Shouro Jidai

L'époque des clochers
 
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I live for the applause. [PV Frey]

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Charlène Hudson
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MessageSujet: I live for the applause. [PV Frey] Sam 14 Sep - 1:56

Tout sourire, elle traversait les villages qui la séparaient de moins en moins de Jakarta où se trouvait l’Institut, celle qu’elle voulait intégrer. Seulement, peut-être qu’elle espérait trop vite ou qu’elle s’impatientait trop rapidement, mais elle s’arrêtait toujours. Pas à cause de la fatigue de son corps, non, d’ailleurs son corps semblait beaucoup plus résistant que son esprit qui ne cessait de s’impatienter en voulant enfin franchir les portes de l’école. Et comme chaque fois, elle s’arrêta près de la fontaine la plus proche et se mit debout sur le contour de la fontaine. Aussitôt, le regard des gens se tournèrent vers elle, se demandant bien ce que cette petite sotte faisait sur le rebord de la fontaine. Elle savait toujours que cela marchait pour attirer l’attention, ainsi donc, elle sortir son violon de son dos, pris son archet et se laissa emporter.

La petite faisait cela autant pour amasser le plus d’argent pour manger, boire et trouver un abris sûr pour la nuit qui ne faisait malheureusement jamais de négociations avec le froid ces derniers temps, que pour se distraire de ce long voyage qui lui semblait si pénible avec une notion du temps irréelle. À peine 2 minutes de marche équivalaient une trentaine de minutes et une trentaine de minutes semblait durer deux heures dans l’esprit de la jeune fille. Mais une fois que ses doigts enlaçaient avec grâce le manche de son violon et qu’elle positionnait son index sur l’archet faisant son poignet se courber tel la courbe du cou d’un cygne, le temps était mis aux oubliettes et le vide se faisait en elle.

C’était tout simplement magnifique à la voir aller et pourtant, elle n’avait pas même encore commencé à laisser la mélodie sortir de son instrument magique. Son menton intimement posé sur la mentonnière du violon semblait avoir trouvé l’appui le plus douillet au monde. Même le bois qu’on voyait usé et vieillit semblait prendre vie, comme si le bois devenait tout aussi chaleureux que le visage candide de Charlène. Alors que le visage de Charlène était si joyeux, les premières notes laissèrent les gens un peu perplexe sur le spectacle qui allait suivre, mais rapidement, les notes devinrent moins timides, moins allongés.

Tel une magicienne, elle captiva l’attention de la foule dont elle avait l’air à ne même plus se souvenir. Ses yeux pétillaient, ses pieds commençaient à suivre la musique, son corps tout entier semblait perdre sa raideur, se préparant à rendre la foule plus euphorique. Bien qu’on puisse croire que le public avait depuis longtemps disparut pour Hudson, elle en était belle et bien consciente, elle aimait parader ainsi devant ces gens qui ne savaient plus où donner de la tête. Elle se sentait presque comme quelqu’un d’apprécier de tous. Quelques sourires lui faisaient face, quelques applaudissements semblaient lui aller droit au cœur, l’argent ne pouvait cependant pas remplacer cela, et elle était vraiment contente de voir l’ahurissement qu’elle provoquait.

Aucune voix ne venait briser la mélodie, personne n’osait plus faire le moindre bruit, même les bruits de brouettes avaient cessé dans le marché, il régnait plus que cet air  joyeux et entraînant. Le corps de la violoniste se cambrait, se pliait vers l’avant, se déplaçait sautillant de façon saccadé comme un petit lutin. Elle sauta pour descendre du rebord de la fontaine pour être à la même hauteur que ces gens qui commençait à faire un rond alentour, semblant attiré encore d’autres personnes intrigué de voir qui jouait ce rythme endiablé. Sa jambe se fléchit, ramenant son genou sur le côté à la hauteur de sa taille et alors qu’elle continuait toujours à agacer les cordes, elle déplia sa jambe en l’air le pied bien pointé vers les cieux. Chacun et chacune regardait la jambe interminable de la fille se cacher finalement derrière elle avant de se mettre de profil tout en se penchant vers l’avant dessinant une demi lune avec sa silhouette. Son corps se mouvait parfois de façon saccadé suivant le rythme de la musique. Elle était tout simplement l’image de ce qu’elle jouait.

Tel une voleuse, elle se faufilait entre les gens qui lui laissaient l’espace nécessaire pour faire ses pirouettes et ses pas de danse, les yeux émerveillés. Les yeux de chacun semblaient ne plus être simplement posé sur ce violon d’où provenait la magie, mais plutôt ses mimiques, les mouvements gracieux de ses jambes et de ses hanches qui créait des cercles parfaits, comme si finalement elle avait réussit à faire différer leurs regards sur sa personne plutôt. Telle une diversion.  

Pendant qu’elle se promenait dans la foule, elle portait son regard sur chacun et chacune avec ce petit air aventureux et si enchanteur. Elle regagna finalement le rebord de la fontaine, plongeant la pointe de son soulier dans l’eau glacé et le remontant rapidement pour faire gicler quelques petites gouttelettes transparentes et d’une pureté sans égal. Tout cela dura une bonne dizaine de minutes, avant que le tout s’arrête et qu’elle fasse une révérence à tout le monde. Après la prestation de la femme aux pantalons bouffants bleus, les gens repartirent d’où ils étaient venues en laissant le soin à la petite violoniste née de ramasser les piécettes qu’elle méritait.  Et alors qu’elle les ramassait, elle en vit une rouler dans le coulis des dalles pour finalement se faire écraser par un pied. Elle n’avait certainement pas avoir l’air chic ainsi penché à courir après cette pièce, mais cela elle s’en fichait. Elle n’avait pas encore cette préoccupation de bien paraître devant les garçons et ainsi donc, lorsqu’elle se redressa,et qu'elle fut à peine à quelque centimètres de beaux yeux azures, elle ne fut guère embarassé. Même qu'au lieu d’avoir ce visage complètement sous le charme que plusieurs femmes devaient présentés à ce jeune homme qui avait bizarrement les cheveux blancs, elle ne fit que le regarder innocemment une main ouverte devant elle pour récupérer son argent.

-Bonjour, vous savez que ce n’est pas très poli de marcher sur les choses qui ne vous appartiens pas monsieur, dit-elle avec ce petit visage enfantin un peu franc, mais innocent et doux.

Elle l’avait bel et bien appelé monsieur, car pour elle il était de mise qu’elle l’appelle monsieur, elle était loin d’avoir son âge, pensa-t-elle en fronçant un peu les sourcils riant un peu cette absurde pensée d’être aussi âgé… Du moins c’est réellement ce qu’elle pensait alors que sa physiologie laissait croire à autre chose. Comme quoi elle bloquait réellement encore la vue de son reflet.      
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Frey Jenkins
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MessageSujet: Re: I live for the applause. [PV Frey] Dim 15 Sep - 23:15

I live for the applause
Quoi qu'il en soit, j'aurai cette pièce.






Frey se baladait de village en village depuis qu'il était sortit de l'académie. Aussi bien pour son travail que pour flâner et profiter de quelques bourses mal protégée. Il évitait la ville de Salix, là-bas, les gens étaient trop protecteur envers leur argent, et les espions y pullulaient. Il valait donc mieux pour lui chercher de quoi remplir sa bourse et son ventre dans les villes remplies de politiciens véreux, mais qui ne montraient pas ce visage, et qui employaient tout un réseau d'espions pour se protéger des autres.

Le hasard avait voulu qu'aujourd'hui, Frey soit dans la petite ville côtière de Madosa. Ici, le troc était fort présent, et chaque jour, un marché avait lieu. C'était un lieu idéal pour récolter des informations, les gens étant bavards lorsqu'ils faisaient leurs emplettes. Ce n'était pas la première fois que l'adolescent venait dans la ville, mais les rues compliquées ne lui étaient toujours pas familières, et il lui était dur de s'y retrouver.

Aujourd'hui, le soleil brillait et le temps était chaud. Frey pesta contre les nuages trop peu présents et contre le soleil qui tapait sur sa tête. Il remonta sa capuche pour se faire un peu plus d'ombre, mais cela ne servit pas beaucoup. Frey huma l'air, à la recherche de fraîcheur, mais mis à part quelques coins d'ombres et une fontaine, rien ne pourrait lui offrir de quoi se sentir mieux. Il opta pour la fraîcheur de l'eau, puisque l'eau était une partie de lui-même.

Arrivant là-bas, il entendit un violon retentir dans l'air derrière le brouhaha des gens discutant, piaillant, criant, marchant, bref, faisant un boucan totalement irritant. Cette musique envoûtante semblant capturer l'attention des badauds, Frey fendit la foule. Sa froideur physique comme morale faisant s'écarter les gens, ceux-ci frissonnant. Finalement, il arriva devant la fontaine où dansait une jeune femme qui, en même temps, jouait magnifiquement bien de l'instrument qui embaumait l'air. La damoiselle virevoltait, en parfaite harmonie avec la musique qui sortait du violon.

Frey ferma les yeux et sentit la mélodie l'envahir, son sens de l'écoute focalisé uniquement par ce son si caractéristique. Il s'imaginait les notes flottantes dans l'air et visualisait la musicienne dansé avec grâce dans un paysage idyllique. Il n'y avait vraiment que la musique qui pouvait faire fondre sa carapace. Il ouvrit alors subitement les yeux et recula d'un pas. La femme se déplaçait parmi la foule et venait de le frôler. Se retournant, il partit d'un pas énergétique, mais à peine avait-il fait quelques pas que la musique s'arrêta.

Le son des piécettes retentissant contre le sol suffit à faire faire demi-tour à Frey qui resta debout, les mains dans les poches à attendre que la plupart des gêneurs partent. Quand la petite place fut vidée, une pièce roula juste devant Frey. Mine de rien, il avança son pied droit pour la faire disparaître sous son pied. Quelques secondes plus tard à peine, une tête brune fit son apparition et remonta jusqu'à ce que les deux paires d'yeux bleus ne se croisent. C'était la musicienne et danseuse qui, apparemment, l'avait vu faire. Un rictus se forma sur le visage de Frey. Les yeux azures de la jeune femme le regardaient innocemment, sa main s'ouvrit, paume vers le ciel. Elle était donc venu récupérer son bien.

-Bonjour, vous savez que ce n’est pas très poli de marcher sur les choses qui ne vous appartiens pas monsieur, dit elle franchement.

Frey lui offrit l'un de ses plus beaux sourires, et, tout aussi innocemment, dit d'une voix claire mais légèrement suave, en se penchant de manière indescriptible vers le visage de la jeune femme.

-De quoi parlez-vous, noble damoiselle ?
Tandis qu'il parlait, Frey avait astucieusement recouvert la piécette de glace, et avait collé celle-ci sur sa semelle blanche. Une astuce qu'il avait apprit il y a bien longtemps, avant sa séquestration, qui lui avait permis de se faire un bon pécule. Pour prouver sa présumée innocence, il fit deux pas en arrière et fit mine de chercher quelque chose. Son regard se durcit alors et se tourna vers la jeune femme.

-Ce n'est pas très poli d'accuser sans preuves ! La seule chose ici qui ne m'appartient pas, se sont les pavés, et à ce que je sache, nous ne devons pas payer pour pouvoir y poser nos pieds, clama-t-il, sa voix devenant froide et austère. Mais je veux bien vous pardonner, après tout vous sembler un peu déboussolée.
Il franchit alors le mètre qui les séparaient il y avait de cela quelques minutes à peine, et sa main glacée prit le menton de la frêle damoiselle. Elle lui semblait intéressante dans sa manière d'être, et l'intriguait. Peut-être que faire connaissance pourrait lui apporter quelque chose, au final. Il sortit alors une petite pièce de sa bourse accrochée dans sa veste et la lui tendit.

-Tenez, après tout même si je ne suis pas voleur, j'ai apprécié votre spectacle.

Il prit alors les deux mains de la femme et y posa la pièce. Ensuite, il passa sa main dans ses cheveux argentés et rajouta d'un ton négligé :

-Cela vous intéresserait-il de parler un peu ?

Malgré ses airs innocents, Frey était sûr qu'elle avait quelques choses à cacher, et cela valait peut-être son pesant d'or. Et même si il se trompait, les musiciens de rues savaient souvent les dernières rumeurs et c'était toujours utile de savoir ce qu'il se passait à tel ou tel endroit. Peut-être pourrait-elle le renseigner sur Jakarta ? Cela faisait un bon moment qu'il ne s'était plus rendu là-bas, et des nouvelles de la capitale ne lui feraient pas de mal.

Attendant la réponse de la demoiselle, il s'assit sur le rebord de la fontaine et fit mine d'enlever une saleté sur sa chaussure. Il en profita pour "absorber" la pièce gagnée et aussitôt reperdue dans sa main, être élémental était fichtrement pratique. Ensuite, il se leva et, les yeux dirigés vers le clocher de la ville dont les cloches résonnaient au loin, écouta la réponse de sa nouvelle connaissance. Le soleil était encore haut dans le ciel, et la journée s'annonçait encore chaude. Soufflant, il tourna de nouveau la tête vers la demoiselle, son sourire spécial femme aux lèvres.



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Charlène Hudson
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MessageSujet: Re: I live for the applause. [PV Frey] Lun 16 Sep - 3:37

Dès lors qu’elle avait fait ses révérences, les gens partirent. Et c’était toujours déchirant en elle, car à chaque fois qu’elle terminait une chanson, elle avait toujours l’envie de continuer, cependant elle n’y arrivait jamais totalement. Elle se souvenait que jamais rien ne la gênait dans la forêt, pas la chaleur, le froid, le sommeil, la faim ou même la soif. Même qu’ici elle ressentait le temps, comme ci entendre tous ces marchands lui faisait réaliser qu’elle devait se remettre en route vers Jakarta au plus vite. Elle ramassa d’ailleurs son maigre revenu lorsqu’elle se retrouva nez à nez avec ce mystérieux ''magicien''.

Elle accusait l’homme de cacher son argent et au lieu de s’excuser et d’enlever son pied, il lui souriait. Comme quoi elle ne comprendrait jamais la logique de ces adultes pensa-t-elle secouant presque la tête un peu découragée. Vient alors au tour de l’homme de prendre cet air innocent. Il se penchant alors vers Charlène qui se demandait bien qu’avait l’homme, peut-être juste qu’il avait un problème de gorge ou qu’il avait cette voix constante. Pas que ça voix était sur quelque chose sur quoi elle s’attardait, mais elle trouvait une certaine envie de rire face à l’attitude assez égalitaire que l’homme avait envers elle une jeune enfant de douze ans. Et depuis quand les adultes l’appelaient noble damoiselle?  Noble… mais qu’elle était donc ce petit numéro, tout n’était qu’une blague pour la jeune fille. Elle ne semblait pas du tout noble avec ses accoutrements et tout le monde le savait, sauf lui peut-être. Elle avait pour une des seules fois un raisonnement logique, ce qui est peu dire.

Finalement, l’homme recula de deux pas pour ne montrer que des dalles pareilles à toute l’allée de la grande rue. Elle était drôlement étonnée, elle était sûre de l’avoir vue roulée jusqu’ici… N’importe quel personne intelligente aurait pu croire à un mauvais tour du soleil, mais vu l’imagination fleurissante de la jeune violoniste, elle crut à un tour de magie. Elle aurait certainement prit le pied du garçon pour regarder sous sa chaussure, mais le garçon s’avança à la place. Heureusement, car elle aurait certainement eut l’air niaiseuse de prendre le pied de l’homme d’une main pour voir en dessous et elle l’aurait faite, croyez moi.

Alors qu’elle était toujours subjuguée par ce tour et qu’elle allait le regarder avec admiration, le regard bleu de l’homme s’était durcit. Aussitôt, ses sourcils se froncèrent, ils étaient donc comme tous ses autres à se croire supérieur à cause qu’il avait plusieurs années de plus au compteur. C’était toujours aussi injuste d’être une enfant, et pourtant elle ne voulait guère devenir comme chacun d’entre eux, ennuyeux et grognons envers les enfants à chaque fois qu’ils faisaient des supposé bêtises alors qu’ils ne faisaient réellement que s’amuser. Le ton sévère de l’homme ne lui plaisait pas et alors qu’elle croisait les bras sur sa taille, des larmes lui montèrent aux yeux, comme à chaque fois que quelqu’un la grondait. Elle allait s’exprimer certainement entrecoupés de sanglots comme quoi elle savait très bien qu’il ne fallait pas payer pour marcher sur les dalles des avenues, mais rapidement, elle put sécher ses larmes entendant la suite des propos de l’élémental qui se voulait clément.

Sa tête s’était un peu baissée vers le sol lorsqu’elle avait sentit ce petit air de désolation envahir son cœur et pourtant, au lieu que son regard maintient sa fixation sur le motif des dalles, il remonta vers celui de l’homme qui était revenu à sa position initiale, tout près de Charlène. Elle n’avait aucunement relevé la tête en fait, elle avait seulement sentit une main glacé prendre son menton et le faire remonter. Elle s’était simplement laisser faire, ne voyant aucunement les dangers derrière ses gestes ou même une certaine dominance dans celui-ci. Elle ne comprenait pas pourquoi un adulte agissait ainsi avec elle. Elle n’avait jamais vu un autre homme agir ainsi avec une fillette, mais elle ne savait pas pourquoi, il lui semblait que tout cela était tout de même gentil et flatteur.

Lorsqu’elle défit l’étreinte de ses bras boudeurs, elle eut droit à une pièce, qu’il avait placée dans ses mains qu’ils avaient prises. Il avait même ajouté qu’il avait aimé le spectacle. Elle aurait pu paraître surprise ou même rougir du compliment, mais la petite avait peut-être un peu trop d’assurance quoi, elle n’avait qu’un sourire fier aux lèvres. Elle le remercia à voix basse, tenant toujours la pièce entre ses deux mains, croyant qu’elle était magique, après tout, elle était partit de sous sa chaussure à sa poche de veste. C’était magique! Elle la mit délicatement dans sa bourse avec les autres pièces qu’elle avait gagnées aujourd’hui. Lorsqu’elle releva, l’homme avait de nouveau prit la parole. Il voulait parler. Il voulait parler, mais de quoi? Que pouvait lui apprendre une enfant tel qu’elle? Elle se posait bien la question, mais elle réussit à se retenir de le dire à voix haute. Il allait la prendre pour une folle si elle disait cela comprit elle en voyant son reflet lorsqu’elle s’avança face à la fontaine où le garçon avait prit place. Un regard surpris et effrayé l’avait cependant trahit. Elle s’était immédiatement mit de côté pour ne pas voir son reflet, pour ne pas que ses yeux étrangers persiste à fixer ses yeux du même bleu de façon aussi crédule et à la fois affolé. Il devait y avoir une erreur, ce n’était pas elle qu’elle voyait dans l’eau. Elle n’était pas aussi vieille voyons! Elle ferma les yeux pour essayer d’oublier, seulement, elle avait aussi oublié de répondre à la question du garçon. Elle reprit connaissance de la réalité lorsqu’elle entendit le premier son des clochers.

Elle ouvrit les yeux un peu avant que l’homme lui fasse ce sourire, ce sourire étrange. Elle regarda derrière ne comprenant pas du tout pourquoi l’homme souriait ainsi, il n’avait aucune raison de sourire ainsi. Elle vit deux femmes rougir sans en comprendre non plus le sens. Elle reporta donc son regard sur l’homme complètement indifférente face à ce jeu de séduction. Après tout, elle ne savait même pas que ce sourire était une sorte d’avance, même qu’elle fronça à nouveau les sourcils, mais cette fois d’incompréhension. Ça se lisait clairement sur son visage et dans ses yeux bleus et innocents. Elle vint finalement attraper la mâchoire de l’homme, tourna son visage sur les deux profils, l’abaissa et regarda dans ses yeux essayant de voir quelque chose qui lui serait familier, mais rien, sauf peut-être de la surprise et de l’incompréhension. Pauvre garçon, il avait maintenant l’air d’un vulgaire poisson qu’on tournait vulgairement d’un bord et de l’autre. Aussitôt qu’elle lâcha le visage du garçon, elle prit la parole.

-J’aimerais bien discuter, en effet. Commençons, je voudrais savoir… Je… Vous m’avez fait un drôle de sourire que signifie-t-il?, demanda-t-elle le plus sincèrement possible. Je dois avouer que je ne comprends pas son sens, bien que ses deux grosses dames semblent le trouver drôle et embarrassant.

Encore une fois, elle n’avait pas la langue dans sa poche. Elle entendit d’ailleurs les deux dames en question s’offusqué avant de rire de nouveau. Elle ne sut pourquoi, mais elle croyait qu’elles riaient d’elle se qui la renfrogna un peu. Qu’avait-elle donc ces deux là?        
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Frey Jenkins
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MessageSujet: Re: I live for the applause. [PV Frey] Lun 30 Sep - 2:13

I live for the applause
Discussion : Débat, examen de vues contradictoires.
Conversation : Entretien libre, échange de propos de façon familière.






Cette fichue journée ensoleillée ne semblait jamais vouloir finir, quand Frey avait enfin rencontré une distraction. En effet, alors qu'il pensait devoir passer une journée morne, il avait entendu une mélodie ressortir de la foule bouillonnante de Madosa. Pendant quelques minutes, il avait été transporté par la musique qui s'échappait du violon d'une jeune dame, près d'une fontaine. Quand la musique s'était interrompue, Frey s'éloignait déjà, jusqu'à ce que l'idée de ramasser quelques pièces que l'interprète pourrait oublier, voir même de directement les lui prendre. Après tout, il s'agissait d'une jeune femme d'aspect frêle. Tandis que de telles idées trottaient dans sa tête, il entendit le son singulier d'une pièce roulant sur le pavé. Voyant celle-ci arriver près de lui, il posa négligemment le pied dessus, pour ensuite utiliser l'un de ses "tours" pour la coller à sa chaussure.

Seulement, il n'y avait pas eu que ses yeux qui s'étaient fixé sur cette pièce, car rapidement la musicienne vint devant lui, réclamant son dû. Face à se visage innocent, Frey eut envie de faire l'innocent, pour une fois, et d'être galant, ne serait-ce que pour lui soutirer quelques informations. Après tout, les saltimbanques étaient bien souvent les mieux informés sur les rumeurs et autres nouvelles des grandes villes, comme des villages. Prenant son air le plus innocent, il s'approcha imperceptiblement d'elle pour, justement, clamer son innocence. Pour tenter de la convaincre, il fit même quelques pas en arrière, laissant voir le pavé absent de tout argent, quel qu'il soit. Les yeux de la demoiselle semblait pétiller durant un court instant, mais l'élémental enchaîna aussitôt, jouant l'homme frustré d'avoir été si injustement pointé du doigt.

La damoiselle croisa les bras, et prit un air boudeur. De légères larmes perlèrent à ses yeux, tandis que sa tête se baissait vers le sol, et cela déconcerta le jeune homme. Comment une telle femme pouvait avoir une réaction aussi infantile ? Ne laissant rien paraître, il s'avança et prit de ses doigts glacés le fin menton de la dame. C'était intriguant, l'adolescent n'arrivait pas à percer les mystères des pensées de l'inconnue, qui semblait réagir... Comme une enfant. Souhaitant paraître plus gentil, et ainsi s'attirer sa confiance, il ressortit une pièce de valeur moindre de sa bourse, qu'il déposa dans les paumes de la demoiselle. Elle ne parut pas étonnée, il n'y avait juste qu'un rayonnant sourire à l'air victorieux sur son visage. Elle rangea son dû dans sa bourse, et tandis qu'elle la rangeait, Frey fit attention à l'endroit où la jeune femme la rangea. Au moins, se dit-il, si elle ne lui apprenait rien, il pourrait se faire quelques pièces. Après cela, il alla s'asseoir sur le rebord de la fontaine, et lui proposa de discuter.

Suite à cette demande, quant elle s'approcha de l'eau, un éclair de frayeur traversa son regard. Parler l'effrayait ? Pourtant, sembla-t-il à Frey, elle n'avait pas eu peur de venir lui demander son argent. S'asseyant rapidement près de lui, elle ferma les yeux quelques secondes, jusqu'à ce que le son des cloches de Madosa ne résonnent en réalité. Apparemment, Frey était tombé sur une demoiselle rêveuse, tellement peut-être qu'elle en oublia de lui répondre. Songeur, il observa le clocher qui sonnait, se relevant. Ses deux mains dans les poches, il profita un instant d'une brise fraîche. Ensuite, il se retourna pour plonger ses yeux azurés dans ceux, bleus aussi, de la femme, un sourire charmeur aux lèvres.

La demoiselle se retourna vivement en arrière, surprise par... Quelques chose. Frey se retourna aussi pour voir d'où venait le mal, mais ils étaient seuls, mis à part deux dames bien portantes sur un banc. Il reposa alors son regard sur la dame, qui semblait tout aussi perdue que lui. Fronçant les sourcils d'incompréhension, ses yeux clamaient pour son innocence. Subitement, elle attrapa le menton de Frey, le tourna pour voir son profil droit et gauche, l'abaissa, bref, essayait de décrypter les intentions de Frey. Mais qu'est-ce qui lui passait par la tête, à celle-là ? Quant elle avait avancé ses bras pour attraper son menton, l'élémental avait failli lui attraper le bras pour geler celui-ci, mais il se retint à temps, quand il vit l'incompréhension et la non-hostilité dans le regard de la demoiselle.

Elle lâcha aussi subitement son menton qu'elle ne le lui avait prit, et enchaîna directement avec ses mots aux accents d'incompréhension, ne lui laissant pas le temps de répliquer :

-J’aimerais bien discuter, en effet. Commençons, je voudrais savoir… Je… Vous m’avez fait un drôle de sourire que signifie-t-il?, sa voix semblait sincère, à l'étonnement de Frey. Je dois avouer que je ne comprends pas son sens, bien que ses deux grosses dames semblent le trouver drôle et embarrassant.

L'élémental se demanda s'il devait s'offusquer ou s'il devait éclater de rire, et partir. Était-elle seulement saine d'esprit ? Se relevant doucement en prenant appuis sur ses genoux, Frey ne le regarda pas encore, entendant les deux femmes rire. Que pouvait-il bien répondre à cela ? Cette jeune femme était surprenante à tous les abords. Lui tournant le dos, il s'éloigna à pas lent et majestueux. Une dizaine de mètres plus loin face aux deux dames, il posa un pied sur leur banc et dit d'une voix glaciale et cassante :

-Partez sur le champ, si vous tenez à votre bourse et à votre vie.

Se tenant de manière à se que la demoiselle ne voie que son dos, il créa une lame de glaces dans sa main, et joua négligemment avec quelques instants. Les deux dames le regardaient avec de grands yeux de poules effrayées par un renard, se qui fit rire Frey, d'un rire narquois, légèrement démentiel, mais léger et faible. Quand ses yeux se posèrent à nouveau sur elles, meurtriers, les deux dindes se levèrent précipitamment et partirent, l'une d'elles oubliant même son sac. Frey prit celui-ci, et les héla.

-Dames, vous avez oublié votre sac !

Les rattrapant, avec le sourire évidemment, il le leur donna. Le sac n'était pas une grande perte pour l'espion, la bourse qui était à l'intérieur étant déjà dans l'une de ses poches à lui. Revenant vers la musicienne, il la prit part la main et l'emmena dans les ruelles de la ville.

-Veuillez m'excuser, mais je ne pouvais pas rester là, aux yeux de tous. Le regard des autres m’oppresse.
, dit-il, pour se donner une excuse. Que diriez-vous de vous balader en ville ? Tout en discutant ? Pour commencer, comment vous prénommez-vous ?

Une fois qu'ils furent éloignés de la petite place, Frey ralentit le rythme. Comme cela, quand la dame verrait sa perte, ils seraient déjà loin du lieu du "crime". Au pire, pensa-t-il, il pourrait toujours rejeter la faute à cette inconnue. Marchant désormais à la même allure que la demoiselle, il en profita pour l'étudier un peu plus. Ses pas étaient légers, et elle semblait presque voler au-dessus du sol. En réalité, elle marchait comme une enfant... Des cheveux bruns mi-court pendaient, et ses yeux bleus respiraient l'innocence même. Simplement habillée, elle ne devait pas vivre aisément. Se demandant se qui avait bien pu l'amener ici, il profita de la réponse de celle-ci pour lui-même se présenter.

-Je me prénomme Frey Ardins, pour vous servir.

Un sourire simple égayait ses lèvres, en parfait menteur. Il se servait toujours de ce second nom lors de rencontres infortunes, et il lui arrivait parfois d'en changer selon la ville. Lui laissant le loisir de commencer la discussion, il l'invita d'un mouvement de tête à parler. Elle allait certainement lui demander d'où il venait, quel métier il faisait ou tout autres questions simplistes des gens d'aujourd'hui...

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Charlène Hudson
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MessageSujet: Re: I live for the applause. [PV Frey] Mar 22 Oct - 2:04

Elle porta une oreille attentive attendant une réponse de la part du garçon, mais rien ne vient. Elle planta son regard dans celui du garçon et il lui semblait que le garçon avait eu ce regard perplexe lorsqu’elle lui avait demandé ce que ce sourire voulait dire. Était-elle sensé le savoir, était-ce si évident? Était-ce parce que c’était un code d’adulte et qu’ils la prenaient tous pour une adulte qu’ils avaient tous eu une réaction face à son ignorance? Car oui elle avait entendu le rire gras de ces deux bonnes femmes. Elle attendait toujours là, son regard perçant dans celui de l’élémental, mais rapidement, celui du garçon se retourna pour regarder en direction du banc où les deux adultes, les deux femmes qui comprenaient, étaient. Il partait avec une démarche lente et majestueuse. Elle regardait alors son dos et sa démarche, se demandant comment les adultes faisaient pour ne pas aimer gambader. C’était si magique! Ou marcher sur la pointe des pieds en tournant sur soi-même comme sa démarche à elle qui laissait presque l’illusion qu’elle flottait sur les pavés au lieu de marcher.  

Toute personne normale aurait remarqué que l’homme venait tout juste d’éviter la question en allant à la rencontre des deux femmes, mais bon toute personne normale n’aurait pas eu à poser cette question aussi. Malheureusement, en tant qu’enfant elle ne comprenait que les choses simples et les émotions purement égoïstes. D’ailleurs, elle ne comprit pas tout de suite, mais elle avait presque attrapé la manche du garçon entre ses doigts fins, comme si son esprit lui avait dit qu’il allait l’abandonner, la trouvant inintéressante, trop idiote. C’était si gênant pour elle tout cela. Elle sentait toujours que son physique était un handicap, que cette nouvelle enveloppe charnelle ne trahissait pas seulement ses yeux à elle, mais ceux de tous. Une larme se pointa à la commissure de ses yeux, mais elle les ravala. Elle ne pouvait pas pleurer pour cela. Elle trouverait une solution. Elle irait à Jakarta et peut-être que là-bas, les enseignants auraient déjà vu un cas semblable et pourrait intervenir.

Et puis, elle réalisa que son esprit avait encore divagué. Elle essaya de se rassurer. Le garçon allait revenir, il avait voulut discuter, alors il n’allait surement pas laisser la discussion se finir sans un au revoir conventionnel, à moins que les adultes de cette ville étaient différents… Finalement, elle se dit qu’elle ne lâcherait pas le morceau aussi rapidement. Il n’avait peut-être pas répondu à sa question la première fois, mais elle n’aurait qu’à lui redemander lorsqu’il reviendrait. S’il revenait…      
Son regard ne quitta pas le moindrement le dos de Frey et le banc où les femmes se trouvaient il y a deux instants. Elle les vit partir rapidement, un peu apeurées. Bien fait pour elles, pensa la petite Hudson. Elle leur tira même la langue lorsque les deux dames avaient posé leur regard -effrayé cette fois- à nouveau sur elle.

Le garçon, même si les femmes se sauvaient, les rattrapa en leur tendant le sac qu’une d’entre elles avaient oublié là. Si cela n’avait été que d’elle, elle aurait certainement laissé la sacoche sur le banc ou elle l’aurait donné à n’importe qui d’autre, pensa-t-elle. Charlène trouvait le geste de Frey très généreux et elle se sentit coupable d’avoir pensé aussi méchamment. Elle était une horrible personne. Ce devait être cette vieille personne qui avait prit possession de son enveloppe corporel qui avait voulut lui faire penser une si mauvaise chose. Elle ne voyait aucune autre raison… À moins vraiment que c’était normale vu qu’elle avait été blessée par la réaction des personnes se trouvant sur la place public.

C’est à ce moment que Frey arrêta le cerveau de Charlène de tourner en bourrique. Il lui prit la main et l’entraîna avec elle. Toutes autres femmes auraient certainement filé auprès avoir vu cette scène, au lieu de quoi, l’innocente Charlène suivit le garçon, aimant bien qu’il la guide de cette façon. Alors qu’elle trouvait parfois cela agaçant d’être traînée ainsi par ses frères ou par ses parents, elle sentait que cela n’était pas pareil avec Frey. Elle était contente, s’il lui prenait la main c’est parce qu’il n’était pas fâché après elle. Alors sa question n’était pas trop indiscrète…? Elle savait que parfois, les gens n’aimaient pas cela, mais elle ne pouvait s’empêcher de demander, elle voulait savoir. Elle détestait être exclue et ses parents lui avait bien souvent dit de ne pas poser des questions aussi indiscrètes, mais que vouliez-vous, elle ne pouvait savoir si la question qu’elle posait était indiscrète si elle ne savait pas la réponse ambigüe avant, disait-elle toujours à ses parents. Elle était une jeune fille assez intelligente pour son âge il fallait dire.

Ils se retrouvèrent dans les ruelles de la ville et lorsque le garçon lui expliquait pourquoi il l’avait amené de la sorte, elle ne fut pas certaine de comprendre. Comment quelqu’un pouvait trouver le regard des autres oppressant. N’était-ce pas amusant de les voir vous regarder? Savoir que c’était vous qui étiez le point d’honneur? Et oui, drôlement narcissique la Charlène. En fait, elle était comme tous les enfants qui aimaient qu’on les regarde, qu’on les complimente et qu’on leur donne de l’attention. C’est alors qu’il ralentit un peu la cadence et qu’il lui demanda son nom.

-Je m’appelle Charlie, dit-elle heureuse comme tout qu’on lui demande son nom. Elle regarda le garçon pour voir s’il n’avait pas une réaction comme tout le monde. Tout le monde la regardait toujours un peu perplexe lorsqu’elle disait cela, car Charlie était un nom seulement masculin selon plusieurs, et pourtant, c’était bien son nom, du moins en partie. Charlie Hudson, rajouta-elle.

Il dit à son tour son nom, Frey Arkins. La jeune fille le regarda en souriant. Elle n’avait jamais entendu un prénom semblable. Il fit ensuite un signe de la tête comme pour l’inviter à parler, ce qu’elle fit.

-Merci d’avoir parler à ces dames, elles riaient de moi. Merci d’avoir prit ma défense… D’ailleurs, ça m’intrigue, pourquoi m’avez-vous approchée? Habituellement les gens se méfient de moi. Il n’aime pas voir que je suis seule sur la route et surtout une jeune femme. On m’appelle la quêteuse, la va-nu-pieds parfois. Elle lâcha un petit rire. Bien passons. Je voulais surtout savoir, que signifiait ce sourire que vous m’avez fait? Vous n’avez guère répondu à ma question. Est-ce parce qu’elle est trop indiscrète pour vous? On me fait souvent se reproche d’être trop curieuse, mais comprenez, je veux savoir. N’est-ce pas normale?  

Elle laissa à peine le temps au garçon d’acquiescer et de placer quelques mots avant de continuer sur sa lancée. Elle était curieuse, et elle sentait qu’il était différent. Était-il un des non-humains dont on parlait tant?

-Mais vous savez, la vie ne se résume pas à n’être qu’humain. Oui vous le savez, dit-elle en entrelaçant ses doigts avec ceux de Frey qui avait toujours sa main dans la sienne. Je le sens. Vous êtes différent, pas vrai?

Elle le regardait émerveillé, loin d’avoir peur, sachant pertinemment ce que c’était d’être différent. D’ailleurs, elle se concentra et intérieurement, tout son corps devient glacial. Et comme si elle avait été prise par quelque chose, elle freina, mit sa deuxième main sur celle que Frey lui avait prise et ferma les yeux. Un petit sourire fit relever la commissure de ses lèvres et alors que le garçon devait surement se demander qu’est-ce qu’elle pouvait bien faire, de petites brises froides sortaient par l’extrémité de ses doigts. Elle rouvrit les yeux, se planta devant lui, gros sourire aux lèvres et attendit. Elle ne savait pas ce qu’elle attendait, mais ce fut la seule réaction qu’elle eut en tête.


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Frey Jenkins
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MessageSujet: Re: I live for the applause. [PV Frey] Lun 28 Oct - 2:13

I live for the applause
Élément de contradiction.





 Cette jeune femme, cette étrange demoiselle, avait piqué la curiosité de Frey, en même temps que de le rendre perplexe, en posant une unique question. Pourquoi ce sourire. L’élémental avait été déconcerté par l’étrangeté de la question, mais surtout par… L’ignorance ? La simplicité ? De cette demoiselle. Après tout, selon ses souvenirs, il n’avait que sourit pour la charmer. Qu’un tel brin de fille, à la chevelure flamboyante et à l’allure enfantine et innocent, ne se soit jamais fait courtiser étonnât le jeune homme. Après tout, cette jeune femme aux allures pleines de grâces était le genre de « proie » que Frey adorait capturé, le temps d’une nuit de délice.  L’élémental de glace jeta un léger coup d’œil aux mains de la demoiselle. Celle-ci avait l’air douce et délicate, du genre qu’il adorait prendre dans les siennes. Si fragile et innocente, elle devait certainement vivre une vie de plaisir et de volupté. Sortant de se préambule de pensée pas toute innocente, Frey se sentit agacé par les deux mégères assises un peu plus loin. Celle-là tenait plus de l’envie de meurtre que des caprices nuptiaux. Se levant en prenant appui sur ses genoux, l’élémental alla les rejoindre. Une nuée d’oiseau s’envola en un grand bruit de battement d’ailes, tendit que l’eau ruisselante venait ajouter son bruit calme au sein de cette cacophonie que les gens émettaient à longueur de journée sans en paraître gêné le moins du monde.  Une fois près d’elle, il les menaça purement et simplement mais toujours de manière à se que la violoniste ne le voie pas. S’enfuyant en courant, l’espion rendit son sac à l’une d’elle en ayant préalablement prit son porte-monnaie.

 D’un pas léger et joyeux, il alla rejoindre la jeune demoiselle toujours assise sur le bord de la fontaine. Celle-ci semblait légèrement… gênée ? Par quelque chose. Frey lui prit délicatement une main, et l’emmena dans les méandreuses rues de la ville. Un sourire satisfait aux lèvres, le garçon lui expliqua que les regards des autres l’oppressaient. D’une certaine manière, c’était réel car si les gens l’observaient sans son bon vouloir, c’était qu’il y avait quelque chose qui cloche. Même si attirer les regards de ses belles ne lui déplaisaient pas, c’était voulu de sa part. La demoiselle sembla étonnée de son excuse, le regardant avec étonnement. Après tout, elle était une musicienne, elle devait trouver cela normal de se retrouver sous la lumière des projecteurs, auréolés de ses regards joyeux et heureux d’avoir entendu la musique si distincte de son violon. Ralentissant doucement le pas, Frey questionna la jeune femme sur son prénom. Après tout, s’en cesse devoir l’appeler damoiselle, mademoiselle, dame ou autre titre n’allait pas vraiment les rapprocher, au contraire… Elle lui répondit d’un ton enjoué. Charlie, lui répondit d’un ton tout enjoué. Ce prénom aux abords masculins lui allait bien, en définitive, se dit le jeune homme. Une simple dame ne s’en ira pas comme elle. La petite Charlie enchaîna même en précisant son nom de famille. Charlène Hudson. Ce nom-là ne dit rien à l’espion, il ne devait pas s’agir d’une famille si noble que cela, alors… Dommage pour son porte-monnaie. Se présentant à son tour sous le pseudonyme de Frey Ardins, il vit la réaction de la damoiselle, suite à sa petite... Boutade. Souriante, et suite à son invitation à engager la conversation, Charlie commença :

-Merci d’avoir parlé à ces dames, elles riaient de moi. Merci d’avoir prit ma défense… D’ailleurs, ça m’intrigue, pourquoi m’avez-vous approchée? Habituellement les gens se méfient de moi. Il n’aime pas voir que je suis seule sur la route et surtout une jeune femme. On m’appelle la quêteuse, la va-nu-pieds parfois.  Bien passons. Je voulais surtout savoir, que signifiait ce sourire que vous m’avez fait? Vous n’avez guère répondu à ma question. Est-ce parce qu’elle est trop indiscrète pour vous? On me fait souvent se reproche d’être trop curieuse, mais comprenez, je veux savoir. N’est-ce pas normale?

Frey nota mentalement, ainsi donc, elle était une voyageuse, une itinérante. Elle avait rit après avoir dit cela, potentiel signe que pour elle, cela n’avait pas de réelle importance. Elle avait aussi mentionné des personnes qui se méfiaient d’elle… Pourquoi ? À la voir ainsi, une humaine tout ce qu’il y a de plus ravissante, elle n’avait rien qui puisse faire peur. L’élémental eu un sourire joyeux quand elle parla de « ce » sourire. Le soleil flambant éclairait ses cheveux de cuivre, les rendant encore plus illuminé et rajoutant un teint plus mate et bronzé à la demoiselle qui plut au jeune homme.  Et donc, la petite Charlie était têtue… Cela serait certainement intéressant pour lui de s’amuser un peu avec elle. Ne serait-ce que pour débattre ou la contredire pour voir jusqu’où elle pourrait aller.

-Tout le plaisir était pour moi, damoiselle Hudson. Après tout, qui n’a jamais été gêné par le gloussement des canes. Pour se qui est de vous avoir abordé… Je mettrais ça sur le Destin, nous devions avoir été fait pour nous rencontrer, ne pensez-vous pas ? Si le destin était une pièce, songea Frey. Ensuite, pourquoi donc certaines personnes se méfieraient de vous ? Vous avez l’air si charmante. Et pour le sourire… Je vous répondrais quand vous rencontrez une autre personne qui vous l’offrira réellement. Uniquement lors de ce moment-là, vous pourrez venir me trouver. Bien qu’il soit normal pour vous de souhaiter le savoir, évidemment.

Et Frey sentit qu’un sourire… Fraternel devait s’étirer sur ses lèvres. Pourtant, celle-ci ne bougèrent pas d’un yota. Qui était donc cette fille pour le déstabiliser ainsi ? Il ne fallait absolument pas qu’il se laisse déconcentrer par de simples sentiments. Ce cœur de pierre dont il était fier ne devait en aucun cas changer pour… Une simple connaissance de passage. Cela commença à l’agacer, mais il n’eut pas le temps de ruminer d’avantage que déjà, Charlie s’exclama :

-Mais vous savez, la vie ne se résume pas à n’être qu’humain. Oui vous le savez, la demoiselle  entrelaça ses doigts avec ceux de Frey qui avait toujours sa main dans la sienne. Celui-ci failli l’enlever rapidement par réflexe mais, au final, se laissa faire.  Je le sens. Vous êtes différent, pas vrai?

Elle le fixait avec de grands yeux émerveillés, des yeux d’enfant.  Frey resta interdit, n’étant pas sûr de la marche à suivre. Fuir ? Rester ? Mentir ? Dire la vérité ? Il détestait avoir autant de choix… Habituellement, tout était toujours planifié à l’avance, mais la, elle ne lui laissait pas le temps, enchaînait toujours ses répliques, ses gestes, ses actions avec désordre et illogiquement. L’élémental qui fonctionnait justement avec sa logique et sa tête se retrouvait là fort dépourvu.

 Celle-ci prit d’ailleurs la main de l’assassin et ferma ses paupières, semblant entrer dans une sorte de transe. Immobile, l’élémental n’avait toujours pas de réaction suite à tout cela. Cinq petits courants d’airs glacés sortirent des doigts de… L’élémentale ? Pourtant, elle n’avait nullement été gênée par le soleil et bougeait aisément tout à l’heure, mais qui était-elle ? Mais qu’était-elle ?! Un sourire aux lèvres et les yeux pétillants, elle attendit la réaction de Frey. Plantée là ; pleine de motivation, elle semblait plus… Adulte. Il pouvait s’enfuit, se serait le moyen d’être en paix le plus aisé, mais c’était aussi le moins amusant. Il pouvait aussi lui dire qu’elle se trompait, la traité de monstre, mais se soir il n’avait pas envie de briser quelqu’un. Peut-être demain. Il se souvint alors d’une des leçons de l’académie. Une fois acculé, renvoyé la question à l’expéditeur.  Il lui sembla rester là une éternité, que le soleil au-dessus d’eux deux s’était figé à jamais, à ne savoir que faire, même si uniquement quelques secondes devaient s’être écoulées avant qu’il ne lui réponde :

-Pourquoi ?
 

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MessageSujet: Re: I live for the applause. [PV Frey] Dim 3 Nov - 5:46

L’homme qui était devant elle et qui avait parut un peu froid au début, avait maintenant un sourire joyeux sur le visage lorsqu’elle aborda pour la deuxième fois la source de toute sa curiosité mal placée, le sourire charmeur. Elle le regardait et continuait pourtant à faire des excuses camouflés alors que cette longue explication tenait plus d’une supplication en bonne et due forme chez les enfants. Elle voulait savoir. Il ne pouvait guère lui en vouloir pour cela, il devait lui expliquer, elle ne voulait pas attendre. Elle tendit l’oreille, seulement, cela était vain.

Elle devait attendre que quelqu’un d’autre lui fasse ce même sourire, après elle pourrait le retrouver. Elle ne trouvait pas du tout cela équitable. C’était insensé. Comment le retrouverait-elle si cas avenant que quelqu’un d’autre lui fasses ce sourire, et la croirait-il? Elle fit une mine un peu résolue, mais dans ses yeux on pouvait distinguer une petite étincelle de détermination. Elle n’abandonnerait pas. Elle ne capitulerait pas aussi facilement devant le jeune homme qui semblait bien s’amuser de la situation de la jeune femme.

C’est alors que le garçon parla du destin. Le destin… Innocente comme elle est, les gens pensaient vraiment qu’elle croyait au destin, et pourtant, elle ne donnait aucune valeur positive au destin. C’était bien ce destin qui l’avait laissée à elle-même dans ce corps nouveau. Elle ne savait pourquoi, mais ce sourire de toute à l’heure avait certainement un lien avec cette différence. Aucun enfant avait déjà eut ce genre de sourire, du moins, pas à la connaissance de la petite Charlène. Elle ne voulait point être désagréable avec son hôte, donc elle laissa la question du destin en plan et changea de sujet.

Son cœur manqua un bond. Elle fronça les sourcils. Elle l’avait sentit cette petite pression dans sa main, elle avait sentit qu’il avait voulu retirer sa main. Elle aurait juré qu’il aurait retiré sa main précipitamment s’il n’avait pas décidé de la laisser entrelacer leurs doigts. Il devait l’avoir pris pour une diseuse de bonne aventure ou d’une simple arnaqueuse, pensa-t-elle déçue. Elle ne savait pourquoi, mais il lui semblait que ce geste était important, alors qu’elle essayait tant bien que mal de le rayer, de le pardonner, de ne plus y penser. Seuls les picotements qui traversaient sa main ne voulaient rien laisser pour compte, ses picotements –car oui, ces picotements étaient aussi les siens sans qu’elle ne le veuille de façon consciente –, faisaient en sorte qu’elle n’oublie rien. Ce corps ne voulait rien d’autre qu’être en compagnie. Qu’être en compagnie de Frey en particulier? Alors, ce corps connaissait-il Frey? Elle aurait voulu lui demander, mais… Mais son cerveau pensait à tant de choses en même temps qu’elle fut plutôt surprise d’entendre à nouveau la voix de l’homme, brisant le silence qu’elle avait instauré. Elle le regardait toujours pleine de motivation. Elle se persuadait qu’il connaissait cette personne, qu’il la connaissait, qu’il connaissait ces cheveux cuivrés qu’il contemplait, cette peau mate sur laquelle son regard glissait. Sur le corps qu’elle possédait à moitié. Ou tout entier.

Elle ne savait pas trop pourquoi, mais il lui semblait qu’elle n’en pouvait plus de rester sous ce soleil. Il lui semblait que tout cela était long, que ce soleil voulait la rendre encore plus impatiente et puis enfin, elle vit les lèvres de Frey bouger et entendit cette imperceptible question, car oui, avec la chaleur qui pesait tout à coup sur elle, il lui semblait que tout était compliqué, lourd et presque chuchoté. En fait, cette question n’était pas imperceptible, c’était tout simplement la chaleur qui rendait le tout flou. Cette même question ‘’chuchoté’’ était assez saugrenue selon Charlie. Après tout, elle s’attendait à tout sauf à ça.

Cet homme réussirait-il donc toujours à ne pas répondre à ses questions? C’était pourtant si simple. Vous êtes différent, pas vrai? Il ne pouvait répondre que oui ou non à cette question. Même cette deuxième option n’existait pas pour Hudson. Elle ne l’avait même pas envisagé. Il ne pouvait répondre que oui. Et pourtant il avait répondu :

-Pourquoi?

Pourquoi faire simple lorsqu’on peut faire compliquer? L’homme avait réussit à pousser les retranchements de la petite Charlie. Elle qui avait toujours eut la tête dans les nuages, la tête vrombissante d’idées farfelues d’enfants et d’amusements devait maintenant articuler et penser  à trouver quoi dire et quoi ne pas dire. Pourquoi? Pourquoi elle devait si soudainement répondre quelque chose de si difficile maintenant? Elle était toute déstabiliser. Son visage se décomposa presque. Elle ne comprenait plus rien. Elle voulait que ce soit simple, elle voulait que ce jeune homme lui explique qui elle était mais il n’avait que répondu Pourquoi. Pourquoi, quoi?

Pourquoi elle avait imaginé qu’il la regarderait des étincelles dans les yeux face à elle, face à ce qu’elle était, à ce qui les rendait semblable? Pourquoi elle attendait tant une réaction précise de la part de Frey, d’un adulte? Depuis quand elle s’intéressait réellement à un adulte? Depuis maintenant. Maintenant était si méchant avec elle.

-Pourquoi, pourquoi quoi?, dit-elle le regardant si déchirée. Pourquoi je ne comprends pas? Pourquoi vous êtes si méfiant et si … Si gentil à la fois avec moi? Est-ce donc la première fois que vous rencontrez une autre personne comme vous? Ne vouliez vous pas dire comment au lieu de pourquoi?

En ce moment, il lui semblait qu’elle voulait être plus grande, qu’elle voulait comprendre ce jeune homme plus que quiconque. Il lui semblait qu’il était la piste qu’elle suivait, la piste qui l’aiderait à comprendre son histoire. Lui il comprendrait, mais elle ne se sentait pas capable de dire toute la vérité. Du moins, pas tout de suite. Elle devrait attendre même si elle n’était pas habituer de mentir ou de ne pas être franche et tout déballer dès que ça lui pesait sur le cœur. Elle devait attendre qu’ils aient passé plus de temps ensemble.

-Comment je sais… Je ne le sais pas. Tout ce que je sais, c’est que j’ai pu le sentir, dit-elle, le regardant droit dans les yeux de façon attendrissante. Lorsque j’ai sentis vos doigts glacés sur mon menton, j’ai su, lorsque j’ai croisé le bleu de vos yeux, j’ai su. Lorsque mes doigts on été pris par les vôtres, j’ai su…  

Elle ne savait pourquoi, mais ses propres mots étaient si doux à son oreille à elle, si révélateurs et pourtant si ridicule à ses oreilles d’enfants. Elle sentait son cœur se débattre à chaque fois qu’un nouveau j’ai su franchissait ses lèvres. Non, elle ne savait pas. Non, elle ne savait pas l’effet qu’elle lui faisait, elle ne savait pas se qu’elle ressentait, elle ne savait plus comment gérer ses pensées. Elle se sentait trop pleine de cette retenue qu’elle n’avait jamais vraiment posséder auparavant. Elle se sentait trop vieille en ce moment, elle sentait que le temps était compté ici, que le temps défilait trop rapidement pour qu’elle soit comme il l’attend, comme tout le monde s’attend d’elle.  

-Est-ce donc si mal d’être différent?

Il eut un silence.Elle voulait presque se blottir dans le torse de l’homme, mais… Mais à nouveau, cette retenue. À nouveau, elle sentait qu’intérieurement, quelque chose était combattant et ne voulait guère être humilié. Elle sentait donc l’orgueil pour une première fois. Elle sentait qu’elle perdait ses moyens, elle sentait qu’il voulait fuir.

-Pourquoi vous éloignez-vous?, disait-elle la gorge serrée.

Alors que sa vue se brouillait et qu’elle sentait la chaleur la faire transpirer, elle se sentait partir vers l'arrière. Elle avait le tournis et des vertiges semblaient l'assaillir avant qu'elle se sente volatile, comme si tout son corps n’était qu’un vent qui allait s’écraser au sol mollement… Elle sentait sa gorge si pâteuse, si asséché. Elle s’agrippa sans grande force sur la manche et sur le tissu du chandail recouvrant le torse de Frey, mais le tissus semblait plus la suivre dans sa chute qu'autre chose. Ce tissu semblait si glissant, elle n'avait aucune prise et toujours, elle se sentait tomber longuement. Elle dit alors son nom, de façon à peine audible avant de tomber inconsciente, le front perlant d'un peu de sueur.

[Hors RP:Je te laisse le soin de rendre tout cela palpitant. ^^]
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MessageSujet: Re: I live for the applause. [PV Frey] Mer 11 Déc - 23:54

I live for the applause
Incertitude et questionnement. Pourquoi ?  






Quand la demoiselle lui avait demander la signification de son sourire charmeur, Frey avait été étonné, stupéfié. Il avait dévié la question en lui répondant que, simplement, elle n'aurait qu'à lui demander quand elle verrait un autre homme exciser celui-ci. La petite femme sembla faire la moue un instant, son visage semblant peu résolu à le croire. Malgré tout, au fin fond de ses yeux une étincelle que l'élémental connaissait bien prouvait sa détermination à avoir le dernier mot et à découvrir le fin fond de l'histoire. Cette demoiselle devait être un sacré numéro, une fois qu'elle avait bu. Le jeune homme se dit qu'il devrait essayer, un jour et s'il en avait le temps, le résultat pourrait s'avérer hilarant ou révélateur sur cette personne à la personnalité déconcertante.


Quand Frey parla du destin, il vit la petite demoiselle tiquer un peu. Peut-être était-ce là un indice à explorer, en tout cas Charlène ne creusa pas la question et sembla l'oublier en peu de temps, à moins que cela ne la fasse réfléchir plus intensément qu'il n'eut cru. Changeant de sujet, elle commença à parler de la vie. Du fait que la vie... Ne se résumait pas à n'être qu'humain. Enlaçant les mains glaciales de l'élémental qui faillit vite enfourner celle-ci en poche, elle lui posa une question étrange. "Vous êtes différent, pas vrai ?". Son sang n'avait fait qu'un tour. Comment avait-elle pu le savoir ? Après tout, étant un Espion il était censé pouvoir et devoir cacher sa nature, son atout. La jeune femme sembla sentir sa brusque envie vite étouffée de vouloir enlever ses mains, et cela sembla... La chagriner. Semblant en proie à une introspection, Frey examina se visage juvénile qui semblait en proie à une grande concentration. Quelques cheveux bruns lui retombaient devant les yeux et lui donnait un air charmeur, tandis que c'est paupière close lui donnait un air serein, semblable à un enfant endormi. Frey se demanda la raison de son bien-être. À vrai dire pour lui cela sembla un peu incompréhensible, qui pouvait ne pas connaître le malheur, ou l'avoir connu, et rester heureux ? En tout cas la demoiselle semblait faire partie de ce genre de personnage, énigmatique.

Et là, avec son nouveau tour, Charlène perturba encore plus l'élémental. Qui était-elle donc ? Un être identique à lui, et pourtant si différent. Pourquoi avait-elle fait cela ? Pourquoi lui ? Pourquoi maintenant, ici ? Ces questions le taraudaient et il ne savait qu'un juger. Il retourna alors la question à la femme en face de lui. Il essaya dans cet unique mot de mettre toute les questions qui le prenait de revers, tout ce qui l'ennuyait avec cela. Tout. Pourtant, il lui sembla qu'une fois le mot dit, on n'entendait plus que le reproche. Le reproche de l'avoir, lui, le grand et beau Frey, mit dans une impasse. Un goût amer lui monta à la gorge, qu'il eut tôt fait de faire partir. Il n'avait pas droit au regret, sinon... Cela remonterait, son histoire, sa vie...

Et cette question sembla plongé la jeune fille dans un désarroi aussi grand que le sien. Peut-être ne s'attendait-elle pas à cet réaction. Peut-être qu'habituellement, deux êtres de la même race, ou semblable, se rencontrant devaient-ils se saluer fraternellement et plein de joie. Mais Frey n'en avait que faire des autres. Ces personnes qui occupaient son espace. Ces personnes qui criaient trop fort pour ses tympans sensibles, ce genre de personnes-là. Et comme un rien suffisait à l'agacer, fort peu de personnes arrivaient à entrer dans quelques chose qui se situerait entre la camaraderie et la rencontre. Il détestait les autres, mais avait besoin d'eux pour vivre. Assez paradoxal.

Le visage de Charlène se décomposa, ou peu s'en fut. Peu de temps, quelques secondes, plus tard, elle s'exclama avec un regard déchirant. Criant de réponses.

-Pourquoi, pourquoi quoi? Pourquoi je ne comprends pas? Pourquoi vous êtes si méfiant et si … Si gentil à la fois avec moi? Est-ce donc la première fois que vous rencontrez une autre personne comme vous? Ne vouliez vous pas dire comment au lieu de pourquoi?

Frey resta de marbre. De glace. Immobile. Les réponses semblaient pourtant toute prête à sortir, toute prête à jaillir dans un flot incontrôlable. Mais c'était ses réponses qui l'étaient, incontrôlable, pas Frey. Frey qui restait là, comme un pantin de neige. Attentif, présent, et pourtant si éloigné. Pourquoi quoi ? Ses réponses là, il les lui avait donner en un mot, mais il avait été si peu... Compréhensible. Comment faire sentir un millier de question en un mot ? Il ne savait, et voilà ce qui en résultait. Un fiasco. Pourquoi ne comprenait-elle pas ? Pour la même raison. Il était associable et le resterait, retirer de tous. Et ensuite... Pourquoi sa méfiance et sa gentillesse ? Parce qu'il était lui. Frey Jenkins, un élémental de glace qui se méfiait de tous, mais voulait comprendre les autres. Peut-être pas réellement par gentillesse -Sauf si alléger leur porte-monnaie en faisait partie- mais par avidité. Un être avide qui avait soif de solitude accompagnée... Un nouveau paradoxe dans la vie de Frey. Pour ce qui était d'une première fois... Il ne savait pas. Après tout quand le sang coulait, peut importe la race, il était toujours rouge.

La dernière question le fit tressaillir. Comment ? Pourquoi comment ? -Encore un Pourquoi, tient. - N'était-elle pas... Elle ? Une élémentale ? Pourtant, elle ne pouvait que l'être, pour être... Ainsi. Mais les détails gênants étaient criard. Charlène n'avait pas été dérangée par la chaleur tout à l'heure, et jusqu'à lors il n'avait rien remarqué qui aurait pu le mettre sur cette piste... Elle avait raison. Comment ? Elle enchaîna :

-Comment je sais… Je ne le sais pas. Tout ce que je sais, c’est que j’ai pu le sentir, dit-elle, en le regardant droit tendrement dans les yeux. Lorsque j’ai sentis vos doigts glacés sur mon menton, j’ai su, lorsque j’ai croisé le bleu de vos yeux, j’ai su. Lorsque mes doigts on été pris par les vôtres, j’ai su…  

Elle devait avoir un bon esprit de déduction, se dit-il. Ou un excellent instinct. Tout deux de bons atouts pour un Espion... Mais Frey balaya rapidement cette possibilité. Elle ? Espionne ? Il n'en voyait pas l’intérêt qu'elle en tirerait. Encore une fois elle avait changé d'humeur et d'attitude de façon surprenante... C'était plus que déconcertant. Mais Frey ne trouvait pas de mot pour décrire ce drôle de sentiment. Et une nouvelle question fusa, rejoignant le flot d'autre.

-Est-ce donc si mal d’être différent?

Le silence dura. La gorge sèche de Frey resta close. Être différent avait toujours signifier sa perte à lui. Cela lui avait valu, dès sa naissance, de se faire haïr de part son village natal -Bien qu'il n'en eut cure-. Cela lui avait aussi valu d'être choisit... Par eux. Un masque sombre tomba sur son visage. Ils étaient la seule chose qui lui faisait perdre ses moyens et lui donnait envie de se blottir en boule dans un coin, seul, pendant une dizaine d'année. Mais il se passa une main sur son visage, rompant ainsi leur poignée de mains qui s'étaient éternisé jusqu'à lors. Son geste du mal être interprété, à moins que se ne soit son silence pesant, car Charlène lui dit, la gorge sèche :

-Pourquoi vous éloignez-vous?

Mais son visage blême et sa posture ne laissèrent pas à Frey le loisir de lui répondre. Depuis tout ce temps, il était resté à l'ombre bienfaitrice, mais elle... Était restée du côté ensoleillé de la rue. La chaleur sembla faire effet, car de ses deux mains elle tenta d'attraper la chemise du jeune élémental, mais ne parvint pas à les maintenir. Sombrant dans une sorte de coma, elle tomba au ralenti. Le nom de Frey s'échappa de sa gorge asséchée. Devenant tourbillon glacé, il se positionna en-dessous d'elle pour lui éviter la chute et voulu lui donner sa réponse. Mais la demoiselle était déjà loin de lui, dans le monde des rêves... Dès qu'il se rendit compte qu'elle ne revenait pas à elle malgré la fraîcheur qu'il lui insufflait, il laissa son inquiétude se peigner sur son visage au trait parfait sous la forme d'un ride de soucis.

La prenant sur son dos, il ne peut la porter dans un tourbillon de neige ou quoi que se soit d'autre et dû la porter à l'ancienne. Réfléchissant rapidement, il fit la déduction rapide qu'il devrait l'emmener chez lui. Élémentaux, ils ne seraient pas bien accueillit dans toute les auberges et il n'avait pas le temps de faire le porte à porte de chacune d'elles. Frey ne se résolut pas non plus à la laisser là. La portant donc, il arpenta les rue ainsi sous le regard incrédule de la populace. S'il en aurait eu le temps, l'élémental en aurait bien geler quelques uns et tuer une bonne dizaine, mais l'urgence était là. Après une vingtaine de minutes, il parvint à son chez lui. Guère accueillant, l'endroit était plus semblable à un entrepôt qu'à une maison, mais il avait une cuisine, un lit, une salle de bain et un bureau, ce qui lui était largement suffisant, tout cela à l'étage puisque le rez-de-chaussé lui servait bel et bien d'entrepôt pour maint sortes d'objets... La déposant dans la canapé qui ornementait son bureau, il partir chercher de l'eau dans la cuisine, qu'il transforma en glaçon.

Une fois arrivé près d'elle, il posa sa main sur son front et là... Trouva le front de la demoiselle chaud. Et celle-ci avait reprit des couleurs. Comment ?! Elle semblait être... Devenue une humaine. Ou redevenue. Frey ne connaissait que deux personnes capables de cela. Eux, ses tortionnaires. Ils étaient revenus le chercher. Tout ça allait recommencer. Encore. Se sentant paralysé de la tête aux pieds, il ne bougea pas d'un millimètre durant une dizaine de minutes, comme si le fait qu'il eut découvert le pot au rose allait les faire venir. Reprenant peu à peu le contrôle de son corps, il essaya de trouver quoi faire. L'attacher et la torturer à son tour ? Mais il ne put s'y résoudre. Quelque chose clochait. Il ne pouvait pas la laisser comme cela n'ont plus, prête à le surprendre à tout moment. Il doutait de lui. Lui, le fier, invincible, imbattable, exceptionnel Frey, doutait. Il s'était cru à l'abri... Il s'était cru... Sauvé. Mais non ! Éclatant de rage, il laissa une tempête silencieuse se créer autour de lui. La température chuta et du gel recouvrit rapidement toute la pièce.

Résolvant la première énigme qu'il se posait en voyant la pièce blanchâtre, il eut une idée. Dangereuse mais qui lui permettrait de rapidement partir si cela devait se produire. Se calmant, il jura entre ses dents en voyant la demoiselle inconsciente et couverte de givre. Il ne devait pas la tuer. Surtout pas... Pas parce qu'elle était avec eux mais... Parce qu'elle était elle, Charlène Hudson. Il ne pouvait se résoudre à lui faire de mal pour une raison inconnue à son cœur. Il se concentra alors et "absorba" le froid. Tout était redevenu normal si l'on omettait l'humidité qui stagnait dans la pièce. Laissant la petite demoiselle à la même place, il se concentra alors pour créer une grande cage de glace qui les englobait tout deux. Aucune issue de secours, sauf pour lui, et des armes à portée de main... S'armant à cette pensée, il sortit une longue épée du mur et, se créant un siège, se résolu à attendre qu'elle ne se réveille. Son visage affichait maintenant un sourire rassuré et une expression radieuse. Le piège n'avait plus qu'à se refermer.

Quand la demoiselle papillota des yeux, Frey sentit ses muscles se serrer sous le stress. Beaucoup de choses allait dépendre des minutes à venir, et cette tension empoisonnait l'air en la rendant lourde. Levant négligemment son sabre de glace vers son visage, pointant celui-ci de la pointe, il engagea la conversation.

-Alors Damoiselle ? Pas trop froid ?

HRP: Si le fait qu'elle redevienne "normale" à cause de son évanouissement te dérange, n'hésite pas à le faire savoir. Je voulais attendre que tu arrives mais... J'ai pas su m'arrêter d'écrire. En espérant que ça te plaise, parce que j'ai un ignoble retard.

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MessageSujet: Re: I live for the applause. [PV Frey] Mer 18 Déc - 2:25

Encore une fois, le temps lui manquait, les réponses de Frey ne venaient jamais et elle en avait marre. Elle avait envie de le secouer, de le toucher, de le regarder droit dans les yeux, car elle voulait savoir. Elle voulait le comprendre, mais elle n’osa pas, elle n’osa pas, car autant l’émotion la figeait sur place, autant elle voyait le visage de Frey devenir sombre, froid, impassible. Son cœur ne pouvait arrêter de compatir, comme si le froid qui se dégageait de Frey l’aidait un peu à rester debout face à ce soleil trop puissant, trop affaiblissant, trop aspirateur de son énergie alors que pourtant elle aimait tant qu’il fasse brunir sa peau, elle aimait sentir sa chaleur l’envahir, la faire se sentir assoupie, en sécurité et tout à la fois heureuse. Cette fois, c’était différent, elle avait l’impression de fondre, de savoir que chaque goutte de sueur qui coulait la rendait plus vulnérable, la rapprochait d’une vieillesse avancée, d’une mort assurée. Elle n’avait qu’une envie, conquérir les ombres, mais elle ne pouvait plus bouger. Elle ne pouvait plus respirer normalement, une boule se formait dans sa gorge. Son corps semblait combattre un virus étranger, celui du froid qui essayait de se propager dans son corps, alors que sa température semblait vouloir monter en flèche, elle.

Aussitôt que Frey coupa le contact avec sa main, qu’elle ne sentit plus ou moins, sa vue devient floue, picotée et noire. Elle lui demandait pourquoi il s’éloignait. Elle avait vu son visage changer, pourquoi? Elle avait bien vu qu’il essayait d’enfouir quelque chose au plus profond de lui et qu’il se perdait dans tout ce mystère que devait être son passé. Elle se sentit partir par derrière, essaya de se rattraper, mais plus rien. Elle ne sentit ni le sol dans son dos, ni les frôlements des lèvres chuchotant à son oreille.

Et alors qu’elle rêvait, tout lui semblait trop vrai. Elle était de retour dans la forêt, au début, tout était beau, parfait même. Elle s’amusait, jouer de son instrument et son cœur suivait cette mélodie tout autant que son corps entier qui s’acharnait à rester gracieux et souple. Comme si son corps connaissait déjà les notes qui allaient suivre, savait déjà les pas à faire. Elle sentait tout cela, comme quelque chose d’extérieur à elle, qu’elle ne pouvait contrôler. Tout ce manège ce dégageait d’elle, cette passion, cette grâce et cette envie de continuer à tourbillonner toute la journée, seulement…

Comme dans sa vraie vie, son reflet lui fit comprendre que le temps avait trop vite avancé. La forêt devient tout à coup, sombre, glacée. Ses doigts étaient devenus engourdies, elle sentait la moindre parcelle de ses doigts qui la faisaient souffrir à force de vouloir combattre le givre qui se déposait sur ceux-ci. Pourquoi? Pourquoi elle ne pouvait plus jouer du violon? Pourquoi ces fées souriaient-elles? Elle ne pouvait plus jouer et elles ne pourraient plus l’entendre comme elles le voulaient depuis tout ce temps. Elle pestait envers ses petites et grandes personnes qu’on imaginait si gentille, si innocente et féérique quoi. Elle les traitait d’égoïstes. Elle sentait même les glaçons se former remplaçant les gouttes de sueur qu’elle avait plus tôt sentit glisser le long de ses bras, de son visage et entre ses omoplates. Elle sentait son corps et ses vêtements couvert de givre. Elle voyait son souffle former des nuages de fumée blanche. Elle trouvait cela souvent très amusant lorsqu’elle était dans sa cours avec ses frères, mais maintenant, tout à l’entour d’elle était ce givre, magnifique et pourtant mortelle. Fin et tranchant. Elle était en pleine crise d’hystérie, toutes les fées étaient là, la regardaient, elle, le violon entre les doigts, les cordes tranchantes aussi couvertes de givre, écorchant ses fins doigts à peine protégés par la corne sur ceux-ci. Ses doigts se collaient aux cordes, comparable à de fines toiles d’araignées auxquels ses doigts restaient coller comme de vulgaires mouches. Sa peau semblait rester sur celle-ci, alors qu’elle ne pouvait plus s’arrêter de varier ses gammes. Elle avait si mal, mais quelque chose la faisait continuer, comme si elle était une marionnette, elle venait à peine de gagner sa liberté, que déjà tout ce la recommençait.

Elle essaya de s’arrêter, des larmes coulaient le long de ses joies, alors que ses doigts étaient ensanglantés et dans un état déplorable. Et alors qu’elle sentait enfin ses doigts arrêter d’appuyer sur les cordes qui ne faisaient qu’empirer l’état de ses blessures, elle laissa ses deux bras tombé le long de son corps, violon et archet encore dans les mains. Alors qu’elle voulait se laisser tomber, se reposer, gagnée par une fatigue inexistante et par le froid qui lui donnait mal aux articulations et qui lui donnaient l’impression qu’elle recevait de millions de piqûres. Une main froid se mis alors sur sa gorge, elle n’eut guère le temps de se retourner que le jeune homme s’avança sur le côté de sa tête, lui murmurant quelque chose à l’oreille. C’était nul autre que Frey, cette chevelure blanche, elle ne pouvait ne pas la reconnaître, même sa voix qu’elle n’avait entendu peut-être pendant quinze minutes seulement était gravé en elle. Elle ne pouvait faire autre chose qu’être terrifiée.

C’est à ce moment que son corps décida enfin de la faire s’éveiller. Elle pourrait regagner sa liberté… Elle croyait se réveiller sur les pavés des ruelles, avec Frey qui serait inquiet, mais qui serait à ses côtés, au lieu de quoi, elle se réveilla dans un genre d’entrepôt, ou plutôt dans une cage de glace dans un entrepôt. Et alors qu’elle allait se relever brusquement du sofa sur lequel elle était étendue, une fine lame se plaça sous son visage, comme l’avait fait la main de Frey dans son rêve. Le même petit sourire rassuré et radieux et ce murmure qu’elle pu enfin entendre. Seulement, elle ne sentait pas les cheveux ni mêmes les mains de Frey sur elle se qui pourrait être rassurant, mais en fait, cette distance et cette cage lui faisait plus peur que cet homme. Elle était apeurée, c’est sur, mais elle était déchirée, comment avait-il pu faire un jeu aussi convainquant? Elle ne put retenir une larme de s’échapper, un sanglot sortant de sa gorge.

-Non… Pas vous.

Elle le regardait droit dans les yeux, espérant qu’il enlèverait cette lame de sous sa gorge. Elle le regardait, ne sachant plus quoi faire. Son rêve était donc vrai, il était avec ses fées. Certes, cette rencontre avait été courte, mais elle avait tant eu l’impression qu’il était spécial, elle avait toujours eu ce problème de trop s’attacher facilement. Elle n’avait jamais eu peur de se faire tromper et a cœur ouvert, elle se confiait et attendait à son tour, mais jamais, tous avait peur, tous avait peur de se qu’elle connaissait et qu’elle souffrait pour la deuxième fois. La supercherie, la trahison. Elle aurait voulut tout dire, mais encore là, rien ne pourraient faire changer d’idée ses fées, car elle comprenait ce que c’était de ne pas avoir ce qu’on voulait. Elle cherchait une once de chaleur dans cette cage, mais rien. Elle avait pourtant si froid. L’élémental pris d’ailleurs de ses nouvelles à ce propos. Elle gelait, elle grelottait, et tout ses vêtements étaient froids, mouillés et lourds. Elle essayait de faire quelque chose, elle ne pouvait que pleurer. Elle n’avait qu’une envie, que ‘il s’occupe d’elle, même si c’était pourtant lui qui a tenait captive, elle savait bien qu’elle devait faire affaire à lui pour avoir ce qu’elle voulait. Elle ne put s’empêcher de dire ce qui lui pesait sur le cœur.

-Vous me tenez captive à votre tour… Vous êtes avec elles. Un autre sanglot. Un toussotement et de retour en piste. Que me voulez-vous? Je veux simplement que tout cela finisse. Je veux ma liberté! Pourquoi avez-vous joué ce jeu? Pourquoi vous sembliez sincère? N’était-ce pas suffisant de simplement m’enlever sans faire d’histoire? Sans faire semblant? Sans tous ses artifices?

D’autres larmes se joignirent aux autres, formant de longs sillons qu’elle sentait sur ses joues et sous son menton. Elle ne sut pourquoi, mais au lieu de rester là, sous cette lame qui pouvait très bien décider de lui couper tout accès à une liberté dans ce monde si elle bougeait, elle alla dans un coin éloigné, colla son dos à une paroi de glace, et enroula ses bras sur ses genoux, cachant son visage.

-Arrêtez de me regarder, je… Je ne jouerais plus. Je n’en ai plus l’envie. Vous n’en avez pas eu assez, il vous faut toujours plus? Que n’avait vous pas pris? Qu’est-ce que vous me réclamer encore de plus? Combien de temps encore? Je ne suis pas une possession, je suis libre.

Elle releva le visage vers Frey, celui qu’elle aurait put considérer comme un futur ami et cria sur lui.

-Je suis LIBRE. Je…

Je meurs de froid, aurait-elle voulu dire. Elle voulait tant que tout cesse. Elle disait tout cela, croyant que Frey savait de quoi elle parlait, seulement, elle restait si large, si évasive. Elle avait tant de difficulté a évoqué tout cela. Ce ne pouvait pas être vrai, tout allait finir. Elle devait rêver encore. Elle se leva debout, et haussa la voix.

-Vous êtes un horrible personnage. Je… Je vous giflerais si vous n’aviez pas cette arme. Je… Je pourrai vous faire du mal si vous ne me relâcher pas. J’ai appris. J’ai enfin une vie, vous n’allez pas me faire encore du mal. Je vous reconnaîtrai, je sais votre nom, Frey. N’êtes-vous pas capable de voir que tout ce que vous faites est mal? Je ne vous permettrez pas à nouveau de vous satisfaire, je ne suis en rien une esclave, jamais vous aurez le dessus sur ma vie. J’entends vivre ma vie comme je l’entends, pas comme vous avec vos supercheries et votre égoïsme.

Elle le regarda et… elle baissa le regard.

- Savez-vous quand vous arrêter…? Vous prenez des vies aussi? Je… J’ai peur de ne plus jamais pouvoir me souvenir complètement. Je… Je veux simplement retrouver enfin mon reflet à moi, pas l’image que vous avez conçue de moi. Je ne suis plus capable de me regarder sans vous accusez. Je ne suis plus capable d’être gentille, je deviens un monstre à mon tour, par votre faute. Libérer moi, je… Je vous visiterais, mais laisser moi aller à l’Académie, laissez moi enfin la liberté d’être moi, de recouvrir la mémoire, d’être en mesure de pouvoir vivre comme les gens normaux.

Elle ne décrochait pas ses yeux de sur lui, mais plus elle parlait, plus elle essayait de voir à travers le flou de ses larmes le visage de Frey. Ce visage particulier qui était encore en sa mémoire, encore nouveau et pourtant déjà douloureux à son cœur.
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Frey Jenkins
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MessageSujet: Re: I live for the applause. [PV Frey] Jeu 19 Déc - 3:04

I live for the applause
Suis-je normal ?






Tout avait si bien commencé. Tout avait été si parfait. À aucun moment Frey n'avait douté de lui en posant sa semelle sur cette pièce. Une pièce que le destin avait fait tombée et qui avait été vue par le voleur. C'est étonnant comment une pièce peut changer une vie... Un rond de métal pas plus gros qu'un caillou. Et pourtant... À cause, ou peut-être grâce, Frey ne s'avait plus qu'en penser, de ce simple bout de métal, il avait fait la connaissance de Charlène Hudson. Une jeune femme, tout ce qu'il y a de plus normal, aux cheveux couleurs des troncs majestueux qui arpentaient les bois, aux yeux d'un bleu ciel et épuré, sans nuages mais aussi sans doute, uniquement de la motivation à découvrir où il était passé, ce bout de métal, et à la tenue légère, accompagné d'un violon. D'ailleurs, Frey se demanda, il était passé où, ce violon ? S'eut été un gâchis de l'avoir oublié là-bas... La demoiselle avait aussi des mains gracieuses, qui virevoltaient sur son violon, tout comme son corps sur les pavés, parcourut par le son mythique d'un violon.

Ensuite, elle était arrivée. Comme ça. Un peu comme un tour de magie. Un coup elle n'était pas là, puis l'instant d'après elle le fixait de ses yeux soupçonneux. À ce moment là, Frey eut l'impression futile de se retrouver un peu comme à la maternelle, ou du moins ce qu'il avait entendu de la maternel : Il lui avait prit sa friandise tant attendue, et elle ne démordrait pas que la faute lui revenait malgré le manque de preuve. Le jeune homme s'était alors dit que faire la connaissance d'une jeune saltimbanque aussi... Spéciale ne pourrait que lui être bénéfique. Ils avaient alors tout deux soliloquer quelques instants, semblable à de bons amis ou... À un jeune couple. Ce qu'un duo de dindes n'avaient pas manqué de remarquer. Frey était aller leur flanquer une peur bleue en prenant bien soin de les déposséder de leurs argents, puis de tout innocemment leur rendre leurs sacs. Un véritable petit Ange au cœur de glace. Ce ne fut seulement qu'après cet instant qu'ils avaient échangé leurs noms. Elle avait dit le sien avec une étincelle de bonheur dans les yeux. Elle était apparemment fière de porter ce nom...

Après, la chaleur étant devenue trop grande et le risque de se faire prendre par des policiers qu'auraient pu appeler les deux femmes les avaient conduit à se balader dans une ruelle de la ville. Frey marchant à l'ombre, et la demoiselle au flamboyant Soleil. Il avait tout deux parler, et la demoiselle avait mit Frey dans une impasse. Une impasse ? Un dédale. Un labyrinthe. Un mystère. Lui qui d'habitude était toujours sûr de lui avait été en doute. Lui qui soliloquait avec un air charmeur chaque soir dans les tavernes avaient gardé son clapet fermé. Il était resté silencieux. À un moment, il avait bien voulu essayé de dire quelque chose. Un mot qui regroupait toute ses interrogations. Un mot aussi qui d'habitude n'était pas dit ainsi. Pas avec autant de choses sous-jacentes.  Mais c'était tombé à l'eau, Charlène revenant avec de nouvelles questions, de nouveaux problèmes.

Puis était arrivé ce moment, cet instant fatidique. Celui où elle s'était évanouie. Son cœur qu'il croyait inviolable s'était serré à l'idée qu'elle ne se fasse mal en tombant. Son cœur de marbre. Frey Jenkins avait eut peur pour elle. Il s'était évaporé pour rapidement la reprendre délicatement entre ses bras, frêle mais puissant. Ne voyant pas d'autre solution, l'élémental avait décidé de la ramener chez lui, dans son repère. Là où lui seul n'était encore entré. Il l'avait posée dans son fauteuil, puis s'était alors aperçu de l'horreur... Elle n'était pas élémentaire. Elle n'était pas humaine. Elle était comme les autres. Il en fut paralysé d'effroi. Pourtant il allait devoir garder son sang-froid... Plusieurs options s'étaient offertes à lui. Pourtant, il avait choisit la plus périlleuse : La laisser en vie et l'écouter.

Frey se remémora de tout cela le temps d'un battement de cils. Ceux de la demoiselle qui reprenait conscience. Son épée de glace pointée vers la gorge au sang chaud de la demoiselle ne bougeait pas d'un Yota, et son regard était dur et froid. Pourtant, c'était un grand sourire qui égayait son visage. La demoiselle, quand elle prit conscience de sa position, sembla effarée, terrifié, terrorisé. Après tout, si le "sujet" c'était rendu compte de quoi que se soit, cela signifiait que la mission était un échec, non ? Frey se lassa même un peu quand la larme coula. Les ennemis faisaient dans le sentimentalisme maintenant ? Et après, les déclarations d'Amour ? Même s'il sentit une boule au fond de sa gorge se former de voir Charlène comme cela, il se concentra sur le fait qu'il s'agissait d'un tueur, d'un monstre, et pas d'elle.

-Non… Pas vous.

Pas vous ? Frey eut envie d'éclater de rires. Pas vous ? Ne voulait-il pas connaître le joyeux enfer qu'il avait fait subir au jeune homme ? N'avait-il pas envie de goûter à ses horreurs soigneusement concoctées ? C'était dommage, parce qu'il risquait de morfler. Une lueur de folie brillant dans le regard de Frey, prit dans le tourbillon dévastateur des émotions qui l'assaillaient. La demoiselle planta fixement son regard dans ses yeux fiévreux qu'était ceux de l'élémental. Dans son regard aussi, un profond malaise, une profonde peur, semblait resurgir des flots lointains de souvenirs. Peut-être, après tout, lui aussi avait-il subit quelques "Relooking" version torture. Ces fichues cicatrices n'avaient jamais voulues partir.  

-Alors Damoiselle ? Pas trop froid ?, ironisa-t-il.

Celle-ci ne réagit en aucune manière, mais après un moment de silence plat, un silence tendu comme il n'en avait pas encore eu entre eux deux depuis leur rencontre, bien qu'elle ne remonta pas à longtemps. La métamorphe, ou le métamorphe, il ne s'avait qu'en penser, s'exclama en sanglotant :

-Vous me tenez captive à votre tour… Vous êtes avec elles.  Que me voulez-vous? Je veux simplement que tout cela finisse. Je veux ma liberté! Pourquoi avez-vous joué ce jeu? Pourquoi vous sembliez sincère? N’était-ce pas suffisant de simplement m’enlever sans faire d’histoire? Sans faire semblant? Sans tous ses artifices?

Captive à son tour ? Avec elles ? Ce qu'il lui voulait ? N'était-elle donc pas en train d'inverser les rôles ?! C'était de leur faute tout ça, s'ils n'avaient rien fait... Il n'aurait pas rencontré Charlène. Mais au moins tout ceci ne serait pas arriver, cet effondrement dans son cadre de vie paisible. De plus, la voilà qui divaguait. Il n'avait jamais été question d'autres femmes qu'elles dans cet affaire crapuleuse, elle en était l'unique représentante féminine, qu'allait donc chercher cette demoiselle ? Il n'était avec personne. Il était Frey. Aussi solide qu'un glacier, plus froid qu'un lac gelé, plus dangereux qu'une tempête de neige ! Aussi seul qu'un glaçon dans le désert... Jamais il ne se laisserait marcher dessus, et plus jamais Oh grand jamais il ne se laisserai de nouveau être capturer comme un vulgaire rat de laboratoire. Il eut envie d'éclater ses sentiments en furie, mais il tenta de ravaler sa colère. Ses mains tremblaient d'une fureur contenue.

Pour ce qui était de sa liberté, elle était loin de la récupérée, lui aussi avait crié après son droit de vivre en Paix, mais ses seules réponses à ces cris désespérés avait été de nouveaux coups et des ricanements joyeux. Plus jamais il ne laisserait quelqu'un l'empiéter, sa liberté. Ensuite, la demoiselle éclata sur des termes... Assez rigolo à vrai dire. Avoir joué le jeu ? Pensait-elle qu'il l'avait démasquée depuis longtemps ? Peut-être bien. De plus elle parlait de sincérité. Quel sincérité ? Celle de son sourire hypocrite ? Pour ce qui était de l'enlever... Non, il n'aurait pas pu ne pas faire d'histoires, ne pas faire semblant de continuer à vivre comme si tout était normal. Pas après avoir découvert tout ça. Sa dernière pensée fut pour les artifices. Pensait-elle réellement que cette cage, cette épée, n'était qu'Artifice ? Il eut envie de ricaner, d'éclater dans un joyeux rire hystérique, digne de ceux que l'on retrouve dans les asiles. Tout ce qui était là était vrai. Aussi vrai qu'elle était prisonnière.

La cage de glace reflétait leurs visages. Le sien, les cheveux en bataille, une veine qui palpite au niveau du cou, la folie et la douleur dans son regard. Le miroir reflétait aussi ses pensées à vrai dire. Désordonnées. Charlène quant à elle avait le visage triste et apeuré. Des larmes continuaient de couler le long de ses joues, traçant des sillons sur sa joue, le froid brûlant certainement sa peau mouillée. Son corps bougea alors. Comme une petite créature apeurée, elle alla se caler dans un coin, enroulant ses genoux de ses deux bras frêles. Malgré l'arme pointée vers elle, la petite n'avait pas hésité. D'ailleurs, Frey était resté immobile et désormais, c'était le vide que sa lame menaçait.

Et si, après tout, il n'avait pas totalement tout bon ? Cette pensée fugace eut tôt fait de disparaître de son esprit. Il n'était pas là pour avoir des doutes. Il n'en avait plus le temps. Il était déterminé à trouver le fin mot de l'histoire, la cause de oute cette mascarade. Lentement, tel une statue de glace, Frey baissa son arme et fit disparaître celle-ci sans un bruit. Fermant les yeux et croisant les bras d'un air déterminé, il fit face à la demoiselle pour commencer à poser les vraies questions qui le taraudaient. Mais il n'eut le temps de le faire, car elle dit doucement :

-Arrêtez de me regarder, je… Je ne jouerais plus. Je n’en ai plus l’envie. Vous n’en avez pas eu assez, il vous faut toujours plus? Que n’avait vous pas pris? Qu’est-ce que vous me réclamer encore de plus? Combien de temps encore? Je ne suis pas une possession, je suis libre.

Il n'avait toujours pas ouvert ses paupières, celle-ci restant totalement closes. L'élémental c'était dit que, peut-être, ne plus voir ce visage qui lui serrait le cœur l'aiderait à être plus... Décisif. Mais la voix chevrotante de Charlène ne l'aidait en rien...Ses oreilles bourdonnaient. Pourquoi parlait-elle de jouer ? Voulait-elle laisser penser qu'il avait... Aimer se faire torturer ? Qu'il avait prit cela pour un jeu ? Il fronça les sourcils de frustration. La demoiselle parlait d'en réclamer encore plus... Le prenait-elle donc pour un masochiste ? Un fou ? Sa paire de poils qui ornaient le sommet de ses yeux se froncèrent encore plus. Qu'insinuait-elle en parlant... De temps ? Et de possession ? Inversait-elle donc les rôles pour le faire se sentir coupable ? Il aurait préféré que ce ne fut qu'un mensonge, mais sa voix avait de tels accents de sincérités...

Il entendit alors le léger bruit de cheveux qui bougent et de vêtements qui se froissent. Apparemment la métamorphe pointait un regard vers lui, mais il ne put dire sa nature puisqu'il se résolut à garder ses paupières closes pour une raison qu'il ignorait, pour tout avouer. Peut-être avait-il peur de craquer, à voir le visage de la violoniste. Charlène s'époumona alors :

-Je suis LIBRE. Je…

Sa voix semblant se casser, puisqu'elle ne termina pas sa deuxième phrase. Ce fut au tour de Frey de vouloir continuer la conversation, d'un ton sarcastique, qui fait mal. Mais les mots ne sortirent pas. Il se résolvait à garder le silence, un silence pesant, de plomb. Il devait rester silencieux, ou il ne répondrait plus de lui... Ses paupières s'entrouvrirent tout de même légèrement, lui laissant apercevoir les pieds de la jeune femme recroquevillée dans son coin, certainement son visage était-il dévasté, mais il ne pensa pas à vérifier. La jeune femme se leva alors, et par pur réflexe Frey créa de nouveau une épée qu'il pointa de nouveau vers elle, tendit que derrière le cou de la demoiselle cinq pics formaient un demi-cercle lui interdisant tout geste brusque. Charlène Hudson, métamorphe, s'exclama alors :

-Vous êtes un horrible personnage. Je… Je vous giflerais si vous n’aviez pas cette arme. Je… Je pourrai vous faire du mal si vous ne me relâcher pas. J’ai appris. J’ai enfin une vie, vous n’allez pas me faire encore du mal. Je vous reconnaîtrai, je sais votre nom, Frey. N’êtes-vous pas capable de voir que tout ce que vous faites est mal? Je ne vous permettrez pas à nouveau de vous satisfaire, je ne suis en rien une esclave, jamais vous aurez le dessus sur ma vie. J’entends vivre ma vie comme je l’entends, pas comme vous avec vos supercheries et votre égoïsme.

Lui ? Quelqu'un d'horrible ? Pour une fois que dans l'histoire, il était la victime, il était horrible ? Et elle osait proférer des menaces, en étant en position de voir son manque d'immunité si une bataille se déclenchait ? Il ne comprenait pas pourquoi elle s'acharnait avec ses mots. Essayait-elle donc de le dissuader avec des mots, de "lui faire entendre raison". Quel raison ? Celle de ces pourritures qui l'avaient enfermé ? Charlène le fixa droit dans les yeux... Pour ensuite les baisser, regardant le sol, seul endroit que la glace n'avait pas recouvert.

- Savez-vous quand vous arrêter…? Vous prenez des vies aussi? Je… J’ai peur de ne plus jamais pouvoir me souvenir complètement. Je… Je veux simplement retrouver enfin mon reflet à moi, pas l’image que vous avez conçue de moi. Je ne suis plus capable de me regarder sans vous accusez. Je ne suis plus capable d’être gentille, je deviens un monstre à mon tour, par votre faute. Libérer moi, je… Je vous visiterais, mais laisser moi aller à l’Académie, laissez moi enfin la liberté d’être moi, de recouvrir la mémoire, d’être en mesure de pouvoir vivre comme les gens normaux.

Non, il ne savait plus s'arrêter. Il ne pouvait plus se contrôler. Il n'était plus possible pour lui de rester zen, de rester calme, de ne pas éclater. Un grondement sourd sortait de sa gorge, comme celui d'un animal blessé. Soudain, la demoiselle parla de... Mémoire, de souvenirs. Avait-elle oublier le Mal qu'ils lui avait fait subir ? Était-ce pour cela qu'il lui semblait que chacune de ses paroles lui semblaient véritables ? La brèche que son déferlement d'émotions avait ouvert fut combler, combler par le doute. Et si... Il avait vraiment eut tord ? L'image conçue d'elle... Parlait-elle donc de ces années passées là-bas ? Était-ce Frey qui avait tout inventé ? Était-ce son esprit fou et dérangé ? Était-il seulement sain d'esprits. Il... Il l'avait transformée en monstre ? Les quintuples pics de glaces s'effritèrent doucement, tomba dans une fine poussière blanche au sol. Était-ce vraiment lui qui l'avait enfermer ? Avait-il inversé les rôles à son avantage, comme il lui arrivait de le faire, et y avait-il cru ? Sa main qui tenait l'épée toujours pointée vers elle tremblait, tremblait fort, comme le cœur dispersé de l'élémental. Sa colère, son ressentiment, tout ce qu'il avait voulu dire juste avant éclata alors un un violent torrent de mots, de phrases cinglantes, hurlées à plein poumons, faisant vibrer les murs de glaces qui les entouraient, celle-ci étant en osmose avec lui.

-C'est à moi de te poser ces questions ! Tout ça... Tout ce qui nous arrive, c'est de votre faute ! Jamais je n'aurais eu l'idée de tout cela si la vérité n'avait pas éclaté au grand Jour. Si vous n'aviez pas été... Comme les autres. Je ne vous laisserais plus jamais m'approcher, me toucher, me voir ! Ce temps là est révolu. Vous avez plutôt l'air d'être dans une cage, damoiselle. Garder donc vos grands mots dans votre poche, si étant que vous en possédé une. De plus il suffirait d'un geste de ma part pour que des chaînes vous immobilise une bonne fois pour toute, pour vous obliger à vous taire. Pour qu'à votre tour, vous deveniez la proie. Il me suffirait d'un geste pour changer le passé. Il s'arrêta quelques instants pour reprendre son souffle avant de reprendre. De plus, il s'agit de ma liberté dont nous avons à parler. Pourquoi être revenus ? Vous n'en avez donc jamais assez ? J'ai fait ce que vous vouliez, j'ai rejoins l'Académie, j'ai été un "élève modèle" ! Vous pensez pouvoir encore me faire du mal ? ME faire du Mal ? À MOI ? Vous ne pensez pas en avoir fait assez ? Vous en voulez encore plus ? Ce n'était pas assez de me prendre des années ENTIÈRES de ma vie, sans raison ? Moi je n'avais pas enfin une vie, j'en AVAIS une. Je vivais bien jusqu'à ce que vous, VOUS débarquiez dans MA vie. Vous n'avez aucune raison de me détester MOI, contrairement à ma petite personne. J'aurais tout les raisons du Monde de vous tuer, la, maintenant. Mais j'ai de la clémence, je ne l'ai pas fait, je ne suis pas comme VOUS. Ce que JE fais n'est pas mal, tout cela n'est que Justice rendue ! Plus jamais je ne ferais confiance à qui que se soit ! J'ai voulu vous donner une chance, mais vous la gaspillez en faisant quoi ? En ME rejetant la faute ! Après m'avoir.... Fait subir tout cela ? Je n'ai pas besoin d'une personne comme vous pour satisfaire mes bas instincts, je n'ai nullement besoin d'esclave. Je n'ai pas besoin d'avoir le dessus sur la vie de qui que se soit ! Je suis au dessus de tout ça. Si votre vie, c'est faire aux autres ce que VOUS m'avez fait, ce serait un bien-fait que de vous achevez ici et maintenant, même s'il s'agirait d'une torture trop douce ! Je ne pratique pas de supercherie avec vous, uniquement et seulement la Vérité ! De plus,oui, oui je suis égoïste, et j'en vis très bien ! Je n'ai besoin de personnes, et ma fierté réside en cela ! Il s'arrêta, ses narines dilatés sous sa respiration furieuse. Il n'avait plus rien à dire. Ses poings serrés, sa respiration bruyante et son air certainement dément était les siens en cet instant.

Elle avait parlé de l'Académie. Voulait-elle rejoindre ses complices ? Noah ? Il ne s'avait plus quoi en penser, le directeur ne lui avait jamais rien fait. Il aurait tant voulu... S'avait toujours été un de ses désirs mais... Vivre comme les gens normaux... Longtemps il avait eut cette utopie cachée au fond de son lui-même, mais il n'était qu'un rebut de la société. Qui accepterait un voleur, un menteur, un espion ? Qui accepterait un égoïste ?  Vivre comme les gens normaux... Frey sentit ses genoux faiblirent. Cette femme était plus forte que lui au final. Ses mots s'étaient insinués et avaient atteint leur but. Tombant à genoux, il laissa tomber son épée qui se fracassa contre le sol. Qu'était-il donc ?

-Suis-je... Que suis-je ?

La cage de glace commença alors à s'effriter doucement, répandent des morceaux partout. Après plusieurs minutes, il n'en restait rien. Frey resta immobile. Ses yeux dans le vide, ses bras pendants le long de son corps, il eut voulu disparaître. Mais il n'en avait plus la force. Il n'avait plus connaissance du monde qui l'entourant, il était prit dans l'étau de ses émotions. Rien ne changerait s'il disparaissait de la surface de la Terre. Il n'était rien. La seule chose bénéfique qu'il eut peut-être apporté fut son corps d'Apollon qu'il avait cédé à plusieurs femmes et en avait fait rêver plus d'une. Pourtant, il se sentait comme une loque qu'on venait de tordre, il se sentait essuyé, vidé de l'intérieur. Il n'avait même plus conscience de Charlène, jusqu'à ce qu'il se rappelle de sa présence dans la pièce. Il tourna son regard vide vers elle, et lui demanda :

-Qu'ai-je fait de mal ? Être né ?

Tout dans son corps et dans son allure exprimait une douleur profonde, une plaie qui serrait longue à guérir, si on lui en laissait le temps... Si Frey décidait de voir à quoi ressemblera demain. Charlène avait réussi à l'anéantir, alors qu'il était maître de la situation. Il s'installa en position fœtale, en sanglotant. Il s'avait que d'un instant à l'autre, il allait mourir. Ou se retrouver à nouveau dans cette salle de torture, seul. Charlène n'avait qu'à faire ce qu'elle voulait, au final il s'était résigné. Qu'elle le tue ou non n'avait plus d'importance, qu'elle ai menti ou non n'était plus de première vigueur.

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MessageSujet: Re: I live for the applause. [PV Frey] Sam 8 Fév - 23:28

Elle aurait tout donné en ce moment pour ne pas être ainsi devant ce jeune homme. Elle gelait si intensément qu’elle se demandait si tous les os de son corps n’était pas en train de se faire ronger ou si simplement ils ne brulaient pas à petits feux à l’intérieur d’elle. Elle se sentait humiliée, vulnérable et elle avait peur. Comment ne pas être terrifié devant un spectacle si… Elle n’avait même pas assez de mot pour le décrire. Dérangeant? Un spectacle inquiétant. Les yeux de Frey étaient tellement fiévreux qu’elle avait l’impression qu’ils étaient à l’origine de l’étau qui serrait son cœur. Elle avait l’impression que son cœur allait éclater et que si ce n’était pas le cas, elle croyait bien que ce serait lui qui viendrait avec plaisir à bout d’elle.

Il avait pu la tuer au moins une bonne dizaine de fois en à peine quinze minutes. Elle ne doutait plus autant que tout à l’heure. Cette horrible cage givré et réfléchissante allait peut-être, surement être la dernière chose qu’elle allait voir. Les yeux perlés de larmes, elle regardait la scène dans le reflet de cette cage magnifique. Magnifique, mais en ce moment, elle voulait détruire ces murs. Elle qui s’arrêtaient toujours devant la moindre petite chose mignonne ou époustouflante qui croisait sa route, le moindre petit chemin en forêt, la moindre chute d’eau cristalline, la moindre flore, la moindre faune qu’elle admirait de longues heures… Et là, elle ne voulait que détruire cette beauté unique. Courir. Fuir. Fuir le plus rapidement possible. Fuir, était rendu le seul mot qui semblait encore illuminer ses yeux.

Elle avait comprit qu’elle ne pouvait plus rien y faire lorsqu’elle sentit les cinq piques de glaces toucher sa nuque, et cette arme sous sa gorge. Le moindre autre mouvement brusque et peut-être que cette fois il voudrait en finir, car elle ne voulait juste plus jouer. Elle ne voulait plus jouer du violon pour ces stupides fées princesses je-me-moi d’égoïstes pourri gâtées!

Et puis, lorsqu’elle finit de dire tout ce qu’elle avait à lui reprocher, elle fut encore plus parcourut de frissons. Elle était encore plus gelée. Toute la colère qu’elle avait évacuée ne lui avait même pas apporté un brin de chaleur, rien. Tout son discours ne la faisait que plus se sentir isolé, prise au piège, humiliée et vulnérable, oui encore ces deux sentiments venaient lui comprimer le cœur. Elle se sentait vide, à sa merci même après l’avoir accusé, sans preuves, oui, mais quand même accusé et crier dessus, comme si elle avait été en contrôle de la situation, mais c’était tout autre. Et cette fois, ses yeux doux d’enfants n’y changeraient rien… Elle entendit pourtant les piques mortels derrière sa nuque s’effriter. Était-ce parce qu’il n’avait pas su son histoire avant qui lui donnait une nouvelle liberté de mouvement ou était-ce encore pour la torturer encore plus longtemps avant de vouloir la tuer? Elle essaya de chasser ces pensées beaucoup trop sombres pour une gamine. Elle porta plutôt l’oreille à ce qu’il criait. Elle sentait la vibration des murs jusque dans son intérieur… ou était-ce encore ses grelottements qui lui donnaient cette impression?  

Elle avait beau essayer de l’écouter, de le comprendre ou même de l’approuver, mais là, elle ne savait pas du tout de quoi il parlait. C’était de sa faute? Tout cela c’était sa faute? Elle fronça des sourcils, complètement honteuse. C’était elle qui avait réveillé cette envie aux fées, elle avait réveillé leur côté méchant, comme elle réveillait le méchant de Frey en ce moment. Elle aurait voulu s’excuser, mais elle ne pouvait faire autre chose qu’être ravagée, sur le bord de pleurer encore. Non, elle devait écouter jusqu’au bout. Il ne voulait plus l’approcher, la voir ou même la toucher, c’est quoi, elle avait le pouvoir de réveiller le mal en lui et il s’en apercevait?

C’était elle la captive, il avait raison. Garder les mots ayant un rapport avec la liberté pour plus tard… S’il y avait un plus tard. Mais, c’était quoi ce truc de proie? Elle ne lui avait pas fait autant de mal qu’il le disait, non? Il reprenait son souffle, alors qu’elle elle essayait de comprendre encore. Qu’est-ce qu’elle lui avait fait? Sa liberté… être revenu? C’était la première fois qu’elle le voyait… De quoi il parlait, bon sang? Rejoint l’Académie? C’est ça, elle aussi elle voulait y aller, mais jamais elle ne lui avait demandé d’y aller. Tout ce qu’il disait était d’autres sujets qui lui donnaient à réfléchir et à se dire mentalement toujours la même chose. Elle n’avait jamais fait ce qu’il disait qu’elle avait fait. Mais plus il parlait, plus elle commença à comprendre. C’était assez fou, mais elle avait comprit. Elle avait compris que ce n’était pas de elle dont il parlait. Et pourtant, il ne voyait pas qu’il s’était trompé et elle non plus elle n’avait pas compris qu’elle s’était trompé avant maintenant. Il n’avait rien avoir avec ces fées, du moins, peut-être c’était de elles dont lui aussi il parlait. Il avait subit le même sort qu’elle? Elle n’était pas la seule? Du moins…

C’est ce qu’elle crut un instant. Avant de vite comprendre qu’il n’avait peut-être pas subit totalement le même sort, car il parlait de tuer, de justice rendue, de personne pour satisfaire ses bas instincts. C’était quoi ça? Elle n’en savait rien et peut-être que c’était mieux ainsi… Il finit finalement son monologue en disant que oui il était égoïste, indépendant, mais fier. Elle aurait voulu que tout ce finisse sur cette note, mais bon. Il semblait dans un état bien trop colérique pour qu’elle dise quoi que se soit. Les narines de Frey étaient dilatées, sa respiration était furieuse et il avait les poings serrés. Elle voulait lui dire qu’il y avait erreur, mais… Mais est-ce qu’il la croirait aussi facilement? Il était méfiant, c’était sur et il avait même réussit à la blesser avec ses mots. Elle ne savait que faire, elle paniquait à l’intérieur d’elle-même, priant pour qu’il se calme.

Il tomba finalement à genou. Elle le regardait, incertaine. Qu’est-ce qui allait maintenant lui arriver? Qu’est-ce qu’il ferait? Après tout, il ne voulait certainement pas être gentil en ce moment avec la personne qu’il pensait qu’elle était après avoir dit toutes sortes d’horreur comme celles-là. Elle avait peur pour sa vie, mais elle essaya de tasser cela de côté. Le Frey qui était devant elle était profondément blessé, fou, possédé. Elle devait remédier à cela. Elle ne pouvait le voir ainsi. Elle avait toujours eut cette petite âme de justicière au fond d’elle. Pas avec n’importe qui bien entendu, mais elle ne savait pourquoi, mais elle voulait lui venir en aide à lui, même avec cette tension. Même avec ce qu’il lui reprochait, car elle savait ô combien comment c’était pénible. Elle savait que trop bien ce que c’était qu’être privé de liberté et d’avoir perdu des années entières. Tout en sachant qu’elle risquait de se faire blesser, elle essaya tranquillement d’avancer vers lui. Elle s’arrêta tout aussi net en entendant un fracas et en regardant au sol l’épée en plusieurs morceaux. Elle était surprise de voir un homme comme lui perdre autant ses moyens. Elle se sentait gênée, comme si elle était spectatrice d’un spectacle qui n’était pas censé se produire devant ses yeux.

Certes, elle ne savait pas le passé de Frey, mais elle se doutait bien qu’il n’était pas du genre à éclater ainsi. Mais bon… le connaissait-elle vraiment? Non. Ce n’était pourtant pas parce qu’il était un inconnu qu’elle n’avait pas l’impression de le connaître. De vouloir le connaître. De vouloir le… Rassurer? Elle ne bougeait toujours pas. Il reprit la parole.

-Suis-je... Que suis-je ?

Elle ne pouvait ne par garder ses yeux rivés sur lui et pourtant, elle ne voulait pas voir quelqu’un dans cet état. C’était immanquable, elle ne savait pas quoi faire! Elle voulait aider, mais elle ne savait pas comment l’aider pour le moment. Elle préféra rester figée. Empathique, mais sans plus. Et puis, encore ce fracas. Cette fois, c’était la cage de glace qui se fracassait au sol. Elle aurait pu craindre que ça lui tombe dessus, mais tout arrivait tellement bizarrement qu’elle ne portait pas son attention là-dessus. Le sol était jonchée de glace qui fondait, elle avait froid, et maintenant, il y avait plein d’eau sur le plancher, des plans pour qu’elle attrape le rhume.  Elle était après tout une humaine et ne tolérait pas autant le froid que Frey. Elle arrêta finalement de regarder ces pieds, essaya de se réchauffer les mains en serrant des poings. Elle reposa son regard sur l’élémental qui semblait totalement ailleurs. Elle lisait presque dans lui comme dans un livre, sa douleur. C’était si fort, qu’elle était mal à l’aise. Qu’elle avait encore plus d’inquiétude que jamais. Son cœur battait à tout rompre dans ses oreilles, le sang coulait à flot dans ses veines. Elle avait tellement été inquiète depuis le début, qu’il lui semblait qu’elle l’était en ce moment pour rien.

Elle avait l’occasion de partir. Ce souhait qu’elle avait depuis les vingt dernière minutes, partir. Elle pouvait le laisser là, le laisser à son sort, retrouver une quiétude digne de ce nom et ne plus essayer de comprendre la vie d’adulte, mais… Mais elle avait déjà fait un choix. Elle allait pour faire encore quelque pas vers lui, mais il la regarda. Son regard lui fit mal au niveau de la poitrine. Elle ne savait pas pourquoi, mais elle était totalement attristé. Elle avait mal. Et elle avait mal pour lui. Elle entendit alors l’écho des paroles de Frey vu la grandeur nouvelle de la ‘’cage’’ dans laquelle elle se retrouvait. Elle n’en revenait pas qu’il était aussi pessimiste, aussi… Mal dans sa peau. Elle le regardait, passer d’à genou à cette position qui ressemblait à un fœtus. Non, elle ne pouvait pas le voir ainsi. Elle se retourna pendant une fraction de seconde. Elle devait être brave. Elle n’avait rien à perdre pourtant à aller l’aider. Ils étaient tous les deux seuls et tous les deux complètement à l’envers. Elle n’avait rien qui l’attendait derrière cette porte d’entrepôt, sauf peut-être son violon qui était resté près de la fontaine. Elle ne connaissait personne et la seule connaissance qu’elle s’était fait était maintenant chamboulée, par sa faute. Par sa faute? Non, c’était une erreur, elle devait rectifier cela avec Frey.

Elle fit finalement les pas qui la séparaient de lui. Elle avait vraiment une boule dans la gorge et dans l’estomac. Elle avait fait les pas, c’était bien joué, mais maintenant, qu’est-ce qu’elle pouvait faire pour qu’il se sente mieux? Elle se mit à genou, tassa délicatement une mèche de cheveux blancs qui était sur le visage de l’homme, pris sa tête entre ses deux mains délicatement, mis celle-ci sur son épaule et mis colla sa tête à elle entre le creux de sa la tête et de l’épaule de Frey. Elle enroula ses bras autour de Frey, et l’étreignit comme si c’était elle qui était venu cherche du réconfort. Elle cherchait tout simplement un peu de chaleur et de force. Même qu’elle commençait vraiment à grelotter fortement et à claquer un peu des dents. Pourtant, elle réussit quand même à approcher sa bouche de l’oreille de Frey.

-Je… Je suis désolée. Désolée de tout ce qui t’es arrivé même si ce n’est pas moi qui t’ai fait vivre tout cela. Je suis désolée. Je m’excuse sincèrement.

Elle attendit avant de continuer, laissant le temps à ses lèvres de trembler. Elle tourna un peu sa tête pour ne pas souffler sur la peau de Frey, sans pourtant ne pas s’appuyer sur son épaule.

-Je… Tu n’as rien fait de mal, Frey. T’es un élémental, t’es juste un peu différent c’est tout.

Elle essayait de le réconforter, mais elle ne savait pas comment. Elle imitait que très maladroitement sa mère qui c’était toujours occupée d’elle et de ses deux grands frères. Elle mettait ses mains derrière la tête de Frey, et essayait de le bercer en balançant un peu son corps.

-On s’est trompé. Je crois qu’on a vécut la même chose, Frey. Je suis tellement… Tellement navré pour toi. Je… Tu n’es pas responsable de se qui m’est arrivé par le passé, et j’espère que tu vas me croire lorsque je te dis, que moi non plus je n’y suis pour rien dans le tien. C’est… C’est peut-être finalement le destin qui a voulut qu’on se croise, car tu avais besoin de… de. D’en parler.

Elle ne put retenir une larme de tomber sur la peau de Frey. Elle voulait paraître forte, essayer de paraître compréhensive, mais là pour lui. Elle ne c’était jamais crut capable d’autant de délicatesse envers quelqu’un dans toute sa vie. Jamais cette jeune fille aurait crut que tout ce qu’elle faisait en ce moment la ferait vieillir, ou même comprendre un peu la vie des adultes et pourtant… Elle qui trouvait les garçons répugnant il n’y pas encore si longtemps était pourtant en train d’en réconforter un plus âgé qu’elle, du moins, niveau psychologique, ou… Pas tellement. Ils étaient tous les deux des petits garnements égoïstes après tout.

-Tu me crois? Et si tu doutes, même si crois que je suis avec eux comme tu as dit, je ne suis aucunement avec d’autres personnes. Je suis seule, comme toi. Je suis différente, comme toi ou plus ou moins pareil, je suis d’une autre race, je ne suis pas humaine, mais j’espérais que tu… Que tu serais gentil avec moi. Je… remercie le destin de t’avoir croisé, car… Car tu es mon ami.

Et oui, c’était aussi ridicule que cela, mais à douze ans, on ne pense pas à grand-chose à part à des divertissements et à se trouver des amis. Elle se décolla un peu de lui et le regarda dans les yeux, avec une certaine étincelle de joie avant de l’étreindre à nouveau.
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Frey Jenkins
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MessageSujet: Re: I live for the applause. [PV Frey] Jeu 1 Mai - 22:57

I live for the applause
Et si ce choix n'était pas le bon ?  






La douce descente aux enfers. Celle-ci dépend du culte des personnes. Pour certain, il s'agit d'un endroit où les "Méchants" sont torturés pour l'éternité. Soit par le biais de Démons, de Succube ou autres créatures démoniaques, soit en revivant sans cesse la mort des gens qu'ils ont tué, la faim de ceux qu'ils ont volé, bref toutes leurs actions malfaisantes. Pour d'autre, l'Enfer est un endroit de feux et de flammes, brûlant sans cesse ceux qui y ont été envoyé. À l'inverse pour certain, c'est un froid mordant, brûlant, qui les attend. Alors, qui faut-il croire ? Personne n'en est jamais revenu pour en parler, et jamais quelqu'un ne s'y aventurerait de son plein gré pour le savoir. Dans tout ça, la seule manière d'y aller est de mourir. Pourtant, Frey Jenkins est bien vivant. Il ne l'est même que trop.
Il n'a pas attendu la nuit et les ténèbres pour découvrir l'Enfer. Non, c'était une belle journée ensoleillée. Il n'a pas attendu qu'un Cavalier Démoniaque viennent le chercher pour l'y emmener. Non, c'était une jeune demoiselle aux cheveux noisette et aux yeux azurs. Il n'a pas attendu qu'on le torture et qu'on le déteste. Non, c'est à cause d'une amitié naissant qu'il y a été invité. Il n'a pas attendu, oh que non. Ce n'était qu'un simple vol et un peu de drague. Après tout avec un corps comme le sien, il pouvait se le permettre. Frey Jenkins n'a pas attendu d'être mort pour accéder aux Enfers. Non, il est bien vivant. Et qui sait s'il en ressortira ?

Il ne s'était douté de rien, mais y avait-elle songé ? Après tout, les métamorphes étaient un peuple et pas uniquement ces trois hommes qu'il avait rencontrés. Mais, quels étaient ses chances d'en rencontrer un, comme par... hasard . Qui se serait prétendu être comme lui ? Quel aurait été son intérêt à se dévoiler, mais aussi à se cacher auparavant ? Frey ne songea pas un instant à une seconde victime. Elle n'aurait eu aucun intérêt à révéler ce passage de sa vie. Et puis, le fait qu'elle le sache... C'était déjà une preuve en soit. C'était tellement flagrant.
Son enfer avait commencé par être comme une douche froide, lui paralysant le corps entier, le temps de comprendre. Cette demoiselle n'était autre qu'une de ses saletés d'enfoiré. Une métamorphe. C'était assez paradoxal et nouveau pour lui, de ressentir cette sensation de froid paniqué, mais sur le moment, il n'y prêta pas attention. Il avait su rester de glace, de marbre, inébranlable. Le premier étage de son enfer était à peine franchit qu'il fallut déjà se battre contre le deuxième palier.

Ce fut ensuite un torrent de flamme, une tempête d'émotions, la rage qui montait, enflait, jusqu'à prendre une taille disproportionnée. Pour une fois que ce voleur, ce meurtrier, ce menteur avait été victime de quelques choses, on l'accusait d'être horrible . Horrible... D'avoir subit tout cela, sans avoir pu riposter ? D'avoir du rester silencieux tant d'années durant ? Horrible de quoi bordel ?


Quand les flammes passent, il ne reste rien.


Avec ce feu de joie qui avait inondé son corps, sa barrière de glace avait fondu comme neige au soleil. Il ne restait qu'une flaque d'eau de son inébranlable défense, son rempart. Rien qu'une flaque d'eau qui entourait ce cœur incertain de ce qu'il venait de faire. Le doute qui s'insinue, ce fut son troisième enfer. La torture.

Ce fut finalement à genou, vaincu par ses propres émotions, que Frey abandonna la partie. La vie n’était pas un jeu, et il n’y avait ni joker ni seconde chance. Sur le son de sa lame de glace qui tombait dans un bruit étrangement silencieux à ses oreilles. Il posa une question muette, plus à lui-même qu’à Charlène. Qu’était-il vraiment ? Un être fait de neige qui venait de fondre, un glaçon mobile qui venait de se briser. Cette estime d’habitude si haute de lui-même s’effritait.

Pourquoi avait-il donc fait du mal à quelqu’un qui, au final, ne lui avait finalement rien fait ? Il avait certes déjà tué des gens, mais avec une raison qui lui semblait bien réelle, et là. Alors qu’ici… Toutes les convictions qu’il avait venaient de tomber en morceaux à cause d’une inconnue . D’une inconnue du nom de Charlène qui avait eut le malheur de le croiser et de naître comme elle était. Lui qui avait souffert de sa différence venait de faire subir à quelqu’un ce qu’il ne voulait pas qu’on lui fasse…

Au fur et à mesure de ses réflexions et de l’émiettement qu’il effectuait sur ses convictions, son corps se roula en boule par instinct. Mais quel instinct, en vérité, songea-t-il ? Il n’avait jamais connu le confort d’un fœtus ni connu les bras d’une mère. C’était peut-être ça, son problème ? Pour lui, la différence qu’il avait idéalisée venait de connaître le revers de la médaille.

Semblable à son Âme qui se déchirait entre deux pôles opposés, la cage de glace qu’il avait créé s’effrita en son somment pour s’effondrer par petites plaques sur le sol qui fut bientôt recouvert d’une mince pellicule de glace. Cependant, la chaleur excédait les zéro degré, entraînant la fonte de celle-ci. Ce fut dans une pièce au sol noyé que sombra l’esprit de Frey, dans des abysses insondables.

Pourtant, dans les ténèbres profondes dans lequel il tombait, un rayon de lumière jaillit. Un éclair de sensations. Mentalement, un rayon de lumière qui pourfendait le noir. Physiquement, un simple contact avec quelques mèches de cheveux collés par la sueur causée par cette fièvre démente.

Était-ce un ange venu lui montrer le bonheur ou un démon venu lui donner les derniers soins avant de recommencer un cauchemar indescriptible ? En tout cas, la vision trouble que ses yeux lui offrirent lui permit de voir une frimousse aux longs cheveux bruns… Il l’avait déjà vu quelque part… Mais son esprit embrouillé semblait englué dans un marais qui l’empêchait d’avoir les idées claires. Les avait-il jamais eut, de toute manière ?

Alors que quelqu’un l’étreignait doucement, des larmes salées coulèrent le long de ses joues. Y avait-il une raison particulière au débordement d’émotion soudain ? Peut-être l’affection… Il n’y avait été confronté que peu de fois, voir même quasiment pas. En tout cas, son corps semblait connaître cette sensation bien plus que ses souvenirs. Peut-être que ce genre de choses étaient encodées dans le code génétique ?

Des mots fusèrent de ce qui lui sembla être le néant. Quelqu’un qui s’excusait, qui s’excusait pour quelque chose qu’elle n’avait pas commit, mais qui apparemment touchait cette personne fortement, car elle répéta ses mots avant de préciser que tout ce qu’elle disait était sincère.

Un instant de battement passa, laissant ces mots étrangers suspendus dans l’air, laissant à Frey le temps de les tourner et de les retourner mentalement pour essayer d’en comprendre la cause. Il l’était sûrement, la cause, pensa-t-il amèrement.

Cette personne précisa alors que lui n’avait rien fait de mal. Alors, il n’avait rien fait ? Ou était-ce des mots en l’air pour tenter de le rassurer et de le sortir de cet état de torpeur dans lequel il s’était plongé ? Concentre-toi sur sa voix, s’intima-t-il. Il risquait d’en perdre des bouts importants s’il laissait son esprit divaguer davantage. La personne dit alors qu’il était juste « un peu » différent, un élémental, c’est tout.  Mais les humains avaient tellement peur de l’inconnu, était-ce vraiment « tout » ?

Une houle doucereuse emporta alors son corps vers des flots inconnus. Du moins, c’est ce qu’il lui sembla, jusqu’à ce qu’il se rende compte que ce balancement n’était pas causé par le bateau de Charon mais bien par la voix qui s’était manifesté il y a peu… Cette voix, il aurait pu en jurer, était féminine. Il parlait donc à une femme. Enfin, parler était un bien grand mot…. Il était donc en train de se montrer en position désavantageuse devant une femme ? Cela lui donna un éclair de conscience suffisant pour ouvrir totalement les yeux.

Il y découvrit cette jeune femme, cette demoiselle, dont le nom lui échappait encore. De longs cheveux bruns bouclés, des yeux bleus azurs, une musique de violon, une robe qui virevoltait. C’était les souvenirs qu’il en conservait. Mais pas dans un bar ou une taverne… Dans un bel endroit, malheureusement ensoleillé, proche d’une fontaine. Pourtant, alors que tout semblait proche, tout était flou.

Ses lèvres se mirent à s’agiter et le son de sa voix envoya ses ondes vers les oreilles de Frey, tandis que son cerveau décodait le tout. Ils s’était trompés, ils avaient vécu tout les deux la même chose… Il n’était pas responsable de ce qui lui était arrivé, à cette jeune femme dans la fleur de l’âge, un bouton de rose, et elle n’était en rien responsable de ce qui lui était arrivé.

La violoniste bégaya alors un peu, semblant hésiter sur ses mots comme si elle choisissait sur quelle pierre glissante il serait plus sûre de poser son pied. Elle nomma le destin comme Maître mot de leur rencontre. C’était pourtant lui et bien lui qui avait décidé de gagner cette pièce. Une pièce qui avait roulé au sol et qu’il avait collée à sa chaussure.
Du moins, pour elle, le « destin » l’avait voulu pour qu’il puisse en parler.

Au son de sa voix, Frey se rappela, son esprit semblant retrouver un peu d’ordre. C’était comme s’il venait de ranger quelques livres après avoir mit le bazar dans une bibliothèque ; Il se souvenait, mais pas dans l’ordre logique des choses, et pas dans l’entièreté. Le jeune élémental se rappela que cette jeune demoiselle en face (Si l’on pouvait dire cela) était Charlène, et que malgré ces paroles, tout était bien de sa faute.

Le sortant de ses pensées et remettant ses idées en place, il sentit une larme de la jeune femme se mélanger aux siennes qui s’étaient finalement arrêtées de couler, roulant le long de sa joue.

Reprenant la parole après ce court interlude, elle demanda à Frey s’il la croyait. Elle insista sur le fait que, tout comme lui, elle était seule. Et malgré le fait qu’il l’avait faite prisonnière et malmené, celle-ci lui dit que malgré tout, elle remerciait le ciel de leur rencontre (Encore une histoire du destin ?) et que le voleur et la violoniste étaient « amis ».

Un mot bien étrange aux oreilles de Frey. Associé, allié, c’était les termes qu’il employait la majorité du temps avec son travail, mais « ami »… C’était quelque chose de plutôt inconnu. Quel était les conditions ? Devait-il faire quelque chose en échange ? Malgré les questions qui venaient prendre place dans son esprit, il ne dit rien, se contentant d’un simple regard interrogateur. Enfin, un regard interrogateur… Celui-ci était plutôt un simple sourcil froncé tandis que l’autre était un peu plus élevé.

Après son petit monologue qui semblait avoir pour but de justifier qu’elle était innocente et qu’elle comprenait même son Mal, Charlène le fixa un moment dans les yeux, une étrange lueur dans le regard semblable à celui des marchands qui venaient de faire une bonne affaire. De la joie, en quelque sorte. L’étreignant à nouveau, Frey se laissa faire bien qu’il fut redevenu tout à fait lucide. Après tout, comment était-il possible de le refuser ? En tout cas, on ne le lui avait jamais apprit.

Pensant que cela durait depuis assez longtemps, il poussa un peu la jeune femme de l’épaule, gentiment pour une fois, avant de dire :
-Veuillez m’excuser mais, j’étouffe un peu.

Cela n’était ni vrai, ni faux. Freay avait bien du mal à respirer, mais il n’aurait pas su dire s’il s’agissait de la fièvre ou de l’étreinte. N’osant pas la regarder dans les yeux, il laissa son regard dériver vers le sol, constatant l’étendue de ses dégâts. Il était bon pour changer le mobilier en entier, même si c’était de moindres importances face à l’impact sur la violoniste.

Ce genre de dégâts n’était pas récupérable par le vol, ou par quelques pièces d’or. Se levant dans un équilibre précaire, les jambes encore un peu tremblotante, il détourna la tête, gêné, avant de dire à Charlène :

-Même si ce n’est pas grand-chose… J’aimerais te rembourser de ton violon. C’est un peu de ma faute si tu l’as potentiellement perdu après tout.

Se retournant tout de même pour l’aider à se relever, Frey garda les yeux baissés. Ce n’était pas qu’il appréciait être en tord, mais il lui semblait que voir son visage où des larmes risquaient de couler encore une fois de part sa faute, il préférait regarder les alentours.

Se disant que ce serait plus agréable de parler au sec, il leva une main tournoyante qui se fit se geler la glace, juste le temps de rassembler celle-ci en un cube glacé au centre de la pièce d’arabesques dessinées des deux mains, peignant dans le vide. Il espérait que son… « invitée » … N’avait pas prit trop froid. Ce ne devait pas être agréable, se dit-il, pour les êtres « différent » de lui. Le froid, le gel, tout ça. C’était une facette de la vie qui lui était inconnue.

Inspirant un grand coup, il ne sut qu’ajouter. Qu’est-ce qu’un tortionnaire pouvait-il dire, songea-t-il avec rancœur. Rien de très courtois en tout cas. S’il avait été seul, le jeune élémental serait certainement sortit de ses gonds, dans une colère modérée, certes, en détruisant ce qui était aux alentours.

Se disant qu’il valait mieux lui donner l’argent maintenant, Frey sortit sa bourse et lui tendit une main dans laquel reposait quelques pièces d’or. Ne connaissant pas la valeur de l’instrument, il préférait en payer le prix fort. De plus, celui-ci avait certainement une valeur dite « sentimentale ». Du moins, celui-ci n’était peut-être pas encore dans les mains d’un vaurien.

-Si vous le souhaitiez, nous pourrions aller voir après… Votre instrument. Du moins, je ne m’inclus que par politesse, je ne voudrais pas abuser, dit-il après que les pièces furent en possession de la jeune femme, de gré ou de force, J’espère pour vous que votre instrument ne soit pas encore entre de sales mains. Et, sachez que si cela est le cas, je tenterais mon possible pour le retrouver. Après tout, je dois bien vous l’avouer, il s’agit là de mon métier.

Un sourire amer vint peindre son visage. Autant tout lui dire, cela permettrait certainement à Charlène de comprendre plus facilement qu’il n’était pas le genre de personne à fréquenter. Au de ça de cette pensée, Frey ne put s’empêcher d’espérer que malgré tout la jeune demoiselle ne fuit pas à son approche. Quelque chose qu’il n’avait jamais envisagé, en définitive. Comment garder une femme auprès de lui malgré ses erreurs ?

-Je suis un voleur, doublé d’un assassin. Enfin, cela ne doit pas vous semblez trop étrange. Ce que je souhaite vous dire par là, c’est que ma réaction de tout à l’heure et plus naturel qu’exceptionnelle.

Mais pourquoi enfoncer le clou d’avantage, se disait-il. Son esprit était tiraillé entre deux feux, celui de la raison qui lui disait de l’éloigner d’elle pour ne plus lui faire de mal, et celui de la possession, la jalousie… Du moins, une sorte de mélange de ces sentiments qu’il ne put expliquer, qui souhaitait la voir rester. Une sorte de boule au cœur, c’était un peu ça.

Avisant que la demoiselle devait être frigorifié malgré le fait que la glace ne la colle plus, il enlevât sa veste pour la lui passée autour des épaules. Le cube glaciaire devait certainement refroidir l’atmosphère et ses frêles vêtements ne devaient pas la réchauffer énormément.

-J’espère que cela suffira à vous tenir au chaud. Je ne suis point acclimaté à la chaleur, même si vous aviez dû vous en rendre compte puisque…

Il n’acheva pas sa phrase. À quoi bon rappeler le point de départ de ceci ? Cela ne ferait qu’ajouter des tensions inutiles. Autant ne pas traîner d’avantage ici non plus, songea-t-il. S’avançant vers la porte, il l’ouvrit d’un geste de la main tout en faisant une semi-révérence pour indiquer à Charlène de sortir. (De façon courtoise, pas obligatoire.) Croisant son regard, celui-ci exprimait de l’espérance qui pouvait être doublement interprétée : Je souhaite vous voir partir au plus vite ; Je souhaite partir avec vous.

-Si vous voulez bien passer devant, Mademoiselle. Si vous souhaitez partir seule, je ne vous retiens pas. Vous n’aurez qu’à refermer cette porte. Et si vous acceptez ma compagnie et bien… Je vous accompagnerais durant toute la période que vous souhaitée. Il vous suffira de me congédier lorsque vous ne souhaiteriez plus me voir.

Mais quel idiot, s’insulta-t-il. Je ne suis pas un majordome qu’on congédie, ni une Dame de compagnie qui accompagne pour le thé, rajouta-t-il mentalement. Mais qu’avait-elle donc fait pour le mettre dans une telle impasse ? Il n’arrivait toujours pas à définir ce sentiment qui le prenait quand il la voyait. Il avait l’impression d’être en gravitation entre deux pôles qui, pour le moment, employait la même force. Seulement, à un moment ou un autre, l’une des deux prendrait le dessus. Quel serait la moins douloureuse et la plus pratique ? Il ne s’avait, pour le moment, pas le dire, et tout ce qui lui importait pour le moment était de voir Charlène, de se faire pardonner… Et de la faire partir. Rien n’allait juste dans sa tête depuis qu’il avait eu ce malheur heureux de la rencontrer, et son avis ne faisait que voguer dans les mers houleuses des doutes et des choix. En tout cas, lorsque cela serait choisit, il n’aurait pas droit à un retour en arrière.


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Dernière édition par Frey Jenkins le Lun 25 Aoû - 1:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I live for the applause. [PV Frey] Sam 3 Mai - 19:19

Elle ne savait pourquoi, mais elle fut surprise. Surprise qu’elle ait réussie pour la toute première fois à rassurer quelqu’un. Elle fut aussi surprise par la réaction de l’homme. Oui, elle avait souvent vu des personnes pleurer sans retenue, mais c’était plutôt des gens de son âge… Ou du moins, de l’âge à laquelle elle croyait toujours appartenir. Jamais elle n’avait vu un adulte pleurer de la sorte. Du moins, jamais un homme et encore moins un homme pleurer dans les bras d’une petite fille, bien qu’elle était devenue en quelque sorte une femme. Elle n’avait jamais vu son père pleurer. Elle avait déjà vu ses frères pleurer lorsqu’ils étaient très jeunes et qu’ils se faisaient mal, mais rapidement, ils avaient aussi commencés à prendre cet air renfrogné, comme si rien ne les touchaient.  

Une fois la surprise passée, elle lui parla doucement, avec une voix qui se voulait douce et rassurante. Elle l’avait étreint et elle le laissait pleurer dans ses bras. Elle avait rapidement appris que c’est comme cela qu’il fallait faire. Dire quelques petites choses rassurantes et laisser les garçons pleurer sans leur poser de question, comme sa mère lui avait enseignée. Elle n’aimait peut-être pas toujours ce que sa mère lui avait dit de faire, mais elle ne savait pas quoi faire d'autre non plus dans ce cas-ci.  

Elle qui croyait faire la bonne chose, aussitôt qu'elle finit de parler et qu'elle eut cet élan de joie en l'étreignant à nouveau plus fortement, Frey fronça d'un sourcil alors que l'autre était plus élevé. Ce genre de visage faisait toujours rire Charlène qui ne l'avait heureusement pas vu. Elle ne le vit que lorsqu'il poussa sur son épaule et qu'elle défit ses bras autour du cou de Frey. Elle était trop... heureuse pour lui en ce moment? Elle comprenait, et alors que ses yeux se dirigeait vers le sol, il lui dit qu'il étouffait, alors qu'elle elle se contenait de ne pas rire de ce visage interrogateur. Alors, ça voulait dire qu'il n'était pas trop choqué de son geste impulsif? Elle sourit un peu, tout en se rappelant qu'il ne fallait pas faire cela trop souvent avec les personnes adultes et qu'avec sa nouvelle apparence, ça pourrait être mal vu.

Elle soupira, avant de reporter son regard sur Frey qui évitait son regard et qui regardait plutôt le sol. Elle l'avait donc embarrassée à ce point?! Elle voulait s'excuser, au lieu de quoi elle se tut par ne serait-ce quel miracle. Elle continuait à le regarder, se disant que ce n'était peut-être pas une bonne idée s'il essayait lui d'éviter de la regarder, mais bon, elle, elle ne voyait pas en quoi un simple câlin pouvait être embarrassant. C'est à ce moment que Frey se releva, les jambes un peu tremblantes et qu'il détourna le visage.  

Elle se disait bien qu'elle devrait arrêté de le regarder à ce moment, mais elle ne le faisait pas. Elle ne le faisait pas, car elle ne voyait pas l'utilité de le faire, après tout, il faudrait bien qu'il la regarde une nouvelle fois un moment donné, sinon, le temps serait long, non? Après tout, des amis ça passaient à travers toutes sortes de situations comme lui avaient enseigné les livres. Il reprit la parole à nouveau en lui disant qu'il voulait lui rembourser son violon. Elle ne comprit pas sur le coup, mais rapidement, elle se souvient qu'elle l'avait laissée sur le bord de la fontaine. Elle s'en voulait un peu. Elle oubliait toujours tout.  

Elle se ravisa de bouder devant le jeune homme, tout en portant attention au plus simple détail qui soit. Il avait dit te, ton et tu en lui parlant. Elle était emballée un peu pour rien et cette fois c'était encore plus flagrant, car rapidement, après l'avoir aider à se relever tout en gardant les yeux baissés et lui avoir tendu ou plutôt mis dans sa main une poignée de pièces, Frey recommença à la vouvoyer. Elle garda les pièces glacés en main, mais elle croisa ses bras avec une moue colérique enfantine. Le jeune homme ne la regardait toujours pas, mais elle resterait ainsi, jusqu'à ce qu'il décide de la regarder. Elle agissait ainsi pour trois raisons. De un, elle ne voulait pas un autre violon que celui qu'elle avait, de deux, elle n'accepterait pas l'égen qu'il lui avait donné, et finalement, car elle voulait qu'il ne soit plus embarrassé et qu'il ne dise pas que c'était sa faute. Elle n'aimait pas cela. Même qu'elle pensa à une quatrième raison, le vous... C'était dégueu et pour les adultes vieux. Elle n'était en aucun cas une adulte vieille.  

Et comme s'il avait deviner un peu se qui arrivait, il lui dit qu'ils pourraient aller retrouver le violon qu'elle avait. Le seul qu'elle voulait. Le sien. Cependant, malgré son air assuré du tout début, Frey était beaucoup moins à l'aise, disant même qu'il ne viendrait que si elle acceptait. Elle aurait voulu dès cet instant lui dire que c'était sur qu'il pouvait venir, mais il continuait de parler et elle ne voulait pas qu'il ne voit pas sa bouille du moment qu'il ne regardait même pas. Il parlait beaucoup, espérant que son violon ne soit pas en de sales mains, et qu'ils l'aideraient à le retrouver. Elle ne put ne pas sourire avant de reprendre son air boudeur avec difficulté. Elle ferma fortement des yeux en se répétant mentalement les raisons de son air renfrogné qui n'avait même pas rapport avec toute la situation précédente. Comme si toute ses peurs et ses craintes de plus tôt s'étaient envolées et que sa vie n'avait jamais été mise en péril par l'élémental de glace.  

Lorsqu'elle rouvrit les yeux, il avait un sourire amer. Encore une fois, elle avait de la difficulté à rester là, le regardant aussi méchamment pour des raisons qu'elle allait dire, avant qu'il ne parle à nouveau. Elle resserrait ses bras sur elle, voyant qu'elle réussissait à retrouver un beau de chaleur de cette façon. Et comme si mentalement elle avait sut, elle divagua un peu et essaya plus de se réchauffer au lieu de l'écouter. Elle ne voulait pas savoir qu'il était un voleur ou un assassin. C'était trop sombre pour une mentalité comme la sienne. Elle ne comprenait pas tellement où il voulait en venir en disant tout cela, mais son esprit essayait tant bien que mal de faire taire sa curiosité. Elle ne devait pas savoir. Elle s'enfermait elle-même dans sa propre illusion de fillette. Parfois ça l'avait des bons côtés, comme en ce moment. Elle ne sentait plus de peur, pas de méfiance, elle était seulement boudeuse et avait un nouvel ami. Son tout premier ami.  

Elle avait porté son regard au sol, voulant conserver un peu de son air ''sérieux'', mais elle semblait trop heureuse pour pouvoir y arriver. Ce n'était pas tous les jours qu'on se faisait un tout premier ami. Il mit alors sa veste sur ses épaules. Sans même s'en rendre compte, comme un réflexe, elle attrapa les deux bouts de la veste qui allaient pour glisser sur ses épaules et l'enroula autour d'elle comme avec une couverture. La veste n'était pas chaude en elle-même, mais elle essayait de capturer la propre chaleur qui s'échappait de son corps en frissonnant un peu. Le jeune homme espérait d'ailleurs que sa veste suffirait à la tenir au chaud. Seulement, elle savait tout comme lui que cela ne serait pas suffisant. Elle tentait tout de même de ne pas tenir trop compte de ses lèvres qui à cet heure devaient être bleutés et du fait que ses dents n'arrêtaient pas de s'entrechoquer.  

Et alors qu'il semblait arrêter de parler au milieu d'une phrase, il alla ouvrit la porte par laquelle on voyait un soleil éclairé et qui semblait merveilleux. Elle allait pour lui demander s'il allait venir avec elle, mais elle n'en fut pas capable. Seul un nuage de buée sortait de sa bouche. Elle n'essaya pas une seconde fois et suivit Frey à la porte à la place. Et alors qu'elle avait toujours son air sérieux, il plongea son regard bleu dans le sien. Elle avait voulut qu'il voit tout cela, mais elle se sentit mal en voyant l'espérance du jeune homme dans ses yeux, alors qu'elle... Qu'elle avait ce regard un peu colérique. Elle se sentit mal, mais il ne le vit pas avant qu'il ne se penche vers l'avant, comme pour faire une révérence en reprenant la parole. Il disait tout plein de si, dont elle ne tenait pas réellement compte. Elle écoutait toutes les propositions qu'il lui faisait en sachant très bien ce qu'elle ferait, mais il était impoli d'interrompre quelqu'un lorsqu'il parlait.  

Elle laissait son air boudeur de côté, sourit en le regardant et en prenant le menton de Frey pour le relever afin qu'il la regarde. Elle aurait bien tiré sur la manche du garçon, au lieu de quoi vu leur différence de grandeur pas si énorme, elle prit son menton. Elle était pourtant si assurée il n'y avait pas deux secondes et maintenant, elle se demandait bien se qu'elle pouvait bien dire alors que son regard rencontrait à nouveau celui de Frey. Elle eut un petit rire, les yeux pétillants avant de presque s'excuser vu la fraîcheur de ses doigts, ce qui était assez ridicule lorsqu'on prenait en compte que Frey était un élémental de glace. Ses doigts étaient glacés, tout autant que le menton de Frey, si ce n'était pas plus dans la tête de Charlène. Elle enleva finalement sa main de sur le menton de Frey pour attraper le poignet de sa main qui ne touchait pas à la poignée de porte. Elle sortit et tira Frey avec elle, tout en continuant de lui sourire et de le regarder, sans rien d'autre. Il n'y avait tout simplement rien à dire pour une enfant tel que elle, mais bon, elle lui devait tout de même des explications et deux trois reproches.  

-J'allais m'excuser parce que mes doigts étaient glacés, mais je crois pas que tu ailles de problème avec ce qui est glacé, dit-elle en riant à nouveau.

Elle avait toujours très froid, mais aussitôt à l'extérieur, elle sentit une onde de chaleur agréable l'entourer après ce froid glaciale qui régnait dans cet entrepôt. Ce ne devait pas être  aussi agréable pour Frey par exemple. Elle se demandait bien comment il faisait... Peut-être avait-il un truc. Elle aurait bien voulu l'aider, mais elle n'était surement pas prête pour une nouvelle transformation en mademoiselle-de-glace, une transformation qui avait déclenché quelque chose de bien trop intense chez Frey. Elle ne voulait pas le revoir en colère de sitôt.  

-Appelles moi Charlie, on est rendu amis après tout. Elle lui sourit. Et reprend tes pièces, dit-elle en sortant sa deuxième main d'en dessous de la veste de Frey, tu en as surement plus besoin que moi. D'ailleurs, dit-elle la tête bien haute tout sourire aux lèvres, je ne m'achèterai pas un autre violon. On retrouvera celui-là ensemble. Viens avec moi, dit-elle avec un petit ton supplicateur.

Elle était si enthousiaste. Si joyeuse. C'était une nouvelle aventure qui s'entamait pour la jeune femme. Elle était si joyeuse qu'elle ne savait même plus comment dépenser son énergie. Elle prit la main libre de l'homme avec sa main qui tenait fermement les pièces, lâcha les pièces à l'intérieur de celle-ci, et agrippa sa main avant de l'entraîner avec elle dans une genre de danse bien étrange. Elle sautait, gambadait, tournait en rond. Et alors qu'elle souriait et qu'elle riait un peu en même temps, elle regardait Frey juste en face d'elle qui ne devait même plus savoir où donner de la tête.  

-Je te promets qu'on s'amusera et que je ne te ferais plus de mal. Je... suis désolée.

Elle regarda un moment ses pieds qui s'étaient entrecroisés, avant qu'elle ne relève la tête et qu'impulsivement, elle essuie une larme imaginaire sur la joue de l'homme et qu'elle lui donne un baiser sur la joue. Elle laissa finalement sa deuxième main toujours sur le poignet de l'homme glisser pour rejoindre sa main et entrecroiser ses doigts avant de traversée la chaussée passante, direction la fontaine.
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Frey Jenkins
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MessageSujet: Re: I live for the applause. [PV Frey] Lun 25 Aoû - 0:54

I live for the applause
À la poursuite du bonheur... Ou du voleur ?   






C’était troublant. Très troublant. Perdre la raison, perdre son estime, perdre confiance, perdre une muraille établie depuis longtemps. Et cela faisait quoi ? À peine quelques heures qu’ils s’étaient rencontrés, songea Frey avec amertume. Mais le pire… Oh oui, le pire, c’était qu’il se semblait redevable et avait honte. Lui ! Frey Jenkins. Honte de s’être laisser emporté par des sentiments qu’il maîtrisait habituellement d’une poigne de fer. Honte de ne pas avoir su comprendre que toute une race ne pouvait pas être bannie de sa vie sous prétexte que deux de ses représentants l’avaient… « Maltraité ». Il avait fait à quelqu’un d’autre ce que tout un chacun lui faisait subir dès qu’ils apprenaient sa véritable nature. Un être glacial ? Pas étonnant qu’il soit si distant… Chuchotaient ses camarades de classes. Un élémental de glace, il doit nous regarder de haut, sous prétexte qu’il peut faire sortir quelques flocons de ses mains, disaient les badauds.

Et cela dès sa « naissance ». Lui, le « meurtrier » des villageois (En soi déjà assez sot pour sortir alors que tout indiquait une tempête des plus violentes) qui avait été accusé de les avoir tué alors qu’il prenait seulement conscience du monde pour la première fois. Déjà, les doigts se tendaient vers lui d’un geste accusateur, les yeux pleins de reproches. Après ; se furent les marchands qu’il volait, qui, quand ils parvenaient à le rattraper malgré leurs bedaines, le pointèrent pour le désigner comme coupable aux gardes, tout du moins avant que Frey ne s’évapore dans un nuage blanc.

Maintenant, il pensa, sarcastique, que les doigts accusateurs avaient raison d’être, pour une fois. Il avouait sa faute. Mais l’assumait-il pour autant ? Lui-même n’en était pas sûr. S’en tirerait-il avec des courbettes et des excuses, là était la question. Il n’avait jamais essayé avant, l’élémental considérant que c’était se rabaisser devant la personne. Mais là, il ne s’agissait pas d’une « personne ». C’était Charlène qui se tenait devant lui. Quelqu’un qui pourrait… Avec qui des liens seraient possibles. D’autres que ceux de haines. Enfin, s’il n’avait pas fait une gaffe monumentale.

C’était dans ses bras qu’il songea à tout ça. D’ailleurs, c’était aussi la première fois que quelqu’un prenait la peine de le consoler, de prendre du temps avec lui, d’essayer de le réconforter. Il n’avait rien fait pour non plus. C’était d’une voix douce et attendrissante que Charlène lui avait parlé, sans sous-entendu, des mots pour rassurer. Et cela, c’était étonnant. L’un de mes sourcils s’arqua pour montrer mon étonnement face à tant de gentillesses. S’était… Inhabituel. Prétextant que son étreinte l’empêchait de respirer, Frey se dégagea de ses bras, les yeux rivés aux sols.

Si seulement il pouvait faire disparaître la honte d’un coup de poignard bien placé… Mais non, tout ce qu’il pouvait faire c’était garder les yeux rivés sur le sol rempli de flaque d’eau dont il suivait le contour sinueux.

Une fois debout, Frey lui assura qu’il voulait lui rembourser son violon. Après tout, c’était à cause de sa fuite suite au vol des sacs à mains que l’objet avait été perdu. En plus, cela semblait être son gagne-pain et elle était trop… Gentille pour voler pour subsister, songea le jeune homme. Bourrant presque de force des pièces dans la main de la demoiselle, il se refusait toujours à ce que leurs regards se croisent. Ne pas regarder ne signifiait pas entre et Frey entendit très bien que Charlène bougea ses deux bras, apparemment pour les croiser. Elle… Lui en voulait ? Il se mordit légèrement la lèvre inférieure, elle devait tenir à ce violon.

Le jeune élémental lui demanda, pour la peine, si elle voulait que tout deux partent à la recherche de l’instrument auquel elle semblait tenir énormément, au vu de son air boudeur. Terminant sa proposition par une allusion ironique sur son métier, un sourire teinté d’amertume vint assombrir son visage. Souhaitant enfoncer le clou, Frey renchérit en disant qu’il était un assassin avant d’être un voleur et que cette réaction disproportionné pour quelqu’un de « normal » n’était en réalité que routine pour lui, du moins à quelques détails près…

Comprenant que la jeune femme ne devait pas avoir très chaud dans cet environnement qu’il appréciait, Frey lui posa sa veste sur les épaules, une bien maigre consolation pour elle, le froid continuant à s’insinuer sous le tissu. Lui espérait que cela suffirait mais elle devait avoir connu des jours plus chauds, ses lèvres teintés de bleus et ses dents qui claquaient ne faisant que montrer que le froid était tout de même présent.

La conduisant à la porte, l’élémental déclama alors qu’elle était libre de partir mais que si elle souhaitait ne plus jamais le revoir, il n’entreprendrait rien pour la retenir ou la retrouver. Un brin mélodramatique pour une fois, Frey plongea ses yeux azurs dans ceux tout aussi bleus de la jeune demoiselle. Baissant ensuite le menton, se fut Charlène qui le releva du bout des doigts pour que leur regard se prolonge.

Riant un peu, ce qui eut pour effet de déconcerté le garçon, ils restèrent un instant à ce fixer jusqu’à ce que, lâchant le menton pour prendre le poignet de la main libre de Frey, la demoiselle sorte en tirant Frey qui écarquillait ses yeux, étonné de cette réaction infantile, sans être désagréable. Traversant l’entrepôt du rez-de-chaussée, Charlène en profitait déjà pour engager une nouvelle conversation, comme si rien ne s’était passé.  Lui disant qu’elle allait s’excuser pour la froideur de sa main, la demoiselle lui dit qu’il n’avait certainement pas de problème avec ce qui était froid, avant de rire à nouveau.

C’était étrange, sa façon de relativiser tout. D’habitude, quelqu’un aurait trouvé cela anormal que sa peau soit de la même température qu’un bloc de glace, ou bien que la simple chaleur du soleil soit un mal déjà trop grand. C’était pour cela qu’on l’apparentait à une « créature des ténèbres », d’ailleurs. Sortant de chez lui, le soleil apportait sa « douce chaleur », lui donnant une légère nausée. N’en laissant rien paraître pour ne pas ennuyer la jeune femme d’avantage, il déglutit discrètement pour tenter de se donner un peu de courage.

Continuant à parler, elle lui dit de l’appeler « Charlie » puisque désormais tout deux étaient devenu amis. Et bien, songea Frey, elle avait quand même de drôles de manières de liés son amitié. Il ravala sa réplique aussitôt pensé puisque de un, la faute lui revenait, et que de deux, il n’avait pas vraiment « d’amis ». C’était trop dangereux, aussi bien pour eux que pour lui.

Mais à voir ce visage joyeux, heureux… Frey n’eut pas le courage de le lui dire. De lui dire que c’était dangereux. De lui dire que lui aussi, il en était content. De lui dire qu’à la fin, il lui ferait encore mal. Qu’à la fin, son cœur se briserait, car il savait déjà qu’un jour, ils allaient devoir se quitter. Parce que c’était ainsi, que le bonheur n’est pas éternel. Évidemment, il pourrait arrêter tout ça, mais pour faire quoi ? C’était la seule chose dont il se sentait capable. Il voyait mal se reconvertir en fleuriste ou en vendeur de breloque. Il n’y avait aucun peps, aucune adrénaline la dedans.

Après lui avoir sourit, Charlène sortit sa main d’en-dessous de la veste du jeune homme pour lui rendre ses pièces car, d’après elle, il en avait plus besoin qu’elle. Frey failli s’en offusquer, sa fortune étant tout de même considérable. Quitte à faire un travail dangereux, autant en faire un qui rapportait, non ? Il ravala sa fierté pour continuer à l’écouter. Charlène lui expliqua que le seul violon qu’elle voulait, s’était celui qu’elle possédait et aucun autre. Ils avaient donc intérêt à espérer le voir sur place…

D’un ton suppliant, Charlène lui demanda de venir avec elle. N’était-ce pas ce qu’ils étaient en train de faire ? pensa Frey, mais il se contenta de hocher de la tête d’un air, il l’espérait, bienveillant. Ou, tout du moins, moins peureux et craintif que possible. Il n’avait pas spécialement peur d’elle, mais de ce qui pouvait arriver.

Commençant alors une gigue étrange, Charlène lui prit sa seconde main pour commencer à danser, faisant la ronde, tournant, sautillant, comme jamais il ne s’était adonné. Essoufflé après quelques minutes à peine, il se laissa mener par la joyeuse danse de Charlène. S’arrêtant soudainement, les pieds entrecroisés de la demoiselle qui rendait leur position étrange, la jeune demoiselle lui promit qu’ils s’amuseraient et que plus jamais elle ne lui ferait de mal. Elle ajouta, après avoir entrecoupé sa phrase, qu’elle était désolée.

Frey faillit s’emporter. Pourquoi croyait-elle donc que la faute lui revenait ?! C’était lui , c’était de sa faute, il lui avait fait du mal. C’était à lui de s’excuser pour son comportement odieux, plus que répréhensible. Il n’en revenait pas, comment pouvait-elle encore croire que tout ceci était sa faute. On ne pouvait pas lui reprocher d’être née comme elle était née. Tout du moins, il ne le pouvait plus.

À la stupéfaction du jeune homme, elle s’arrêta pour essuyer quelque chose sur son visage. Avait-il une quelconque crasse, un pioupiou, une brindille, un cil qui soient tombés sur son visage ? Ses deux yeux azures s’écarquillèrent d’étonnement devant se comportement. Elle n’aurait eu qu’à lui dire et il l’aurait fait lui-même… Toutefois ce ne devait pas être une crasse, mais plus un bobo, car Charlène lui fit un léger bisou sur la joue, faisant rougir l'élémental.

Faisant glisser sa main qui tenait son poignet jusqu’à lors pour lui tenir la main, Charlène l’emmena vers la chaussée, droit vers la fontaine  qui alimentait leurs espoirs. Se lançant d’abord guider, Frey lui demanda tout de même :

-Excusez-moi de vous demander ça mais… Pourrions-nous marcher à l’ombre, je vous prie ?

C’était une  journée affreusement belle, avec un soleil qui irradiait et aucun nuage ne semblait vouloir montrer le bout de son cumulus. Bref, cela semblait être une journée parfaitement mortelle. Lorsque tout deux furent à nouveau dans l’ombre, Frey ne put s’empêcher de laisser s’échapper un soupir de ravissement. Même s’il savait qu’il ne pouvait pas vraiment fondre, le peu de fraicheur qu’apportait l’ombre lui faisait du bien. Il aura tout de même préféré une bonne vingtaine de degré en moins mais… Il lui faudra encore attendre quelques mois pour que l’hiver ne commence à pointer le bout de son nez.

Apercevant la fin de la rue, et la fameuse fontaine par la même occasion, Frey ne put s’empêcher de se tourner vers Charlène pour lui sourire et de la tirer par le bras en commençant à courir :

-Dépêchons-nous, avec un peu d’espoir, il est encore là !

Les termes exacts auraient plutôt du être « avec un peu moins de retard », puisqu’une fois arriver, ils ne purent que constater ce qu’il en était : Il n’y avait plus le moindre violon. Tapant violemment du pied contre le sol, Frey jura :

-Bon sang… Si seulement j’y avais pensé plutôt, ou même, ajouta-t-il ironiquement, ne rien faire du tout. Se tournant vers la jeune demoiselle à ses côtés, il continua : Ne vous inquiétez pas, nous finirons bien par le retrouver ! Après tout, un violon, ce n’est pas petit… Menons l’enquête !

Se tournant pour voir les potentiels témoins de la scène, il nota mentalement la petite terrasse où quelques clients prenaient encore une boisson ou l’autre sur leurs tables. Il leur suffirait de vérifier ceux dont les tasses seraient les moins remplies… Continuant sa recherche visuelle, il avisa les deux commères de tout à l’heure, toujours assise à la même place et qui ne semblaient pas avoir remarqué la disparition de leurs bourses. Pour le moment.

Alors qu’il tournait les talons pour demander à Charlène si elle souhaitait commencer l’investigation par le petit café ou par les deux « gentilles vieilles dames à l’air paisible », il aperçut quelqu’un de dos, un violon à la main !

-Là bas !

Suivant l’homme au long manteau bleu, il n’attendit pas que la demoiselle le suive pour commencer à courser le voleur. Il ne put s’empêcher d’avoir un sourire en coin à cette pensée. Un voleur qui tentait de voler à un autre voleur un objet volé.

Hors de vue, il était impossible pour Frey de lancer un quelconque sort pour stopper le malfrat. Il risquerait de blesser d’autres personnes, et cela, c’était certainement faire de la peine à Charlène. Tournant le plus sèchement possible, il failli déraper pour s’étaler de tout son long sur la chaussée mais grâce à un petit pilier de glace au niveau de ses pieds, il parvient à se rétablir pour repartir le plus rapidement à la poursuite de l’importun.

Laissant échapper un nouveau juron, Frey n’hésita pas à jouer des coudes pour pouvoir passer dans la foule. Ils étaient parvenus au Marché et les gens s’y baladaient tranquillement, étouffant. Bousculant plus d’une personne, il jeta tout de même un regard en arrière pour se vérifier si Charlène le suivait toujours. Il fut content de constater qu’effectivement, la demoiselle parvenait à garder l’allure. (Elle risquait même de le dépasser, si elle continuait.)

Frey détestait vraiment la foule. En plus de dégagé beaucoup de chaleur, les gens qui regardaient le marché n’était jamais pressé, ils passaient de marchand d’habit à légumier sans que leurs pas ne s’accélère d’aucune sorte… En plus de cela, ils étaient bruyants. Ét ça… ça s’était vraiment désagréable. Et en plus de tout ça, il fallait supporter les critiques de personnes qui considérait que se balader avec un manteau à capuche en été, c’était de la folie et de ceux qui pensaient qu’un simple manteau à capuche, en hiver, c’était trop peu…

Après de fructueux efforts, l’écart qui les séparait de l’étranger diminuèrent suffisament pour que Frey puisse bloquer les deux jambes du poursuivi. Effectuant les derniers pas sans se presser davantage, il attendit que la jeune demoiselle soit à sa hauteur pour tapoter l’épaule du voleur et ainsi découvrir son identité…


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MessageSujet: Re: I live for the applause. [PV Frey] Mer 11 Mar - 18:06

On peut dire que l'endroit n'était pas très chaleureux. Bien qu'auparavant Charlène aurait bien apprécié ce genre d'endroit, pour le moment rien d'autre ne lui faisait penser à autre chose qu'à ce manque de chaleur flagrant! Elle aurait pu trouver toutes ses flaques d'eau amusantes dans lesquelles elle aurait volontiers sautiller, si elle n'avait pas déjà les pieds gelés. Elle aurait pu trouver cet entrepôt gigantesque, plongé dans la noirceur totalement fantastique dans lequel elle aurait pu s'imaginer investit d'une grande mission, mais elle avait l'impression que si elle bougeait trop, elle allait s'effriter et tomber en petits glaçons. Elle distinguait d'ailleurs très mal tous les éléments de la pièce, mais elle imaginait tout de même un endroit rempli de boîtes de documents secrets ou de toutes sortes de bidules comme dans une caverne d'Ali Baba juste pour se réchauffer le cœur avec son imagination toujours aussi débordante.  

Tout cela, pour finalement simplement espérer pouvoir sortir d'ici, dans ses ruelles bondées de gens et goûter à nouveau à ce soleil qui plombait surement parfaitement en ce moment. Car il fallait se l'avouer, le soleil était bien plus chaud qu'à l'ordinaire, mais en ce moment, Charlène le trouvait mentalement plus parfait que ce qu'il en était dans la réalité. Pour le moment, elle s'en fichait bien qu'il soit exténuant, car au moins, il était chaleureux et la réchaufferait en moins de deux. Bien entendu, aussitôt qu'elle eut la chance de pouvoir être près de ce qu'elle chérissait en ce moment, soit un petit peu de chaleur, elle n'hésita pas et elle le suivit immédiatement près de la porte. Elle espérait en quelque sorte pouvoir sentir la chaleur entrer par quelques failles possibles.  

Et alors qu'elle avait son air boudeur pour deux-trois ou c'était quatre raisons différentes, elle les oublia tout aussitôt qu'elle vu l'espoir dans les yeux de Frey se noircir. Du moins, elle semblait les avoir oublier, car aussitôt, elle revêtit son sourire joyeux habituel et ne put s'empêcher de laisser échapper un ou deux de ses rires un peu enfantins. Elle finit par entraîner Frey sans réellement prononcer de mots hors de l'entrepôt avec elle. Des fois les gestes étaient plus révélateurs que les mots et puis, c'est pas comme si elle faisait souvent les choses de façon préméditée. Elle faisait presque toujours la première chose qui lui venait en tête, ne réfléchissant que lorsque ça lui était vraiment impériale. À ce stade, on aurait crut qu'elle aurait laissé pour compte ses deux ou trois petits détails qui lui avait valut un air boudeur de tout à l'heure, mais chacune de ses raisons se pointèrent à nouveau au bout de son nez.  

Elle clarifia donc le tout en deux temps trois mouvements avant de supplier Frey de venir avec elle. Ça pouvait sembler tout à fait inutile de le supplier ainsi, mais elle voulait lui laisser le choix à lui aussi. Elle l'avait bien trainer de force et même s'il s'était déjà proposé de l'accompagner, elle se disait qu'il aurait peut-être pu changer d'idée. Après tout, les gens ne pouvaient pas tout sacrifier simplement pour qu'elle passe du temps avec eux. Elle devait se le rappeler constamment et devait aussi se rappeler pourquoi elle faisait route seule. Pour aller à l'Académie, comme elle l'avait mentionné plus tôt alors qu'elle se sentait prise au piège, menacée et terrifiée. Comme quoi, tout lui passait par-dessus la tête comme l'eau qui coule sur le dos d'un canard.  

Une fois qu'il hocha la tête d'un air plus doux qu'à l'accoutumé, elle ne put contenir sa joie en l'invitant à se joindre à sa danse improvisée. Cependant, malgré cette impulsivité, ce qui fit écarquiller à nouveau les yeux de l'élémental de glace fut les gestes plus enfantins qu'elle fit par la suite. Soit lui effacer une larme qui avait coulée auparavant lorsqu'elle avait tenté de le bercer contre elle avant de lui offrir un baiser sur la joue en scellant du coup sa toute nouvelle promesse solennelle de ne plus lui faire de mal. Après tout, elle aurait pu simplement jeter le blâme sur ce jeune homme qui avait aussitôt associé Charlène à quelqu'un qui lui avait fait du mal, car elle serait de la même espèce que cet ou ces anciens assaillants. Cependant, Charlène avait été prévenue des mauvaises réactions de la part des humains ou dans ce cas d'une autre espèce sur sa nature. Sans dire qu'elle avait aussi des tords en ayant rapidement crut elle aussi que Frey était quelqu'un qui avait des liens avec ses fées égoïstes. Et puis, Charlène ne serait pas Charlène si elle n'avait pas déjà mis cette soudaine haine et ces quelques malentendus de côté.  

Alors que ses lèvres avaient à peine eut le temps de rester sur la joue de Frey une quinzaine de secondes, elle crut sentir celles-ci passés d'un glacé mordant à cette tiédeur qui semblait avoir donné une teinte rougeâtre aux joues du jeune homme. Elle n'en fit guère de cas, même qu'elle passa totalement à côté d'un des signes les plus évidents de tous les temps. Disons aussi que la réplique qu'il avait dit après quelques minutes à peine pendant leur balade vers la fontaine n'aidait pas à la petite Charlène à interpréter ce signe comme une jeune femme de son âge l'aurait fait ou du moins aurait du le faire. C'était innocent et presque mignon à la fois de ne pas comprendre.  

Au lieu de quoi, en ce moment, elle s'en voulait légèrement de ne pas avoir pensé que le jeune homme allait mourir de chaud. Au sens littéraire bien entendu. Quoique... Elle ne savait guère. Il l'a guida donc avec lui sous l'ombre d'un toit. Aussitôt arrivé sous l'ombre, elle l'entendit soupirer d'aise. Elle se dit que ça ne devait pas être très reposant de toujours devoir se cacher en été... Il ne devait surement pas être aussi à l'aise avec la température malgré ce soupir, mais elle aussi n'était pas tant au chaud en ce moment, mais c'était disons... Dans le moment, c'était acceptable pour elle comme pour lui. Elle finit par croiser les doigts en voyant la fontaine tout près devant eux. Elle espérait qu'il serait encore là et sinon, elle irait voir les autorités et avec de la chance, peut-être qu'un bon samaritain aurait prit la peine d'aller porter l'objet perdu à ces messieurs de lois.  

Quand il se retourna vers elle, elle le regarda paisiblement et un peu anxieuse à la fois. Il lui sourit avant d'à son tour, l'entraîner à sa suite en lui disant de se dépêcher, ce qu'elle fit immédiatement. Cependant, il était trop tard, une fois arrivé sur place, ils ne trouvèrent pas son violon. Elle eut beau faire le tour de la fontaine des yeux, rien. Frey semblait bien plus soucieux qu'elle de son bien on aurait dit en le voyant taper rageusement du pied et en jurant de la sorte. Pourtant, elle tenait comme tout à ce violon et pas seulement car ça la faisait vivre durant son périple, même qu'elle se souciait peu de cela en ce moment, c'était simplement la dernière chose qu'elle avait de ses parents. Elle était peu au courant de l'utilité de cet objet autre que de sa valeur sentimentale en fait. Mais Frey l'avait compris lui. Même qu'il semblait s'en vouloir, alors que c'était la sienne, elle avait toujours la tête à penser à autre chose qu'à ranger le violon qu'elle chérissait là où il le fallait. Elle se tapait la paume sur le front, en se répétant qu'elle devait arrêter d'oublier. Elle oubliait toujours tout sur tout! Ce que ça l'énervait parfois...  

Enfin, Frey la sortit de son autopunition en lui disant qu'ils allaient le retrouver en menant l'enquête. Et comme si elle avait n'avait jamais été en colère contre elle-même, le mot enquête la remit sur pied et son optimiste de toujours se frayait à nouveau un chemin dans ses pensées. Elle fit comme Frey faisait, elle regardait les alentours. Elle regardait partout et rien ne semblait avoir changer. Les deux dames étaient toujours là, assise à ce même banc et pour la plupart, dans le café, c'était les mêmes clients de toute à l'heure. Quelques uns qu'elle connaissait de l'auberge, ou même de vue lorsqu'elle allait se balader dans le marché à la recherche de quelques personnes qui pourraient lui indiquer le bon chemin à prendre pour se rendre à Jakarta.  

Et alors qu'elle se disait qu'il serait intelligent de commencer à parler à ces deux femmes qui auraient certainement vu quelque chose, Frey cria un Là-bas sans pourtant pointer une direction quelconque. Elle essayait de scruter là où le regard de Frey semblait se poser, mais elle ne put réellement le découvrir, car déjà l'élémental de glace se mit à courir. Elle n'en fit pas tellement de cas, mais courir dans une foule n'était pas aisé du tout! Elle tentait de suivre Frey qui courait rapidement, très rapidement, mais ce n'était pas cela le problème pour Charlène, elle pourrait suivre le rythme de Frey sans problème. Le problème, c'était tous ces gens. Chaque personne se tournait après le passage éclair de Frey, regardant alors Charlène avec des yeux désapprobateurs. Elle ne pouvait arrêter de souffler des désolés à ces marcheurs qu'elle accrochaient ou effleuraient à peine avec un air désolé sur le visage avant de poursuivre sa course folle.  

Elle tentait encore de regarder qui Frey poursuivait, mais comme si le dit poursuivi avait deviné qu'elle essayerait de savoir qui avait en sa possession son bien, il avait opté pour un long manteau bleu mystérieux qu'elle voyait courir en éveillant l'attention de la foule qui maudissait un peu les trois coureurs dans les rues marchandes de Madosa. Elle reporta alors son attention sur Frey au lieu de l'homme qu'ils poursuivaient tout deux. Il faillit tomber, mais elle sentit alors un petit courant d'air froid au niveau de ses pieds, mais personne sauf elle y faisait attention. Elle allait doubler l'allure pour essayer de rattraper Frey au cas où il se blesserait, mais il avait fait apparaître un morceau de glace pour se rattraper. Elle le sut, car elle faillit se cogner le bout du pied dessus.  

Quelques secondes après ce mini sauvetage, elle  réussit à arriver près de Frey qui faisait indirectement se séparer la foule, lui laissant donc le loisir de le rattraper plus facilement. C'est à ce moment qu'il se retourna pour voir si elle le suivait. Elle ne put se retenir de lui sourire plus longuement en continuant de courir au même rythme sans être essoufflée. Maintenant, elle avait plus chaud vu cette course un peu imprévue mais totalement amusante à ses yeux. Elle aurait du avoir un poing d'inquiétude dans l'estomac, mais rien.  

C'est à ce moment que Frey emprisonna les pieds du premier coureur qui devait avoir chaud avec ce manteau, non? Bref, elle ne devait pas s'arrêter sur ce genre de détail. Frey tapota alors l'épaule du voleur. Elle ne se posait surement pas la même question que Frey en ce moment, car elle voyait bien le regard de Frey s'attarder sur la nuque de l'étranger, intrigué par son identité. Pour Charlène, c'était simple. Elle ne connaissait quasiment personne, donc elle ne connaissait pas cet inconnu. Elle ne connaissait que sa famille et savait bien qu'ils étaient tous dans sa maison en bois loin d'ici. Elle regarda tout de même, voir qui pouvait se cacher sous ce capuchon bleuté.

Elle en cria presque, elle eut les yeux qui s'écarquilla, les yeux qui se brouilla et comme si elle avait reçut un coup sur la tête, elle sentit tout son monde de couleurs magnifiques tourbillonnés bizarrement avant de fermer durement les yeux laissant deux larmes s'écraser au sol de pavés. Elle prit une grande bouffée qui sembla s'étouffer là. Elle aurait voulut être plus près de Frey et plus loin de cette pas si inconnu que ça ''amie''. C'était une des fées, une de celles qui avaient le corps d'humains. Elle comprit donc le manteau, il fallait qu'elle cache ses ailes au monde et cette capuche l'aidait à cacher son visage brillant de poussières d'étoiles collantes. Sa bouche s'ouvrit après avoir avalé sa stupeur.

-Je... Je veux mon violon... Frey, prends-le et allons nous en. Je ne veux pas... Au plus vite. Je...  

Elle tremblait, s'exprimait maladroitement, avait peur même si elle comprenait que Frey semblait mettre cette fée hors-jeu. Elle ne pouvait s'empêcher de penser que peut-être... Elle ne savait plus. Elle avait mal à la tête à force de ressentir ses épaules, son dos et ses jambes trembler de terreur, retenir comme il le pouvait ses frissons qu'elle ne retenait pourtant même pas. Elle ne voulait même pas approcher la moindre parcelle d'elle de la fée. C'était comme si son corps se dérèglait, mais c'était son cerveau qui sonnait l'alerte. Elle vit donc la fée retirer son capuchon montrant son visage à Charlène et du même coup à Frey. Un visage qui se voulait apaisant, mais qu'elle ne voyait plus comme tel. Une belle fée qui devait surement paraître bien sympathique à Frey... En autant qu'il ne tombe pas dans le panneau pensa-t-elle en reculant de quelques pas en jonchant la nouvelle venue d'une moue de méfiance enfantine.

-Partons..., dit-elle se disant presque qu'elle laisserait le violon entre les mains de la fée s'il le fallait. Je t'expliquerais une fois qu'on sera loin. Très loin, mais je t'en prie Frey, ne...

Voulait-elle vraiment dire ne l'écoute pas, ne m'abandonne pas, crois moi? Elle ne dit pourtant plus rien. Elle demandait pas grand chose, mais pourtant elle savait bien que si elle demandait le violon à cette fée, elle ne lui donnerait pas si elle ne revenait pas. D'ailleurs, la voix de la voix de la fée se fit entendre, alors qu'elle se boucha immédiatement les oreilles.

-Assez de vos sornettes..., dit-elle en se recroquevillant un peu sur elle-même en fermant les yeux à nouveau. Je ne veux plus aller dans la forêt, enlever ce manteau humain et retourner avec les autres fées! Vous n'avez pas d'affaires ici! Laissez moi tranquille!

Elle aurait presque courut plus loin, mais elle ne voulait pas partir sans Frey. C'était un peu son point de repère pour se croire sauver de cette réalité. Elle continuait de fermer les yeux croyant que si elle les laissait ainsi, tout aurait disparut. Sa peur. Sa honte. Ceci, cela. La fée. La ruelle. Tout, sauf elle, Frey et son violon.
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I live for the applause. [PV Frey]

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