans restaient plus fort, mais l'aura qui se dégageait de l'homme sembla en refroidir une - malheureusement petite- partie de ce camp-là. Soupirant, en songeant que pas mal de chose se réglait par la force avec eux, il leur proposa un deal : - Écoutez, vous vous trouvez un représentant - et sans bagarre - et dès que vous aurez réglé tout ça, que j'aurai fini d'établir une notion de "vie" correcte ici, votre représentant pourra venir se bastonner, m'invectiver, ou que sais-je encore, en votre nom. Mais je vous préviens, vous aurez intérêt à choisir un bon meneur, parce que si je gagne, ne vous attendez pas à ce que je vous jette des fleurs... Oh, et dernière chose : Je compte bien mener des expéditions hors de ce réfectoire, nous en aurons besoin, je veux donc un deuxième représentant pour gérer les choses lorsque le premier partira avec moi... C'est clair ?

Se détournant en soupirant, il ignora les commentaires qui fusaient dans son dos et se dirigea vers les humains... Les pires d'entre tous, peut-être ?

-Je veux deux représentants Humains parmi votre groupe. Le premier pour partir avec moi lors d'expédition. Le second pour servir de porte-parole. Choisissez bien, et vite. Est-ce clair ? D'ailleurs, si je tiens à préciser que si je souhaite des représentants de votre côté, c'est pour pouvoir avoir un cas potentiellement infecté et de pouvoir voir les effets de la maladie à court et moyen terme. Si je n'ai pas choisi les vampires, c'est simplement parce qu'ils seraient trop dur à gérer en expédition... Je compte donc sur vous.

Se détournant encore une fois, il songea qu'il avait certes été plus sec, plus distant, cela était malheureusement nécessaire.  Avisant le groupe de non-contaminé, il vit que déjà quelqu'un avait sortit un cahier et commencer à marquer un maximum d'information. Arrivé près de lui, il jeta un regard sur les statistiques et son humeur sombra rapidement... Pour cent cinquante-sept personnes présentes, seul quarante-deux étaient d'une race autre que vampire, lycan ou humaine, et parmi ceux-ci, il n'y avait qu'une trentaine de potentiellement non-infecté... Cela faisait donc environs quatre-vingt personnes qui risquaient de se transformer à tout moment... Oh Joie... Ils allaient devoir trouver une solution au plus vite, sinon, la situation risquait de dégénérer.  

Lorsque le trio chargé des vivres vint le trouver, se fut une désillusion totale. Habituellement, les stocks permettaient de nourrir les presque sept-cent bouches de l'Académie durant une semaine... Mais la commande était censée arrivée aujourd'hui, et "l'invasion" avait eu lieu avant la livraison... Ils allaient devoir partir le plus tôt possible pour pourvoir aux besoins vitaux de ces personnes... Décidant que le plus tôt sera le mieux, Noah organisa une sorte de "conseil" avec des personnes de confiances - l’espérait-il - pour parvenir à faire de ce camp un lieu sûr, sain et qui ne tombe pas dans la zizanie... Noah choisit également d'autres personnes, toujours dans les IAC (Incompatible À la Contamination), pour établir des "sauvetages éclairs" dans l'Académie, des gens y étaient peut-être encore en train d'attendre du secours, bien caché. Finalement, il leur proposa le même système qu’aux autres groupes : De choisir deux représentants parmi eux.

Retournant finalement sur sa "table chérie", point central de la pièce, Noah fit à nouveau taire le bruit en tapant du talon - Boudiou, qu'est-ce que ça faisait mal, ça - et de commencer à parler, fort évidemment :

- Je demande aux représentants HPI, Humain Potentiellement Infecté, de venir se placer face à moi et de décliner leur identité. Une fois que ceci sera fait, je demanderai aux représentants IAC, Incompatible À la Contamination, de faire de même. Finalement, que les représentants Lycanthropes finissent les présentations, et feront leurs "recommandations", comme prévu. Une fois que cela sera fait, nous partirons tous chercher des armes pour finalement mener une expédition dans les rues de Jakarta pour voir l'état de la Ville et si nous pouvons sauver des gens, même si le principal but de l'expédition restera la recherche de nourritures et d'eau !

En attendant que les derniers conciliabules se terminent, Noah laissa un instant aller son esprit là où il n'aurait pas dû... Où était Mailyanne ? Son cœur se serra, même si son visage ne bougea pas d'un poil, ses mains derrière le dos dans une posture militaire le rendant plus formel qu'il ne l'était aujourd'hui, et plus tendre qu'il ne l'était autrefois... Relevant le menton, il ferma un instant le paupière en se disant qu'après tout, elle était "civilisée", non ? Et qu'après tout, elle était assez débrouillarde que pour s'en sortir toute seule et venir près de Noah lui remonter les bretelles en l'accusant d'il ne s'avait quoi.

Regardant les représentants HPI, Noah fut rassuré de voir un visage connu en celui de Jin Aiyoma, le professeur de Sceau. S'il se souvenait bien, il se débrouillait bien avec sa lame, ne restait qu'à voir si c'était la même chose avec une autre plus... Métallique, et moins magique.


Applejack : eau-de-vie de pomme élaborée aux Etats-Unis, d'un goût rude et fort.


Dernière édition par Noah Amshford le Mar 28 Oct - 20:34, édité 1 fois
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Jin Aoyama
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MessageSujet: Re: [Rp Spécial Halloween] Oh Bon Sang [Pv: Jin Aiyoma ; Mailyanne Folks ; Sally Funesti Lamina ; Frey Jenkins] Mar 28 Oct - 8:01

Jin se réveilla en sursaut. Dans cet instant d'irréalité ou le rêve et le monde réel se mélangeais, il regarda autour de lui, dans l’espoir de savoir ou il se trouvais. Des rayonnage débordants de livres poussiéreux, des tables branlantes, une odeur de papier moisi... puis son regard tomba sur le parchemin déroulé devant lui. Comme une grosse bulle d'air, les souvenir de la veille remontèrent à la surface, dissipant le malaise provoqué par la sensation étrange de rêve éveillé. Il était venu ici, hier soir, avec le parchemins des techniques familiales. Il voulais étudier un sceaux qui lui paraissais intéressant à montrer à ses élèves... si toutefois il en aurais un jour. Puis, plus rien, il avait du s'assoupir sur l'étude de cet technique. Il faut dire, la transformation moléculaire, c'était un autre niveaux que la réorganisation des atomes...et c'était aussi très chiant à lire. Farfouillant dans les notes qu'il avait pris la veille, feuilles volantes couvertes d'équations physico-magiques, il retomba sur une circulaire de la direction. Elle évoquais le lundi 31 Octobre, et une tradition stupide qui consistait en un déguisement effrayant. Puis un mot lui accrocha le regard: OBLIGATOIRE. Le cerveau de Jin se mis en marche à ce moment là... mais on était lundi 31 Octobre!

Jin se leva d'un bond, repris son parchemins, et couru jusqu’à sa chambre. Il lui fallait un déguisement, un truc vaguement effrayant...comme...comme...l'image du sorcier dans l'imagerie populaire! Heureusement qu'il pouvait utiliser les sceaux pour l'aider. Il s'entailla le doigt et, sur le drap qui recouvrais son lit, il traça un sceaux. Le drap se mis à bouger, changer de couleur, pour finir par prendre l'apparence d'une grande veste noire, couverte de symbole ésotériques rouges sang. Maintenant, le chapeau... Jin attrapa sa taie d'oreiller, lui fit subir le même traitement, et se retrouva avec un grand chapeau pointu assortit avec sa veste. C'était pas le Pérou, mais c'était déjà pas mal. Surtout qu'il y a avis un réunion dans les cinq prochain minute et qu'il était à la bourre.

Le professeur de sceaux couru aux travers des couloirs, puis arriva dans la salle ou le directeur devais faire son discours. Il n'avais pas l'air en retard, à en juger par le fait le Mr Amshford n'était pas encore arrivé. La plupart des enseignant était déguisé, ou du moins, avaient essayés. Ils arborais un aire maussade, comme cette journée d'ailleurs. Les nuages gonflés d'orage se dirigeais sur Jakarta, on pouvais les voir au travers des fenêtres. Jin regarda autour de lui. Il se rendit compte qu'il ne connaissais finalement pas ses collègues de travail, mais d'un autre cotés, ce n'était pas plus mal. Bien sur qui aurais du sociabiliser, mais au vu de son passé, il préférais se tenir à l'écart des autres. Noah Amsford arriva enfin sur l'estrade, et s'écrasa sur le plancher de cette dernière. Il avais été lâche là par se secrétaire, qui semblais avoir une force hors du commun. Il s'était déguisé aussi...mais en quoi, là était la question. Il avais fait joué ses dons de métamorphe, et arborais maintenant une peau blanches, des tatouages et des dents pointus. On aurais dit une goule, mais en bonne santé.
Le directeur se releva, et alla au pupitre ou il commença un discoure lorsque le tonnerre se mis à gronder. Il y avais quelque chose de vraiment étrange aujourd'hui...

Soudain, au milieu du discours de Noah, la pote de la selle s'ouvrit à la volée, et un homme en uniforme se précipita dans la salle en criant:


"C'est la fin du Monde ! La fin du Monde ! Les gens s'attaquent entre eux, et les vampires et les loup-garous sont agressifs ! C'est la fin de tout... Quelques cas de cet étrange maladie semble avoir éclaté un peu partout, mais les vents violents de cette nuit semble avoir propagé le virus partout sur l'île ! Surtout, rester bien cloîtrer à l'intérieur sinarghf.. Greuaaah !"

Une horde de personnes apparue derrière ce messager, le renversant, puis l'attaquant au sol. Jin réagit au quart de tour, comme on le lui avais appris. Il se mordit le pouce jusqu'au sang, et traça un sceau à ses pieds? Peut être qu'une marrée de pointes effilées calmerais un peu ces créatures...si seulement la magie voulais fonctionnée. Car rien ne se passa. Son sceaux resta inactif. Pourtant l'équation était juste, et le cercle était bien fermé... Bon, quand le plan A ne fonctionnais plus, on passa au plan B. Un professeur vampire, habillé en fée, sembla contracter le mal juste devant lui. Il se retourna, et montra les crocs à Jin, avant de lui sauté dessus. Se dernier s’attendait pas à ce que Jin, l’esquive, lui attrape la tète par derrière et lui fracasse la mâchoire sur le rebord d'une table. Malheureusement pour son assaillant, Jin était un autant un mage qu'un combattant. Mais là, tout de suite, il lui fallai une arme. Il entendit le directeur crier derrière lui:

"Que tout ceux qui ne sont pas malade et ne savent pas se battre sans magie partent immédiatement ! Que les autres protègent leurs retraites, direction le réfectoire ! Si certains sont blessés, aidez-les à sortir ! Et qu'ça saute bande de morpions ! Les derniers, préparez vous à évacuer la salle, et qu'aucun de ses satanés malades ne franchissent les portes ! Je vous rejoins dans un instant !"

Évitant les assaillants, Jin couru auprès du Noah. Ce dernier semblais avoir garder son sang froid, et aiguillais les profs et les élèves vers le réfectoire. Arriver aux portes, Jin et d'autres enseignants prirent un planche pour barricader la porte, et ils la fermèrent lorsque Noah la franchit avec une roulade. Une fois la porte barricader, Jin et se conférés portèrent assistance aux blessés. Jin n’excluais pas l'idée d'achever ces derniers, pour éviter une contagion intra-muros. mais on en était pas encore là. La défense se mis en place, avec Noah Amshford comme chef d'équipe. Ce dernier organisa d'abord la fortification de point de repli, sépara ensuite les infectés des gens ne pouvant pas être infectés (tous ceux qui n'était ni humains, loups garous ou vampire. Jin avait été en contacte avec le vampire malade, mais ce dernier le l'avais même pas touché. Il y avait donc peut de chance qu'il soit malade. En y repensant, ce dernier allais avoir du mal à morde quelqu'un maintenant. Cette idée fit sourire Jin. Noah organisa ensuite l'inventaire du stock de nourriture, et repartit les groupes de façon à éviter les tension. En effets, les loups garous et les vampires ne faisaient pas forcement bon ménages. Puis il allais vers les humains, groupe auquel Jin appartenait. ce dernier était par ailleurs assez impressionné par la formation quasi militaire de son directeur.  

"Je veux deux représentants Humains parmi votre groupe. Le premier pour partir avec moi lors d'expédition. Le second pour servir de porte-parole. Choisissez bien, et vite. Est-ce clair ? D'ailleurs, si je tiens à préciser que si je souhaite des représentants de votre côté, c'est pour pouvoir avoir un cas potentiellement infecté et de pouvoir voir les effets de la maladie à court et moyen terme. Si je n'ai pas choisi les vampires, c'est simplement parce qu'ils seraient trop dur à gérer en expédition... Je compte donc sur vous."

Instinctivement, Jin regarda les autres. Certains avais sortit des cahier et compilaient des donnés. D'autres regardais autours d'eux, l'aire paranoïaque, et d'autres encore essayais de se rendre invisible aux yeux des autres. Il sentit bien qu'il était le seul qui avais assez de tripe pour se joindre à une expédition à l’extérieur...et surtout qu'il avait assez de vécu pour cela. Des hordes d'infectés qui voulais le manger...c'était en même temps flippant et grisant. Lorsque Noah appela les HPI, il s'avança d'un bloc, ne laissant aucuns autres le doubler. Un professeur de mathématique le suivit, avec un cahier de statistiques peu encourageante à la main. Jin saignais encore du pouce. Il traça un petit sceaux au creux de sa paume, mais la magie ne fonctionnait pas. Soit, il faudrait trouver des armes...

Le professeur s'approcha de son directeur. Il avait une idée en tète, et ses "talents" pourraient être utile.


"Monsieur Amshford, ils faut que nous puissions nous défendre...et justement, le gymnase n'est pas très loin, et avec lui, la salle d'arme. Je pourrais m'y rendre discrètement, récupérer des armes, et revenir sans que cela ne posent trop de soucis. Qu'en penser vous ?"

Il ne dit rien, mais Jin compris que de toute façon, il n'y avait pas trop le choix. Sans plus attendre, il se dirigea vers une fenêtre, et regarda à travers. On voyais la cours, et plus loin a une centaine de mètres, le gymnase. Passé par les toits serait une bien meilleurs idée que les couloirs. Il ouvrit la fenêtre, et d'un geste souple, monta sur le rebord, attrapa la gouttière, et entrepris d'escalader le bâtiment jusqu'au toit. Il ne réfléchissait plus, il laissais l'instinct le guider. Il était toujours comme ça, lorsqu'il taisais cette voix intérieur qui lui disais de ne pas céder à ses anciens penchant. Il avais été une sorte d'assassin, et pour une fois, cette éducation allais servir suivant ses critères personnels.

Arriver sur le toit, Jin put voir la ville. Des colonnes de fumées s'élevaient, preuves de réels trouble en villes. Il se mis à courir, luttant contre le vents et la pluie. Par chance, les toits des bâtiments de l’académie étêtent praticable, et peu espacés. Il avais bien parcouru la moitié du trajet lorsqu'il se rendit compte que quelque chose clochais. Il s'était déjà décaler lorsque l'énorme forme fracassa le toit, là ou il était encore une seconde avant. La chose se retourna en grognant, face à Jin, accroupie. La lueur verte malsaine à la place des yeux de la créature sembla brillé un peu plus lorsqu'elle trouva le professeur.

*"Aie...un garou..."*

Le loup bondit en rugissant, et une de ses griffes vint tailladée l'aavnt bras de Jin, alors qu'il esquivait. Ce dernier grimaça. Ce n'était pas la blessure qui le faisais souffrir, mais simplement la colère de s’être fait touché. La créature bondit une fois de plus, mais Jin se glissa sous lui d'une roulade, et se mis à courir en direction de la verrière du gymnase. Si il arrivait à trouver une arme, le monstre lui payerait cher cette blessure. Il entendit un long hurlement, et il sut que le loups garou était à sa poursuite. Il lui semblais même sentir l'haleine chaude et fétide derriére lui. Puis...plus rien. Jin arriva à la verrière, et il se retourna. Pas de loups géant...

*"Quoi?..."*

Jine releva la tète, juste à temps pour voir deux lueurs verte malsaines plongées sur lui. Son corps réagit tous seul, et sa main traca le sceaux sur le vitre, à l'aire du sang qui dégoulinais de son bras.

*"Je te tiens..."*

Rien ne se passa. La créature tomba sur Jin, qui fut éjecté au travers des carreaux. Durant sa chute, Jin pensa rapidement au fait de fait de faire les mauvais choix en se laissant guidé par la colère, il il s'insultait de tous les noms lorsqu'il toucha le sol... où il ne s'écrasa pas. En effets, le matériels de gymnastique étaient sortit, et les tapis de réception aussi. Un peu sonné, et désormais guidé par l'adrénaline, Jin se releva et courut en direction de la salle d'arme alors que le tapis explosa derrière lui, sous l'impacte de 250 Kg de loups-garou. Il sauta dans la salle et les porte se fermèrent derrière lui; Le loups se précipita à leur rencontre, et elles explosèrent sous l'impacte. Puis le loups garou regarda l'homme qui se tenait en face de lui, tout proche. Puis il baissa les yeux, là ou l'épée était plantée. Puis elle se retira, et vint le frapper au coup. Puis plus rien.

Jin haletait. Le loups garou gisais à ses pieds, dans une mare de sang. Il contempla son œuvre , puis se retourna et fourra plusieurs épées dans le revêtement d'un sac de frappe. Il pris aussi une arbalète et des carreaux, mais il ne voulais pas trop se charger non plus. Surtout que des bruits de cavalcade commençait à se faire entendre dans le couloirs. attachant son sac improvisé dans son dos, il se mis à grimper à la corde de la salle de gymnastique. Lorsqu'il arriva au toit, les portes du gymnase s'ouvrirent à la volée et un groupe d'infectés envahirent la salle. Jin se remis à courir.

Lorsqu'il revint au réfectoire, il était trempé, légèrement blesser, mais assez fière de lui. Il se présenta devant Noah , et lui remis le sac d'arme, en gardant une épée dans son fourreau.


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Mailyanne Folks
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MessageSujet: Re: [Rp Spécial Halloween] Oh Bon Sang [Pv: Jin Aiyoma ; Mailyanne Folks ; Sally Funesti Lamina ; Frey Jenkins] Mer 12 Nov - 15:48

Un costume? (Nah, elle avait une mentalité festive aujourd'hui (malgré ce que vous pensez.)) Mailyanne avait eu une ''surprise'' de la part de Noah quelques jours plus tôt. Seul le mot obligatoire lui avait fait froncer le nez dans le communiqué du ''corps enseignant''. Elle n'avait guère d'affinités (non, pas du tout) avec les autres enseignants (au point même qu'elle se demandait s'il était vraiment utile de recevoir ces communiqués qu'elle lisait en diagonale (lasse de ce jargon administratif indéchiffrable (à ses yeux) et de ces rencontres d'enseignants (qu'elle manquait (plutôt fuyait) la plupart du temps (à son grand plaisir et (surement) au plaisir des autres aussi))). Mais (une fois de plus) elle essaya de faire les choses comme il le fallait (même avec plus d'acharnement qu'habituellement (quoique mettre de l'acharnement sur autre chose que sur ses futurs contrats (ou son prochain cours) n’était déjà pas (le moins du monde) dans ses habitudes)).

Elle avait fait les magasins (elle, oui t'as bien lut) et s'acharnait maintenant à enfiler (ce foutu arsenal de frous frous, corrigeons) cette belle et gracieuse robe avec plusieurs boucles de tissus garnis de dentelle dans le bas en guise de manches (qui s'accrochait dans tout, bâtard!) Et (malheureusement) elle était loin d'avoir passée à travers tout ce calvaire. Mais elle était résolue, elle mettrait le paquet pour ce déguisement d'Halloween (pour une fois qu'elle pouvait s'amuser (obligatoirement) dans ses fonctions de professeur)! Après tout, c'était aussi son premier Halloween où elle était libre. C'était le premier Halloween qu'elle pouvait se déguiser comme elle le voulait (ou l’idée la plus joyeuse, elle pouvait se déguiser tout court). Elle était emballée (autant au niveau de ses émotions qu’être emballée dans cette robe qui n’avait aucun trou pour la tête ou quoi? (pensait Mailyanne alors qu’elle tenait d’une main son chignon encerclé de ‘’guirlandes’’ de perles en essayant avec l’autre main de décrocher la fine dentelle d’après les bijoux installée dans son chignon chic-décontracté (la tête toujours prise sous les couches INFINISSABLES de jupons))).

Une fois la tête sortie, et la robe mise, elle se contempla un instant. Elle ria un peu en se rappelant très bien ce qu’elle c’était toujours dit à propos des grosses robes. Le jour où qu'elle allait en porter une, ce serait la Fin du Monde (elle n’avait pas tout à fait tort finalement, mais bon, passons). Elle passa ses mains sur la robe avec une drôle de sensation (bien quoi, elle avait toujours le ventre à l’air la plupart du temps) avant de passer au maquillage. Elle avait déjà son idée en tête. Elle avait toujours trouvé cela magnifique et un tantinet morbide (deux choses qu’elle possédait elle-même. (Vous l’avais-je déjà dit qu’elle était narcissique? Non? Maintenant, c’est fait.)) Elle appliqua une couche d’une blancheur inhumaine sur sa peau (peut-être même deux, trois ou quatre (elle avait perdu le compte)). Une fois qu’elle jugea qu’elle ne devrait plus en mettre à des fins pratiques (après tout, elle allait devoir frotter tout cela ce soir), elle prit son pinceau et commença les motifs typiques de la Journée des Morts. Elle était très satisfaite de ses talents d’artiste, disons juste qu’elle ne les utilisait pas toujours pour de bonnes causes (et elle le savait). Elle finit par mettre un pantalon en dessous (après tout, donner des cours à des assassins en robe c’était pas l’idéal (mais bon, c’était bien plus par habitude que d’autre chose)). Elle mit des souliers (et non, pas de botte à la dure aujourd’hui) et se surprit à trouver cela confortable. Elle finit par attacher la bande de tissus (remplis de pot-pourri) qui lui servait de collier à son cou, faisant glisser avec difficulté la bande sur le côté pour un côté esthétique recherché.

Elle avait eu le temps de tout faire cela en… quelques heures (qu’elle aurait pu prendre pour dormir (mais bon, c’est pas comme si elle ne passait pas ses nuits à assassiner des gens de toute façon, mais c’était ça)). Dès sept heures et des poussières elle se présenta à la salle des enseignants (et non, elle n’avait pas la norme de la ponctualité (ni une horloge d’intégré vous voyez)). Elle faisait souvent cela pour énervé le directeur (même si cela n’avait jamais vraiment marché (elle attirait tout de même l’attention de Noah en faisait cela (comme si elle lui lançait toujours un petit défi ouvertement)). Mais cette fois, ce fut elle qui put sourire diaboliquement. IL était (le plus) en retard (du moins, le plus en retard d’eux deux (car elle se doutait bien que tous les autres étaient arrivés à l’heure (et que donc, cela ne comptait pas)). Disons que Molly contribua à la faire sourire ainsi aussi (et pas parce que Mailyanne venait de lui sortit une insulte ou qu’elle se foutait de sa gueule, (Molly est aussi une lycane, alors elle pouvait bien dire gueule) non, elle souriait ainsi tout simplement parce que Molly venait de lâcher le directeur qui tomba devant tous les enseignants ici présents (elle n’aurait pu faire mieux elle-même pour humilié Noah)).

Du moins, elle pensa trop vite, car il reprit le tout en main en époussetant son torse (nu (comme s’il portait un chandail, franchement!)) Il regarda alors tous les gens, comme s’il cherchait quelque chose du regard (peut-être une planque… (ou tout simplement il avait peur de se faire interrompre par une entrée magistrale de sa part (il n’avait plus à s’inquiéter, elle était déjà arrivée))). Pour une fois qu’elle arrivait (presque) à l’heure, il daignait de faire le malin et de lui faire perdre son temps (en restant silencieux)? Avoir su, elle serait arrivée encore quelques minutes plus tard… Il finit finalement par se lancer dans son discours. Et comme si c’était planifié, un éclair apparut au moment opportun, du moins plus opportun que ce messager (sortit de nulle part (quoiqu’elle n’avait plus à endurer ce message de reconnaissance administratif et un peu maladroit)). Ce que dit le messager l’intéressa davantage (non, sans blague). Après tout, elle trouvait cela assez bizarre (drôle (d’un certain sens (mais surtout frustrant))).  Toujours les vampires et les loups garous (maintenant même les malades mentaux y croyaient (les malades mentaux portant l’habit des messagers… (Ok, d’accord, elle abandonnait, à quoi bon?)!

Bon, c’était surtout (très) difficile de démentir ce qu’il disait après avoir vu une foule de monde entrer comme des affolés dans la pièce (et assister à des attaques de vampires (la dignité des lycans fut préservée (du moins juste pendant un certain temps (mais bon)))). Ce ne prit pas quelques secondes pour que Noah prenne les choses en main. (Quoique n’importe qui de normal aurait répondu la même chose (car vous vous en doutez, elle (l’anormale) elle n’aurait pas dit cela). Et alors qu’on voyait les ‘’magiciens’’ prendre la poudre d’escampette, les lycans commencèrent à se transformer. Elle sentit un certain vertige et eut ce hoquet de stupeur. Heureusement, elle avait bien plus de contrôle que d’autres de ses congénères (dont Molly ne faisait pas partie (non mais elle n’en demandait pas tellement)). Et à son étonnement (bon pas tant que ça), le directeur entra dans la bagarre. Au lieu d’embarquer immédiatement dans la bagarre, elle regarda aux alentour. Elle reconnut une bonne partie de ses élèves (ça aurait été étrange de ne pas les voir se battre). Elle vit d’ailleurs un de ses élèves vouloir aider quelqu’un. Elle mit sa main sur l’épaule du jeune homme (qui eut un sursaut). Elle lui dit de ne pas toucher à personne de blessée (elle ne prendrait pas cette chance en tout cas). L’avertissement sembla d’ailleurs inciter ses élèves à seulement éloigner les gens infectés dans le fond de la salle avant de quitter au pas de course pour que les enseignants (dont elle) puissent barricader les portes pendant que le directeur faisait un plongeon pour sortir de la pièce.

Elle ne prit pas la peine de courir dans les couloirs, elle ramassa le plus de ses élèves non infectés pour les amener au réfectoire (pas seulement par instinct maternel ou (elle ne savait pas trop) quelles autres balivernes (non juste pour une protection optimale)). Le groupe croisa une petite foule infectée qui n'avait pas rejoint la salle des professeurs. Elle laissa ses élèves tenter le diable alors qu'elle choisit un autre lycanthrope comme adversaire (au moins elle n’aurait pas à être inquiète de devenir une lycan (elle en était déjà une)). Elle attendait qu'il fasse la première attaque (ce qui n'arrivait que très rarement de sa part (mais cette fois, elle ne se faisait pas prier pour jouer la carte de la prudence)). Alors que le lycan ne faisait que la fixer, elle tira sur une des boucles de ses manches pour finalement avoir une large bande de tissus à porté de main. Elle lui fit un signe de la main provocateur d'avancer (accompagné d'un sourire assurée). Aussitôt, le lycan s'élança, alors qu'elle attendait le dernier instant pour... Elle couvrit le visage de l'homme avec la bande opaque de tissu (pour l'aveugler un instant) avant de lui donner un coup de pied en pleine poitrine. Le lycan tomba et elle en profita pour se mettre derrière lui et remettre la bande de tissus sur le visage de l'homme (en faisant une grosse boucle compliquée à l'arrière de son crâne (pour le simple plaisir de le voir essayer d'enlever tout cela sans se griffer le visage).

Elle ne prit cependant pas le temps d'assister à l'intégralité du spectacle, car elle devait se rendre au réfectoire. Elle regarda alors comment c'était débrouiller ses élèves. Pour la plupart, ils avaient réussit à faire fuir l'infecté (elle ne voulait pas se l'avouer, mais en un sens, elle était fière d'eux). Elle ne vit que deux de ses élèves avec des possibles traces d'infections. Elle se risqua tout de même à les laisser les suivre (quoiqu’elle les fasse prendre les devants (juste au cas où)). Elle ne dit rien tout au long du trajet dans les couloirs où parfois des élèves et des enseignants non infectés se trouvaient. Elle rejoignit donc tout ce beau monde discernant plusieurs lycanthropes et vampires encore en contrôle. Une fois arrivé au réfectoire, elle ne fut pas surprise que le colonel Amshford ait reprit les rênes alors que plusieurs personnes ne semblaient plus du tout quoi faire. Figés, stupéfaits sur place. Elle n'avait qu'une envie leur filer une gifle, leur crier dessus. Il sembla que Noah utilisa sa stratégie (à court terme (sans les gifles (par exemple) ce qui était (selon elle) le meilleur moyen pour que les gens se réveillent)).

Elle remarqua que le directeur devenait beaucoup plus précis lorsqu'il donnait des ordres (elle devait surement avoir contribué à cela (vu sa manie de prendre tout au pied de la lettre (et de mettre cela à son avantage))). Et pas de une, pas de deux, les gens s'attelaient à mettre chaises et tables devant les portes (et les fenêtres même). S'en suit le dénombrement. Chaque race se séparant, alors qu'on isolait les malades (du moins, on les isolait au même endroit (c'était d'un ridicule (surtout que personne ne se présentait volontairement comme infecté (mais bon elle s'en foutait (elle était deux fois plus intéressée par ce que le directeur comptait maintenant faire (avec un atout tel qu'elle dans le groupe (il n'allait tout de même pas la laisser dans ce réfectoire bien longtemps car elle était une lycan sans réfléchir qu'elle serait bien plus utile ailleurs (de toute façon)))))))). D'ailleurs elle ne comprenait toujours pas pourquoi il ne l'avait même pas déjà abordé. Elle était loin d'être invisible avec son costume, même qu'elle était une des dernières qui avaient combattus dans la salle des enseignants. Elle essayait d'écouter (mais bon de un c'était pas très intéressant selon elle (et de deux, elle se voyait mal rester en place s'il était question d'expédition (elle était presque frustrée intérieurement (et la frustration semblait vraiment être à son comble dans son groupe (plus encore que dans celui des autres races))))).

Noah avait décidé de l'exclure finalement. Elle en revenait pas! Elle était à l'arrière de son groupe pendant qu'il parlait (elle n'osait tout simplement pas se mettre nez à nez avec le directeur (faisant les cent pas en arrière-plan)). Être de gentils petits loups... Il cherchait toujours une mort horrible depuis le temps ou quoi?! Et pour une fois, il dit une menace de façon concrète (c'était comme ça que ça marchait avec des lycans). La fureur collective sembla cependant inciter le ''gentil petit'' métamorphe à devoir revoir son plan d'action. Un (seul) représentant (peine perdue (c'est ce qu'on se disait (surtout sans bagarre (il croyait aux miracles))))? Il était certain pour Mailyanne qu'elle ne croupirait pas ici! Elle se prit à regarder les autres groupes au lieu de directement intervenir. Pour les humains tout ce régla en trois secondes le temps que le professeur de sceau au passé mystérieux (le dénommée Jin) aille voir Noah pour ensuite disparaître laissant le mathématicien planté là. Pendant ce temps, dans son groupe, l'heure était à l'argumentation et aux montrages de crocs (comme elle disait). Elle ne fit que glisser sa ceinture d'arme de sa taille au sol (provoquant un bruit en atterrissant) qui attira l'attention des autres (quoique voir quelqu’un dandiner comme un canard (aurait déjà capté son attention (depuis un petit moment (elle)))).

- Je dois dire mes arguments où savoir que je suis celle qui a le plus d'armes sur elle vous suffit? (car une Mailyanne sans arme n'est pas une Mailyanne.) Surement pas. Alors voilà mon argument. On n’a pas le temps pour que je dise tous les arguments qui font en sorte que je suis la meilleure meneuse d'entre nous. Je vous fais un petit topo, je suis plus utile dehors qu'ici. Je tue. Je ne soigne pas. Je tolère bien plus de chose que vous ne pouvez en voir sans que ça vous ronge de l'intérieur et que vous perdiez le contrôle. Les bains de sangs, c'est mon quotidien, pas le vôtre.  

Elle regarda chaque loup de façon sérieuse avant de ravoir ce sourire amusée (déplacée pour les gens vu la situation (mais il semblait amuser les autres loups aussi (bon à l'exception de cette parfaite madame Molly-je-suis-une-lycanthrope-avec-de-la-classe-moi))). Les regards (de toutes les personnes des autres groupes) étaient posés sur leur groupe, les gens semblaient vraiment craindre que la guerre éclate pour élire un meneur à la hauteur. Et alors qu'on aurait pensé que le dénommé soit un grand gaillard, ce fut la longue silhouette frêle de Mailyanne qui s'avançait la tête haute, le regard (conquérant) rivé vers le directeur (ceinture d'arme en travers de l'épaule (déjà prête au combat)). Elle ne sut pas trop ce qui déconcerta Noah, mais il semblait la dévisager comme s'il ne la reconnaissait pas tout à fait (ou c'était une idée qu'elle se faisait (peut-être que c'était aussi une grimace de moquerie envers elle de se prêter à ce jeu de meneur (ou c'était son costume?))). Et bien il allait voir qu'elle serait une lycane bien différente (et la meilleure meneuse qui soit). Une fois en face de Noah, elle lui fit un clin d'œil (elle ne pouvait pas s'empêcher d'agir de manière désinvolte (malgré la situation car, c'était pas comme si sa vie n'était pas (perpétuellement) mise en danger, mais... c'était ce qui s'en rapprochait (tout de même) le plus)).

- Je suis certaine que tu n'as pas oublié mon nom, même si je le voudrais bien. Tu ne l'oublies pas. Il fallait bien s'attendre à me voir dans l'aventure, métamorphe. (Elle lui sourit regrettant de ne pas avoir mis un rouge à lèvres noir pour faire plus sinistre (mais bon, avec ou sans elle savait parfaitement y faire)). On laisse pas les meilleurs éléments à l'arrière (et craignez pas, elle ne parlait pas de lui (juste d'elle)).

C'est à ce moment que le professeur de sceau arriva trempé avec un sac rempli d'arme (devina-t-elle au son que ça faisait lorsqu'il arriva jusqu'à eux). Elle le vit prendre une épée, alors qu'elle désespérait de ne pas avoir encore fini son futur chef d'œuvre (lequel qui lui permettrait de trainer son épée bâtarde n'importe où. Et alors que ça aurait été impertinent selon certain, elle ne put se passer de dire un commentaire aussi insignifiant dans le moment (mais un commentaire tout à fait vrai).

- C'est assez étrange de penser que tout le monde peut accéder à des armes aussi facilement dans l'Académie... Ça fait presque peur. Mais bon, c'est pas moi qui va me plaindre du fait que les armes ne sont pas sous clé en ce moment (comme en tout temps (mais ça elle le gardait pour elle)).

Elle lâcha un petit rire avant de regarder vers son groupe, de pointer Molly et de lui faire signe de s'approcher du petit groupe qu'ils formaient elle, Jin, le mathématicien, quelques étrangers et Noah. Mais bon (comme d’habitude) Molly ne put (ne pas) s’empêcher de faire son petit numéro. Elle se pointa l’air étonnée (elle ne pouvait pas donc juste se ramener les fesses)… La petite secrétaire avançait avec une attitude un peu perdue (alors que Mailyanne essayait d’établir la télépathie avec elle (et  ensuite avec les autres lycanthropes (lorsqu’elle régla son petit différent avec Molly))).

*Je ne t’apprécie pas spécialement, mais en ce moment… T’as une (quelconque) valeur.*

Molly finit par arriver près du groupe et Mai’ ne lui laissant pas le temps de parler, elle se plaça derrière elle, les deux mains sur ses épaules (elle devait au moins la dépasser d’une tête). Et comme pour apaiser la nouvelle venue, elle massa les épaules de Molly (comme le ferait un entraîneur avec son nouveau poulain). Elle reprit la parole (après que Molly la regarda dans les yeux (comme les autres qui se demandaient surement à quoi elle voulait en venir (Molly semblait toute inoffensive c’était vrai, mais… Elle savait exactement pourquoi elle serait une bonne représentante à l’intérieur de ce réfectoire (tout en sachant très bien que ça ne serait pas une partie de plaisir pour Molly de contenir tous ces lycanthropes (comme c’était bien pensé)))).

- Je mets Molly comme seconde, elle restera ici avec les autres lycanthropes. Après tout, elle sait vraiment gérer des catastrophes (oui, elle parlait belle et bien de Noah (comme quoi inconsciemment elle savait faire de très bonnes vannes (quoique c’était surement une insulte (ça c’était un domaine où elle avait bien (plus) d’expérience)))).  Son autre travail à temps plein de gardienne d'enfants (et oui on parle toujours de Noah) lui a fait gagner en autorité.

Oups… Elle venait vraiment de penser cela en plein au moment où elle était télépathiquement liée aux autres lycans? Elle se retenait de ne pas rire (se mordant un peu la lèvre inférieure), alors que Molly semblait totalement embarrassé pour Noah (qui ne savait rien de tout cela (comme les autres aussi)). Elle finit par se ressaisir, de renvoyer Molly avec les autres lycans et de regarder le mathématicien, de regarder le sac d’arme (et encore le mathématicien (et encore le sac)). On pouvait lire sur son visage Servez-vous, c’est gratuit. Ça sembla animer le petit homme (après tout, pour une fois que la vie de ce mathématicien devait être excitante)… Il entreprit déjà de prendre l’arbalète (ce qui fit réagir Mailyanne d’un quart de tour). Elle lui arracha presque des mains, le regardant avec des yeux ronds.

- Oh là! Ça va pas la tête?! Moi je veux pas être obligé de surveiller si tu ne serais pas assez taré pour nous enfoncer des flèches dans le crâne en plus du merdier dans lequel on va déjà se trouver! (Elle imaginait déjà Noah qui lui dirait tôt ou tard qu’il y avait des façons bien plus gentilles pour dire ces choses, mais bon, le temps pressait.) Tu prendras une épée et les autres on les gardera pour de futurs non-infectés qui croiseront notre route. J’imagine que ton tiroir d’armes te servira Amshford, moi je vais aller chercher d’autres armes et si quelqu’un d’autre à ses propres armes, qu’il aille les chercher, on se rejoint tous à la porte d’entrée principale.

Une fois que tout le monde s’était entendu presque tous se ruait dans les escaliers différents pour aller chercher les nécessités (soit les armes (bien vu)). Ça ne prit guère de temps à Mailyanne d’arriver à sa chambre, elle souleva le matelas, tassa une planche assez lourde (du moins (pour une humaine de sa carrure (ce qu’elle n’était pas))). Une petite armurerie se trouvait juste là (sous son lit). Elle en sortit la seule chose qui n’avait pas encore été sortit de cet endroit. Sa lance! Avant de sortir aussi son épée et son fourreau qu’elle attacha à sa taille (à l’aide d’un autre de ces boucles de manches (comme une ceinture)). Elle changea ses souliers pour remettre ses bottes, remit ses diacras (qu’elle prenait le soin de laisser sous ses oreillers pendant la nuit) dans les ouvertures de ses semelles et redescendit en courant, les jupons tenant dans sa main libre (l’autre tenant sa lance chérie) alors que son fourreau tapait sur sa jambe à chaque marche qu’elle descendait.

Elle aurait bien juste voulut ouvrir les portes et tout de suite partir, mais Noah avait du penser à cela pendant qu’il ramassait ses armes. Il reprit la parole (comme quoi elle n’avait pas le commandement très longtemps (malgré qu’elle s’en fichait pas mal). Et voilà qu’ils se séparaient, faisant des groupes distincts. Elle ne sut pas trop si les choix de Noah étaient logiques, mais bon, son équipe était déjà pré choisis (elle, Jin, le mathématicien et Noah (elle hésitait à savoir ce qui était pire, le mathématicien ou Noah?)). Bref, ils prirent alors les devants, prenant la porte d’entrée, les autres sortants par d’autres moyens plus discrets. Après tout, elle se doutait bien qu’il fallait des gens avec du cran pour sortir à la vue de tous ces possibles infectés. Ils formaient l’équipe qui allait devoir sécuriser les opérations (si elle avait bien écouté (car elle n’aurait surement pas choisit elle-même ces mot-là (elle aurait plutôt dit ''Foncer dans le tas'' ou quelque chose dans ses eaux là))).

**

À peine les portes ouvertes que celles-ci vinrent se heurter violemment aux murs de pierre intérieur alors que Mailyanne regardait avec attention à quoi tout cela ressemblait (c’était certain (ça ressemblait à un endroit apocalyptique (elle sortait les grands mots))). Et alors qu’elle regardait au loin, elle ne pensait pas un moindrement que ça devait être étrange de voir des gens déguiser avec des armes aux mains sortir pour combattre. Normalement, (et je dis bien normalement) on ne combattait pas en pleine Halloween. Ce spectacle aurait surement été bizarre d’un œil extérieur, mais pour l’instant, les seuls yeux dont Mailyanne se souciait c’était les yeux de tous ses infectés qui se dirigeaient vers eux et de ce rassemblement (peu familier) d’infectés plus loin (mais qu’y avait-il donc là-bas?)

Elle sentait une petite brume mouiller ses bras, ses habits et son visage sans que son maquillage en perde (chouette!). Elle voyait le paysage gris (pour la toute première fois) dans la ville haute de Jakarta en plein jour. Quelques débris voltigeant ici et là. C’était loin d’être chaleureux et accueillant. Mais le pire, c’est que ses infectés au lieu d’avoir l’air en mauvais état et au ralentit pouvaient penser, courir et être habile (elle ne put retenir ce frisson (disons que sentir des gouttelettes rouler entre ses omoplates et tout le long de son dos ne l’aidèrent guère à ne pas frissonner). Elle détestait ce virus (dont elle ne savait pas le nom (dont personne ne savait le nom))! Elle était droite comme un I, (de profil (inspirant un bon coup)) sa lance fièrement posé au sol. Le menton en l’air avec une mine totalement sérieuse. (Il aurait plus fallut qu’elle soit nu pieds et ça aurait été digne d’une pose dramatique.)

Elle lâcha finalement ses jupons, mit sa lance en position, consulta Jin, Noah et le mathématicien (qui était armé que d'une des épées que Jin avait rapporté de la salle des armes). Ils descendirent les marches, les infectés les attendant en bas de celle ci. Chacun à leur façon essayèrent d'attaquer les infectés sans (ultimement) les tuer (plus facile à dire qu'à faire). Alors qu'il restait encore deux marches, elle mit le bout de sa lance au sol, sauta les pieds en avant pour frapper un des infectés (qui avait voulu monter la première marche (en pleine tête)). Les infectés recevaient des coups, partaient en tous les sens, alors que nos quatre héros se débrouillaient pour dégager le passage. Elle voulait voir qu'est-ce qui se passait là-bas! Ça ne lui prit pas plus d'une minute avant d'essayer de projeter ses adversaires sur les autres infectés (comme un jeu de dominos grandeur nature). Elle sortit un de ses poignards et avec le manche, elle donna un coup dans l'estomac d'un d'eux (elle se devait de les garder en vie (malheureusement)) et de les pousser sur un groupe d’infectés. Elle utilisait tout ce qu'il pouvait y avoir à sa disposition, frappant tout ce qui se trouverait dans son chemin (ou presque).

Aussitôt qu'elle vit une ouverture elle s'avança et alla à la rencontre de ce rassemblement plus loin (sans même consulter les autres du regard cette fois). Il fallait croire que le reste de l'équipe avait aussi réussit à s'en tirer en bon compte, car elle vit déjà le mathématicien s'élancer vers... Vers les deux seuls combattants non-infectés qui essayaient de se défendre. (Il avait vu les plus combatifs et s'élançaient vers eux (sans vraiment regarder s’ils avaient l’air infectés ou non (imagina-t-elle). Il s'élança sur la seule autre femme qui avait certainement quelques années de combat (dans le sang (certain))! Et alors qu'il entrait dans le champ de vue de la fille et qu'ils allaient s'attaquer entre eux, Mailyanne prit le mathématicien par le haut de son pull et le leva de terre pour le poser le plus loin possible d’elles.  

- C'est presque décevant d'arrêter ce coup en plein élan. Je suis sur qu'il aurait été sonné pendant un bon moment, dit-elle à l'intention de l'autre femme présente.

Elle sourit à la femme (bizarrement (qui devait vraiment se demander pourquoi elle parlait au lieu de taper (Ouais… Excellente question, lui aurait répondu franchement Mailyanne))). Et comme si elle voulait se prouver qu’elle réussirait un jour à faire une bonne vanne, elle décida à nouveau d’essayer de faire de l’humour.  

- Mais soyons réaliste petite, tu ne pensais pas passer à travers toute la ville avec un seul autre acolyte… (C’est à ce moment que les infectés se remirent à combattre) Pas vrai? Car après tout, j’imagine qu’on doit laisser le plus de gens en vie? (dit-elle en mettant un coup bien placé avec son talon dans le genou d’un (quelconque) infecté) C’est vraiment décourageant, c’est encore plus forçant encore (Elle soupira, avec son air habituel (soit peu expressif))… C’était une blague! Soyez pas tous aussi offusqués.

Elle laissa échapper un petit rire déçu avant de se mettre dos à dos avec la femme plus petite qu’elle (en grandeur) vu le rond que format les infectés autour d’elles. (Génial! (pensa-t-elle.)) Elle aurait pu trembler de méfiance envers cette autre femme qui faisait un (genre) de bouclier, mais en fait, elle lui faisait plus confiance qu’elle n’aurait voulu. Peut-être qu’elle l’estimait en quelque sorte. Après tout, elle ne savait pas depuis combien de temps cette femme tenait le coup et elle avait bien vu qu’elle ne se battait pas comme de ces nunuches qu’on pouvait croiser. Comme si elle n’était pas essoufflée le moins du monde, elle reprit la parole.        

- J’étais sérieusement en train de me décourager pour trouver de bons combattants dans cette ville! Et on vous à trouver, la petite rousse et l’homme de glace. C’est pas un compliment que je dis à grand monde, alors soyez en un peu honorés. Un simple merci, ça me suffirait, dit-elle en riant (en même temps qu'ils essayaient de se battre).

On pourrait croire qu’elle avait de bonne manière en ce moment (ou du moins plus qu’à l’accoutumée), mais en fait, elle essayait seulement de ne pas rendre l’ambiance plus lourde tout en pensant que ses deux personnes leur seraient très utile. Du moins, pour elle, ils étaient deux bons candidats. Elle ne voulait certainement pas d’une escouade moche (elle voulait du monde cru et compétent)! Ce que ces deux personnes semblaient justement dégager. Elle avait pas besoin de ces personnes sensibles, mais qui savent combattre. Elle voulait être sure d’être accompagnés de personnes qui n’auront pas peur de trancher des têtes lorsque le moment critique sonnerait. C’était surement horrible de concevoir cette idée (pour les gens), mais elle elle avait envisagé cela au moment où la catastrophe avait gagné la salle d’enseignant.

[Hors R-P: Alors, voilà, après une longue attente pour tous, j'ai posté! Je voulais aussi dire à Sally et à Frey que s'il y a quoi que soit, qu'ils vous manque des éléments ou quelque chose est pas clair ou quelque chose qui ne marche pas, n'hésitez pas!]
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Sally Funesti Lamina
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MessageSujet: Re: [Rp Spécial Halloween] Oh Bon Sang [Pv: Jin Aiyoma ; Mailyanne Folks ; Sally Funesti Lamina ; Frey Jenkins] Sam 6 Déc - 1:31

[Hors-Rp: Je m'excuse du retard Sad Le prochain sera plus rapide, je vous le dis parce qu'avec les vacances de Noël, j'aurais du temps pour ça ! Aussi, j'ai décidé d'amener quelques choses de différent parce que seulement combattre, ça devenait redondant. Si vous n'aimez pas, Je peux toujours changer :0 Parce que je ne savais pas tellement ce qui était prévu après la sortie de l'académie x)]      

C’est vrai. Ce n’était peut-être pas l’endroit le plus confortable, mais elle ne s’en plaindrait pas. Elle avait tout de même une très belle vue sur la ville et le ciel nocturne. Et puis, à force de dormir dans les lits spacieux des fonds de calles de bateaux, Sally se disait que son corps non plus ne s’en plaindrait pas trop. Quoique peut-être un peu. Mais juste un peu… M’enfin, la vue valait amplement la peine. Elle avait sous les yeux des millions d’étoiles qui scintillaient dans la nuit et la douce brise du soir n’atteignait presque pas son visage. Elle n’aurait pas froid et ces petites couvertures trouvées dans un coin lui suffiraient à se garder au chaud. Elle s’enroula donc dans la couverture et se coucha les bras croisés derrière la tête. Elle sourit en fixant les étoiles. En plus, avec la petite bordure, il n’y avait aucune chance pour qu’un des gardes rodant dans les environs ne la remarque. Pas qu’elle pensait avoir des problèmes à rester ici, elle ne dérangeait personne après tout, mais on n’était jamais trop prudent. Alors, c’était finalement un bien agréable petit endroit sécuritaire. Et ce toit était même plutôt confortable,  mine de rien.
 
Elle tourna le regard pour jeter un coup à la ville. Elle voyait toutes les lumières qui illuminaient les rues et les quelques personnes s’y promenant encore. Elle les regardait rentrer chez eux après cette journée. Elle sentit soudainement son cœur se serrer en pensant à son chez-soi à elle. D’où venait-elle réellement ? Trouverait-elle de nouveau un chez-soi ? Elle avait beau adorer se promener partout,  libre comme l’air, le manque d’un endroit où rentrer et où des gens nous attendent lui donnait envie. Elle soupira et secoua la tête pour chasser ses tristes pensées. Ce n’était pas son genre de penser ainsi ! Il fallait être positif dans la vie ! Elle retrouverait à coup sûr la mémoire et pourrait décider à partir de là quel chemin elle voudrait prendre. Voilà ! Un petit sourire se dessinait sur ses lèvres alors qu’elle regardait une femme entrer dans une auberge. Auberge où la jeune pirate aurait bien aimé passer la nuit. Mais lorsque nous étions vagabonds sans de revenus fixes, on ne pouvait pas se payer tout ce qu’on voulait. En bref, Sally était un peu fauchée. Surtout qu’à Jakarta, une nuit à l’auberge, ce n’était pas donner. Ffff ! Ce ne devait quand même pas être grand-chose. Tout ce dont les gens ont besoin, c’est d’un lit pour dormir et un repas avant de partir. Ça ne devrait pas coûter les yeux de la tête ça ! Mais bon… donc, cette chère Sally avait opté pour du camping sur le toit d’une des hautes bâtisses de la ville. Elle ne savait pas vraiment laquelle c’était, mais la vue était magique !  

La tête maintenant accotée contre la petite bordure pour regarder la ville s’éteindre lentement pour s’endormir, Sally sentit ses yeux se résigner à faire la même chose. Elle se força le plus longtemps possible à rester éveiller pour regarder, mais le sommeil gagna elle ne sut trop quand. Elle s’endormit profondément, ne ressentant aucun réel danger ou quoique ce soit qui l’empêcherait de passer une bonne nuit de sommeil.

***

Ploc. Sally secoua le nez en fronçant les sourcils, toujours endormie. Ploc. Un grognement s’échappa de ses lèvres alors qu’elle se tourna vers la droite pour éviter ce désagrément.  Ploc. Toujours à moitié endormie, Sally marmonna des insultes. Ploc. Non, mais ! Ça ne s’arrêterait jamais ?! Ploc. Sally passa une main. Ploc. Sur son visage pour. Ploc. Enlever l’eau. Ploc. Qui lui. Ploc. Coulait. Ploc. Dessus. Ploc. Ploc. Ploc. Ploc. Ploc. Ploc…  

Se levant d’un bon, Sally courut se réfugier sous le petit toit d’une petite bâtisse ayant sa place sur le toit. Ça y est. Il mouillait. C’était une charmante façon de se faire réveiller en tout cas… Heureusement, il ne mouilla pas très longtemps. Ce fut simplement une grosse averse d’un coup, mais les nuages emplissaient tout de même le ciel rendant l’ambiance sombre et lourde dans la ville. Sally crut que c’était le bon moment pour quitter l’endroit. Avant que tout ne s’anime, elle devait se préparer pour la journée. Après tout, c’était une journée spéciale aujourd’hui. C’était Halloween !  

C’était la première fois, depuis sa perte de mémoire en tout cas,  qu’elle fêtait cette fête. Elle se disait ça à toutes les fêtes, mais quand même, c’est toujours une joie de fêter quelque chose. Sally s’était renseigné pour l’occasion et comme Jakarta était la ville métropole, tout semblait se passer ici. Ce qui ne dérangeait pas vraiment Sally. De toute façon, elle était dans le coin. Elle fouilla dans son sac pour s’assurer qu’elle avait tout et une fois satisfaite, elle descendit du toit discrètement par le même passage où elle était montée. Un côté où les fenêtres étaient rares et que les plantes avaient pris d’assaut il y a longtemps. Elles étaient solidement agrippées au bâtiment, mais Sally fit tout de même attention lors de sa descente. Ce n’était pas le moment de se blesser. Elle avait une grande journée devant elle.

Elle trouva des toilettes le plus rapidement possible et se plaça devant le miroir pour poser ses deux longues dents et ensanglantés ses vêtements. Elle se déguisait en vampire. Mais bon, qui ne l’aurait pas deviné ?  Elle s’assura que ses dents artificielles tenaient bien en place  parce que c'était fichtrement difficile à placer ces choses-là. Elle devait avoir passer quinze minutes devant le miroir, les mains dans la bouche en essayant de ravaler sa bave qui ne cessait de vouloir s'écouler partout. Un peu dégueu comme vision... M'enfin, elle finit par réussir à bien coller les deux longues dents blanche. Il lui fallait simplement s'habituer à parler avec ça qui lui obstruait la bouche. Ce n'était pas tant pratique... Elle vérifia aussi que les tâches sur ses vêtements rappelaient la fin d’un festin entre vampires. Le haut où il y avait ses épaules étaient beaucoup plus tachés; elle imaginait qu'en mordant le cou de quelqu'un, il y avait plus de chance pour se tacher les épaules que le bas du corps. Mais honnêtement, elle n'avait jamais essayé... Elle n'avait pas oublié les éclaboussures de sang un peu partout par contre. Elle avait simplement utilisé ses doigts pour lancer le sang en petites gouttes. Parfait ! Bon, le fait de se déguiser en vampire pouvait paraître raciste puisque les vampires existaient vraiment et que ce pouvait passer pour une mauvaise plaisanterie, mais ce n’était pas du tout le cas. Pour prendre la défense de Sally, elle n’avait aucune certitude que les vampires existaient, n’en ayant, à ce jour, jamais rencontré et puis elle trouvait qu’ils étaient majestueux et effrayants lorsqu’ils le voulaient. Parfait pour un costume d’Halloween. D’ailleurs, Sally découvrait encore l’existence des autres races puisqu’elle avait un peu oublié qu’il n’y avait pas que des humains. Heureusement, elle ne s’étonnait pas du monde dans lequel elle vivait. Elle n’avait seulement plus de certitude quant à la réalité et la fiction. M’enfin, elle en apprenait toujours davantage sur les autres races et c’étaient intéressant. Car un humain n’a rien de bien spécial. Dans son cas, disons, pour elle. Oh, si elle savait. Alors ! Une fois son costume enfilé, il était temps d’aller se balader dans les rues et de découvrir ce qu’était Halloween !

C’était plutôt moche. Il ne se passait pas grand chose apparemment dans la ville. Pourtant, c'était Halloween. Elle ne s'était pas trompé de journée... mais non... Ça y est, elle se sentait presque ridicule à se promener déguiser ainsi. Heureusement, il n'y avait personne pour la regarder. Personne. Tiens, c'était quand même étrange qu'il n'y ait personne qui se promenait dans la ville à cette heure. Oui, le temps était assez laid, mais ce n'est pas ça qui empêchait les gens de sortir normalement. Surtout que tout le monde avait des choses à faire. Notamment travailler. Au dernière nouvelle, Halloween n'était pas un jour férié. Enfin, personne ne lui avait dit que ça l'était. Et puis, même si ça l'était, de combien était les chances que tout le monde reste cloîtré chez eux ? En ce moment, la ville avait plutôt l'air d'une ville fantôme. Il ne manquait que la brume, le vent dans les branche des arbres morts et la musique sinistre. Elle s'y croirait. Mais bon, assez délirer.  

Tournant un coin, Sally fut soulagée de voir quelqu'un apparaître dans son champ de vision. Honnêtement, ça commençait à lui ficher la frousse de se promener toute seule dans une grande ville habituellement si peuplée et vivante. Sally accéléra le pas jusqu'à un petit jogging pour rejoindre la personne qui se tenait près du mur d'une petite bâtisse de pierre bleue. Très jolie la boutique, mais elle n'avait pas l'air d'être ouverte. Étrange. Sally y aurait bien fait un tour pour y voir les antiquités qui y étaient vendues. Mais elle s'égarait. Elle voulait demander à la femme qui lui tournait le dos pourquoi c'était aussi tranquille dans les rues. En arrivant près d'elle, elle tenta d'attirer son attention en la saluant joyeusement, mais elle se prit un énorme vent. La femme ne bougeait pas d'un pouce. Fronçant les sourcils, un peu énervée d'avoir été ainsi ignoré, Sally contourna la femme pour se placer face à elle. Elle se préparait à dire à cette personne impolie ce qu'elle pensait, mais aucun son ne sortie de sa bouche lorsqu'elle vit le regard de cette femme. Il n'y avait rien. C'était comme regarder les yeux d'une poupée. La femme aux courts cheveux bruns fades regardait vers le sol sans bouger. Un peu inquiète, Sally posa sa main sur l'épaule de la femme et la secoua légèrement. Celle-ci sembla finalement s'éveiller et d'un geste brusque, elle repoussa la main de la Sally en grognant.  

- Non mais ?! Ça va pas ! S'écria Sally offusquée en croisant les bras sur sa poitrine et en dévisageant l'inconnue.  

La seule réponse qu'elle eut fut un nouveau grognement et un regard furieux avant que la femme ne la bouscule pour s'éloigner d'une démarche traînante. Sally sentit un frisson lui parcourir le dos en voyant la femme s'éloigner ainsi. Elle sentait très bien qu'il y avait quelque chose d'anormal... L'atmosphère était pesante et Sally sentit une boule se former dans son ventre. Elle ne se sentait pas du tout en sécurité à découvert. Son instinct lui criait de courir se cacher. Mais de quoi ? Il n'y avait rien...

Avant d'avoir pu faire un pas, elle entendit un énorme fracas venant de derrière elle. Elle se retourna si rapidement que la tête lui tourna un instant et elle découvrit un homme qui roulait dans les éclats de verre d'une fenêtre proche. Il ne venait pas tout juste de... traverser cette fenêtre ? Elle vit l'homme se relever comme une bête enragée le ferait et ressauter par la fenêtre. Un peu plus loin, Sally remarqua deux hommes qui se bousculèrent, puis se poussèrent de plus en plus violemment en se grognant après. Sally courut vers eux pour les séparer, mais elle n'eut droit qu'à des grognements alors que les deux essayaient toujours de se sauter dessus sans que Sally ne puissent rien dire pour les raisonner. C'était quoi leur problème ? Elle se faisait pousser d'un bord et de l'autre et les deux hommes ignoraient complètement ses paroles.  

Sally essayait toujours de séparer les deux personnes voulant s'entre-tuer lorsque son attention fut attirée ailleurs. Elle vit, plus bas dans la rue, une petite fille qui pleurait à chaude larme et tournait en rond tout en appelant sa maman. Sally laissa tomber les deux hommes qui étaient, de toute façon, une cause perdue et se dirigea vers l'enfant. Elle ne pouvait tout de même pas la laisser au milieu de tout ces... fous furieux ! Alors qu'elle s'approchait de la petite, cette dernière arrêta de pleurer. Son regard se fixa sur le vide jusqu'à ce que Sally se penche devant elle pour l'aborder. Le regard gris de l'enfant se posa alors sur la pirate un long moment, mais c'était comme si elle ne la voyait pas vraiment. Sally essaya d'engager la conversation en lui demandant où était ses parents, mais elle n'eut aucune réponse. Décidant de changer de sujet pour encourager la fillette à parler, Sally lui demanda si tout allait bien, si elle n'était pas blessée tout en examinant l'enfant pour s'en assurer au cas où elle n'aurait aucune réponse à nouveau. Il ne semblait pas y avoir de sang ou de blessures graves, mais Sally ne pouvait en avoir la certitude. Elle n'osait cependant pas faire de mouvement vers l'enfant de peur de l'effrayer. Tout d'un coup, la petite fille marmonna quelque chose que Sally ne put entendre et son regard devenu mauvais se riva sur la pirate. La jeune femme n'eut pas le temps de reculer que l'enfant lui sautait dessus. Violemment, celle-ci attrapa le bras de Sally dans sa petite mâchoire et mordit à pleines dents. Sally tentait tant bien que mal de se défaire de l'emprise de la fillette, mais ses dents étaient si tranchantes et enfoncées dans sa peau qu'elle n'arrivait pas à lui faire lâcher prise. Elle ne trouva aucun autre moyen que d'assommer l'enfant de son autre bras avec le manche de son arme. Elle se sentait un peu mal, mais elle ne voyait pas comment elle aurait pu s'en sortir autrement. Elle n'avait pas le temps de réfléchir. Il fallait agir. Assommée, l'enfant desserra les dents et tomba mollement.  

Une fois débarrassée de l'enfant démoniaque, Sally s'éloigna le plus possible avec presse en ne jetant qu'un bref coup d'œil à son bras blessé. Dès qu'elle se considéra assez loin du danger, Sally se retourna pour réaliser, voir, comprendre l'ampleur du problème. C'était... la fin du monde civilisé. Les gens se sautaient dessus et se battaient ensemble pour des raisons tellement idiotes ou pour aucune raison du tout. Ils grognaient, gémissaient, râlaient, maugréaient de façon incompréhensible. Il y avait des hommes-bêtes que Sally reconnut comme des loup-garou s'attaquant à tout ce qui bougeait, des hommes et des femmes avec de longs crocs et couvert de sang qui sautaient sur leur victime sans pitié et des humains bien banale qui utilisaient tout ce qui étaient à leur porter pour se défendre et attaquer. Ils étaient tous devenus sauvages. Des barbares qui ne voulaient que tuer. C'était un horrible spectacle désolant. Un spectacle de mort et d'apocalypse. Ce matin, tout était calme. Trop calme. Le calme avant la tempête, comme on dit. Et maintenant, les enfers semblaient avoir pris place sur terre.  

Sans plus attendre, Sally tourna les talons et s'enfuit à toute vitesse. Comme elle aurait dû le faire lorsque son instinct le lui avait crié. Elle continua de suivre la rue qui allait en montant, évitant les projectiles et les fous furieux essayant de l'attraper. Elle courait le plus vite qu'elle pouvait. Elle ne savait pas comment cela s'attrapait, si ça s'attrapait, mais elle ne voulait absolument pas le savoir. Elle arriva enfin dans un endroit plus calme. Elle n'y croisa que deux ou trois personnes marchant en traînant les pieds. Elle tourna dans une petite ruelle encore assez sombre et s'accota au mur pour reprendre son souffle. Elle se laissa glisser jusqu'au sol et fermant les yeux un moment en faisant le constat de sa matinée assez inattendu. *Tu parles d'Halloween, oui...*

Se prenant la tête entre les mains, Sally avait l'impression de devenir complètement folle. Pas comme tous ces gens dans la rues, mais simplement, elle se sentait impuissante, seule au monde et vulnérable. Elle ne savait pas du tout quoi faire. Elle en avait presque envie de pleurer, mais il n'en était pas question et elle n'en avait pas le temps de toute façon. Elle releva la tête en repoussant ses cheveux à l'arrière et soupira. Ce fut à ce moment exact qu'un jeune homme la fit sursauter. Tellement, qu'elle crut qu'elle allait mourir d'une crise cardiaque. Elle se leva d'un bond en sortant deux de ses épées courtes et son corps se plaça tout de suite en position défensive. Elle le fixa longuement avec méfiance. Il n'avait pas l'air hostile. Il n'avait pas l'air très agréable à côtoyer non plus, mais il ne semblait pas vouloir la tuer. D'ailleurs, il était plutôt mignon avec ses cheveux pâles et ses yeux cyans . Sally baissa ses armes tout en restant sur ses gardes. Après tout, on ne sait jamais. Elle fixait le jeune homme, sans trop savoir quoi dire. Habituellement, elle trouvait toujours quelque chose à dire, mais elle se voyait mal, aujourd'hui, commencer avec: «Salut ! T'as vu les gens aujourd'hui ? Alors là ! Ce n'est pas la joie. Et toi, comment vas-tu ?» Elle ne savait pas trop comment aborder le sujet, mais il le fallait bien. Il pouvait même peut-être l'aider. Espérons...  

Alors que Sally se préparait enfin à ouvrir la bouche, un loup-garou fit son apparition au bout de la ruelle. Il lança un long cri avant de s'élancer sur ses proies. Sally abandonna l'idée de faire la conversation et ne se contenta que de crier:  

- COURS !

Elle empoigna le poignet du garçon et l'entraîna avec elle dans la ruelle pendant qu'une foule d'autres personnes complètement folles apparaissaient derrière le loup-garou. Maintenant, ils s'attaquaient aux non-affectés ou quoi ? Elle courut le plus vite possible avec son acolyte improvisé pour trouver un autre endroit calme où ils pourraient avoir un moment de répit. Alors qu'ils commençaient à distancer leur poursuivant, ceux-ci s'arrêtaient parfois pour se battre avec ceux qui apparaissait sur leur chemin, Sally décida de grimper à une échelle pour sauter sur un petit balcon. Peut-être aurait-il plus de chance là-haut pour se reposer. Surtout que la douleur de son bras commençait à se faire sentir malgré l'adrénaline. Grimpant en utilisant échelles, balcons, fenêtres et rebords de bâtisses, Sally se retrouva enfin sur un haut toit de la ville. Comme la nuit dernière, tiens. Mais comme elle savait que ce toit était facilement accessible à tout ce qui savait grimper, elle ne s'arrêta pas là. Même si son bras lui criait de s'occuper de lui. En même temps, si elle laissait une trace de sang sur leur passage, ce serait comment placer de gigantesques flèches vers elle en disant: «Je suis là ! Venez me chercher !» Elle se résigna donc à s'arrêter un moment, après avoir vérifier que personne ne grimpait pour les rejoindre.

Elle s'assit, les jambes croisées au milieu du toit et invita le garçon à faire pareil. Puis, elle fouilla dans ses petites sacoches pour trouver du tissus ou n'importe quoi qui ferait l'affaire. Enfin, elle mit le doigt sur un linge qui semblait assez propre pour ne pas l'infecter encore plus et arracha une bande de tissus assez large et assez longue pour faire le tour de son bras en couvrant la blessure. Elle rangea le reste du linge dans la sacoche, au même endroit, pour le retrouver facilement. Elle plaça ensuite un bout près de la blessure et commença à enrouler le tout assez maladroitement. Elle n'avait jamais eu les dons d'une bonne infirmière. Ou d'une infirmière tout cours... Son truc, c'était plutôt d'infliger les blessures. M'enfin, passons. Elle s'y reprit à plusieurs fois à essayer de faire tenir le tissus, mais il se desserrait toujours. Finalement, Sally replaça le bandage de fortune pour pouvoir faire un nœud avec les bouts. Oui, elle n'y avait pas pensé avant. Et puis, même si c'était encore croche et maladroit, en autant que ça tenait, ça ferait l'affaire. Elle soupira et prit la parole tout en continuant de reprendre son souffle subtilement.

- Au fait, Je m'appelle Sally. (Elle jeta un regard aux alentours et fut rassurée de n'y voir personne avant de reposer son regard sur le jeune homme) Désolée de t'avoir entraîner comme ça, mais comme tu l'as très probablement déjà remarqué, on a pas trop le temps de réfléchir et de faire la discussion.  

Elle ramena ses jambes vers elle et accota sa tête pour regarder au loin. Elle qui était habituellement si joyeuse, se sentait abattu en cette horrible journée. Qui aurait le cœur à la fête une journée pareille après tout ? Elle soupira et tourna son regard vers son bras qui avait déjà imbibé le tissus de sang. Un nouveau soupir s'échappa des lèvres de Sally. Ça n'avait pas encore arrêter de saigner. Il fallait dire que la petite ne l'avait pas manqué. Avec ses dents pointus, elle avait même arraché de la peau à Sally alors que celle-ci tentait de se défaire de son emprise et comme Sally n'arrêtait pas de bouger depuis tout à l'heure, la blessure n'avait pas vraiment eu le temps de cicatriser. Elle enleva donc le tissus remplis de sang et en sortit un autre de sa sacoche. Il lui faudrait vraiment une trousse de premiers soins... Ou au moins de vrais bandages. Avant de commencer à enrouler la nouvelle bande, Sally sortit sa gourde et fit couler quelque goutte sur sa blessure. D'accord, ça ne faisait strictement rien, mais au moins, Sally sentait la douleur s'apaiser un moment sous l'eau froide. Ça lui permit aussi de réussir à enlever, avec un morceaux de chiffon trouvé au fond d'un de ses pochettes, les quelques roches ou poussière qui s'était glissée dans la blessure et risquait de l'infecter plus qu'elle ne l'était déjà. Il lui fallait vraiment désinfecter cette morsure et la protéger dans un vrai bandage... Mais elle n'avait rien avec elle. Ni le matériel à utiliser, ni le temps pour le faire. Elle reprit donc un nouvelle bande de tissus et l'enroula autour de son avant-bras. Plus doucement cette fois. Elle plaça le premier bout et le tint du mieux qu'elle pouvait pendant qu'elle tournait le tissus avec son autre main. Une fois la bande plus ou moins bien placé, la pirate attacha les deux bout ensemble et s'assura que le tout tenait mieux. Elle reporta ensuite son attention sur le jeune homme.  

- Est-ce que tu sais où il y aurait peut-être un endroit sûr et des trousses de premiers soins ? lui demanda-t-elle

Elle n'était pas une experte de la ville de Jakarta. D'ailleurs, elle n'y était venu que deux fois, peut-être, en comptant cette fois-ci. En général, elle s'y rendait lors d'événements comme les fêtes. La dernière fois, ça avait été plutôt amusant. Noël, dans la neige et en plus, elle y avait rencontré Kal qui était rapidement devenu, ou plutôt redevenu, son ami. Mais cet événement-ci était assez gâché...  

- Dire que je venais simplement fêter Halloween avec tout le monde... Super. Très réussi la fête de l'horreur en tout cas... bougonna-t-elle.

Mais bon ! Ce n'était pas le temps de se plaindre, il y avait plus important à faire. Comme s'enfuir. Elle commençait d'ailleurs à entendre les grognements des gens au loin. Elle se leva pour s'approcher du bord du toit. Elle réalisa qu'ils n'étaient plus très loin. Ils s'approchaient dangereusement vite et les bêtes avaient le nez en l'air pour sentir. Sally pensa à remercier la petite fille pour la morsure qui lui permettait d'être repérée facilement par n'importe quelle bête. Après tout, sans ça, ça aurait été bien moins excitant ! … Non. Sérieusement, Sally commença à la détester cette petite. Plus de pitié ou de remords. Elle le méritait ce coup de manche. Même si techniquement, l'enfant n'avait peut-être pas conscience de ce qu'elle faisait. Sally ne l'avait pas tuer non plus. Ça aurait été un peu extrême aussi... M'enfin, ce n'était pas là l'important pour l'instant. Sally tourna la tête vers le garçon.  

- Je crois qu'il faudrait y aller.

Avec un petit sourire, parce qu'il fallait avouer que ça avait quelque chose d'amusant, surtout n'étant plus seule, Sally marcha jusqu'au côté opposé du toit où elle se tenait. Elle fit un pas dans le vide et se laissa tomber pour atterrir sur un petit balcon. Elle se releva et regarda vers le haut en attendant de voir la tête pâle du jeune homme apparaître.

- Bah alors, tu viens ? lui dit-elle d'un air espiègle.

Elle trouvait quand même drôle de se promener avec lui. Il n'était pas très sociale et différait assez des personnes amicales avec qui elle se tenait normalement. Mais ça n'en restait pas moins amusant pour Sally. Ça avait toujours intrigué la jeune pirate, les gens asociale. Comment pouvait-on ne pas aimer rencontrer de nouvelles personnes, s'amuser et prendre la vie à la légère ? M'enfin, Sally semblait avoir toujours pris la vie à la légère, même si elle sentait au fond d'elle-même quelque chose lui échapper. Elle n'avait pas chercher à découvrir ce qui se cachait derrières ces horribles pressentiments. Elle avait peur de réveiller des souvenirs douloureux, alors elle préférait l'ignorer.  

Sally avait décidé de passer par les balcons, les petits toits et les échelles. Entre la terre et le ciel. Ça lui semblait plus prudent ainsi. Elle montait une échelle, en descendait une autre. Elle sautait de balcon en balcon le plus silencieusement possible lorsqu'ils étaient assez près pour le permettre. Elle se glissait sous les poutres, contournait les piliers et les colonnes de métal, passait par-dessus les rampes de façon fluide et discrète. Elle marchait sur les bords des fenêtres et immeubles pouvant les supporter et grimpait sur les petits toits pour continuer d'avancer. Et tout ça avec peu d'effort. Car vive la vie de pirate ! Mais même en étant agile et en forme comme elle l'était, après presque une heure à traverser la ville en parcours comme ça, elle commençait à s'essouffler. Surtout qu'ils n'avaient pas eu grand temps pour se reposer après leur course de tout à l'heure. Si les autres les rattrapaient, elle ne savait pas si elle pourrait encore courir plus loin. Elle enjamba une rampe de métal et s'assit sur un petit balcon rongé par la rouille et laissa le choix à Frey de faire de même. Elle accota son dos au mur de pierre dur et respira longuement en silence, fixant le ciel.  

- Si les autres nous rattrape, je préfère avoir toutes mes forces pour courir. Alors, j'ai pensé que c'était une bonne idée de s'arrêter un petit moment. Juste se reposer un peu. Mais tu peux toujours continuer, toi, si tu veux, dit-elle en souriant et en jetant un coup d'œil au garçon.

Elle ne le pensait pas vraiment. Elle préférait vraiment qu'il reste avec elle parce que se retrouver de nouveau toute seule au milieu de ces enragés ne seraient pas super... Elle appréciait avoir de l'aide. Parce que Sally n'était pas vraiment du genre « Je m'en occupe toute seule, je peux tout faire sans vous ». Voyant que le garçon semblait rester, Sally sourit. Après tout qui voulait rester seul dans ces situations ? Elle sortit alors une pomme de son sac, qu'elle avait acheté avec le peu d'argent qu'il lui restait, pas comme Kal qui ne prenait même pas la peine de regarder s'il lui restait quelque chose avant de voler. Elle en proposa aussi une à Frey, parce qu'elle avait deux pommes. En faite, elle en avait trois, mais passons l'information secondaire.  Elle croqua à belle dent dans sa pomme. La faim avait commencé à se faire sentir, mais sans que cela ne la gêne vraiment. Mais comme elle avait un peu de temps, elle avait cru bon en profiter. On ne savait jamais quand une situation comme ça se présenterait à nouveau. Une fois bien reposée et le cœur de pomme jetée dans une poubelle, Sally se releva en frottant ses mains sur son pantalon. Debout, elle regarda  les chemins qui s'offraient à eux et choisis de continuer par les balcons avant de suivre les rebords de l'immeuble pour ensuite s'accrocher au poutre tenant des drapeaux et se rendre à un autre balcon qu'il y aurait probablement rendu là. Honnêtement, elle ne voyait pas plus loin que ce qui ressemblait à des poutres à drapeaux. Mais bon, rendu là-bas, elle figurerait quelque chose pour continuer sans juste arriver sur un cul-de-sac. Elle regarda Frey pour s'assurer qu'il était prêt à reprendre la route et avec un «Allons-y» enthousiaste, Sally sauta sur le balcon voisin et ainsi de suite.

Comme elle l'avait deviné, après les drapeaux il y avait un autre balcon. Malheureusement, le bout de ce balcon donnait sur une échelle et sans plus. Il n'y avait pas d'autres balcons, poutres ou même immeubles devant eux pour continuer. Il était toujours possible de faire le tour de l'immeuble certes, mais à quoi bon ? Ils fonceraient directement sur leurs poursuivants. Sally se résigna donc à emprunter l'échelle pour se retrouver sur la terre ferme. Elle jeta un regard derrière elle pour s'assurer que le garçon la suivait toujours et c'était le cas, bien heureusement.

En se retournant vers l'avant, Sally se retrouva face à face avec une femme à la robe couverte de sang et respirant avec force comme si elle était essoufflée.  La femme regardait Sally fixement et lui montrait les dents sauvagement. Elle commença à s'avancer par petit pas vers la jeune pirate. Sally jeta de nouveau un coup d'œil derrière elle avait de reporter son attention sur son adversaire. Elle s'empara de son épée, la plaça devant elle et... embrocha la femme qui courait vers elle. Abasourdie, Sally regardait l'arme enfoncée dans le ventre de la femme. Ça c'était passé tellement vite. Sally avait à peine dégainer que cette femme était sur elle. C'était possible une telle vitesse ? Elle avait parcouru les 8 mètres qui les séparaient en à peine une demie seconde. Si Sally avait pris une seconde de plus pour attraper son arme, ce serait elle qui cracherait du sang à ce moment. Le regard de Sally croisa alors celui de la femme, qui malgré la douleur, semblait paisible. Elle trouva aussi la force de sourire gentiment, reconnaissante et en paix. Ce fut à ce moment que Sally comprit quelque chose de tellement important.

Sally déposa doucement le corps inanimé de la femme par terre. elle retira lentement son épée et la posa sur le sol, près d'elle. Elle passa délicatement sa main sur les cheveux de la pauvre victime. Elle n'avait pas voulu la tuer. Et elle se sentait tellement mal maintenant. Maintenant qu'elle y pensait, heureusement qu'elle avait fui plutôt que d'essayer de tuer tout le monde. Elle ne leur en voulait soudain plus du tout et éprouva de la honte pour les avoir détester, surtout envers la pauvre petite fille.  

Au loin, des cris se firent entendre et Sally sut que c'était le moment de courir. Encore. Elle aurait bien voulu donner à la femme un enterrement comme elle le méritait, mais elle n'avait pas le temps. Ramassant son arme et avec un regard entendu vers le jeune homme, Sally reprit la course en suivant la grande route menant à l'académie. Derrière eux, des gens commençaient à apparaître de tous les côtés. Sally espérait pouvoir atteindre l'académie à temps. Là-bas, il y avait très probablement de quoi se soigner et la possibilité de trouver un endroit sûr. Avec de la chance. Ils n'avaient qu'à courir le plus vite possible, malgré la fatigue, jusqu'à atteindre la grande académie. Sally pouvait presque déjà apercevoir les hauts murs et la grande porte ouverte donnant sur la cours. La jeune femme accéléra le pas tout en s'assurant que son coéquipier suivait toujours le rythme. Sally avait pris les rênes assez rapidement et les guidait depuis tout à l'heure sans vraiment avoir attendu de savoir ce que lui en pensait. Ce n'était pas méchamment ou parce qu'elle avait une soif de pouvoir immensurable, elle avait seulement été trop occupé à se pousser. Elle s'excuserait tout à l'heure, lorsqu'ils seraient en sécurité. Pour l'instant, il fallait courir. Ils se rapprochaient. Les murs grandissaient à vu d'œil et l'académie leur apparaissait sous toute sa splendeur. Encore un peu. Plus que quelques mètres...

Enfin, le pied de la pirate se posa sur le territoire de l'académie. Bon, ce n'était pas comme si une barrière se formait grâce à l'enceinte, mais maintenant, les portes de la bâtisse n'était plus très loin. Malheureusement, avant qu'elle n'ait pu faire un pas de plus, quelque chose la percuta de plein fouet pour l'écraser contre le sol de tout son poids. Sally sentit l'air quitté ses poumons sous le choc et elle n'arrivait plus à respirer. Ça y est, c'était la fin ? Elle sentit son corps s'engourdir, sa tête lui brûla et sa vue se brouillait. Puis, l'air entra à nouveau dans ses poumons. Si brusquement qu'elle se mit à tousser. Elle prit de grandes bouffées d'air en sentant sa gorge lui brûler. Elle ne savait pas trop ce qui s'était passé, mais elle remerciait silencieusement ce qui l'avait sauvé. Elle attrapa la main qu'on lui tendait et se releva en titubant, encore un peu étourdie. Mais elle se remit vite d'aplomb, parce que c'était ce qu'il fallait. Elle avait été si pressée d'atteindre l'académie qu'elle n'avait pas réalisé que l'endroit pouvait être infesté lui aussi. Et maintenant qu'elle y portait attention, elle remarqua plusieurs personnes sortir de l'académie s'attaquant à tout ce qui bougeait. Alors l'académie aussi avait été victime de tout ça ? Elle était déçue de le voir. Elle ne savait plus quoi faire maintenant. Elle n'avait d'autre choix que de se défendre avec son compagnon d'infortune.  

Cela faisait déjà plusieurs minutes qu'elle évitait les coups de ses opposants tout en réfléchissant à la suite, en vain. Elle regardait les portes de l'académie et voyait presque tout le monde passé de l'intérieur à l'extérieur. Et ceux qui les poursuivaient un peu plus tôt ne tarderait pas à les rejoindre eux aussi... Comment allaient-ils s'en sortir à deux contre une armée ? Sally soupira tout en évitant les griffes d'un loup-garou et lui flanqua son poing directement dans la gueule. Dans les dents ! Littéralement. Avec un couinement, le loup-garou se recula un moment, mais Sally savait qu'il reviendrait à la charge. Elle n'avait cependant pas le temps de le surveiller, car elle n'avait droit à aucun moment de répit. Déjà la pirate était assaillie par deux hommes et un vampire. Ouf... Maintenant qu'elle y pensait, avec son déguisement de vampire, elle pouvait presque paraître pour une de ces folles furieuses. Presque. M'enfin, ce n'était pas le temps de réfléchir sur des choses futiles. Elle se pencha pour éviter le coup d'un des hommes et attrapa le bras de l'autre qui s'apprêtait à lui donner un coup pour se protéger du vampire qui fonça directement sur lui. Les deux commencèrent alors à se battre ensemble et Sally en fut débarrasser. L'avantage était que ce n'était pas une équipe contre une autre. C'était un chacun pour soi de leur côté. Alors en s'entraidant entre personnes non-atteinte, ils avaient un certain avantages en dirigeant les ennemis contre d'autre. Surtout qu'ils n'étaient pas question de les tuer. Il y avait certainement une façon de les aider à redevenir normal... Sally évita un nouveau coup et frappa de son pied dans le ventre de l'homme pour le repousser. Elle se retourna juste à temps pour bloquer, grâce à son arme, le bâton qu'une femme dirigeait vers elle. Elle passa sous le bout de bois rapidement et sans laisser le temps à l'autre de répliquer, la frappa en plein visage. À peine débarrassée de la femme, Sally se retournait déjà pour frapper une autre personne qui l'attaquait. Elle évitait les coups de poings, pieds, armes, griffes et même les corps et ripostait avec acharnement et vivacité.

Puis,  elle vit une ouverture se créer dans l'attroupement au milieu du quel elle se trouvait. Un homme apparu dans son champ de vision prêt à lui foncer dessus. Il avait l'air assez maladroit et beaucoup moins agressif que les autres qui les entouraient. Sally ne lui prêta guère plus d'attention si ce n'était que de se préparer à lui envoyer un coup en plein ventre et le manche de son arme directement en pleine mâchoire. Il fallait simplement attendre qu'il s'approche... En attendant, elle continuait de repousser les plus dangereux qui lui sautait brutalement dessus. Son regard était partout en même temps et devenu si sérieux d'un coup. Elle se devait d'être attentive à tous ce qui se passait. Mais elle passa presque par-dessus la femme qui arrêta soudainement le petit bonhomme pas menaçant du tout. Sally recula un moment et fixa son regard sur la femme qui parlait. Elle arriva même à tirer un sourire à Sally malgré la situation. La femme sourit à son tour, mais un peu plus bizarrement. Sally n'aurait su dire pourquoi, mais ce n'était pas vraiment un sourire amicale, ni un sourire arrogant... Réalisant qu'elle avait un peu relâché sa garde, Sally se replaça en position juste à temps pour éviter des griffes qui fonçaient vers elle. Malheureusement, les griffes atteignirent tout de même son bras blessé et déchirèrent le tissus, ouvrant de nouveau la plaie. Avec un grognement de douleur, Sally se lâcha une de ses épées. Elle se pencha pour éviter un coup tout en sortant un poignard pour le lancer dans le genoux d'un autre qui lui fonçait dessus. Celui-ci s'effondra sur le sol et Sally s'obligea à reprendre son arme pour reprendre sa position défensive.  

Elle regarda alors la femme qui était occupée avec d'autres infectés. Sally l'écoutait d'une oreille, mais n'avait pas le souffle pour lui répondre tout de suite. Ça faisait quand même un bon moment maintenant qu'ils se débrouillaient à deux et ils ne s'en étaient pas si mal sortie. Si on veut. Sally jeta un coup d'œil à son bras et vit avec horreur que la blessure s'était agrandi avec le coup de griffes. Et elle était tout à fait d'accord avec la femme. C'était forçant de se défendre ainsi sans arrêt et toujours contre les mêmes personnes. Elle aurait aussi bien voulu entamer la conversation pour lui expliquer que c'était en effet la meilleur chose à faire de les garder en vie, mais elle ne pouvait qu'essayer de reprendre son souffle. Comme elle écoutait la femme distraitement, étant plus concentré sur le combat, elle ne relevait pas tout ce qu'il disait. Aussi, la soi-disante blague passa complètement dans le vide pour Sally. Puis, un mouvement attira l'attention de la jeune femme. La femme changeait de nouveau de position pour cette fois venir se placer derrière la pirate. Dos à dos. En temps normale, Sally se serait méfier de cette femme plutôt étrange qui se battait à ces côtés, mais pour le moment, c'était tout à fait normale d'agir de cette façon et Sally était vraiment contente d'avoir une nouvelle alliée. Qui savait elle aussi se défendre qui plus est. Et puis, de cette façon, c'était plus facile de se défendre puisque nos arrières étaient protégés et il ne fallait que s'occuper de devant et des côtés. La nouvelle arrivante reprit alors la parole pour partager sa joie d'avoir trouver d'autre compagnon de combat et Sally partageait son sentiment. Un sourire se dessina sur les lèvres de Sally. Cette femme était plutôt amusante, même dans ce genre de situation et ce n'était pas de refus selon Sally. La jeune pirate souffla un « Merci» quasi inaudible avec un sourire espiègle, mais elle était certaine que la femme l'entendrait.  

Cela faisait combien de temps maintenant que Sally sautait, se penchait, évitait, tournait, attaquait, lançait, ripostait, frappait et tentait de rester en vie au milieu de cet attroupement aidé par quatre nouveaux alliés et celui qui la suivait depuis le début ? Quinze minutes ? Une demi-heure ? Une heure ? Ou plus ? Elle ne savait pas. Le temps semblait s'être arrêter et il n'y avait que le combat qui comptait. Puis, le temps sembla se figer. Les infectés arrêtèrent d'attaquer. Tous levèrent le nez au ciel. Les lycanthrope lâchèrent un hurlement, suivi des vampires et des humains, ceux-ci quittèrent la cours de l'académie pour tous s'enfuir dans la même direction sans un regard vers l'arrière. Toujours avec un air aussi malfaisant, ils disparaissait au loin n'essayant plus de s'attaquer ou de s'entre-tuer. Ils courraient à l'unisson vers un endroit inconnu et cela n'inspirait rien de bon à Sally. Mais un moment de répit n'était pas trop demandé.  

Abaissant ses armes, elle fixait toujours la route qui s'éloignait. Vide. Le silence se fit dans la cours. Il n'y avait plus rien. Après quelques secondes d'attente sans que rien ne vienne brisé le silence stupéfait, Sally se laissa finalement tomber par terre et lâcha ses armes près d'elle. Elle se sentait un peu comme une survivante après la guerre. Elle imaginait que ces deux sentiments se ressemblaient, même si elle n'avait tué personne. Elle leva alors son regard pour porter son attention sur le petit groupe qui restaient. Ils savaient tous que ce n'était pas terminé. En tout cas, Sally le savait. Elle se releva donc et rangea ses armes dans leurs fourreaux pour s'approcher des autres. Ce n'était pas le temps de se reposer, mais plutôt d'établir une stratégie. Et de se présenter. Saluant rapidement tout le monde d'un geste de la main, la pirate s'arrêta devant le petit rassemblement.  

- Contente de voir d'autre... survivants, si je peux dire ça comme ça. Je m'appelle Sally. Je ne sais pas ça fait combien de temps que c'est infestés ici, mais je peux vous parler un peu de ce qui se passe en ville. Nous avons traversé une bonne partie de la ville après s'être retrouvé en plein milieu de tout ça. Ça a commencé assez bizarrement ce matin, je dois vous avouer... Je vous explique ?

Sally raconta brièvement sa matinée étrange et son petit parcours dans la ville pour arriver jusqu'ici. Elle n'expliqua pas le tout en détail, mais les grandes lignes seulement. Elle ne pouvait cependant que raconter ce qu'elle avait vu parce qu'elle n'en savait pas plus. Elle n'avait pas vraiment chercher à savoir, mais c'était de toute façon assez apocalyptique pour que quelqu'un prenne le temps d'expliquer la situation.

- Je ne sais pas d'où ça vient pour dire vrai. C'est juste... arrivé. Ça faisait déjà un bon moment qu'on se bagarrait lorsque vous êtes arrivé. Et merci, vous êtes arrivés. Ils sont assez sauvage à combattre... Enfin, bon, je vous ai expliqué un peu pour vous faire un portrait de la ville, qui est touché au grand complet semble-t-il. Mais je ne sais pas si la ville basse est aussi affecté ou si les autres villes le sont aussi. C'est sûr que nous n'avons pas vraiment le temps d'aller vérifier dans un autre ville pour l'instant, mais pour la ville basse se pourrait être un bonne idée d'aller une jeter un coup d'œil. C'est une proposition comme ça, ne vous sentez pas obligé. J'irais toute seule sinon.  

Pas qu'elle voulait vraiment y aller toute seule, mais elle trouvait que ce pouvait être une bonne idée, une très bonne idée même, d'aller voir si ce virus s'était étendu. Elle se demanda aussi pourquoi elle n'était pas touché personnellement. Comment ce virus s'attrapait-il ? Elle voudrait bien s'informer auprès de ces nouveaux alliés, mais avant, il y avait quelque chose d'autre qui lui trottait dans la tête. La disparition soudaine de tous ces enragés. Ils semblaient avoir tous suivi une même voie. Sally avait une mauvaise impression. C'était désagréable. Elle ne savait pas où ils étaient passés, ni ce qui s'étaient soudainement passé dans leur tête. Est-ce que le virus pouvait évoluer ? Changer les réactions des gens touchés ? Ou bien c'était totalement autre chose ? Sally ne savait plus où donner de la tête. Mais elle ne pouvait rester silencieuse, elle devait continuer de dire tout ce qui lui passait par la tête. Après, elle pourrait laisser les autres donnés leurs avis et ils décideraient ensemble ce qui était le mieux à faire. M'enfin, c'était comme ça que Sally voyait les choses. Elle aimait bien les travaux d'équipe.  

- Je ne sais pas trop ce qui est le mieux de faire, je vous avoue, mais il faudra décider quelque chose, comme vous le savez tous. Je ne sais pas non plus si ce que je vais dire est vraiment une bonne idée, mais peut-être pourrions-nous essayer de découvrir où ils sont tous partie et pourquoi ? Ils sont partis si précipitamment et sans raison apparente que ça en devient intriguant. Je ne voudrais pas qu'ils réapparaissaient par surprise, plus forts ou je-ne-sais-quoi. Et puis, je sais qu'on peut les sauver... J'ai tué cette femme tout à l'heure. C'était un vampire, je crois. Si vous aviez vu son regard avant de mourir. C'est comme si elle me remerciait d'avoir enfoncer mon arme dans son ventre. Elle n'était plus du tout menaçante et semblait seulement en paix avec elle-même. Je suis sûre qu'on peut faire quelque chose pour eux. Ils sont comme... posséder, ou quelque chose comme ça, par ce virus.
 
Ça avait été dit sans qu'elle ne fasse une pause. Elle avait simplement dit tout ce qui lui avait passé par la tête sur le moment. Tout ce qui lui semblait important à mentionner. Elle voulait qu'ils sachent son point de vue parce que s'ils étaient pour travailler ensemble. Il fallait bien savoir ce que les autres feraient ou non. Mais il ne fallait pas mélanger les choses. Si elle le devait, Sally n'hésiterait pas à tuer, mais ce serait en dernier recours. Ils n'allaient tout de même décimer une ville complète, de toute façon !

- Question comme ça d'ailleurs. Comment le virus se transmet ? Le savez-vous ? Parce qu'après avoir côtoyé autant d'homme et de femme infectés, je me demande si je ne suis pas infecté aussi. Et j'ai ça aussi...  (Elle tendit son bras vers les autres pour leur montrer sa blessure qui était assez désastreuse.) Je voulais vous demander si vous n'aviez pas de quoi soigner ça ? Ce n'est pas très pratique en combat.  

Elle alla alors s'asseoir dans les escaliers et enleva le reste du bandage qui collait à sa peau à cause du sang et de la saleté. Tout en essuyant de son mieux le sang grâce à un bout de tissus toujours en provenance de son sac, elle regarda chaque personne dans les yeux un moment avant de demander:

- D'après vous, qu'est-ce qu'on devrait faire ?

Si elle avait été seule, elle serait sûrement aller chercher de quoi se soigner puis serait partie soit à la recherche des infectés ou serait allé voir ce qui restait du reste du monde. Mais comme elle n'était pas seule, elle préférait attendre l'avis des autres. Elle ne voulait pas se la jouer «solo». C'était beaucoup plus prudent qu'ils restent ensemble. Et ils avaient peut-être une meilleure idée de ce qu'il fallait faire. Après tout, une seule personne ne pouvait pas penser à tout dans la vie. Elle continua donc à s'occuper de son bras tout en restant attentive au cas où il se passerait à nouveau quelque chose.                                                                                                                                                                                                                                                          
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Frey Jenkins
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MessageSujet: Re: [Rp Spécial Halloween] Oh Bon Sang [Pv: Jin Aiyoma ; Mailyanne Folks ; Sally Funesti Lamina ; Frey Jenkins] Sam 27 Déc - 2:50

Oh bon sang.
Et Merde....  






Frey n’avait pas dormit, cette nuit-ci. Ni les deux précédentes, d’ailleurs. C’était souvent le cas, lorsqu’il était en filature, et, à force, cela ne le gênait presque plus. Sa vue se brouillait un peu, il avait parfois tendance à somnoler, mais ses réflexes restaient toujours affuté, ce qui était le plus important selon lui. Pourtant, ces deux derniers jours, il n’avait travaillé pour personne, n’avait pas filé quelqu’un et n’avait fait aucun autre travail susceptible de le détourner de sa « nouvelle » tâche. Il s’était simplement entraîné sans relâche, comme il lui arrivait de le faire parfois pour se dépasser et prolonger sa résistance jusque dans des retranchements qui le poussaient à bout. Il avait déjà souffert de nombreuses fois à cause de cette méthode extrémiste, mais cela lui semblait nécessaire de se prouver qu’à chaque fois, il pouvait aller un peu plus loin. Utilisant pour cela l’entrepôt sous son appartement, il avait placé toutes les marchandises et autres objets de valeurs dans un coin, derrière un épais mur de glace. Il avait commencé par de simples exercices de musculations pour s’échauffer, alternant pompes, tractions, flexions et autres travaux physiques. Il créa aussi des poids et des haltères pour les soulever et se muscler d’avantage encore. Pour ménager ses muscles et faire de petites « pauses », il se contentait de faire des exercices plus mentaux, tel la méditation ou le yoga. Il ne jeûna pas pour autant, préférant garder un minimum de force au cas où… Quelque chose surviendrait. Légèrement paranoïaque sur les bords, il ne se laissait jamais totalement prendre au dépourvu, autant que possible et restait donc sur ses gardes presque constamment. De plus, il n’était pas rare qu’une urgence interrompe son entraînement.

Alors qu’il était justement en train de sortir pour aller « emprunter » un peu de nourriture à un quelconque vendeur du marché, refermant la porte à clé, il ne s’attendait presque pas à se faire agresser par un homme, à l’aspect tout à fait normal, à première vue (Puisqu’habillé en civil). Presque : parce que cela lui arrivait encore bien. Par exemple un proche de la famille ayant réussi à soudoyer la Guilde suffisamment que pour que celle-ci lui livre son adresse, supposant que si l’un de leurs assassins ne parvenait pas à arrêter un simple civil en quête de vengeance, il ne valait pas la peine d’être gardé. Et puis, c’était également un bon moyen que pour gagner de l’argent de la part de la Guilde. Esquivant donc le coup rageux de l’inconnu en se baissant rapidement grâce à une flexion des jambes, justement, il ne prit même pas la peine d’identifier davantage son adversaire que pour armer son bras d’une épée de glace tranchante et de balancer un coup latéral à cet ennemi soudain en plein dans le flanc, l’envoyant brutalement se cogner contre le mur avec une jolie blessure ouverte, d’où le sang coulait à flot, et certainement interne également, songea Frey en voyant les yeux de l’homme devenir un peu trop lointain que pour être encore éveillé (Et en vie). Bougeant le corps du bout du pied, il l’observa un instant avant de s’abaisser pour prendre sa bourse et, d’un coup de main dédaigneux, créer une bourrasque de neige qui envoya le corps plus loin, tout en nettoyant le sang répandu sur le sol. Il n’avait pas besoin qu’un cadavre orne l’entrée de sa maison.

Décidant tout de même d’opter pour un peu de discrétion, ne savait-on jamais que ce vengeur ne soit venu accompagner, il décomposa son corps en centaine de milliers de flocons qui s’envolèrent dans une bourrasque pour l’emmener plus loin dans la rue, où il se rematérialisa, faute de vent. Sortant une dague de sa ceinture, il la garda en main tout en la cachant habillement dans sa manche, tandis que sa jumelle se trouvait dans la poche de sa veste.  Marchant d’une démarche allègre, les deux mains dans le manteau, il paraissait presque innocent. Presque.

Normalement, songea-t-il en cours de route, le marché avait lieu sur l’une des Places proches de chez lui. Il espérait tomber sur un marchand de fruit, ou mieux, un marchand de glace ! En cette période de l’année, ils venaient de plus en plus souvent, au grand bonheur de cet amateur de glace et de sucreries. C’était là le pêché mignon de Frey : Les bonbons, les fruits et les glaces importées et parfumées. Humant l’air en espérant y sentir une odeur sucrée, il ferma légèrement les paupières pour mieux se concentrer.

Entendant subitement des bruits de bagarres, l’élémental haussa un sourcil interrogateur, avant de profiter d’une fenêtre au large rebord et de quelques briques placées au bon endroit pour pouvoir grimper sur le toit de la maison et ainsi observer les alentours. Ne voyant rien, il s’amusa à sauter allégrement de toits en toits tout en faisant un minimum de bruits, toujours prêt à se coucher pour échapper à la vigilance d’un quelconque passant. Mais que se passait-il donc dans la tête des gens ? Se demanda Frey. En effet, en-dessous de lui, la rue était en proie à une bagarre générale, les gens s’attaquant les uns les autres sans raison apparente. De cette baston sans nom, un vacarme épouvantable en échappait. Pourtant, ce n’était pas des messages de rancœur que les gens s’envoyaient, mais des grognements semblables à ceux des animaux.

Faisant fonctionner ses méninges, l’élémental se dit alors que l’homme qui l’avait attaqué ne devait alors pas spécialement être lié à lui-même mais plutôt de manière générale. Grimpant sur le mur d’une des nombreuses églises de la Ville, il s’installa sur la corniche précaire, dans un équilibre presque parfait. De quelques endroits disséminés un peu partout, de la fumée s’échappait de bâtiment quelconque, à croire que plus rien n’était sous maîtrise dans la ville. Un petit sourire narquois s’échappa des lèvres de l’élémental, après tout, si les incendies n’étaient pas maitrisés sous peu, se serait toute la Ville-Haute qui flamboierait dans toute sa splendeur. De toute manière, ce n’était pas son problème. Il haussa les épaules, avant de maintenir son attention sur ce qui l’intéressait vraiment. Contrairement à ce qu’il avait cru, toutes les rues n’étaient pas animées de mille cris rageurs, et certaines semblaient aussi froides que la banquise, et si silencieuse qu’une plume se posant délicatement au sol aurait fait office de vacarme. Surveillant davantage les rues abandonnées, il n’y vit que des corps étendus sur le sol, les « enragés » semblant toujours attirés par les endroits où la vie florissait encore, à sa manière.

S’accroupissant au bord de son perchoir, il croisa les bras pour y poser sa tête et admirer le spectacle : Juste en dessous de lui, un homme portant un chapeau haut-de-forme, qui tenait par il ne savait quel miracle, était en train d’affronter un gamin des rues qui savait habillement jouer de sa taille. Un peu plus loin, en amont, une furie furieuse courrait après ce qu’y semblait être un Triton, au visage apeuré et paniqué qui fit rire silencieusement Frey. Le spectacle était marrant, mais il n’était pas fou au point d’éclater de rire et de se faire repérer comme un bleu. Partout, les gens se battaient comme des chiffonniers. Et dire que certaine personne était prête à payer un match de boxe pour une bourse d’or, alors qu’il suffisait de trouver ou de créer une émeute pour admirer un spectacle délectable.

Descendant finalement de son perchoir, ce drôle d’oiseau continua sa course sur les toits jusqu’à rejoindre l’une de ces rues où le calme régnait en maître. S’amuser était agréable. Gagner sa vie était vital. Comme il s’y attendait, l’homme habillé en citrouille qui était entré n’en ressortirait jamais, son costume comme ses entrailles recouvrant le sol de la ruelle. Ne restait qu’à espérer que l’incident n’avait pas abimé les pièces, songea Frey avec son sourire carnassier.  

S’approchant du corps à pas feutré, il lança négligemment, le pensa-t-il, une fine couche de neige pour l’alerter si jamais un intrus venait fourrer son nez par ici. Se penchant vers le corps avec minutie, tous ses muscles tendus, il entreprit de commencer à chercher quelque chose qui ressemblait à une bourse, ou au minimum à une veste. Il aurait pu, à l’extrême limite, tenter de récupérer un organe ou deux encore en état et qu’il aurait pu maintenir grâce à sa glace, mais se balader avec l’un deux aurait été semblable à tirer une grosse cloche d’alarme pour les « enragés » qui n’auraient pas raté l’occasion de courir après une proie « blessée ». En temps normal, cela ne l’aurait pas dérangé tant que ça, mais ces quelques jours d’entraînements l’avaient essoufflé et fatigué plus qu’il ne voulait se l’admettre.

Tout attentif qu’il était, plongé dans ses réflexions tout comme dans ces recherches (Qui jusque là lui avait permit de collecter plusieurs pièces aux teintes dorées, la plupart cachée sous la botte de la « victime ».), et confiant en son pouvoir, car après tout s’aurait été douté de lui-même, il ne pensa pas important d’écouter les bruits alentours. Après tout, au-delà de la ruelle, le vacarme et le tumulte de la bataille résonnait toujours. Sortant une pièce coincée entre le sternum et une côte, il se dit que la bourse devait se trouver à l’intérieur de la veste de l’homme et que le coup porté par l’enragé avait directement atteint la fameuse bourse, qui, explosant, avait du répandre son contenu dans l’homme, sous la force du poing. Il n’y avait pas intérêt à les approcher, dit donc, si même leurs forces semblaient décuplées.

Soudainement, un cri de loup retentit de manière bien trop distincte au goût de Frey, qui tourna rapidement sa tête vers l’origine du bruit tout en dégainant l’un de ses poignards pour admirer une fille aux cheveux rouges lui prendre le poignet et un lycan à l’air fichtrement furieux se diriger vers eux de toute la force de ses papattes, la langue pendante. Complètement hébété de voir que son sort habituellement inviolable et totalement sûr aurait pu lui coûter la vie sans l’aide de quelqu’un, il se laissa diriger par l’inconnue, sans prendre la peine de se demander si elle faisait partie des enragés ou non, et souhaitait le garder pour elle seule (Bien que d’après ce qu’il avait observé, les enragés attaquaient plus en groupe et ne mangeait pas leurs victimes, se contentant… De frapper dessus.).

Secouant un peu sa tête, il tira violemment son poignet vers lui pour se défaire de la prise de la demoiselle, mais celle-ci ne fit aucun geste pour tenter de le reprendre. Frey en déduit donc qu’elle était une alliée passagère, et continua de la suivre. Après tout, un bouclier humain était toujours pratique. À cette pensée, il ressentit un petit pincement au cœur, se rappelant sa rencontre avec Charlène, qui, d’une certaine manière, lui avait prouvé que les gens n’étaient pas  nécessairement des objets que l’on utilisait à sa guise. Durant leur fuite, l’élémental put observer un peu le style de combat de cette impromptue acolyte et du avouer qu’elle savait se débrouiller. Quand à lui, il remercia les cours de combats au corps à corps sans pouvoir donner à l’Académie, car sans ça… Il se serait retrouvé bien démuni face à leurs ennemis.

Voyant que l’autre grimpait à une échelle, il se débarrassa des principaux gêneurs pour la suivre, bien qu’en montant à son tour l’un d’eux en profita pour lui griffer le mollet. Profitant de chaque occasion pour sauter sur un autre bâtiment, les deux rescapés sautèrent de balcons à rebords de fenêtres et autre toit bas. Montant petit à petit, ils parvinrent enfin à prendre assez d’altitude que pour pouvoir se poser un instant. Avisant que la demoiselle s’asseyait, Frey resta debout pour observer les alentours et vérifier qu’aucun de ses saletés d’enragés n’allaient pointer le bout de son nez. Il l’entendit fouiller dans ce qui devait être un sac, ce qui lui fit et serrer le manche de son arme encore immaculée et jeter un coup d’œil. Sortant un bandage, ou ce qui y ressemblait, elle entreprit de bander bien maladroitement ce qui devait être une morsure ? S’aurait été de la politesse que de l’aider, mais s’aurait été de l’idiotie que de ne pas surveiller les alentours, l’élémental se contenta donc de soupirer en regardant les ruelles, plusieurs mètres plus bas. En tout cas, ce n’était pas lui qui allait parler le premier, il lui laissait tout le loisir de gaspiller sa salive la première…
Ne manquant pas de le faire, elle se présenta donc sous le nom de « Sally », avant de s’excuser de l’avoir entraîner, ce à quoi Frey faillit dire que s’était plutôt à lui de parler de ça en la remerciant, chose qu’il ne ferait de toute manière pas, mais « Sally » semblait comprendre que le temps et la discussion étaient désormais des denrées rares.

Pendant qu’elle soupirait et changeait à nouveau son bandage déjà recouvert de sang, Frey se « présenta », pour la forme.
-Watson, mercenaire.
Avant de revenir à son mutisme obstiné. Quand elle eut fini d’enlever caillasses et autres crasses qui s’étaient glissés dans sa blessure et renouvelé le tissu qui lui servait de bandage, elle lui demanda si il connaissait un endroit où ils pourraient espérer être en sécurité et avec de quoi s’offrir des premiers soins, mais « Watson » se contenta d’hausser les épaules, définitivement muet. De tels endroits, il en connaissait plusieurs, mais la plupart était des planques à butin, et celle restante était l’Académie, ou il s’était juré de ne plus mettre un seul pied. La jeune demoiselle, qui semblait approximativement du même âge que lui, mais comment savoir dans ce monde « magique » ?, maugréa quelques paroles que l’élémental jugea inutile, préférant porter attention aux bruits qui venaient d’en bas. Après tout, que pouvait-il y faire si sa stupide « fête » était gâchée par un quelconque fou manipulateur ou arme bio-chimique, ou encore une simple manifestation des désirs encrés dans chacun ? De toute manière, que cela soit de la faute de quelqu’un ou non n’y changerait rien pour le moment.

L’interrompant dans ses réflexions, elle lui dit judicieusement qu’il serait temps d’y aller. Hochant la tête pour affirmer ses dires, il haussa un sourire dubitatif devant Sally lorsque celle-ci fit semblant de marcher dans le vide, pour atterrir sur le balcon un peu plus bas. Ils étaient en potentiel danger de mort, pourquoi souhaitait-elle « jouer » ? Perplexe, il faillit sauter comme elle l’avait fait quand celle-ci lui demanda s’il venait. Évidemment, qu’il venait, avait-il seulement le choix ? Alors qu’il souhaita faire un pas pour s’élancer et atterrir à côté d’elle, la blessure que cette satané enragé lui avait fait pulsa dans son mollet, le faisant fléchir. Serrant les dents, il se dit que la demoiselle n’avait pas intérêt à voir qu’il était blessé, sinon, il risquait bien de finir derrière, seul. Se mettant en position du cochon pendu, ses genoux accrochés au rebord du toit et ses mains fixées du mieux qu’il le pouvait aux pierres qui entouraient une fenêtre, il se laissa tomber le plus délicatement que possible, mais ne put éviter de laisser un genoux toucher le sol, celui de son mollet blessé, évidemment… Pestant contre lui-même, il en arriva à cette conclusion : S’ils n’allaient pas tout deux à l’Académie chercher de quoi se soigner, ils auraient beau être deux qu’il ne faudrait pas une nuit pour qu’ils meurent.

Se relevant en détournant le regard, il descendit l’échelle que venait de prendre sa coéquipière, puisqu’il fallait bien la nommer comme tel. Choisissant judicieusement de passer par des endroits à mi-hauteur, Frey redouta que sa blessure ne s’aggrave à force de fatigue, mais surtout à cause des sauts entre les balcons et les montées et descentes d’échelles. Seulement, il préférait mourir plutôt que d’avouer qu’il peinait à la suivre quelque fois. Il ne sera pas un poids mort. Le temps sembla s’écouler comme un ruisseau asséché : Avec une lenteur excessive. Voyant que sa compagne de fortune commençait à s’essouffler un peu, il fut ravit de pouvoir s’asseoir sur un énième balcon. Rabattant sa capuche, il s’assit juste à côté d’elle, la tête également tournée vers le firmament.
Et il semblait décidément être tombé sur quelqu’un qui souhaitait sociabiliser, puisque, recommençant à parler, elle lui dit préférer garder des forces au cas où une troupe d’enragés, ou quelque soit leurs noms, n’arrivent. Elle lui proposa cependant de continuer seul, s’il le souhaitait. Quel étrange… Proposition ? Cela, il le comprendre, et il fallait croire que cette situation le rendit plus bavard qu’accoutumé, puisqu’il dit :

-Vous êtes étrange, damoiselle. Pourquoi me laisser le prétendu choix de continuer ? Auriez-vous peur que je ne sois guère suffisant pour vous en sortir ? Ou craignez-vous que, sous prétexte que vous ressentez le besoin de vous reposer, je ne vous juge que comme incapable de me suivre ? Il laissa un instant s’échapper, avant de continuer. Rassurez-vous, je ne vous laisserai pas tomber. Après tout… Se serait nous conduire à la tombe que de nous séparer.

Restant en là, sur cette note joyeuse dans cette ambiance idyllique, Frey appuya ses coudes sur ces genoux et croisa les doigts, perdu dans ses pensées. Depuis l’incident de l’Académie, il n’avait pas songé refaire équipe avec plusieurs personnes pour plusieurs missions, mis à part si cela était vraiment nécessaire. Faire partie d’une équipe signifiait devoir s’occuper les uns des autres, et n’était-il pas trop égoïste pour cela ? Soupirant, il ferma les yeux un instant en se demandant si cette affaire de pouvoir qui ne se manifestait pas était-elle temporaire ou… Définitive ? Et si tel était le cas, comment s’en sortirait-il ? Balayant ses doutes en songeant que de toute manière, aucun maléfice n’était suffisamment puissant pour empêcher toutes les créatures d’utiliser leur pouvoir ne pouvait durer éternellement. Car, instinctivement, il avait deviné que cela ne touchait pas que les élémentaires. De plus, durant son « observation », il avait été étonné qu’aucun des attaqués n’avaient riposté avec de la magie.
Rouvrant les yeux, il vit que Sally lui présenta une pomme. Il l’a prit de bon cœur, son estomac réclamant son dû, et la remercia d’un sourire ténu. Croquant dans le fruit, il savoura son goût avec délice, il lui semblait que cela faisait une éternité qu’il n’avait pas eut un véritable repas. Souhaitant profiter de la courte accalmie, il se dit qu’en apprendre un peu plus sur le Mal qui rongeait la ville et sur sa compagne, il lui posa cette question :

-Pratiquez-vous la Magie ? Ou une quelconque forme de celle-ci ? Lui laissant le temps de répondre, il ajouta ensuite, Cela me tracasse de ne pas pouvoir utiliser la mienne. C’est… Frustrant. Et encore, ce terme est bien petit…

Se relevant finalement, Frey fit bien attention cette fois-ci en prenant appui le moins possible sur son « mauvais » pied. Décidant d’un chemin tortueux, voltigeant de toits en balcon, grimpant échelle et mur tout en étant aussi discret que possible, le duo improbable se dirigeait lentement mais sûrement vers l’Académie, lieu de tout leur espoir. Malheureusement, la chance ne devait pas leur sourire éternellement puisqu’arrivé à une mezzanine, ils furent obligés de toucher terre. Et, évidemment, un malheur n’arrivait jamais seul puisque déjà l’un de leurs poursuivants, ou bien une enragée déjà présente, se trouvait juste en face de la guerrière. Les deux femmes eurent un court échange visuel qui laissa à peine le temps à Frey de dégainer ses deux poignards, avant que l’ennemie ne fonce d’un air rageur vers Sally. Son épée dégainée, elle n’eut qu’à la pointer devant elle pour que la femme ne vienne s’y embrocher toute seule, alors que Frey n’avait eut le temps que de faire un des nombreux pas qui les séparait. Soit tout les enragés avaient une vitesse épatante, soit celle-ci était « spéciale ». Alors que Sally déposait le corps de sa victime, si ce n’était pas plutôt une suicidaire, l’élémental de glace s’approcha de la tête du cadavre pour vérifier une chose : Ses dents.
Semblant choquée par quelque chose, le jeune homme ne put murmurer qu’une chose en voyant la dentition de la femme étendue sur le sol :

-Une vampire…

Alors, en plus des gens « normaux » et des loup-garous, ce fichu sort, cette fichue maladie, ou peu importe sa source, atteignait aussi les vampires… Ils n’étaient pas prêt à affronter tout ça, pas à deux. Pas à deux blessés. Les deux compères n’eurent pas le temps de rester la ne serait-ce qu’un instant, car déjà, des cris se faisaient entendre. Soit les enragés étaient stupides, soit les cris étaient ceux d’une nouvelle victime. En tout cas, s’il s’avérait que la deuxième option était la bonne, cette mort leur sauvait la vie puisque tout les deux se ruèrent vers la grande route, toutes armes dégainées dans la mesure du possible. Heureusement pour eux, l’Académie était toute proche, et leurs pas les menaient vers l’entrée de celle-ci, foulant la grande route qui permettait d’y arriver. Malheureusement, leur course effrénée ne semblait pas être assez rapide que pour les mener en lieu sûr car déjà des fichus enragés affluaient de toute part. Le souffle court, les poumons en feu et le mollet qui lançait des vagues de douleurs de plus en plus puissantes firent serrer les dents à Frey. Encore quelques dizaines de mètres, quelques mètres… Enfin, ils purent poser leurs pieds fatigués sur le sol de l’Académie.
Expirant un grand coup, Frey stoppa de courir un instant. Juste un court instant… Sauf que maintenant, ses jambes refusaient de bouger. Se tournant vers Sally, il vit à travers la sueur qui lui barrait la vue que celle-ci venait de tomber. Bougeant à grand peine, son corps lui donnait l’impression d’être une enclume à tirer, il parvint à aider la demoiselle à se relever. Regardant par-dessus son épaule, il put voir ses derniers efforts anéantis, de l’Académie sortait des enragés… Se retournant, il espéra un infime instant que ceux qui les poursuivaient étaient encore loin et leur permettrait de s’échapper in extremis, mais ceux-ci n’était qu’à quelque dizaines de mètres seulement. Ils étaient fichus… Son regard dériva alors vers ses mains qui tenaient ses deux poignards qui lui semblèrent minuscule… Celle-ci tremblait, tout comme ses jambes. Inspirant un grand coup, il ferma les paupières un instant, avant d’essayer d’évacuer son stress grâce à son expiration. Évidemment, cela ne fonctionna pas vraiment, mais cela lui suffit pour reprendre de l’assurance et empêcher son corps de trembler. S’il devait mourir maintenant, se serait la tête haute et avec une rivière de sang à ses pieds. Lui n’aurait pas de vergogne à tuer. Se positionnant pour le combat, il se lança dans sa dernière bataille.

Les poings serrés sur ses deux minables poignards, il regretta amèrement de ne pas s’être armé de sa rapière. Les lames plus petites l’obligeaient à se rapprocher dangereusement à chaque coup qu’il portait, et comme il devait se rétracter rapidement à chaque coup, ceux-ci était majoritairement superficiel. De toute manière, songea-t-il amèrement, ces fichus enragés ne devaient s’arrêter qu’une fois la tête coupée. En effet, il paraissait plus facile de les assommer que de les tuer puisque ces satanés ennemis fonçaient toujours droit devant eux, avec des coups brutaux et irréfléchis et que rien ne semblait les fatiguer, ni le temps, ni les organes en moins. Il s’agissait donc d’un combat d’endurance : Qui flancherait les premier ? Eux, ou nous, songea Frey. Mais là où un enragé tombaient, deux le remplaçaient, et rien ne semblait faire tarir leur nombre… Pourtant, les quelques cadavres et la multitude de corps étendu momentanément s’agrandissait au fils du temps, ne gênant au final que le duo.

Un loup-garou lui fonçant dessus, la gueule ouverte, Frey secoua un peu sa tête histoire de s’éclaircir les idées. S’abaissant au dernier moment, il évita la patte rageuse de l’animal pour venir planter son premier poignard dans l’estomac de la bête, qu’il fit ensuite remonter pour essayer de l’éviscérer. Évidemment, une fois qu’il eut retiré son arme, la blessure recommença à se fermer. Satané lycan. Évitant un nouveau coup en se penchant dangereusement en arrière, l’élémental fit glisser sa jambe droite vers l’arrière pour reprendre son équilibre et profiter de cette position pour prendre appuis sur cette jambe et bondir, poignard en avant, droit sur le visage poilu de son adversaire. Enfonçant la lame bien profondément, il n’eut pas le temps de la dégager que déjà une horde d enfoirés arrivait. Heureusement, en apparence, il n’y avait ni vampire ni lycanthrope. Jurant entre ses dents pour tenter d’éloigner son esprit de la douleur lancinante de son mollet et de ses muscles qui protestaient, il dut maudire un demi millier de fois une dizaine de causes possibles de cette… « Épidémie », injurier une vingtaine de personnes qui n’avait rien à voir dans l’affaire, invectiver contre lui-même et son oubli fâcheux, mais surtout et principalement outrager, tempêter, apostropher, insulter de tout les noms et de tout ce qui peut être l’inverse de bénéfique aux créatures en tout genre qui déferlaient. D’ailleurs, il n’hésitait pas à en crier quelques unes, histoire de se passer les nerfs, principalement dans la catégorie «  Injure grossière et vulgaire à ne pas répéter aux enfants ».

Alors qu’il «  s’amusait » à éviter, trucider, éventrer, demi-décapité, couper dans les enragés, une trouée émergea de la foule. Était-il en train, miraculeusement, à évincer suffisamment d’ennemis que pour pouvoir s’enfuir ?  Apparemment, leur esprit combatif n’était pas encore assez puissant que pour parvenir à ce petit miracle. Retenant un crochet droit avec sa main, Frey se hâta de planter son couteau plusieurs fois dans le corps de l’attaquant pour s’en débarrasser d’un coup de pied dans le thorax. Étonnamment, il sembla à l’élémental qu’une voix féminine s’élevait, du côté de Sally, sans pour autant ressembler à la voix de son acolyte. De plus, celle-ci se déplaçait également, ce qui ne facilitait pas l’écoute et tout ce que put entendre le jeune homme fut quelques mots grappillés au petit bonheur la chance. À première vue, et le plus important, il s’agissait la d’une alliée, mais, à « deuxième » vue, elle semblait vouloir laisser les enragés en vie. Frey faillit lui répondre, mais il perdit son souffle face à un buffle fonçant droit vers lui qui le percuta à l’estomac. Le-dit buffle, un homme qui devait facilement peser dans les cent vingt kilos et mesurer un bon mètre quatre-vingt, ne résista, malheureusement, pas aux coups répétés dans la nuque. Prenant appui sur le corps qui tombait, l’élémental sauta par-dessus la foule et put voir que plusieurs alliés avaient fait leurs apparitions, mais aussi que leur secours était bien vain face à l’immensité ennemie qui affluait toujours et sans discontinuer.
Retombant sur un dos qu’il espéra ennemi, il n’eut aucune pitié à plante sa dague ensanglanté vers le cœur de sa désormais victime. Se retournant pour affronter un ennemi qui ne tarderait pas, il put voir un fragment de visage de cette voix qui dominait le champ de bataille. Dos à dos à Sally, cette voix féminine venait d’une Dame à l’allure aguerrie. La peau basanée et la chevelure noire aurait put la désignée comme habitante de Nador, mais elle n’en avait pas l’aspect plus « général ». Ne prenant pas davantage de temps à analyser une personne qui risquait bien fort de devenir un cadavre parmi tant d’autres, Frey se concentra sur la bataille.

Les muscles endoloris, les nerfs à fleur de peau, les vêtements salis de boue, de sang et de boyaux, les cheveux emmêlés, les réflexes à l’affût, les mains crispées, les veines saillantes de colères, le dos trempé de sueurs, il ne savait dire depuis combien de temps cela durait, mais tout ce qu’il avait envie de faire pour l’instant était de laisser ses pouvoirs éliminés toute trace de vie dans un rayon d’un kilomètre, et tant pis pour les autres, pour rentrer chez lui peinard et boire une douce tasse de thé avec un nuage de lait. Heureusement qu’il ne pleuvait pas et que la clé qui lui permettait de déchainé ses pouvoirs étaient détenues… Par « quelque chose dont il se ferait un plaisir d’atomiser chaque particules ». Et, sans raison particulière, les enragés arrêtèrent de se battre, tandis que les lycanthropes hurlèrent à la lune. Profitant de l’occasion, Frey en égorgea un sans avoir le temps d’en prendre un autre au collet, puisque tous sans exception commencèrent à disparaître vers un but commun.
Alors que dans la cour, il ne restait que les présumés saines personnes, Frey n’eut pas plus envie que ça de rester planté comme un poireau à regarder les dégénérés courir vers il ne savait où. S’asseyant sur un corps, il expira longuement en tournant son visage vers le ciel, les paupières fermées. Ce répit était une bénédiction.

Peu de temps après, il entendit des armes tintés au sol, certainement lâchée par quelqu’un qui, également, n’en pouvait plus. Rouvrant les yeux, il vit que Sally s’était également laissée choir sur ce sol soudainement devenu moelleux. Jetant un coup d’œil au groupe de secours, mais n’eut que le temps de revoir ce visage connu de la Dame aux cheveux noirs, avant que sa compagne de route ne commence un discours, certainement pour tenter de clarifier un peu les choses. En effet, après une petite introduction, celle-ci raconta la journée qu’elle (Et partiellement qu’il) venai(en)t de passer. Évidemment, la jeune demoiselle passa par la case « remerciement » qui était de toute manière inévitable. Ils devaient pourtant bien se douter que désormais, le duo leur était redevable ? Et encore, sans la fuite inopinée du groupe d’enragés, ils n’auraient pas servi à grand-chose… Quoi que, des remparts de cadavres avaient toujours leur utilité, songea-t-il amèrement.
Continuant son speech, Sally dit alors qu’aller vérifier la Ville-Basse était une idée qui valait la peine d’être essayée, et que dans tout les cas, elle s’y rendrait. Et comment comptait-elle faire si les ascenseurs étaient en panne ? Sans ça et sans pouvoir ils n’avaient aucun moyen de se rendre là-bas… Et elle n’avait pas assez couru ? N’était-elle donc pas fatiguée ? Bon sang, lui ne pourrait pas suivre, et ça, c’était mauvais pour sa peau, très mauvais…

Décidant de hâter judicieusement le groupe, elle le fit malheureusement dans un mauvais sens pour Frey. Pour le moment la priorité était de trouver un abri, et non pas de chercher un cause. Qu’est-ce qui lui faisait dire que le p’tit groupe de rien du tout qui se trouvait là n’était pas ce qu’il restait de la « prestigieuse » Académie ? Soudain, le regard de Frey décrocha du visage de Sally pour regarder un peu à quel « élite » ils avaient à faire. La première personne sur laquel tomba son regard fut un homme à l’allure un peu négligée et portant une veste de scientifique. Il n’avait pas trop l’air de savoir comment tenir son épée, ni même comment s’en servir, à vrai dire. Après, il tomba sur une sorte de moine exorciste qui lui, semblait savoir se que « se battre » et « survivre » signifiait. Et là, Frey le vit. Noah Amshford. Il ne put retenir ce juron qu’il cracha à voix haute, en espérant que personne ne l’entende.

-Bordel !

Cachant son visage dans ses mains, il enfouit celle-ci dans sa chevelure tout en se disant que le monde n’était pas suffisamment généreux. N’était-ce pas si compliqué que ça que de transformer cet homme, ou de le tuer malencontreusement. Ou simplement de ne plus le croiser tout court ? Bordel, c’était le cas de le dire… Cacher son visage maintenant était stupide, le directeur devait l’avoir vu depuis longtemps. Et merde.

Décidant de se concentrer un peu mieux sur ce que disait Sally, il tenta de ne plus penser à ça, mais à chaque fois son esprit ne pouvait s’empêcher de se demander comment le directeur allait réagir. La combattante aborda alors le sujet de la fuite inopinée des enragés, ce qui lui fit tendre l’oreille davantage. Elle parla évidemment de sa crainte de les voir revenir plus fort, mais détourna rapidement le sujet vers quelque chose que Frey jugea agaçant… « On peut les sauver ». Et que faire en attendant de trouver un vaccin ? Crever, les uns après les autres, jusqu’à ce qu’il soit trop tard et que ces « contaminés » envahissent la ville et pillent les maigres ressources ? Parce que s’ils étaient bel et bien coincés dans la Ville Haute, ils n’allaient pas vivre longtemps sur les réserves des habitants, la plupart des denrées étant périssables. Enfin, la nourriture n’était pas un réel souci… Pour ceux qui n’avaient pas peur du cannibalisme. La jeune femme raconta alors sa rencontre avec une vampire, probablement celle de toute à l’heure, songea Frey, et dit que, en quelque sorte, « son regard la remerciait de l’avoir tué ». Charmant, si en plus les femmes commençaient à faire du sentimentalisme. Quoi que, le Directeur n’allait certainement pas faire de « victimes innocentes » non plus. Donc que le restait-il comme choix ? Se terrer comme des rats et crever de misères pour laisser des Salauds manger ou laisser pourrir ce qui l’était. Ou peut-être même d’idiots qui allaient s’entretuer ou se laisser mourir de faim.

Questionnant alors le groupe de rescapé, Frey se releva à cet instant, puisqu’après tout il faisait aussi partie d’un cas tel qu’elle, aussi bien pour la blessure au mollet qu’il tentait toujours de cacher, que des nombreuses petites blessures qu’il venait de recevoir avec cette longue bataille. Allant s’asseoir dans les escaliers, elle s’occupa un instant de sa blessure, temps que mit Frey à profit pour nettoyer sa dague encore dégoulinante de sang, l’essuyant tant bien que mal avec les parcelles de tissus encore sèches. Autant éviter que sa seule arme ne rouille. En plus, même si l’autre groupe les avait aidés, tout deux ne pouvaient pas être sûr qu’ils décident de les prendre sous leurs ailes et de leur octroyer armes et vivres. Surtout avec leurs fatigues et leurs blessures… Toujours assise sur les marches, Sally regarda alors chacune des personnes présentes (Ce qui en représentait en tout six personnes.) avant de demander ce qu’ils devraient faire. Voyant qu’un silence pesant et bien stagnant allait s’installer si personne ne prenait la parole (Cela sonnait très « livre d’horreur », ce moment où un protagoniste pose une question et que tout les autres tirent la gueule en faisant un petit récapitulatif des malheurs que l’événement avait apporter à leurs pauvres petites vies misérables.)

-Ce que nous devrions faire, Dame Sally ? Frey ricana avant de continuer, soit, si nous choisissons votre option de « pas de morts présumées inutiles », nous mourrons tous dans la faim, le sang ou le champ de batailles, soit nous décidons de nous cacher comme des rats et dans tout les cas, de mourir comme des bêtes au fond de notre trou. Il se tourna alors vers le reste du groupe, les bras grands ouverts, Vous pensez vraiment que nous allons gaiement suivre un groupe d’Enragés prêt à nous charcuter pour trouver la cause de tout cela, tuer le méchant de l’histoire ou trouver le remède dans un vieux coffre et nous en sortir tous indemne ? Hin, mais vous devez vivre dans un monde fantastique de fées, de licornes et d’eau rose.
En tout cas, je vous préviens d’avance, je refuserai de vous suivre la dedans sans savoir où loger, ou nous nourrir ni même comment nous défendre ! Vous pensez vraiment que nous deux sommes en états de faire une course-poursuite tout en discrétion ? Comme Dame Sally l’a dit, nous venons de parcourir la ville dans tout les sens, espérant trouver refuge ici, harceler sans cesse par des lycanthropes, des vampires ou des Enragés, avec pour seul repos un frugal repas. Il se tourna alors vers le Directeur, bien décidé à faire comprendre que ceci était insensé. Ce qu’il n’osa pas dire était que dans tout les cas, il était bien obligé de les suivre s’il voulait avoir une chance de survivre. Vous pensez vraiment venir à bout d’une Horde pareille ? À vous cinq, ou à nous sept ? Avec un… Scientifique qui sembla voir une arme « en vrai » pour la première fois, et deux femmes ? C’est tout ce que le Grand Amshford à put sauver ? Avez-vous seulement remarqué que nous n’avons plus accès à nos pouvoirs, nous, les Élémentaux ? Et au vu de votre aspect, les Métamorphes ne sont pas en reste… Vous êtes ridicule, Noah, et vous le savez.


Se retournant en croisant les bras, Frey vint prendre sa place dans le « cercle » ovale qui s’était formé autour de Sally. C’était maintenant qu’allait se décider qui allait faire quoi, et il s’avait pertinemment que ses arguments risquaient de passer à la trappe sous le prétexte d’un sens civique et héroïque inné chez ces personnes assez folle que pour continuer. Était-ce trop compliqué que de demander au gens un minimum d’égoïsme dans leur vie ? Sauver leurs peaux avant celle des autres, c’était censé être un instinct, non ?

Expirant bruyamment, Frey se demanda dans quoi il était encore tombé. Probablement comme eux tous, certes, mais eux au moins avait des idéaux et des choses à protéger. Qu’avait-il vraiment à protéger, d’ailleurs, mis à part lui-même et sa fortune établie sur le crime ? Le souvenir fugace de Charlène dansa devant ses yeux un instant, avant qu’il ne secoue la tête. Elle devait être bien loin, désormais, et en sécurité. N’est-ce pas ? Son cœur se serra, et il maudit cette faiblesse tout en ressentant un soupçon de consolation  à l’idée de la savoir loin de tout ceci. Il ne restait qu’à prier pour que la fête ne l’aie pas attirer jusqu’ici, comme Sally l’avait été. Bref, dans tout les cas, il était coincé avec cette bande de dingue… Il espéra grandement qu’il leur restait un zeste de bon sens qui leur ferait prendre le chemin… D’un refuge, peut importe son endroit, du moment qu’il était sain et sécurisé.



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Noah Amshford
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MessageSujet: Re: [Rp Spécial Halloween] Oh Bon Sang [Pv: Jin Aiyoma ; Mailyanne Folks ; Sally Funesti Lamina ; Frey Jenkins] Dim 22 Mar - 0:52


Bon sang !


Toute cette situation semblait irréelle, et les solutions qui s’imposaient dans l’esprit de Noah lui semblaient utopique, pourtant cela ne le perturba pas autant qu’il le crut. Apparemment, il avait eut  beau se jurer de ne pas sombrer à nouveau dans une guerre ou une bataille quelconque impliquant d’autres personnes que lui, le Destin ne semblait pas s’en soucier le moins du Monde. Certes, il aurait put se terrer dans un coin en prétextant que son serment l’empêchait de se battre ou même de donner des conseils pour gérer la situation. Mais il n’était plus un pleutre, et en tant que Directeur, il devait se porter garant de la santé et du bon mode de vie de ses élèves comme de ces nombreux collègues. Se battre en soit, cela ne le dérangeait nullement –n’était-il pas un guerrier depuis, lui semblait-il, sa plus tendre enfance ? -, non, ce qui était le plus lourd à porter, s’était la responsabilité qui lui incombait. Certes, s’il partait vivre dans les montagnes en ermite dès maintenant, on l’injurierait sûrement, le traiterait de lâche, d’indigne et de noms auquel il ne préfèrerait pas penser, on ferait certainement resurgir des éléments choquants et blessants de son passé, il deviendrait la bête noir e Jakarta…. Mais, isolé dans sa montagne, qu’en aurait-il eut à faire ? Un peu de remord d’avoir tout quitté, certes, mais cela ne l’aurait pas empêché d’en profiter vraiment. Sa fierté, il l’aurait volontiers jeté aux orties, mais pas les vies qui comptaient sur lui.
Il pourrait certes désigner quelqu’un, ou laisser les gens choisir un meneur. Après tout, il n’était certainement pas le seul ex-militaire, commandant, guerrier ou leadeur dans cet amas de gens. Mais … Il ne put le faire. C’était peut-être égoïste, insensé ou narcissique, mais il lui semblait que la barque coulerait vite sans quelqu’un à la tête froide pour prendre les rênes. Secouant la tête, il regarda un peu les alentours. Ce n’était guère le moment de songer à pareil dilemme, et face à lui se tenait des visages effrayés, concentrés ou encore anxieux qui attendait de voir comme il allait gérer ça. Certain devait même espérer le voir se planter. Mais il ne baisserait plus les bras. Pas maintenant, en tout cas…
 
Avisant que désormais, la presque totalité des issues étaient bouchées, il s’autorisa à s’asseoir sur le rebord de la table en attendant le conciliabule des groupes. Jetant un regard vers les lycans, il fut à moitié rassuré de voir que pour le moment, aucun d’entre eux n’était étendu sur le sol, et même qu’aucun cri n’en échappe. Quoi que… Le silence avait son côté inquiétant lui aussi. Tapotant ses doigts les uns contre les autres, il se demanda s’il avait vraiment bien fait en fermant les issues. Si un rescapé voulait prendre refuge ici… Il venait de le condamner, ou tout du moins jusqu’à ce qu’il trouve un remède et… Soupirant, il tenta de chasser ses idées utopistes. Il le savait, pourtant, qu’il n’y avait pas moyen de trouver une solution rapide, et qui ramènerait les morts, de surcroit. Décidant qu’il avait laissé suffisamment de temps à chaque groupe pour se concerter et choisir deux personnes, il se mit à nouveau debout sur la table pour réclamer l’attention de la salle avec plusieurs coups de talons.
 
Appelant les Humains Potentiellement Infectés, il fut à moitié soulagé de voir Jin et le professeur de mathématique s’avancer. Il se doutait, certes, de qui resterait et de qui partirait, mais le fait que se soit là un magicien qui s’avance n’était guère encourageant. Il devança Noah dans ses propos en se proposant d’aller chercher des armes dans le gymnase. Certes, à lui seul, il ne risquait pas de trouver de quoi armer toute la salle mais c’était déjà cela de prit. Hochant la tête en guise de confirmation, le professeur ne tarda pas une seconde avant de partir.
 
 Lorsque ce fut le tour des lycanthropes de s’approcher, le fait que se soit là une lycane en robe longue et pourtant armée fit tout de même hausser un sourcil à Noah. Il fut –courtement- rassuré en se disant que même s’il lui fallait combattre, cette robe lui procurerait un avantage certain. Le regard conquérant de la demoiselle le rendit certes perplexe – Était-ce quelque chose du genre « Vous avez vu comment je les ai maté d’un seul regard (Et avec à peine une ou deux menaces sous-entendues) » ou plutôt du genre « Je vais pouvoir vous rosser en moins de deux, Papy ». En tout cas, cela restait à voir – mais se fut le clin d’œil –presque qu’appuyé lui sembla-t-il- qui lui fit hausser les deux sourcils de stupéfactions. Soit ce lycan avait une poussière dans l’œil… Soit Noah le connaissait. Enfin, théoriquement, il les connaissait tous, mais celle-là semblait plus « proche ». Il n’eut pas longtemps à attendre avant que confirmation de l’identité de se fasse, la voix si reconnaissable de Mailyanne déclarant qu’elle était certaine – Et il en était sûr – que celui-ci n’avait pas oublié son nom malgré l’envie qu’elle avait que cela soit le cas. Soulignant qu’il était évident – pour elle – que dans tout les cas elle ferait partie de l’aventure, elle se qualifia elle-même de « meilleurs éléments ». Pas que Noah croie qu’elle ne l’était pas – c’était le cas, elle en faisait partie – mais un surplus de confiance était toujours mauvais. Trop mauvais.
 
Ne sachant pas trop quoi répondre à cela – C’était généralement le sentiment général qui émanait après les discours de Mailyanne – il fut soulager de ne pas avoir à se justifier, tout cela grâce à l’arrivée fortuite de Jin. Celui-ci avait réussi à prendre un sac d’armes et bien que cela serait certainement insuffisant pour que tous puisse se protéger décemment, les plus « simples » d’esprits –Autant appeler un chat, un chat – serait rassuré de savoir qu’une partie des gens seraient armés et prêt à les défendre. Ou tout du moins, il serait rassuré jusqu’à comprendre qu’un sac d’armes, c’était bien trop peu, mais le plus intelligent restait encore de passer ce détail sous la trappe et ainsi éviter – ou plutôt retarder- un débordement de la part du groupe. Évidemment, la lycane ne plus s’empêcher de faire une petite remarque en disant qu’il était étrange que tous puisse avoir accès aussi facilement aux armes. Souriant un peu, Noah faillit lui dire qu’habituellement, quelqu’un les gardait mais qu’actuellement il devait soit être mort, soit essayer de retarder cet instant.
 
Pointant alors quelqu’un de son groupe, le Directeur fut étonné de voir Molly émerger. Celle-ci avait les yeux écarquillés et un air qui semblait dire « Mais que se passe-t-il donc, Oh bon Dieu ? » qui lui allait à ravir. Déclarant alors – Comme si tout les droits lui étaient attribués— -Bon, en soit ici, c’était le cas pour son groupe – qu’elle élisait la pauvre secrétaire prise au dépourvu qui se trouvait désormais responsable du groupe difficilement contrôlable des loups au sang chaud. Une fois la scène passée, elle ne semblait toujours pas décidée à en démordre et alors que le pauvre Aristote en herbe voulait jeter son dévolu sur l’unique arbalète du lot, Mailyanne s’écria presque aussitôt qu’il était hors de question qu’il s’en serve. Il était vrai que ce professeur avait l’air d’avoir cru choisir l’arme la plus maniable et la plus facile, mais… Décidément, elle manquait vraiment de tact et de diplomatie, surtout avec tout ce qui leur tombait sur la tête. Il allait devoir lui en toucher deux mots, d’ailleurs.
 
Noah faillit se frapper le visage en mode « Oh Mon Dieu » lorsque sa prétendue esclave par sauvetage inopiné révéla à approximativement toute la salle que ses armes se trouvaient dans son bureau, dans un tiroir, c'est-à-dire hors de la sécurité d’autrui et accessible à celui que beaucoup considérait comme un barbare et un psychopathe… Il allait vraiment falloir qu’il lui enseigne la notion de sous-entendu, ou au moins de choses à ne pas dire, sinon cela risquait de poser pas mal de problème. Enfin, il n’avait pas vraiment le temps de penser à ça non plus. Évidemment, Noah ne put réprimer un léger tapotement du doigt lorsqu’elle le nomma par son nom sans aucun suffixe ou autre –Bon, c’était un peu du snobisme… ça il devait bien se l’avouer – mais surtout lorsqu’elle commença à donner des ordres à l’ensemble du groupe. Avant toute chose en réalité, il allait devoir lui expliquer l’importance d’une « figure de proue » et de « chef », ainsi que de « coalition de groupe » avant qu’elle ne fasse s’éclater un conflit dans le réfectoire… Heureusement, les autres « gens » pensèrent à lui demander une autorisation (visuelle) qu’il leur accorda évidemment. Il était logique qu’ils partent s’armer. Il ajouta tout de même :
 
-Par groupe minimum de trois.
 
Avant de partir à son tour – En bien ou en mal – chercher ses propres affaires. Il ne pourrait évidemment pas tout prendre mais le maximum devrait être emporté. Sortant de la salle par le toit du réfectoire (Il escalada la montagne de chaises qui bloquait la baie vitrée et passa par le trou de Jin) et commença son ascension vers le haut d’une des tours de l’Académie. Son bureau se situant au sommet de celle-ci, il en fut à la fois content et agacé. En effet, les Infectés n’auraient potentiellement pas encore eut le temps de grimper jusque là et le fait qu’il puisse l’atteindre par l’extérieur était un atout, mais le fait que cette tour soit si haute était vraiment agaçante. Heureusement, le mur était propice à l’escalade et il ne tarda pas à atteindre la fenêtre qui donnait sur son bureau. La brisant d’un coup de coude douloureux, il l’ouvrit de l’intérieur en passant son bras par le trou. Une fois parvenu dans la pièce, il se dirigea vers sa chambre et enfila son armure complète, son heaume ainsi que ses gantelets. Il prit également son sac de voyage et sa sacoche qui se trouvait la et fourra dedans son sac de couchage, sa corde, sa lanterne ainsi que sa chaîne. Se rendant finalement à son « armurerie », il dut faire un choix presque douloureux.
Il ne lui était pas permis de faire plusieurs voyages, et ce qu’il devait emporté se devant d’être facilement transportable. Devant le tiroir, une idée lumineuse lui vint alors à l’esprit : Sortant sa corde, il ficela son épée bâtarde, sa cimeterre, ses deux épées longues, sa rapière, sa lame courbe ainsi que sa hachette ensemble, et avec la longueur restante. Empoignant son bouclier en bois exposé au mur, il sortit son paquetage et le fit doucement descendre grâce à la longueur de corde excédante. Une fois parvenu au bout de celle-ci, il y attacha la chaîne pour gagner quelques mètres supplémentaires. Entre le sol et ses armes, la distance c’était considérablement réduite mais il fut obligé de les laisser tomber d’une hauteur de plusieurs mètres, à son plus grand dam. S’était maintenant que la véritable tâche ardue commençait…
Il venait certes de sortir ses armes et de les déposer sur le toit quatre étages plus bas, mais il n’avait pas la possibilité de descendre en rappel avec son armure. Attachant ses deux poignards à sa ceinture, il s’empara des deux arbalètes, l’une légère et l’autre lourde, pour les faire pendre sur ses flancs. Elles restreindraient son champ de mouvements, mais des armes à distance étaient ce qu’il manquait le plus. Se rappelant soudainement que des armes pareilles nécessitaient des munitions, il ouvrit un second tiroir et rangea ses pointes de flèches dans sa sacoche. Le reste des flèches pourraient toujours être construite grâce aux nombreux meubles en bois de la cafétéria et à la hachette. Prenant finalement sa Naginata, il ouvrit une dernière armoire pour sortir un paquet de biscuit et en manger quelques uns. Les transporter n’aurait pas de sens puisqu’ils finiraient écraser, mais qu’au moins ils rassasient une personne…
 
Arme en mains, Noah commença alors la descente de la Tour, d’un pas aussi feutré que possible. Cette sorte de lance avait son aspect pratique,  puisque longue. S’il rencontrait quelqu’un, il pourrait toujours le faire reculer grâce à son arme, et cela valait mieux que rien. Après moult marches, Noah parvint enfin à l’étage où le toit était accessible. Entrant dans ce qui devait être une salle de classe, il se hâta d’ouvrir la fenêtre et de se laisser tomber sur le toit. Ramassant rapidement son paquetage, Noah se dépêcha de rejoindre le toit du réfectoire pour se glisser à l’intérieur. Soupirant, il se demanda un peu où était passé tout les Infectés, mais ne s’attarda pas trop sur la question et se dirigea vers le centre de la pièce pour y déposer son sac de voyage, ses armes ainsi que son armure, heaume, bouclier et gantelet comprit. D’autres en auraient davantage besoin que lui, et s’embarrasser de choses inutiles étaient proscrit.
 
Il ne prit donc avec lui que sa sacoche ainsi que son épée bâtarde avant de retourner auprès du groupe d’expédition. Tous était là et était désormais armé. Leur groupe payait déjà un peu mieux de mine, songea Noah. Expliquant le plan qu’il avait élaboré durant son petit voyage, il sépara donc le groupe en deux et se retrouva, pour un mal comme pour un bien, avec Jin le Magicien à moitié démuni, un Aristote en herbe qui tenait maladroitement son arme et avec une Mailyanne intrépide qui semblait avoir hâte de foncer dans le tas… Au grand dam de Noah.
 
Se fut d’ailleurs ce qui arriva : Elle fonça littéralement dans le tas. Les portes claquèrent contre le mur dans un bruit sourd qui ne manqua pas d’attirer l’attention des chers Infectés présents. Alors que celle-ci semblait plongée dans une posture digne d’être érigée en statue – chose qui risquait peut-être d’arriver si tout les quatre ils parvenaient à sauver Jakarta. C’était bien un truc d’aristocrate de faire des statues de tout – Noah analysa rapidement la situation. Un groupe d’ennemis fonçait droit vers eux, tandis qu’un autre semblait occuper à… Faire quelque chose. En voyant l’un d’eux être éjecté, le directeur compris qu’il s’agissait soit d’un groupe de survivants – Peu probable, mais possible – ou qu’ils se disputaient les restes d’un groupe d’ex-survivants – Plus probable, vu le nombre aggloméré autour de ce « quelque chose » - et se hâta d’expliquer que pour le moment, ils allaient surtout foncer dans le tas en assommant (Il précisa bien ce point) les ennemis et en essayant de sauver se qui était sauvable sur les corps des morts, ou  les gens vivants, selon.
 
Dévalant donc les escaliers finaux, la bataille commença. Frappant la plupart du temps avec le plat de sa lame, Noah se faufilait entre les Infectés comme dans une foule trop bondée. Et là, peu importe ce qu’en disait les autres, avoir une petite – mais pas si si petite que ça – taille le favorisait grandement. Esquivant un coup censé la frapper à la tempe, il en profita pour balancer une bonne droite qui défoule bien sur la mâchoire trop carré de son adversaire. Celui-ci tomba à la renverse, assommé sur le coup. Ils allaient aussi falloir trouver un moyen de les faire se tenir tranquille… Parce qu’il était bien beau de les assommer, mais ils ne le resteraient pas éternellement. Et pourtant, ils savaient que s’ils se résolvaient à tuer, cela créerait des problèmes à un moment ou un autre. Après tout, comme garder une coalition dans un groupe lorsque tel ou tel personne avait sauvagement tué les parents de tels élèves ou s’étaient laissés mourir ou infectés sous les coups d’un proche lui-même « malade » ? Joyeux Halloween…
De ce point, il allait falloir en parler le plus vite possible, car déjà les corps à moitié mutilé ou –totalement- assommé s’amoncelait sur le sol de la cours. Joyeux spectacle. Alors qu’il coupait les tendons des jambes d’un Infecté de sa lame pour restreindre ses mouvements de manières efficaces, ses yeux captèrent une gerbe de sang plus… Haute ? Face à lui, un jeune homme, et pas n’importe quel jeune homme, venait de taillader d’un geste ample la gorge d’une femme. Et M… Mince ! Tentant de s’approcher de Frey malgré l’agglomérat d’ennemis, Noah fut déconcentré par ce but qui fixait son attention sur un point unique, erreur de débutant qu’un Infecté ne manqua pas de noter, utilisant –Nouveauté inédite, apparemment, ces saletés étaient même capable d’évoluer en apprenant de leurs ennemis – une épée jusque là décorative qu’il planta dans l’épaule droite de Noah. Heureusement pour le Directeur, la rapière n’était qu’un objet de décoration porté par un noble bien portant – La bedaine quoi -, et ne lui « offrit » qu’une longue estafilade le long du dos, partant de l’épaule droite au bas de son dos.
Mordant sur sa chique, Noah faillit riposter en enfonçant avec joie son épée dans la panse bien visible de son adversaire, mais se retint à temps pour « juste » le priver d’une main. Il survivrait, cet imbécile… Sauf que la douleur ne sembla pas l’arrêter et il ne fut repousser que par l’aide fortuite du Mathématicien –Il fallait qu’il lui demande son nom à celui-là, le Mathématicien, s’était… Un peu formel – qui arriva par derrière et se servit de son épée comme d’une batte de baseball, d’un coup latéral direct et bien douloureux. Remerciant d’un sourire furtif l’aide de son coéquipier, Noah se maudit de son inadvertance.
Entretemps, la foule avait à nouveau fait perdre de vue le tueur en série des yeux du Directeur qui fut alors surpris par un acte étrange de la part des Infectés. Ils s’immobilisèrent, tout simplement, et ne bougèrent plus. Après un moment, tous commencèrent à partir vers un endroit inconnu… Étrange. Étrange, certes, mais répit bien accueillit par le groupe.  Jetant un coup d’œil à celui-ci, Noah fut ravi de voir qu’aucun n’était gravement blessé et que – En apparence – Tous les survivants qu’ils étaient venus secourir était bien des survivants, et non pas des cadavres. Soupirant de soulagement, il se décrispa légèrement et prêta oreille attentive à ce que disait la jeune demoiselle aux cheveux de feu.
 
Elle commença par se présenter sous le nom de Sally et par raconter comment elle et son compagnon était arrivé ici. Apparemment, eux deux se bagarraient depuis un bon bout de temps avant leurs venues. Celle-ci émit aussi l’idée et la proposition d’aller voir ce qu’il se passait sous leur pied, dans la Ville-Basse, disant que même seule, elle irait se faire une idée de la situation… pas le top comme idée de sa part, mais elle gardait son libre arbitre malgré tout. Sally raconta alors une anecdote des plus intéressantes comme quoi une vampire s’était vue mourir avec le sourire aux lèvres, signe qu’il y avait donc bien moyen, ou du moins, peut-être moyen, de trouver un « remède » à cette Invasion/Infection. Vinrent enfin les questions plus « techniques », avec la fameuse question du « comment cela se transmet-il ». Elle montra également une vilaine blessure au bras… Ca, c’était moche à voir. – La blessure, pas elle- De plus, sans Soigneurs, la blessure devrait se régénérer toute seule avec l’unique aide de quelques médicaments et pansements. Et alors que celle-ci venait de demander ce qu’ils allaient bien pouvoir faire et que Noah allait expliquer leur plan à eux – Voir ce qu’il se passait et si cela se passait partout, Sauver les gens et Chercher des vivres -, Frey intervint alors. Se fut d’un ton pessimiste que sa remarque fut dites puisque d’après les conclusions qu’il avait fait, dans la quasi’ totalité des cas la fin se résultait à la mort ou l’infection. Joyeux. Il manifesta également son égoïsme sans pareil en déclarant que s’ils décidaient de suivre les Enragés, comme il les appelait, il ne les suivrait pas puisque tout deux n’étaient pas en état de faire une filtration en discrétion. Il marqua également un point en disant que plus personne n’avait accès à un quelconque pouvoir, quel qu’il soit.
 
Une fois son cœur vidé de cette possible rancœur, il retourna prendre sa place dans le cercle qui s’était formé. Bon, apparemment, c’était au tour de Noah de prendre la parole… Inspirant un grand coup, comme pour se donner du courage, il commença à son tour un petit discours – Et un compte rendu de la situation par la même occasion - :
 
-Bon, alors, pour commencer, nous avons deux options qui s’offrent à nous, dans l’immédiat : Soit nous quittons la cour  et laissant la cette horde endormie et possiblement prête à nous réduire en charpie dès leur réveil, soit nous pouvons trouver un moyen de les neutraliser… Alors, à moins que quelqu’un n’aie une corde extra-longue… Non ? Personne ? Dommage Ironisa-t-il Une fois que cette décision sera prise, nous aurons un autre choix à prendre. Retourner auprès des autres survivants – Oui Dame Sally, Sieur Frey, nous ne sommes pas les seuls puisqu’une centaine de personnes se trouvent être actuellement dans le réfectoire de l’Académie – et rentrer presque bredouille, soit nous pouvons également continuer ce pourquoi nous sommes sortit, c’est-à-dire trouver de la nourriture qui ne manquera pas de manquer et des survivants, au maximum, soit encore Il s’arrêta un instant pour reprendre son souffle nous pouvons, comme le suggère Dame Sally, partir voir ce que devienne nos chers amis causeurs de tords.
 
Il laissa un instant planer un silence pour laisser à tous le temps de comprendre les conséquences de chacun des choix qui s’offraient à eux. Pour être certain que leur choix serait le bon, il décida d’expliquer un temps soit peu ce qu’il se passait au duo hétéroclite.
-Pour vous expliquez un minimum et le plus concisément que possible la situation, nous n’en savons pas plus sur le Quand ni le Où de la situation. Et s’il y a un Pourquoi, alors nous en sommes tout aussi ignares. Pour ce qui est du « Comment les Infectés – C’est le nom que nous leurs donnons – sont-il devenus des infectés », nous pouvons vous dire que seul son toucher les Humains, les Loups-Garous Sauvages et les Vampires. Pour le temps que met l’infection à se répandre, je suis désolé, mais je n’ai pas le moyen de vous dire de combien cela est. C’est pour cela que je vous mets en garde sur notre Mage ici. Il pointa Jin du doigt – Oui, c’était malpoli, et alors ?- Il est Humain, et donc PI, Potentiellement Infecté. Il est ici justement pour nous aider à nous rendre compte de combien est ce « temps ». Voilà donc, je pense, l’ensemble de nos données.
 
Cette fois encore, il leur laissa le temps de gérer cet afflux d’information. Noah quant à lui tenta encore une fois de trouver un moyen de gérer ces Infectés qui croulaient sous leurs pieds. Se fut en regardant un des corps endormis que l’idée le frappa. Mais oui, évidemment ! Cela prendrait du temps, mais dans un cours laps de temps, cela fonctionnerait. Il patienta encore quelques minutes, fébriles, avant de continuer.
 
-J’espère que vous avez eut le temps de penser à ce qui serait, selon vous, la meilleur décision. Car nous vivons en Démocratie, et celle-ci doit avant tout prôner, même dans un chaos tel que celui-ci. Nous nous plierons donc à l’avis majoritaire. Pour faire simple, que ceux qui veulent rentrer aillent à ma gauche, ceux qui veulent continuer dans l’optique de cette sortie – La recherche de vivres et de survivants – n’auront qu’à se mettre face à moi et ceux qui sont d’avis à partir derrière les Infectés se mettront donc à ma droite. Je préviens d’hors et déjà que je suis d’avis à continuer dans l’optique de note venue, mais seulement pour être mieux préparé en vue d’une seconde expédition. Toutes les cartes sont dans vos mains... Mais dans tout les cas, avant de partir, nous allons devoir ligoter nos chers amis étendus ici bas. Et cela grâce à leurs ceintures et aux lacets des corsets et des bottes qu’ils portent. Ceux qui en on le courage pourront par la même occasion chercher sur les corps des indices quelconques. Oh, et pour en finir avec cela… Son regard se durcit et se porta vers Frey Il est totalement interdit de tuer ne serait-ce qu’un seul Infecté, sauf en cas de réels besoins. D’ailleurs, je peux d’hors et déjà vous dire, Sieur Frey, que vous êtes en sécurité. Pour ce qui est de vous… Dame Sally, navré de cette question, mais de quelle race êtes-vous ?
 

Cette réponse avait aussi toute son importance puisque dans tout les cas, elle allait devoir les suivre. C’était habituellement une question que l’on évitait de poser, mais dans une telle situation, il lui semblait primordial d’avoir une réponse. Dans tout les cas et de toute manière il ne pourrait pas non plus l’abandonner la… Soupirant d’angoisse et pour tenter de chasser un peu de tension, Noah se laissa tomber sur le sol dur, ce qui ne manqua pas de réveiller la douleur dans son dos, ce qui le fit serrer les dents… Parfait, vraiment, parfait…
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Noah Amshford
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MessageSujet: Re: [Rp Spécial Halloween] Oh Bon Sang [Pv: Jin Aiyoma ; Mailyanne Folks ; Sally Funesti Lamina ; Frey Jenkins] Dim 16 Aoû - 23:10

Afin de ne pas gêner d'avantage le Rp, le tour de Jin a été placé (Uniquement pour ce tour-ci) en dernière position. Le prochain sera donc, ou plutôt la prochaine, Mailyanne, suivie de Sally et de Frey.
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MessageSujet: Re: [Rp Spécial Halloween] Oh Bon Sang [Pv: Jin Aiyoma ; Mailyanne Folks ; Sally Funesti Lamina ; Frey Jenkins] Jeu 29 Oct - 15:38

Ah... La collaboration et les travaux d'équipes! Ce n'était pas sa force, mais ... (elle se forcerait pour sauver sa vie). Et sans vraiment y penser (étant plutôt une femme d'instinct et d'action), Mailyanne se mit dos à la femme à la chevelure de feu. Elle avait beau se sentir en pleine forme et avoir l'intrépide envie d'égorger tous ses énergumènes qui couraient, bavaient, mordaient et agressaient tout le monde (y compris ceux qui auraient dû être du même clan qu'eux (d'ailleurs, c'était (presque) comique de voir cela ou si ce n'était décevant aux yeux de l'amérindienne))), elle devait surtout faire en sorte que la superficie commune entre elle et les malades soit la plus petite possible. Elle ne pouvait pas s'occuper de tous ceux qui se présenteraient si elle devait faire le tour de garde des 360 degrés autour d'elle à toutes les secondes (si ce n'était pas nanosecondes avec tous ses vampires et (malheureusement) ses congénères, les lycans qui s'étaient rameutés devant l'entrée de l'Académie).

Et pendant que chacune servait de bouclier arrière à l'autre, la femme rousse la remerciait. Elle se demandait (réellement) ce que ce simple mot pouvait apporter de si genticisme au gens. Elle n'osait vraiment commenter tout cela à haute voix, se disant qu'elle ne voulait pas avoir la rousse à dos (dans les deux sens du terme). Après tout, même si elle était rapide, en ce moment, elle était plus lente qu'habituellement. Une partie de son côté de lycane restait terré (comme si même la bête l'avait senti) ce qui était dans le moment un de ses (de leurs) meilleurs atouts. Elle avait l'impression que toute son animosité s'accrochait dans ses tripes afin de ne pas voir la lumière du jour. Elle ne se sentait pas la contrôler (pour une fois). L'animal lui-même semblait avoir décidé de ne pas tenter de sortir. Mais bon, (elle se disait que) ce n'était que le calme avant la tempête. Qu'un moment de répit avant de devoir (par elle-même) se contrôler alors que la journée d'Halloween se transformait (de plus en plus) en bain de sang.

Pendant qu'elle donnait des coups superficielles, (mais bien placés) elle (ne le vit pas, mais) sentit l'odeur caractéristique du sang courir à ses pieds (ou plutôt jusqu'à ses narines). Il n'y avait rien là, non le problème n'était pas là! Le problème c'était que pendant qu'ELLE essayait de ne pas faire ce que son instinct premier lui aurait dit (soit de buter tout le monde ou de partir loin sans jamais avoir à craindre les enragés) quelqu'un d'autre s'amusait à mettre terme à la vie des gens qu'elle avait 'sauvés' ce qui n'était pas du tout dans ses habitudes et encore moins dans les compétences qu’elle se serait (un jour) attribuée. Alors oui, elle voulait que ses efforts soient reconnus! Une partielle de sa rage passa dans les quelques personnes qu'elle blessa plus que nécessaire (mais elle RÉUSSIT tout de même À NE PAS les TUER). Aujourd’hui était un jour sans meurtre, étonnamment (quoique ce n’était que le début de l’après-midi et que le début du commencement)…

Alors qu’elle pensait à l’invasion, tout s’arrêta net. (Trop net!) La bataille était trop facile (et malheureusement) loin d’être vaincue. Tous et chacun des lycans (sauvages) se mirent le nez dans les airs et une douce mélodie vient faire vibrer sa cage thoracique. C’était plus fort qu’elle, ça lui en donnait la chair de poule. C’était à n’y rien comprendre… Il n’y avait aucune lune, mais les lycans avaient senti le besoin d’hurler tout de même. C’était surement étrange pour ses alliés, alors que pour elle, c’était tout simplement (irrésistiblement) prenant et (atrocement) tentant. Elle était plutôt du genre endurante, mais elle n’était pas faite de pierre! Elle était faite de sang boulant qui semblait tournoyer sur place, comme hypnotisé, entraîné dans ce chant festif. Elle secoua la tête avant de se boucher les oreilles et de fermer un œil. Elle put (ainsi) constater qu’ils se dirigèrent tous au même endroit sans plus porter attention à leur groupe (qui faisait pitié (il allait s’en dire)). En d’autres cas, elle leur aurait surement déjà couru après, mais en ce moment, mieux valait qu’elle reste ici avec ses (seuls) autres alliés (potentiels), car qui savait si elle ne les suivrait pas aussi vers la (maudite) transformation.

Dès qu’ils partirent, son bouclier (humain) s’écrasa au sol, lâchant ses armes avant de prendre la parole. Habituellement, Mailyanne détestait souvent les discours interminables (et le dit locuteur), mais en ce moment, elle louangeait chacun des mots, se concentrant avec plus de ferveur à s’accrocher à la (dite) réalité qui semblait (plutôt) danser devant ses yeux. Elle put cependant mettre un nom sur la flamme devant elle. Sally. C’est là que les faits commencèrent à sortir et à rebondir de toutes parts dans sa tête. Elle essayait d’y porter attention, mais bon, elle n’avait clairement pas la tête à ce genre de conventionalité. Elle ne mémorisait que le plus important en se tenant debout et en appuyant son front contre le bâton de sa lance. Yeux fermés, elle avait les deux bras croisés en haut de sa tête, mains prises sur son arme. Tentant de faire chuter cette angoisse qu’elle ne reconnaissait qu’à moitié. Elle ferma les yeux et entrevit une arène (C’était exactement cela qui l’attendait (une bataille sanguinaire (comme avant)))…

Pendant plusieurs (longues) minutes où la Flammèche semblait tenir un discours qui se tenait, Mailyanne gardait les yeux fermés, les bras devant sa vue cachant le décor démoralisateur qu’elle se forçait toute fois à regarder sans pourtant réussir à avoir le focus. Elle regardait le néant ou le sol en pavé (c’était pas mal cela qu’elle pouvait se permettre en écoutant ce discours assez cohérent et typique). Si elle aurait été dans un état plus guerrier, elle aurait déjà cogné son bâton au sol et aurait avancé le pied pour dire qu’il fallait voir à la ville basse, mais bon… Elle ne se précipitait pas, car après tout, elle s’attendait irrémédiablement à un (autre) monologue de Noah et peut-être de cet être glacé qui ne semblait pas porter très grand respect envers toute forme de vie. Et rapidement, on entra dans le côté sentimentale du discours de la rousse (qui avait de la compassion pour une… vampire). Elle eut un petit sourire mauvais, se demandant bien ce que cette femme avait comme connaissance sur ces ''vampires''.

Et alors qu’elle décida de rouvrir les yeux, et de voir ce que la rousse voulait leur montrer, la mâchoire de Mailyanne se crispa. Le problème qui semblait crier sous ses yeux sembla facilement échapper à monsieur le glacier (chauffé à bloc) qui commença son discours (de pessimiste de la vie) devançant le directeur. Elle ne savait pourquoi, mais son discours l’enrageait du plus au point (surement le mot bête, cet air arrogant et ce mépris envers les femmes étaient de très bons éléments de départ, mais bon)… Un peu plus et elle aurait montré les crocs ou lui aurait volontiers donné un coup assez fort pour qu’il soit hors service pour un temps (indéterminé).

Elle se sentait elle aussi piéger dans cette situation, c’était vrai, mais pas seulement par ce discours. Alors qu’elle retournait son regard, il tombait sur le bras blessé de Sally. Cette peau satinée, ses veines qui palpitaient légèrement près de l’articulation… Elle se sentait affolée, elle avait l’impression que sa tête bougeait à une vitesse incroyable, et pourtant, ce n’était que sa vue qui semblait se saccader, laissant des images de la chair de Sally, de l’arrogance de Frey, le visage de Noah et ce sentiment d’avance rapide et de ralenti en même temps. Elle aurait presque détalé (comme un lapin) si elle n’avait pas eu à cacher son rire après avoir entendu le passage étrange à propos de licornes, de fées et d’elle ne savait plus trop.

Elle aurait bien (elle-même) mentionné (à cet humain couvert de glace) qu’en fait oui, il y avait tout cela dans ce monde, sauf peut-être le dernier élément, mais c’était néanmoins (encore) à vérifier. Sans dire que le problème finirait surement par effectivement avoir un rapport avec un méchant et des coffres et des remèdes, mais bon, elle garderait un peu de répartie pour plus tard. Croyant qu’il avait fini, elle failli presque soupirer de désespoir au lieu de quoi l’homme de glace décida de s’en prendre (personnellement) à Noah (comme quoi elle n’avait pas (l’unique) propriété de pouvoir blasphémer contre le directeur (ce qui la dérangea presque (seulement presque))).

Vu l’hystérie de la situation, il était normal que ce soit Noah (le rationnel, le faux-héros, le combattant ‘d’expérience’) qui prenne la parole. Bien non, ça ne pouvait pas se régler en coup de claque et en cri (de lycane en furie (s’y connaissant (trop bien) dans les situations désespérées))! Elle se tournait (et retournait) la langue une bonne centaine de fois devant le côté pacificateur et c’est-pas-comme-cela-qu’il-faut-faire-les-enfants ou le fameux je-vous-laisse-des-options-qui-n’en-sont-pas-réellement et c’est-moi-le-chef-pigé? Non, en fait, c’était Mailyanne qui interprétait cela ainsi, mettant bien des mots et des (faux) sous-entendus dans la bouche de (ce respectable) Noah.

Comme si l’imagination (si on pouvait vraiment y donner ce nom) de Mailyanne n’était pas déjà assez fleurissante avec des interprétations de toutes sortes, Noah se mit à l’humour (ou si ce n’était simplement pas son imbécilité naturelle?, pensa-t-elle). Ça ne dura que le temps de deux trois sarcasmes, avant que le discours redevienne aussi méthodique et selon Mailyanne loin de réussir à prendre des décisions éclairées. Elle écoutait à peine d’une oreille, les deux yeux concentrés sur toute la pagaille, les corps, … La blessure. Oui, la blessure de Sally qui semblait presque avoir son propre battement maintenant. Elle se mordit la lèvre, peu encline de réellement détourné la tête, Sally étant directement face à elle.

Pendant ce temps, Noah continuait de parler et parler, alors que Mailyanne était en pleine (auto) persuasion mentale. Elle ne devait pas s’affoler, elle devait se calmer bon sang! Ça devait au moins faire vingt fois qu’elle devait se maîtriser à ne pas tourner de l’œil, se croquer (accidentellement) la lèvre ou se lécher les lèvres et toujours rien! Quand est-ce que quelqu’un de moins affecté qu’elle pourrait s’occuper de la blessure de Sally?! Personne?! Mais c’était quoi l’idée?! Lorsque la question de Jin arriva, soit l’utilité de celui-ci comme un (vulgaire) compte à rebours, elle rentra ses ongles dans le bois encore neuf de sa lance (désolée pour celle-ci (mais diable que c’était nécessaire)). Elle failli hurler que le Mage (ici présent) ne servirait à pas grand-chose si c’était elle la première qui allait s’enrager…

Une respiration relâchée, maîtrisée. Fermer les yeux, pas de contact visuel brusque. Pas d’affolement (ne surtout pas le montrer)… Si l’urgence se faisait sentir, elle n’aurait qu’à partir. Pour l’instant, elle ne fit que penser à enrober la pointe de sa lance avec sa paume, ça lui changerait les idées, pas vrai? De l’argent, une brûlure, donc plus de problème de rage… (C’était quasi-logique!) Au lieu de quoi Noah la sorti légèrement de sa chasse (mentale) avec sa vision de démocratie (idéaliste) malgré le chaos (bien réel). Ce qu’elle avait envie de rire, au lieu de quoi elle devait soit aller à la gauche de Noah pour rentrer, en face de lui pour continuer la quête de vivre et d’autres survivants, soit aller à droite, tout juste près de cette … flamme rouge (ou plutôt apéritif sur pattes que représentait maintenant la pirate aux yeux de la bête).

Elle ne put éviter le problème de devoir se mettre à côté de cette chair invitante plus longtemps puisqu’il fallait savoir au plus vite si la blessure la transformerait ou non (et malheureusement, elle était la seule lycane, donc la seule à pouvoir prouver en un clin d’œil si la Flammèche allait devenir une prochaine énervée). Et puis, qui sait si la femme ne pouvait pas mentir sur sa race (comme plusieurs le ferait dans cette situation)? Elle prit donc la parole en allant se poster devant la rousse.

- Personne qui s’inquiète plus qu’y faut sur sa blessure?!, dit-elle sidérée. J’imagine que j'suis la seule qui peut réussir à savoir si elle va devenir comme ces montres qui bavent partout? Ou si elle risque de se transformer à toutes les pleines lunes? Allez, y’a pas de quoi devenir fou!, dit-elle avec un faux enthousiasme. Prête?, ajouta-t-elle à la concernée qui devait réellement se demander ce qui arrivait alors qu’elle lui tenait maintenant le poignet.

Elle la consulta du regard de façon sérieuse avant de fermer les yeux et de respirer en espérant que ça serait régler au plus vite. Car bien que ce qui allait suivre n’allait pas être agréable pour la rousse, elle, elle allait claquer bientôt si elle s’éternisait. Elle sentit son cœur battre au milieu de sa gorge comme quoi la nervosité avait réussi à déjouer son (habituel) et inébranlable détermination (si ce n’était sa folie). Elle aurait voulu s’éviter cette vision en gros plan, mais trop tard (maintenant elle devait prouver qu’elle irait jusqu’au bout sans s’éclipser). En voyant les trois griffures, elle plaça trois doigts juste au-dessus de chacune d’entre elles et détourna le regard, en frémissant des paupières. Elle entendit (mais surtout sentit) ses doigts entrer dans le liquide ferreux et épais.

La partie facile accomplie, elle retira ses doigts de la blessure en affirmant qu’elle ne se changerait pas en louve à toutes les pleines lunes (vu qu’elle n’avait pas de cicatrice (ce qu’elle garda sous silence, car et bien, c’était toujours impressionnant de dire des faits sans preuves devant des personnes surement ignorantes sur le sujet)). Maintenant il restait la partie difficile (du moins, juste pour elle), elle devait renifler le sang, pour trouver l’odeur d’une race familière.  Elle mit les trois doigts près de son nez et se rendit compte qu’elle tenait toujours le poignet de la rousse (même qu’elle avait serré un peu sa prise), elle la regarda, alors qu’elle sentit sa vision bien plus rapproché que supposé sur les yeux de la rousse, y cherchant la peur. Elle sentit ses lèvres gercés s’étirer avant de se ressaisir (elle ne sut réellement comment (surement en sentant tous ses regards la foudroyer)). Elle lâcha précipitamment le poignet de la rousse avant de dire :

- Flammèche est pas une humaine, pas une lycane et encore moins une vampire, elle devrait être sauve, dit-elle sans une once de joie en sortant précipitamment du cercle ovale qu’ils formaient.  

Elle ne regarda personne dans les yeux avant d’attaquer la tâche de ligoter tous les infectés se trouvant ici (soit une bonne quantité). Ligoter les infectés! Ça serait facile! Elle était aux anges (du moins durant une courte durée). Elle pensait que ça ne lui causerait pas plus de problèmes, mais elle s’était trompée. Elle sentait des sueurs froides parcourir son dos, des douleurs qui rongeaient ses os, qui la faisait se courber (bien plus que nécessaire) près des infectés. Ses mains tremblaient alors que sa vision semblait lui coûter de fatigables efforts, les gouttes de sueurs taquinant la limite de ses sourcils, et la commissure de ses yeux délavés. Elle devait se concentrer à ne pas faire en sorte que ses doigts fins n’appuient sur la moindre parcelle de peau des corps (qui se gonflaient sous l’effet d’une respiration encore existante). Elle découvrait des morsures, des plaies béantes (une ultime tentation)! Et alors qu’elle décida d’essuyer ses doigts (encore souillés de sang d’elle-ne-savait-quelle-race) sur le veston d’un des infectés, elle reprit la parole.

- Et toi, Bloc de Glace, tu voulais attendre combien de temps avant de dire que toi aussi t’es blessé? Ça sent jusqu’ici. Moi je propose qu’on rebrousse chemin pour se soigner et pour mieux se …

Elle se fit interrompre par l’infecté qui avait dû se réveillé après qu’elle se soit essuyé impunément les mains (en tirant) sur son veston, elle lui mit un bon coup de pied sur la tempe (encore accroupie sur sa robe qui formait presqu'un coussin confortable) ce qui le fit se rendormir aussitôt.

- Allez, y faut rentrer, maintenant! Pour les viv'es et les autres survivants, on peut plus faire grand-chose. Ils peuvent vive sans manger pendant trois jours et même plus s’ils veulent vraiment survivre. Même à ça, si on trouve leur trouve le nécessaire, y vont trouver le moyen d'en faire manquer tôt ou tard, vaut mieux qu’y commencent tout de suite à croire au pire des scénarios. On reprendra l’expédition là où on l’a laissé une fois qu’on sera corrects. Si on décide de continuer comme une bande d’éclopés, on risque de pas pouvoir faire une deuxième expédition si vous voyez ce que je veux dire. Elle passa son pouce sous sa gorge en sortant la langue, sans aucun signe d'amusement sur son visage. Après, on décidera si vraiment on ramasse de la nourriture et des survivants ou si on essaye pas plus de crever l’abcès avant que ça s’éternise c' t'affaire-là.

Elle consultait tout le monde du regard avant de voir s’il restait beaucoup de corps morts (si du moins ils auraient pu être morts pour de vrai… Ça aurait peut-être calmer son appétit). Puisqu’il en restait à peine (du moins, à peine pour que cinq personnes puissent s’en charger sans elle pendant (encore) une bonne quinzaine de minutes (au minimum)), elle prit la route vers l’Académie. Tranquillement, elle marchait un pied devant l’autre (ou du moins (où elle pouvait réellement mettre le pied sans piller sur un doigt, une main, un pied, une jambe, un bras ou sur la poitrine d’un des enragés assoupis pour le moment (en plus de tenir le bas de robe qui était bien trop volumineuse et pleines de frous frous pour une opération aussi délicate (dans un moment SI urgent de partir)))). Arrivé tout près, on lui agrippa la cheville (sans pourtant qu’elle ne crie ou ne bronche). À la place, cela la mit dans une colère (inexplicable). De ses deux mains, elle prit le collet de la chemise beige jaunâtre (qui se doutait elle était blanche avant les envies d’enragés du jeune homme). Elle le propulsa droit sur une des colonnes de l’entrée, entendant ses os craquer sous le choc alors que les siens lui auraient arraché un cri si elle ne c’était pas précipiter à l’intérieur de l’Académie, si proche de la (délivrante) transformation. Elle était prise d’une folie qui allait se calmer dès qu’elle ne serait plus entouré de chair blessés et saignantes et qu’elle sentirait un tant soit peu une partie humaine de son cerveau la sermonner.
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Sally Funesti Lamina
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MessageSujet: Re: [Rp Spécial Halloween] Oh Bon Sang [Pv: Jin Aiyoma ; Mailyanne Folks ; Sally Funesti Lamina ; Frey Jenkins] Mar 29 Déc - 6:05


Super. Très réussi la fête de l’horreur en tout cas...


La pirate était penchée sur son bras, nettoyant les dernières saletés de sa blessure lorsque son compagnon improvisé prit la parole après elle. Il ne voulait sûrement pas laisser la chance au silence rempli de réflexion sombre s’installer, mais dès qu’il eut ouvert la bouche, la jeune femme dut se rendre à l’évidence que son compagnon n’était pas quelqu’un de très optimiste... Sally leva le regard vers lui en posant le morceau de tissu sur son bras encore saignant. La première chose qui était sortie de la bouche du jeune homme fit froncer d’incompréhension les sourcils de la pirate. C’était quoi cette façon hautaine et sarcastique de lui répondre ? Il n’avait pas beaucoup parlé durant leur fuite, se contentant de dire seulement le nécessaire et même encore. Mais là, il se défoulait dans ce discours défaitiste qu’il leur récitait ou quoi ? Oh... C’est bon, on se calme. D’accord, ce n’était peut-être pas l’idée du siècle de se mettre à la poursuite des infectés comme ça et dans leur état, mais ce n’était pas une raison pour parler comme s’ils avaient tous perdu la tête. Il n’y avait qu’elle qui avait lancé une idée pour le moment. Alors devait-elle le prendre comme une attaque personnelle ? Il était effronté. Quel emmerdeur.  Ce n’était pas lui qui avait traversé les quatre mers en bravant tous les dangers en tout cas. Elle l’imaginait très bien courir se cacher au moindre problème.

Haaa ! Mais c’est qu’il en devenait lourd avec son discours de désillusions sur le monde. Il fallait qu’elle l’admette. Malheureusement pour eux, elle avait entraîné un pauvre inhumain sans cœur et sans respect avec elle. Elle devrait s’excuser à tout le monde pour leur avoir fait endurer un tel calvaire. Elle aurait dû le laisser à sa place, bien tranquille, plutôt que de l’entraîner de force. De cette façon, il ne l’aurait sûrement pas suivi, asocial comme il semblait être. Il se serait caché comme il le souhaitait et eux, ils n’auraient pas à se coltiner une charmante personne égoïste et poule mouillée par-dessus le marché. Bon, ce qu’il disait avait peut-être un peu de sens, mais avec son air de pessimiste, elle n’avait pas du tout envie de l’écouter. Et puis, elle serait bien la dernière à fuir les événements. Pas question qu’elle laisse les choses comme ça. Elle n’était pas lâche au point d’abandonner toutes ces pauvres victimes du sort. Il pouvait toujours bien aller se cacher dans un trou. Ce n’était pas Sally qui l’en empêcherait. S’il voulait se sauver la queue entre les pattes qu’il le fasse. De toute façon, ils n’avaient pas besoin d’un boulet qui ne voulait pas suivre. Et puis, il avait un problème avec les femmes ?! Il ne considérait pas encore les capacités de survie de Sally comme égale à celle d’un homme après qu’ils aient tous les deux bravé les dangers de la ville infestée ? Il avait un sérieux problème le bonhomme, là. Sally commençait à regretter son choix de partenaire d’infortune. Infortune, c’était le cas de le dire, car autant la situation que le compagnon l’étaient.

M’enfin. Bon, assez pesté sur celui-là, il valait mieux se concentrer sur ce que disait l’homme qui s’appelait supposément Noah. Ce dernier pourrait peut-être lui apporter les réponses qu’elle attendait. Oh, eh bien oui. Sally avait complètement oublié toutes ces personnes assommées qui traînaient dans la cour. Il faudrait faire quelque chose avec eux du coup... Sally promena son regard sur la place pour calculer l’ampleur du désastre. Il y avait des morts et des non-conscients. Mélangés et presque méconnaissables. Noah enchaîna ensuite pour leur faire savoir qu’il y avait d’autres survivants à l’intérieur de l’académie. Eh bien ! Ça, c’était une bonne nouvelle. Mais lorsqu’on savait que ça n’affectait que les humains, vampires et lycanthrope, c’était assez normal qu’il y ait plusieurs survivants. Dans ce cas, elle avait bien fait de se rendre à l’académie avec... Euh. Hein ? Un instant. Sieur... Frey ? Attendez une minute. Il ne s’appelait pas Watson ? Oh ! Le menteur ! Elle avait beau le comprendre un tout petit peu, ça lui faisait un choc. Non, mais. Elle avait l’air sympathique pourtant, non ? C’était dommage de se sentir si peu estimer... Hmm... En fait, peut-être pouvait-elle voir ça autrement. Il la considérait comme une potentielle menace puisqu’il avait préféré lui cacher son vrai nom. Hé hé...! Le trouillard qu’il était dans le fond ! Il se donnait des airs de dur, mais il n’avait pas vraiment confiance en la vie, n’est-ce pas ? Sally se demandait si elle devait avoir pitié ou le trouver marrant. Ok, c’était un peu méchant comme réflexion. Mais elle ne comprenait pas les gens asocial et peureux comme ça. C’était complètement le contraire de ce qu’elle était. Et puis, ce fut le premier à être désagréable alors... Sally mettrait ça sur son dos à ce cher trouillard de Watson alias Frey-le-menteur. D’accord, ça suffit de le fixer comme ça. Si elle continuait ses réflexions en le regardant ainsi, il allait commencer à croire qu’elle s’intéressait à lui. Brrr. Elle sentit un frisson à cette pensée. Reporter son attention sur Noah semblait la meilleure solution même si elle avait affreusement envie de tirer la langue à ce menteur.

Concentration, concentration. Comment le virus se transmettait. Alors, ils n’en savaient pas vraiment plus qu’elle et l’autre trouillard malheureusement. Mais si les humains étaient affectés, elle était donc potentiellement infectée, étant humaine. Quelle merde. Son regard océan se posa sur sa blessure qui la faisait toujours souffrir et l’inquiétude créa une boule au fond de son estomac. Elle écouta le reste distraitement en réfléchissant à sa condition. Elle ne se sentait pas malade ni prête à sauter sur tout ce qui bougeait. Elle ne voulait pas plus se battre que normalement. C’était bon signe pour l’instant. Elle ne semblait pas perdre la boule. Comme ça semblait être le cas de l’autre femme qui venait de se placer devant elle en mentionnant la blessure de la pirate qui saignait toujours. Si ça continuait, Sally allait mourir au bout de son sang il fallait croire. M’enfin, là n’était pas l’important pour l’instant.

La femme lui faisant face la regardait avec un drôle d’air. Allait-elle bien ? Probablement pas. Sa respiration rapide, ses pupilles dilatées et les secousses presque invisibles assaillant ses épaules ne disaient rien de bon à la pirate. Par contre, Sally ne put s’y attarder plus longtemps, car la femme reprenait la parole en se donnant comme rôle de découvrir la race de Sally. Ce qui ne serait pas bien difficile à découvrir. Tout de même, elle se demandait comment celle-ci allait s’y prendre et surtout pourquoi était-elle la seule à pouvoir le deviner ? En plus, l’hypothèse qu’elle puisse devenir loup-garou n’avait pas du tout traversé l’esprit de la pirate. Oups. M’enfin, il n’y avait rien de sûr encore ! Puisque la femme semblait savoir ce qu’elle faisait, Sally se dit qu’elle pouvait bien la laisser faire. Après tout, les certitudes seraient alors fondées. C’était mieux ainsi. Sally hocha la tête d’un air sérieux pour répondre à la question tout en regardant la femme dans les yeux. Cette dernière lui avait pris le poignet et fermait les yeux tout en reprenant sa respiration. Ce qu’elle allait faire n’avait pas l’air facile pour elle. Ce n’était pas rassurant et Sally déglutit en espérant que tout se passe bien. La pirate fixa les doigts qui se tenaient au-dessus de sa blessure avec incertitude. Elle était magicienne, c’est ça ? Eh bien non. Malheureusement. Sally serra les dents et voulut retirer son bras en sentant l’éclair de douleur remonter jusqu’à son épaule, mais elle n’en fit rien. Il le fallait bien pour savoir si elle allait rejoindre les nombreux inconscients par terre ou si elle allait pouvoir continuer cette quête improvisée. Alors que la femme retirait ses doigts du liquide rouge, Sally voulut ramener son bras vers elle, mais la femme lui tenait encore le poignet bien fermement. Elle ne se contenta donc que de jurer contre la douleur qui faisait pression sur son bras meurtri. Bon, deuxième bonne nouvelle annoncée depuis la matinée, Sally ne deviendrait pas une bête à chaque pleine lune. C’était déjà ça de bien, non ?

Ensuite, la femme porta ses doigts à son nez pour... sentir ? Seulement sentir. Sérieusement ? Elle n’aurait pas pu le faire sur le bras de Sally plutôt que d’enfoncer ses doigts dans la blessure douloureuse ? Il semblait que non. Avec un regard à moitié exaspéré, Sally attendait que la dame veuille bien lâcher son poignet. Ce qui finalement arriva, et il n’était pas trop tôt. Celle-ci commençait vraiment à la regarder de manière étrange. Mais la femme semblait se rendre compte de son comportement puisqu’elle s’éloigna après avoir dit que Sally n’était pas lycane, vampire ou humaine. Hum... Comment ça pas humaine ? Elle était une personne des plus humaines pourtant ! Non ? Elle n’avait même pas de pouvoir magique ni de caractéristiques hors du commun aux dernières nouvelles. Qu’est-ce qu’elle racontait de bizarre celle-là ! Mais elle n’avait pas le temps de réfuter, car déjà la femme s’affairait à attacher tous les infectés ensemble. Elle se leva donc pour la rejoindre, mais se rendit vite compte que même si elle ouvrait la bouche, la femme devant elle ne l’écouterait pas. Celle-ci n’était vraiment pas dans son état normal. Il semblait que les tremblements de son corps se faisaient plus visibles et violents par moment. Sally fronça les sourcils. Elle voulut s’approcher, mais déjà la femme reprenait la parole et se dirigeait vers l’académie. Lorsque cette dernière envoya un pauvre homme sur une colonne, Sally en eut la certitude. Cette femme était en train de perdre le boule. Elle jeta un coup à Noah qui semblait être le chef d’expédition du groupe qu’elle et le Trouillard-Menteur avaient rejoint involontairement.

Puis, elle regarda son bras. Ils avaient bien raison à propos de se soigner. Elle n’irait pas bien loin comme ça. Bon. Une chose à la fois. D’abord, attacher toutes ces dangereuses personnes inconscientes comme proposé par Noah. Après, soigner son bras blessé et manger un morceau. Parce que son ventre commençait à se faire entendre. Il n’appréciait pas les courses folles avec pour seul soutien une pomme rapidement mangée. Elle enroula son bras dans un linge rapidement attaché pour empêcher le saignement et elle jeta un coup d’œil aux autres.

- Elle a raison. On devrait s’occuper de nous pour commencer. Nous verrons le reste après. Et je suis du même avis de continuer à chercher la cause de tout ça. Après tout, plus nous attendons et plus ça peut s’empirer. Nous ne savons ni pourquoi ni comment alors avant de considérer ça comme la fin du monde (elle lança un regard à Frey) il faudrait un peu comprendre ce qui se passe. Alors, continuons ce qu’a commencé euh... notre mariée cadavérique.

Sally se mit donc au travail. La plupart des gens qui avaient été laissés étaient blessés physiquement et la pirate se doutait que c’était pour cette raison qu’ils avaient été mis de côté par la femme. M’enfin. Elle encouragea les autres à la rejoindre, en les poussant un peu si nécessaire. Il fallait juste s’assurer que les infectés étaient assez coincés pour ne pas pouvoir se relever et se détacher. Mais ils ne pensaient pas vraiment alors ça risquerait de leur prendre un moment à se détacher. S’ils n’utilisaient pas leurs forces surhumaines... Allons, ça allait bien se passer. Une fois que Sally considéra sa part fait, elle se recula en soufflant et essuya ses mains sur un linge qui traînait. C’était probablement un vêtement perdu durant la bataille, mais on s’en fichait pas mal de toute façon. Elle se tourna ensuite vers les autres.

- Je rentre soigner ça. Pourquoi ne pas se rejoindre à l’intérieur comme elle l’a proposé ? Nous pourrons ensuite continuer à parler. Ça semble plus sûr... (elle jeta un coup vers l’endroit où l’autre femme avait disparu à la course et continua:)... plus sûr pour tout le monde. Oh. Mais si possible, faisons ça bref. Ce n’est pas à force de débattre qu’on avancera. (Elle ajouta en marmonnant pour elle-même:) Et puis, c’est chiant les bla-bla infinis...

Sally n’attendit pas de réponses en tant que telles. Elle se dirigea vers la porte de l’académie qui avait vu disparaitre une de leurs alliées. Elle passa les portes assez rapidement et chercha des yeux la femme, mais elle ne voulait pas non plus la troubler davantage qu’elle ne l’était déjà. Sally voulait simplement s’assurer qu’elle allait bien. Aussi bien qu’elle pouvait aller dans son état. La pirate ne s’approcherait pas cependant pas avec son bras blessé. Elle avait bien vu que le sang était une dernière chose que la femme voulait voir en ce moment. Ne la voyant pas au premier abord, Sally abandonna la recherche futile pour l’instant. Fouillant un peu partout, elle finit par dégoter une trousse de premiers soins. Parfait. Maintenant, s’occuper de son bras. Elle essuya le sang avec un linge humide qui servait à ça, désinfecta de son mieux la plaie qui faisait pitié et sortit un bandage de la trousse. Elle aurait aimé trouver un médecin ou infirmier pour la soigner, mais malheureusement, ce n’était pas possible. Il lui fallait donc se débrouiller. Elle se lança donc de nouveau dans une tentative d’attacher un bandage autour de son bras de façon convenable. En même temps, elle se tournait vers la porte qui s’ouvrait. Les autres les rejoignaient enfin ?

- Soignez-vous, mangez un morceau si nécessaire et ensuite, on se lance. Peu importe comment, mais il faut agir. Vous le savez. Bien sûr, ceux qui préfèrent peuvent aller se cacher en attendant (Cette fois, elle ne lança aucun regard, mais tout le monde savait qui était visé n’est-ce pas ?) Et puis, on peut toujours discuter de la meilleure chose à faire tout en reprenant des forces. Mais dès que tout le monde est prêt, s’il vous plait, courons à notre perte.

Un petit sourire éclaira le visage de la pirate. D’accord, ce n’était pas du tout le temps de faire des blagues de mauvais goût, mais ça avait été trop tentant. Tout le monde était si sur les nerfs, incertains ou mécontents qu’elle n’avait pas pu résister à détendre l’atmosphère. Même si ça ne marchait pas à tous les coups. Elle voulait qu’ils prennent conscience du merdier dans lequel il était oui, mais aussi que ce n’était pas nécessairement une cause désespérée. Il restait des tonnes de races qui pouvaient encore les aider après tout et même si la majorité était humaine, vampires ou lycanes, elle trouvait que leur petit groupe était pas mal bien constitué pour faire face à cette merde. Elle se serait peut-être passée de M. Trouillard, mais bon. Alors, il fallait avancer. Dans son sourire, elle leur montrait cette certaine confiance qu’elle leur octroyait malgré qu’elle ne les connaisse pas. Ils savaient se défendre et ils voulaient survivre. S’entraider était la meilleure solution, tout le monde le savait. Et ils n’étaient pas désorganisés comme leurs ennemis, qui n’étaient d’ailleurs pas un groupe. Donc, un peu de confiance et de folie et c’est partie !
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MessageSujet: Re: [Rp Spécial Halloween] Oh Bon Sang [Pv: Jin Aiyoma ; Mailyanne Folks ; Sally Funesti Lamina ; Frey Jenkins]

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[Rp Spécial Halloween] Oh Bon Sang [Pv: Jin Aiyoma ; Mailyanne Folks ; Sally Funesti Lamina ; Frey Jenkins]

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